Ce samedi 24 janvier 2026, un détenu récemment arrivé, connu pour son statut de MOS et déjà transféré au regard de son lourd palmarès de violences dans d’autres établissements pénitentiaires, a été placé en prévention à 11h40 après avoir volontairement enflammé des feuilles de papier sous la porte de sa cellule.
Constatant un important dégagement de fumée, le gradé de brigade, accompagné de plusieurs agents, est intervenu avec un extincteur. Alors qu’il demandait à la personne détenue de sortir de sa cellule afin de contenir ce début d’incendie, celle-ci a refusé d’obtempérer aux injonctions du gradé.
Le détenu, particulièrement virulent, s’est alors énervé, a proféré des insultes à l’encontre du gradé et s’en est pris aux agents présents, repoussant à plusieurs reprises la surveillante intervenante.
Face à cette situation, une mise en prévention a été ordonnée.
MAIS CE N’EST PAS TOUT…
Lors de son placement en cellule disciplinaire, le détenu a refusé la fouille individuelle. Les agents ont été contraints de faire usage de la force strictement nécessaire afin de procéder à cette fouille.
Au cours de sa maîtrise, la personne détenue a porté plusieurs coups à l’ensemble des personnels présents.
L’officier de permanence ainsi qu’une surveillante ont été blessés lors de cette intervention.
Résultat : de nombreuses contusions ont été constatées et un arrêt de travail de trois jours a été délivré à l’officier de permanence.
FO Justice Longuenesse apporte tout son soutien aux agents blessés et les accompagnera dans l’ensemble de leurs démarches.
FO Justice Longuenesse demande que cet individu fasse l’objet de la sanction maximale et qu’un transfert à l’issue de celle-ci.
Objet : Indemnité de résidence, demande de révision du classement de la commune de Liancourt
Monsieur le Député,
Par la présente, l’organisation syndicale FO Justice du Centre pénitentiaire de Liancourt souhaite attirer votre attention sur une situation d’inégalité territoriale qui pénalise durablement les personnels pénitentiaires exerçant au sein de notre établissement.
Le centre pénitentiaire de Liancourt est implanté dans une commune classée en zone 3, n’ouvrant droit à aucune indemnité de résidence, alors même que de très nombreuses communes environnantes du bassin creillois bénéficient, quant à elles, du taux de 1 %. Cette différence de traitement apparaît aujourd’hui incompréhensible et injustifiée au regard des réalités socio-économiques locales, du coût de la vie et des contraintes professionnelles spécifiques auxquelles sont soumis les agents.
Après avoir été la seule organisation syndicale à obtenir et valider, au niveau national, la prime de fidélisation pour les personnels pénitentiaires, FO Justice considère qu’il est désormais indispensable d’engager une nouvelle étape en faveur de l’attractivité et de la reconnaissance des agents du CP de Liancourt.
À ce titre, nous sollicitons votre appui afin de porter auprès des autorités compétentes, et même du Gouvernement, une demande de révision du classement de la commune de Liancourt, permettant l’octroi d’une indemnité de résidence de 1 % aux personnels qui y exercent.
Cette mesure constituerait un signal fort de reconnaissance pour des agents fortement sollicités, exerçant dans un établissement à fortes contraintes sécuritaires, et confrontés à des difficultés croissantes de fidélisation et de recrutement.
Conscients de votre attachement aux services publics et à l’équité territoriale, nous restons à votre entière disposition pour tout échange ou transmission d’éléments complémentaires permettant d’étayer cette démarche.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de notre considération distinguée.
Notre secrétaire général, Emmanuel Baudin, a une nouvelle fois alerté, par lettre ouverte en date du 15 janvier 2026, leGarde des Sceauxsurl’extrême lenteur, devenue inacceptable, du déploiement du PIE.
Et sur le PREJ de Limoges, désigné site pilote depuis plus d’un an et demi, le constat est sans appel :
L’EXPÉRIMENTATION EST AU POINT MORT !
Aucune mise en situation n’a pu être réalisée à ce jour, non pas par manque de volonté des agents, mais en raison d’une carence totale de l’administration centrale, incapable de fournir le matériel indispensable :
Aucun logiciel pour l’extraction des données du PIE
Aucun logiciel pour la mise à jour des batteries
Aucun rack de chargement des batteries
Aucun porte-chargeur
Un seul type de munitions livré
Une dotation en holsters insuffisante, sans aucun modèle pour les gauchers
Pendant ce temps, six agents ont été formés à l’utilisation du PIE… pour rien.
Ils ne peuvent toujours pas porter cet équipement à la ceinture lors des missions, exposant inutilementles personnels.
Cette situation est d’autant plus scandaleuse qu’un équipage a récemment été violemment pris à partiepar la famille d’une personne détenue.
Le PIE aurait alors constitué un moyen de protection indispensable.
FO Justice refuse que l’on joue avec la sécurité des agents.
Suite à l’intervention de l’UISP FO Justice de Bordeaux, l’administration s’est engagée à fournir les équipements manquants.
FO Justice exige que ces engagements soient tenus sans délai.
Chaque jour de retard supplémentaire engage la responsabilité de l’administration.
FO Justicerestera pleinement mobilisée et n’hésitera pas à dénoncer publiquement toute inertie mettant en danger les personnels.
Nous ne voulons pas attendre un nouveau décès pour réagir…
Le 8 février 2026, cela fera 2 ans que notre Administration aura perdu un collègue de l’ERIS de Lille, décédé dans l’exercice de ses fonctions lors d’un accident de la route après un transfèrement. Ce drame devait être un électrochoc. Il devait marquer un avant et un après dans la gestion des missions sensibles, des escortes renforcées, et des longues distances.
➢ Le 02 octobre 2025, FO Justice alertait déjà: l’enchaînement des transferts QLCO, l’allongement des trajets et la fatigue accumulée conduiront inévitablement à un nouvel accident si rien n’est régulé.
Aujourd’hui, hélas, le constat est sans appel : l’histoire se répète… et le risque augmente.
➢ Le vendredi 23 janvier 2026, une équipe de l’ERIS Marseille a été victime d’un accident de la route en fin d’après-midi, engagée sur un transfert lié aux QLCO avec un détenu escorte 5. Et ce, après une semaine marquée par une sur-sollicitation (3 transferts QLCO), avec des trajets longs, des kilomètres qui s’additionnent, plus de 2700, et une fatigue qui devient un facteur de danger à part entière.
Ne nous y trompons pas : renforcer certaines missions est légitime.
MAIS PAS À N’IMPORTE QUEL PRIX !
► FO Justicele dit clairement : cette organisation est dangereuse et intenable.
Quand on parle de profils lourds, d’escortes de haut niveau et de distances considérables, continuer à empiler les transferts “par la route” revient à créer les conditions d’un drame. Nous refusons qu’il faille une nouvelle tragédie pour que l’on admette enfin l’évidence.
► FO Justice s’interroge : pour quelle raison l’option aérienne, pourtant déjà utilisée, n’est-elle plus mise en œuvre sur ces transferts sensibles, alors qu’elle réduit les risques et la fatigue ?
Réduire le temps de trajet, limiter l’exposition routière, diminuer l’usure physique et mentale des équipages : c’est du bon sens opérationnel.
FO Justice dit STOP à ces pratiques hasardeuses !
Hors de question que les ERIS soient poussées à bout, au mépris des risques routiers, de la fatigue et de la sécurité de tous.
FO Justice EXIGE :
•Le recours prioritaire à la voie aérienne pour les transferts QLCO/escorte de haut niveau, lorsque les distances l’imposent : plus sécurisant, moins fatiguant, moins exposant.
•La clarification immédiate sur le projet d’ouverture d’un QLCO dans le Sud de la France: où en est ce dossier, quel calendrier, et avec quels moyens ?
•Une régulation nationale des transferts QLCO(volumes, priorisation, mutualisation), avec une doctrine claire : on n’improvise pas le haut du spectre.
• Un cadre strict sur l’enchaînement des missions longues et fatigantes: la sécurité des personnels ne se négocie pas.
• Un retour d’expérience immédiataprès l’accident signalé sur Marseille et, plus largement, une remise à plat du « tout- route » sur les missions QLCO.
FO Justice restera vigilant et dénoncera toute dérive mettant en danger la sécurité des Collègues et la crédibilité de nos mission
Ce jour, lundi 26 janvier 2026, une réunion de présentation et d’échanges s’est tenue concernant le Plan Local de Formation 2026 pour le pôle Occitanie Sud – antenne Béziers, regroupant le centre pénitentiaire de Béziers, la maison d’arrêt de Rodez et le PREJ de Béziers.
Cette réunion a permis de dresser un bilan complet de l’année 2025, autant sur la formation continue que sur la formation initiale, ainsi que de présenter les orientations et priorités retenues pour 2026.
Ce bilan fait remonter un engagement réel des personnels malgré de fortes contraintes
Les données présentées confirment une mobilisation importante des personnels autour de la formation, avec un taux de participation global élevé et une augmentation du nombre de journées de formation par agent par rapport à l’année précédente.
Cette dynamique positive a été maintenue malgré des contraintes budgétaires fortes et un déficit persistant de ressources formatives internes, notamment dans les domaines sécuritaires.
La réunion a mis en évidence plusieurs points de vigilance majeurs :
➢ Une insuffisance de moniteurs opérationnels, impactant directement la capacité à assurer certaines formations essentielles.
➢ Des difficultés de mutualisation entre structures liées aux contraintes RH et organisationnelles.
➢ L’impossibilité, pour certaines structures, de déployer l’ensemble des formations du socle commun, notamment en techniques d’intervention.
Ces carences ont des conséquences directes sur la sécurité des agents, le maintien des compétences professionnelles et la qualité globale de l’exercice des missions.
Priorité absolue aux formations sécuritaires en 2026
Le Plan Local de Formation 2026 s’articulera principalement autour :
➢ Des formations sécuritaires obligatoires (tir, sécurité incendie, secourisme, ESP).
➢ Du maintien et du développement des compétences métiers.
➢ De l’accompagnement des personnels dans le cadre de la promotion sociale et des concours.
➢ De la prévention des risques professionnels, notamment en lien avec les violences, le stress et les situations complexes en détention.
Toutefois, il a été clairement rappelé que ces objectifs ne pourront être atteints sans un renforcement réel des moyens humains et budgétaires.
Une exigence de reconnaissance et de moyens
Les échanges ont souligné la nécessité impérative :
➢ De renforcer durablement les ressources formatives locales, en particulier sur les thématiques sécuritaires.
➢ D’apporter un soutien institutionnel concret aux structures de grande taille comme le CP de Béziers.
➢ De reconnaître l’investissement quotidien des personnels qui, malgré les difficultés, continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme.
FO Justice CP Béziersrappelle que la formation n’est pas un luxe, mais un pilier essentiel de la sécurité, de la prévention des incidents et de la protection des personnels.
Sans moyens adaptés, les ambitions affichées pour 2026 resteront fragiles.
FO Justice CP Béziersrestera pleinement mobilisée pour défendre une formation de qualité, accessible à tous les personnels, et à la hauteur des réalités du terrain.
Depuis 2022, FO Justice est la seule organisation syndicale à avoir engagé et mené sans relâche un combat pour le rétablissement des droits des collègues titularisés entre le 1er janvier 2019 et le 12 octobre 2019.
Pour rappel, ces agents ont vu leur carrière amputée d’une année, par l’absence de comptabilisation de leur année de stage dans leur ancienneté.
UN COMBAT JURIDIQUE MENÉ JUSQU’AU BOUT PAR FO JUSTICE !!!
Face au refus persistant de l’administration de reconnaître l’illégalité de la règle appliquée, FO Justice a pris ses responsabilités :
• Analyse juridique du dossier,
• Engagement d’une Action en Reconnaissance de Droits (ARD) devant le Conseil d’État
• Suivi rigoureux de la procédure jusqu’à son terme
Ce fut un travail de fond, et de longue haleine. Après une victoire obtenue par FO Justice en première instance, la Cour Administrative d’Appel de Versailles (désignée par le Conseil d’État pour statuer sur ce dossier) a confirmé cette décision en appel, le 23 septembre 2025, et ainsi donné raison à la position défendue par FO Justice depuis 2022.
L’administration a fait le choix éclairé de ne pas former de pourvoi, rendant ainsi cette décision désormais définitive.
UNE VICTOIRE FINALE POUR FO JUSTICE ! UNE VICTOIRE POUR LES PERSONNELS !!!
► Quelles sont les conséquences ?
Cette décision reconnaît le bienfondé de l’irrégularité dénoncée par FO Justice et ouvre droit :
• À la reconstruction de carrière depuis la date de titularisation
• Au calcul et au versement du rappel de rémunération depuis cette même date
► Qui est concerné ?
Sont potentiellement concernés les surveillants titularisés entre le 1er janvier 2019 et le 12 octobre 2019, soit à titre indicatif, essentiellement les promotions 194, 195 et 196.
Mais, curieusement, tous ne le sont pas. Il convient donc de procéder à une vérification auprès de vos représentants locaux
FO Justice. N’hésitez pas à les contacter, ils sont en mesure de vous répondre.
► Quelles sont les démarches à entreprendre ?
Après que vos représentants FO Justice vous aient confirmé que vous êtes bien concernés, n’hésitez pas à les solliciter pour bénéficier :
• De la rédaction d’une demande d’exécution individuelle vous permettant de faire valoir vos droits
• D’un accompagnement personnalisé jusqu’au terme de la procédure, avec appui du pôle juridique
FO Justice mettra tout en œuvre pour que chaque collègue lésé soit rétabli dans ses droits.
UNE VICTOIRE JURIDIQUE POUR FO JUSTICE, UNE DE PLUS !
Un syndicat indépendant ! Cohérent dans ses positions ! Déterminé à défendre les droits des agents jusqu’au bout !
QUAND FO JUSTICE S’ENGAGE, FO JUSTICE NE LÂCHE RIEN !
Le bureau local FO JUSTICE du CP de BOIS-D’ARCY alerte une nouvelle fois sur une situation inacceptable et dangereuse : les extractions médicales, devenues un risque majeur pour la sécurité des agents.
EXTRACTIONS MÉDICALES : UN RISQUE MAJEUR POUR LA SÉCURITÉ DES AGENTS
Les récentes extractions vers l’hôpital mettent en évidence une réalité que certains refusent encore de regarder en face :
les agents pénitentiaires sont exposés à un danger permanent, sans cadre clair, sans protection suffisante et sans réponse adaptée.
DES AGENTS EN SERVICE = DES CIBLES IDENTIFIÉES
Lors des extractions médicales, les agents pénitentiaires sont :
Exposés au public, dans un environnement non maîtrisé
Armés pour certains (ELSP) ou non armés pour d’autres,Observés, repérés, potentiellement ciblés.
Le risque n’est pas théorique : tentatives d’évasion, agressions, représailles, repérage, appels à l’extérieur…
Aujourd’hui, il faut être lucide : les détenus sont très connectés avec l’extérieur.
➡️En quelques minutes, une information sort. En quelques minutes, un danger arrive.
Chaque minute supplémentaire passée dans un service hospitalier, dans une salle d’attente, dans un couloir, augmente le niveau de menace pour :
Les agents pénitentiaires
Le personnel hospitalier
Les usagers présents
La sécurité générale du site.
L’HÔPITAL : LE “BOX DE L’OUBLI”
FO JUSTICE dénonce fermement :
Des délais d’attente interminables
L’absence totale de circuit prioritaire pour les personnes détenues escortées,
Des zones d’attente non sécurisées, parfois inadaptées
Un manque évident de coordination entre l’Administration Pénitentiaire et les structures hospitalières.
Les faits parlent d’eux-mêmes :
Plus de 8 heures d’attente lors d’une extraction récente
Plus de 20 heures de service pour des agents épuisés mais toujours présents
Aucune stratégie, aucune anticipation, aucun respect du risque.
➡️Ces délais ne sont pas seulement indignes : ils sont dangereux.
➡️Avant chaque départ en extraction médicale, une collation ou un repas doit être systématiquement prévu pour les agents, car une chose est certaine : on sait quand on part, jamais quand on rentre.
UNE EXTRACTION MÉDICALE
N’EST PAS UNE CONSULTATION ORDINAIRE
FO JUSTICE rappelle une évidence opérationnelle :
Une extraction médicale n’est pas un acte médical banal.
C’est une mission à haut niveau de risque, impliquant :
Un détenu potentiellement instable,
Un environnement ouvert,
Des flux de population,
Des opportunités d’incident immédiates.
➡️La prise en charge du détenu doit être PRIORITAIRE, non pas par confort, mais pour :
✅ réduire l’exposition au risque,
✅ limiter le temps passé en milieu ouvert,
✅ sécuriser les agents, garantir la sécurité de tous.
Ce n’est pas un privilège : c’est une nécessité sécuritaire.
FO JUSTICE EXIGE DES MESURES SÉRIEUSES ET IMMÉDIATES
Le bureau local FO JUSTICE du CP de BOIS-D’ARCY demande :
1) Un accès prioritaire systématique
•Prise en charge médicale accélérée, dès l’arrivée de l’escorte.
2) Un circuit hospitalier sécurisé
• Salle dédiée ou zone d’attente sécurisée,
• Limitation des contacts avec le public,
• Protocole clair de circulation interne.
3) Une coordination obligatoire et structurée
• Échanges formalisés entre direction, hôpital et autorités concernées,
• Anticipation et planification des créneaux à risque.
4) Une doctrine claire sur les durées d’exposition
• Durée maximale d’attente,
• Organisation réelle des relèves,
• Consignes nationales applicables partout.
LA SÉCURITÉ DES AGENTS N’EST PAS NÉGOCIABLE
Nous refusons d’attendre :
• Une agression,
• Une tentative d’évasion,
• Un incident grave,
• Ou un drame humain
Pour que des décisions soient enfin prises.
FO JUSTICE restera mobilisé.
La protection des agents pénitentiaires doit devenir une priorité absolue.
Force Ouvrière Justicetient à dénoncer avec la plus grande fermeté les faits d’une extrême gravité survenus ce samedi 24 Janvier 2026 vers 6h45, au sein du bâtiment D1.
Les agents du service de nuit ont été alertés par l’interphonie qu’une altercation était en cours dans une cellule dite « triplette ».
Soucieux de la sécurité des personnes détenues et conformément à leurs missions, les agents ont immédiatement procédé à une levée de doute.
À leur arrivée, ils ont constaté une scène d’une violence manifeste :
– Un premier détenu présentait de graves brûlures au cou, aux avant-bras et aux mains,
– Un second détenu présentait des blessures au visage,
– Le troisième détenu signalait de fortes douleurs au bras.
Les premières investigations laissent fortement supposer que l’un des occupants aurait volontairement ébouillanté l’un de ses codétenus avec de l’eau bouillante.
Selon les premiers éléments recueillis, cet acte serait à l’origine du déclenchement de la bagarre, qui s’en est suivie entre les trois occupants de la cellule.
Les agents, assistés de la gradée de service du matin, ont procédé sans délai à la séparation des trois occupants, afin de mettre un terme à cet incident et de sécuriser les lieux.
Les personnes blessées ont été prises en charge et examinées par le médecin de garde.
Au regard de la gravité des brûlures constatées, une extraction médicale a été demandée pour la personne détenue ébouillantée.
La brigade territoriale a été dépêchée sur place afin de procéder aux constatations d’usage et de mener l’enquête judiciaire.
Force Ouvrière Justice rappelle une nouvelle fois que la surpopulation carcérale, la gestion en effectifs insuffisants et la multiplication des cellules sur- occupées, notamment les triplettes, exposent quotidiennement les personnels pénitentiaires à des situations explosives et dangereuses.
Si aucun agent n’a été physiquement blessé lors de cette intervention, Force Ouvrière Justice tient à souligner le professionnalisme, le sang-froid et l’engagement exemplaire des personnels, qui ont su gérer une situation critique dans des conditions de travail toujours plus dégradées.
Force Ouvrière Justice exige que toute la lumière soit faite sur ces faits, que les responsabilités soient clairement établies, et que des mesures concrètes et immédiates soient prises afin de garantir la sécurité des personnels pénitentiaires comme des personnes détenues.
Force Ouvrière Justice exige des mesures concrètes, immédiates et durables pour faire face à la surpopulation carcérale, à la multiplication des cellules sur-occupées et aux violences qu’elles engendrent.
Il est urgent de sécuriser les conditions de détention, de mettre fin à des organisations dangereuses comme les triplettes et de renforcer les moyens humains, afin de garantir la sécurité des personnels pénitentiaires comme celle des personnes détenues.
La situation actuelle expose gravement les agents et ne peut plus être tolérée.
Entre samedi 24 janvier et dimanche 25, plusieurs événements ont perturbé la détention.
– 7 livraisons par drone samedi soir et 1 mise en prévention suite à une fouille
Un peu avant minuit, le chef de détention et le chef infra repère une cellule approvisionnée par drone et la pêche est bonne : 3 téléphones portables, environ 500g de résine de cannabis, de la poudre blanche et 8 grammes d’herbe, et des câbles.
Un des détenus fouillé refusera d’obtempérer et détruira le téléphone portable qu’il avait dissimulé sur lui. Il a ensuite hurlé, tapé dans la porte et menacé le personnel présent. Il faudra le renfort du service de nuit pour mettre fin à l’incident.
Un autre détenu du QD sera sorti en pleine nuit pour laisser sa place.
Comme déjà dénoncé la semaine dernière : des fouilles de nuit ?! Pourquoi pas, mais sans mettre en danger le service déjà dégradé et en péril. Avec des renforts en surveillants, gradés, officiers, ELSP ou extérieurs… Dans ces conditions :
OUI !!! Faut-il un agent blessé pour enfin comprendre ?!
– 1 mise en prévention dimanche pour tentative d’agression avec arme
Dimanche matin, un autre détenu du 3ème étage MAH2 a inondé sa cellule et la coursive après avoir brûlé des morceaux de draps.
Ensuite, lorsque les surveillants ont voulu intervenir, il tenait dans sa main une fourchette avec les pics relevés, le manche enroulé dans un morceau de drap. Il sera placé, lui aussi, au Quartier Disciplinaire.
– D’autres téléphones et produits stupéfiants seront retrouvés dans le week-end.
Le Syndicat localFO JUSTICEdemande des moyens efficaces de luttes contre ce fléau des livraisons par drone. Le matériel présent n’est pas efficace !
Le Syndicat local FO JUSTICEattend toujours le transfert de 4 détenus pour lesquels des départs en MOS sont ouverts !