Notre secrétaire général, Emmanuel Baudin, a une nouvelle fois alerté, par lettre ouverte en date du 15 janvier 2026, le Garde des Sceaux sur l’extrême lenteur, devenue inacceptable, du déploiement du PIE.
Et sur le PREJ de Limoges, désigné site pilote depuis plus d’un an et demi, le constat est sans appel :
L’EXPÉRIMENTATION EST AU POINT MORT !
Aucune mise en situation n’a pu être réalisée à ce jour, non pas par manque de volonté des agents, mais en raison d’une carence totale de l’administration centrale, incapable de fournir le matériel indispensable :
- Aucun logiciel pour l’extraction des données du PIE
- Aucun logiciel pour la mise à jour des batteries
- Aucun rack de chargement des batteries
- Aucun porte-chargeur
- Un seul type de munitions livré
- Une dotation en holsters insuffisante, sans aucun modèle pour les gauchers
Pendant ce temps, six agents ont été formés à l’utilisation du PIE… pour rien.
Ils ne peuvent toujours pas porter cet équipement à la ceinture lors des missions, exposant inutilement les personnels.
Cette situation est d’autant plus scandaleuse qu’un équipage a récemment été violemment pris à partie par la famille d’une personne détenue.
Le PIE aurait alors constitué un moyen de protection indispensable.
FO Justice refuse que l’on joue avec la sécurité des agents.
Suite à l’intervention de l’UISP FO Justice de Bordeaux, l’administration s’est engagée à fournir les équipements manquants.
FO Justice exige que ces engagements soient tenus sans délai.
Chaque jour de retard supplémentaire engage la responsabilité de l’administration.
FO Justice restera pleinement mobilisée et n’hésitera pas à dénoncer publiquement toute inertie mettant en danger les personnels.