DI de Toulouse : Conditions de travail et de sécurité, des solutions doivent être trouvées

Pour l’UISP FO JUSTICE Toulouse, il est indéniable que la Pénitentiaire évolue d’année en année et que pour ce faire, de belles avancées ont vues le jour et sont mises en place pour accompagner la métamorphose des pratiques professionnelles.

Mais pour l’UISP FO JUSTICE Toulouse, l’Administration Pénitentiaire est extrêmement décevante sur des sujets primordiaux et prioritaires pour une véritable amélioration des conditions de travail et de sécurité de ses personnels.

Les CALAMITÉS des détentions à traiter dans l’urgence pour que les agents retrouvent une certaine sérénité dans leur quotidien sont :

Le fléau des détenus « PSY ». Leur nombre ne fait que s’intensifier et leur gestion est de plus en plus complexe.

Le fléau de la surpopulation carcérale qui n’arrête pas de croître avec des records qui ne font que tomber face à une incessante augmentation de détenus.

Le fléau de la violence envers les personnels est présent et prégnant dans leur quotidien.

Le fléau des trafics qui pullule et qui s’étend dans les moindres recoins des détentions. Ces trafics sont en lien direct avec les livraisons de colis illicites.

Concernant ces 4 points que l’UISP FO JUSTICE Toulouse identifie comme points cardinaux peuvent améliorer ou au contraire dégrader les conditions de travail et de sécurité des personnels.

Pour l’UISP FO JUSTICE Toulouse, ces principaux fléaux ne sont pas travaillés de manière convaincante par le Ministère de la Justice et par conséquence par l’Administration Pénitentiaire.

Les agents sont confrontés quotidiennement à des détenus atteints de troubles du comportement et/ou de pathologie « PSY ». Les hébergements en détention sont, pour une grande majorité occupés par ces profils afin de palier aux fermetures de lit en PSYCHIATRIE.

Les personnels subissent la fougue et l’ingérence de ces détenus inadaptés au milieu carcéral.

Les structures pénitentiaires sur notre ressort de Toulouse sont complètement saturées. Derrière les murs des établissements, les personnels doivent s’employer à contenir des accumulations de personnes sous main de justice dans des bâtiments qui n’ont jamais été construits pour accueillir autant de détenus.

Ce que les hautes autorités ont sûrement du mal à saisir, c’est qu’il y a 10,15, 20ans, les personnels avaient plus ou moins les mêmes missions mais avec deux fois moins de détenus à gérer.

Pour autant, le métier de maton, de gardien et de surveillant pénitentiaire a toujours été identifié comme dur, pénible et dangereux.

Aujourd’hui, les personnels subissent les mêmes contraintes qu’auparavant accentuées par des taux d’occupations exorbitants.

Un terreau fertile pour que les trafics se développent et se multiplient rapportant de plus en plus de gains au cartel de la voyoucratie.

Il est facile de comprendre que ces trois fléaux ne peuvent qu’accélérer le phénomène de violences envers un personnel qui combat à arme inégale dans un contexte défavorable de jour en jour !!!

Messieurs les décideurs, l’UISP FO JUSTICE Toulouse vous demande de prendre votre courage à deux mains afin que la pénitentiaire ne sombre pas et qu’elle retrouve une cohérence.

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