FO Justice s’est rendu ce jour au QSL-V afin d’échanger directement avec les personnels et de constater leurs conditions de travail. Le constat est clair : les agents tiennent leur secteur à bout de bras dans un environnement où l’organisation, les effectifs, la sécurité et même l’état du bâtiment ne sont plus à la hauteur des missions qui leur sont confiées.
LES STRUCTURES SATELLITES DE FRESNES NE DOIVENT PAS DEVENIR LES ANGLES MORTS DE L’ÉTABLISSEMENT.
1. Le sous-effectif met le service sous tension
L’agent unique à la porte de contrôle doit, seul, gérer les interphones, les visuels caméras, la gestion des accès, le contrôle des API, la supervision lors des rondes et des mouvements ainsi que les alarmes détention.
À l’étage, les agents doivent en permanence prioriser une distribution au détriment d’une autre et travailler dans une pénurie continue.
TROP DE MISSIONS, TROP DE RESPONSABILITÉS ET TROP PEU DE MARGE DE SÉCURITÉ POUR UN SEUL AGENT.
CE FONCTIONNEMENT EN PERMANENCE SUR LE FIL N’EST PAS UNE ORGANISATION NORMALE : C’EST DE LA GESTION QUOTIDIENNE DE PÉNURIE.
2. Des conditions de sécurité qui doivent être revues
La salle de fouille des PPSMJ, non sécuritaire, est située dans le fond d’une salle avec casiers, avec une visibilité nulle : le collègue est isolé.
Les grilles palières non automatisées, n’ouvrant que de l’intérieur, obligent les agents à passer le bras à travers les barreaux.
Certaines configurations de portes de cellules ou de poignées peuvent placer l’agent en difficulté lors de l’ouverture.
CETTE PRATIQUE EST DANGEREUSE ET NE PEUT PAS DEVENIR UNE NORME DE FONCTIONNEMENT.
3. Un bâtiment qui accumule les signaux d’alerte
- Nombreuses fuites à des endroits dangereux.
- Présence de fils électriques ou de prises à proximité d’infiltrations.
- Lattes extérieures des chemins d’accès et de l’escalier d’accès principal au QSL-V en très mauvais état.
- Cellule PMR au 3ème étage alors que l’ascenseur est hors service.
- Poste d’entrée à rénover intégralement avec câblages apparents.
- Cour de promenade insuffisamment sécurisée et exposée aux intrusions.
- Un seul agent technique à 50 %, malgré des besoins de maintenance très importants.
LA SÉCURITÉ DOIT S’ANTICIPER. ELLE NE DOIT PAS SE RÉPARER APRÈS COUP.
4. Et les conditions de vie des agents ?
Pas de télévision dans la salle de repos.
Pas d’installation adaptée pour cuisiner en service de nuit ou en service du soir.
La suppression des navettes « self-mess » le midi et l’interdiction d’utiliser le véhicule administratif pour ce motif dégradent fortement l’organisation et les conditions quotidiennes des agents.
CES SUJETS PEUVENT PARAÎTRE SECONDAIRES VUS DEPUIS UN BUREAU.
ILS NE LE SONT ABSOLUMENT PAS LORSQU’ON TRAVAILLE QUOTIDIENNEMENT SUR LE TERRAIN.
5. FO JUSTICE EXIGE :
- des effectifs adaptés à la charge réelle de travail ;
- un réexamen immédiat de l’organisation du QSL-V ;
- la sécurisation de la salle de fouille ;
- la mise en conformité des accès, grilles et cellules présentant un risque ;
- une intervention urgente sur les fuites, installations électriques et cheminements dangereux ;
- une solution concernant l’ascenseur et l’accessibilité PMR ;
- la rénovation complète du poste d’entrée ;
- un véritable renforcement des moyens techniques ;
- la sécurisation de la cour de promenade ;
- des solutions concrètes pour les repas et les conditions de repos des personnels.
6. FO JUSTICE N’OUBLIE PERSONNE
FO Justice tient surtout à féliciter et soutenir les agents, les gradés ainsi que la cheffe de détention du QSL-V, qui se démènent quotidiennement pour maintenir leur secteur opérationnel malgré les difficultés.
Ils compensent par leur professionnalisme, leur disponibilité et leur capacité d’adaptation ce qui devrait normalement relever d’une organisation suffisamment dimensionnée et anticipée par l’administration.
Mais il existe une limite à ce que l’engagement individuel peut absorber.
LE DÉVOUEMENT DES PERSONNELS NE DOIT JAMAIS DEVENIR LE PLAN DE FONCTIONNEMENT PERMANENT DE L’ADMINISTRATION.
Le QSL-V fait partie intégrante du CP Fresnes. Ses personnels ont droit à la même considération, à la même sécurité et aux mêmes moyens que les autres secteurs.