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Prison de Maubeuge : Agression intolérable au Quartier d’Isolement, le CP ne doit plus être une variable d’ajustement

Une nouvelle agression a eu lieu en fin d’après-midi au Quartier d’Isolement du centre pénitentiaire, confirmant une nouvelle fois le danger que représentent certains profils maintenus dans nos murs.

Le détenu en cause, bien connu de la Direction Interrégionale pour sa multirécidive en matière de violences, s’en est violemment pris au personnel lors d’une ouverture de porte.

Le gradé de roulement, en charge de la manœuvre, a tenté de contenir le détenu qui s’est jeté sur lui. Il a été agressé, puis un agent venu immédiatement en renfort a également été violemment pris à partie.

Puis un troisième collègue intervenu à son tour pour maîtriser l’individu….

Le détenu s’est débattu avec une extrême violence, frappant à plusieurs reprises.

BILAN HUMAIN :

• Le gradé souffre de contusions à la jambe et au mollet droit.

• L’agent du quartier disciplinaire présente des contusions au coude.

• L’agent venu en renfort est victime d’une entorse à la cheville droite, avec une ITT provisoire de 8 jours.

Tous seront rapidement vus par le médecin légiste.

Nous saluons la remontée immédiate des faits par la direction locale, qui a su, dans un moment aussi tendu, se tenir au plus près de ses agents, facilitant ainsi une réaction rapide et coordonnée du parquet, que nous remercions également pour sa réactivité. Le détenu a été placé en garde à vue dans la foulée, pris en charge par dix agents de police.

Dans un climat de sous-effectif étouffant, il est important de souligner et de remercier l’engagement de l’officier sécurité et de l’adjoint au chef de détention, qui a assuré ce jour-là les fonctions de chef de détention, ainsi que L’ENSEMBLE DES AGENTS QUI SONT INTERVENUS pour leur mobilisation sans faille et leur implication dans la continuité du service.

NOUS DEMANDONS :

• Une sanction pénale exemplaire à la hauteur de la gravité des faits ;

• Une procédure judiciaire rapide, déjà bien engagée grâce à la coordination entre les services ;

• Le transfert sans délai du détenu vers une structure adaptée de type UDV ;

• Que Maubeuge cesse d’être l’établissement ciblé pour accueillir les MOS les plus problématiques, au détriment de la sécurité du personnel.

Enfin, nous exprimons NOTRE ENTIER SOUTIEN et nos vœux de PROMPT RÉTABLISSEMENT AUX COLLÈGUES BLÉSSÉS, victimes de cette nouvelle explosion de VIOLENCE. A QUAND LE PIE !?

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Prison de Châlons-en-Champagne : L’im “puni” té !

Encore une fois, lors de la commission de discipline de ce jour, la présidente de cette instance a su faire preuve de bienveillance à l’égard de détenus classés au SG de l’établissement en ne les déclassant pas malgré le non-respect de leur contrat d’engagement et les incidences probables de leur faits délictueux sur la ou les victimes.

En effet, comme à plusieurs reprises dorénavant, des détenus du SG ayant la possibilité de baguenauder dans l’établissement, malgré la possession et l’utilisation de téléphones portables, n’ont pas été déclassés. Il s’agissait pourtant, à chaque commission de ces infractions, de détenus incarcérés sous mandat de dépôt, en procédure criminelle, pour des faits liés à des moeurs incestueux et dont le dernier protagoniste, qui a interdiction de communiquer, a utilisé un des 2 téléphones portables, dissimulés dans sa cellule, pour s’épancher avec la « collègue » d’une de ses victimes mineures !

Madame la directrice, même si notre administration, dans sa grande mansuétude, préfère dorénavant que ce type de transgression soit punie de « rien » pour ne plus engorger les prétoires et permettre l’occultation des procédures disciplinaires, comment accepter qu’une personne placée sous-main de justice transgresse sans vergogne un contrat qui l’oblige, sous peine de déclassement, à respecter le règlement et les personnels, et ne soit pas suspendue et déchue de son emploi au service général, service qui, de notre point de vue, probablement rétrograde et inhumain, nécessite normalement un maximum de loyauté, d’honnêteté et d’intégrité, même de la part de supposés criminels ?

Madame la directrice, même si l’école de la « 10 -ème chance » règne en maître dans la société actuelle, notre syndicat ne peut accepter ce type de décision.

Une de nos missions n’est-elle pas aussi la protection des victimes ? Quel subterfuge de langage, et accusation des personnels, notre administration devra-t-elle encore s’employer à utiliser si ce type d’événement venait à se reproduire et que les troubles psychologiques de ces victimes ne se limitaient plus à « ne plus dormir et angoisser au quotidien » ?

Madame la directrice, nous demandons, solennellement, que vous preniez la mesure des conséquences de ces décisions qui laissent à penser que les détenus travaillant pour la maison d’arrêt soient empreints d’impunité et que, même lors de la commission d’actes disciplinaires inexcusables, ils ne puissent voir, même si leur « coup de balais » reste exceptionnel, leur délit sanctionné d’une suspension, suivi d’un déclassement.

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Plainte pour harcèlement : Soutien à notre secrétaire local FO Justice de Longuenesse

L’UISP FO Justice des Hauts de France apporte son soutien total et inconditionnel à son secrétaire local de Longuenesse, aujourd’hui injustement pris pour cible par une plainte qui ne trompe personne. Cette manœuvre pitoyable, dont l’origine ne fait aucun doute, relève davantage du règlement de compte personnel que d’un quelconque souci de justice ou de probité.

Car il faut appeler les choses par leur nom : celui qui se pose aujourd’hui en victime est en réalité un agent dont les agissements bafouent sans cesse les principes les plus élémentaires du service public. Qu’il s’agisse de la divulgation d’informations confidentielles sur des collègues, d’intrusions inacceptables dans la vie privée d’agents, de tentatives de surveillance informelle, ou encore d’interventions intempestives dans la gestion des plannings sans l’aval de la hiérarchie, tout démontre une dérive grave et préoccupante.

Nous rappelons que le secret professionnel n’est pas une option, pas plus que le respect du code de déontologie. L’agent en question en fait fi de manière répétée et assumée. Pire encore, ces comportements sont connus de tous… mais visiblement tolérés, voire encouragés par une direction locale étrangement silencieuse !

Loin d’être sanctionné, ce fonctionnaire semble au contraire bénéficier d’un traitement de faveur inquiétant : accès privilégiés, télétravail à la carte, effacement de certaines irrégularités, et cerise sur le gâteau, une promotion express au grade de brigadier-chef expertise (Merci la reforme Fo…) lors du dernier tableau d’avancement. Une décision qui interroge profondément, surtout quand tant d’agents méritants et exemplaires voient leur engagement ignoré.

Cette situation est non seulement inacceptable, mais toxique. Elle crée un climat de défiance, d’injustice et d’impunité, délétère pour l’ensemble du personnel. Il est temps que la direction locale sorte de son mutisme et assume ses responsabilités.

FO Justice dénonce avec fermeté cette tentative de déstabilisation de notre représentant, dont l’engagement au service des agents est constant, transparent et désintéressé. Nous ne laisserons pas passer cette manœuvre sans réagir.

Quand les médiocres s’attaquent aux délégués qui dérangent, c’est bien souvent parce qu’ils n’ont d’autre argument que leur proximité avec le pouvoir. Mais qu’ils le sachent : FO JUSTICE NE RECULERA PAS.

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Prison de Joux-la-Ville : L’inacceptable devint quotidien, ça suffit !!!

Notre collègue a été violemment agressée samedi matin au quartier femmes. Elle s’en sort avec 21 jours d’ITT, un constat médical inédit dans notre établissement.

Les blessures sont graves : doigts luxés, peau lacérée, multiples contusions, traumatisme psychologique profond. Ce niveau de violence est d’autant plus insupportable qu’il est prévisible.

Cette agression n’est pas un accident. Elle est le résultat d’un enchaînement de négligences, d’alertes ignorées, et d’un désintérêt manifeste pour la sécurité du personnel.

Depuis des semaines, la dangerosité de la détenue mise en cause avait été signalée à plusieurs reprises. Les observations écrites étaient multiples. Elles avaient prévenu, avec insistance. La veille même, notre collègue avait alerté directement la direction. Rien n’a été fait !!!

Aucune note de gestion spécifique. Aucune consigne claire. Aucun dispositif renforcé. Seulement une ouverture à deux surveillantes, décidée à la va-vite.

Quelques jours plus tôt

Face à cette violence prévisible, les collègues ont été une fois de plus livrées à elles-mêmes. Seules. Délaissées. Désavouées.

Les conditions de travail dans ce quartier spécifique sont inacceptables tant de jour que de nuit.

Nous saluons la réactivité des agents mobilisés lors de l’agression. Leur sang-froid, leur solidarité, et leur professionnalisme ont permis d’éviter un drame encore plus grave. Merci à eux.

Nous apportons un soutien total à notre collègue. Elle a subi une agression d’une brutalité inacceptable dans un cadre professionnel qui aurait dû la protéger. Nous pensons aussi à ses collègues présentes, choquées et profondément atteintes.

Nous remercions les chefs de roulement et la direction de permanence, présents et investis dans la gestion immédiate de la crise. Mais cela ne suffit pas. Cette chaîne de responsabilités brisée doit être réparée.

Le SLP FO Justice Joux la Ville exige :

● le transfert immédiat de la détenue concernée ;

● une sanction disciplinaire exemplaire ;

● la mise en place urgente de mesures concrètes pour garantir la sécurité du personnel au quartier femmes

Le silence, l’inaction, et la minimisation des risques ne sont plus tolérables. Ce qui s’est passé n’est pas un fait divers. C’est le symptôme d’un système à bout de souffle, qui sacrifie la santé des agents sur l’autel de l’inertie.

COCHER DES CASES NE SUFFIT PAS A ETRE ACTEUR D’UNE REELLE SECURITE

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Prison de Rennes-Vezin : Et ça continue ! Un surveillant à l’hôpital !

L’été n’en finit plus, une nouvelle agression secoue une fois de plus notre établissement. Ce lundi 28 juillet 2025, un collègue a été violemment attaqué par un détenu au profil psychiatrique instable.

Vers 14h45, les agents du rez-de-chaussée de la maison d’arrêt 1 (MA1) procèdent à la sortie de cellule du détenu B pour une extraction judiciaire. Détenu connu pour son instabilité mentale, qui évolue dans une cellule d’une saleté extrême, à l’image de son occupant, qui s’amuse entre autres à se recouvrir le visage de dentifrice pour simuler une barbe. Ces gestes incohérents s’ajoutent aux nombreuses observations récentes témoignant de la dégradation manifeste de son état psychiatrique.

Profitant du mouvement général, l’individu tente de se mêler aux autres détenus pour monter aux étages supérieurs et chaparder du tabac. Grâce à la vigilance des agents, il est intercepté à temps. Un surveillant décide alors de l’escorter pour éviter toute récidive.

Mais alors qu’ils arrivent à la grille d’accès de la MA1, le détenu tente de subtiliser une cigarette à un autre détenu.

Le surveillant intervient calmement, repoussant l’individu du plat de la main pour prévenir tout incident. C’est alors que le détenu se retourne brutalement et frappe notre collègue d’un coup de poing au menton. Le choc est violent.

Notre collègue s’effondre au sol, KO.

Les renforts sont immédiatement demandés. Le détenu est maîtrisé, monté au QD, et s’enferme dans un mutisme total.

Le collègue lui a été accompagné à l’Unité Sanitaire (infirmerie de l’établissement) et à subit deux points de suture au menton avant d’être emmené à l’hôpital par les pompiers. Il ne quittera l’hôpital que vers 21h.

La direction est dépassée, les blouses blanches du SMPR brillent par leur absence, et l’administration continue de laisser ces profils dangereux déambuler au milieu des autres, comme si de rien n’était. Pourtant, les signaux étaient clairs. Pourtant, les collègues avaient fait remonter les informations. Pourtant le bureau local FO n’a cessé d’alerter sur les risques de tels profils.

Trois agressions en deux semaines ! Combien de victimes faudra-t-il encore pour que le déni cesse

Le bureau local FO exige le transfert immédiat de ce type de profils vers des unités spécialisées.

Le bureau local FO exige la reconnaissance immédiate de la dangerosité de ces profils et la fin de leur maintien en détention classique.

Le bureau local FO demande une sanction exemplaire contre l’agresseur.

Le bureau local FO apporte son soutien total à notre collègue blessé ainsi qu’à l’ensemble du personnel exposé chaque jour à ces profils instables et dangereux.

Ce mardi 29 juillet 2025, face à cette nouvelle agression, le bureau local FO a immédiatement appelé à un débrayage dès 7h00. Une large partie du personnel s’est mobilisée pour dire STOP à cette spirale de violence.

Ce mouvement a fortement ralenti le fonctionnement de l’établissement pendant toute la matinée.

Par cette action, les collègues ont exprimé leur colère, leur fatigue, mais surtout leur détermination à ne plus accepter l’inacceptable. Il ne s’agit plus de simples incidents isolés, mais d’un système qui craque de partout pendant que l’administration détourne le regard.

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Intervention exemplaire des agents PREJ 63

FO Justice Lyon tient à saluer le sang-froid, le professionnalisme et un sens du devoir qui force le respect dont ont fait preuve les agents PREJ 63 lors de leur retour de mission du Puy en Velay (à vide) le 21 juillet à Saint-Georges-d’Aurac.

Alors qu’ils circulaient en toute sécurité, les agents ont été témoins d’un accident spectaculaire, survenu juste devant eux.

Une voiture a littéralement décollé sous leurs yeux, nos collègues ont immédiatement sécurisé les lieux, alerté les secours, porté assistance à la victime, et assuré la circulation pendant plus de trente minutes, jusqu’à l’arrivée des pompiers et de la gendarmerie.

FO Justice Lyon adresse ses félicitations sincères à l’équipe des PREJ 63 pour cette action citoyenne et responsable.

Ce type de comportement mérite d’être souligné, reconnu, et valorisé.

Bravo à vous camarades

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Prison de Fleury-Mérogis : Les triplettes sous tension

Hier soir, vers 21h30, une nouvelle agression entre personnes détenues s’est produite au 1er étage du bâtiment D5.

Alertés par des tapages nocturnes, les collègues sont intervenus dans une cellule triple. Selon les premiers éléments, une altercation au sujet d’un téléphone portable aurait éclaté. Une personne détenue a reçu un coup de couteau à l’œil.

Force Ouvrière Justice félicite le sang-froid des agents tous corps et grades confondus dans la gestion de cet incident.

La personne détenue blessée a été évacuée en urgence à l’hôpital. Les deux autres occupants de la cellule ont été placés en garde à vue. Une enquête a été diligentée par le parquet pour faire la lumière sur cet incident.

Force Ouvrière Justice n’a de cesse d’alerter la direction de l’établissement et l’administration centrale sur les éléments ci-dessous.

– Trop de cellules doubles détournées en triplettes.

– Effectifs de toutes les structures qui débordent.

– Conditions de détention fortement dégradées.

– Tensions explosives entre personnes détenues, mais aussi envers le personnel.

Force Ouvrière Justice rappelle et continuera d’alerter sur les risques qu’encourent les personnels quant à la gestion de cellule bondées.

« A ce jour nous comptons environ 270 matelas au sol au CPFM ».

L’incident d’hier soir est un violent rappel à la réalité !

Nos prisons débordent, notre sécurité est compromise, nos collègues sont à bout !

Force Ouvrière Justice exige :

– L’arrêt immédiat des cellules triples dans notre établissement !

– Un allègement des charges liées aux cellules triples pesant sur le personnel !

– Des moyens humains et matériels à la hauteur des enjeux sécuritaires !

– Un signal fort de la direction face à cette nouvelle montée de violence !

Force Ouvrière Justice saura prendre ses responsabilités si cette situation vient à s’aggraver.

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Personnels Techniques abandonnés ! Une honte syndicale !

Lors du CSA Ministériel du 28 Juillet 2025, FO Justice a, seul, porté la voix oubliée des personnels techniques et administratifs. Seul face au silence, seul face à l’inaction, seul face à l’abandon.

Nous avons solennellement exigé, dans notre déclaration liminaire, ce que tout syndicat digne de ce nom devrait réclamer sans relâche : une revalorisation INDEMNITAIRE pour les Personnels Techniques, à la hauteur de celle promise aux Personnels Administratifs.

Nous avons rappelé, avec force, que les protocoles d’accord n’étaient toujours pas signés pour ces agents, et qu’il était temps que justice leur soit enfin rendue.

Et là, le choc. L’inacceptable. Le scandale !

La Secrétaire Générale du ministère de la Justice, elle-même interloquée, nous informe que la réforme des Personnels Techniques est entre les mains du Conseil d’État. Jusque-là, rien d’anormal.

Mais ce qui nous a été dit ensuite dépasse l’entendement : FO Justice serait la seule organisation syndicale à revendiquer la signature d’un relevé de conclusions pour la filière technique. La seule !

Pendant que nous défendons corps et âme l’égalité de traitement entre tous les agents, les autres syndicats, UNSa Justice, CGT, et CFDT, gardent un silence complice. Pas une protestation. Pas une prise de parole. RIEN ! Ce silence n’est pas neutre. Ce silence est une trahison !

Comment peuvent-ils prétendre représenter les personnels du ministère de la Justice, quand ils tournent le dos à toute une filière ?

Comment peuvent-ils, sans frémir, laisser entendre qu’un protocole pour les Administratifs peut être signé, mais qu’aucune revalorisation ne serait accordée aux personnels techniques, au seul motif que FO Justice est seul à le demander ?

Quelle bassesse. Quelle démission. Quelle honte.

► FO Justice, fidèle à ses engagements, réclame pour les personnels techniques ce qui est obtenu pour les administratifs. Rien de plus que l’équité. Rien de moins que la dignité !

La Secrétaire Générale du ministère de la Justice nous a donc informé qu’elle continue de porter la signature de ce protocole auprès du ministre.

Dans l’attente, le 2 septembre 2025, FO Justice signera, avec honneur, le protocole en faveur des Personnels Administratifs. Mais nous espérons, nous exigeons, que ce jour-là, les Personnels Techniques ne soient pas les nouveaux grands sacrifiés de l’histoire.

FO Justice est aujourd’hui le seul syndicat à défendre, sans calcul, sans compromission, l’ensemble des personnels du ministère de la Justice !

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Prison du Port : Déclaration liminaire CSA du 29 juillet 2025

Réunis ce jour au sein de cette instance, les membres FO JUSTICE tiennent à vous mettre en garde contre toute forme de mépris du dialogue social.

Pour commencer, FO JUSTICE dénonce le non-respect de l’obligation de tenue du CSA Formation Spécialisé, instance essentielle dans la Fonction Publique, notamment au sein du Centre de Détention du Port, instance qui ne s’est jamais réunis depuis les élections professionnelles de décembre 2022.Ce manquement est une atteinte grave au dialogue social, pilier fondamental de notre engagement syndical.

FO JUSTICE exige la révision de l’ensemble des décisions de non-imputabilité des accidents de service, qui doivent obligatoirement être examinées dans cette instance., le CSA-FS.

Par ailleurs, les agents siégeant au CSA doivent bénéficier d’une formation adaptée, aujourd’hui totalement absente.

C’est inacceptable.

AMIANTE – DES DROITS POUR NOS COLLÈGUES

FO JUSTICE exige que tous les agents ayant fréquenté la salle de sport du centre, y compris ceux partis à la retraite, reçoivent une attestation officielle confirmant leur présence dans un local amianté, conformément à la réglementation.

Ce document doit être transmis à la médecine de prévention pour assurer un suivi sanitaire transparent et rigoureux.

UNE SÉCURITÉ EN DANGER

Les alertes se multiplient :

Bagarres générales, violences, tensions communautaires, agressions…

Absence de l’ELSP, effectifs insuffisants, carence en matériel (PIE, bombes incapacitantes…)

Aucune fouille générale depuis trop longtemps !

Transfert des mises en cause liés aux derniers incidents

FO JUSTICE réclame des moyens humains et techniques renforcés ainsi que la fouille générale immédiate de l’établissement. Nous ne pouvons plus continuer à travailler dans un climat d’insécurité permanent.

DES TRAVAUX EN PANSEMENT : Á UNE RÉELLE RESTRUCTURATION ?

Le Centre de Détention du Port est vieillissant, inadapté, dégradé. Les petits travaux réalisés ici et là ne résolvent rien sur le fond.

FO JUSTICE réclame une restructuration complète de l’établissement, pensée autour des besoins des agents, de la sécurité et des conditions de travail. Ce ne sont pas des rustines qu’il nous faut : il faut un projet de rénovation global et ambitieux.

FERMETURE DU MESS : LES AGENTS NE DOIVENT PAS PAYER !

FO JUSTICE dénonce la fermeture brutale et sans solution du mess des personnels, qui a laissé les agents sans restauration ni accompagnement. Nous exigeons la prise en charge des frais de repas, à hauteur du montant réglementaire, depuis la fermeture du mess.

De plus, nous appelons à la relance de l’association de la cantine des personnels : le mess doit rester un lieu pénitentiaire, de cohésion, de convivialité et de bien-être collectif.

UNE VISITE POLITIQUE SANS DIALOGUE : FO JUSTICE DIT NON.

FO JUSTICE condamne la venue des parlementaires européens du Rassemblement National, le samedi 19 juillet, Nous déplorons que cette visite se soit soldée sans rencontre avec les organisations syndicales. Ce mépris des représentants du personnel est une insulte. La politique pénitentiaire en outre-mer mérite un engament réel et sincères des parlementaires. La Réunion s’est construite dans l’histoire, la dignité et la résistance, que nul ne l’oublie.

FO JUSTICE dénonce cette chasse aux sorcières aux personnels administratifs avec votre projet de réduire le nombre de jours de télétravail, selon vos dires c’est une demande la MOM. Mais nous n’y croyons pas tout simplement.

FO JUSTICE constate l’ouverture du SPIP en milieu ouvert dans ces nouveaux locaux au Port (nouveau bâtiment en face du Mc Do) sans moyen supplémentaire, QUID d’un personnel de surveillance à temps plein afin d’assurer la sécurité du personnel qui y sera affecté. Les personnels du SPIP en milieu ouvert mérite autant de sécurité qu’en milieu fermé.

FO JUSTICE réclame l’ouverture de ce poste de surveillant au SPIP en milieu ouvert dès la prochaine CPA de mobilité.

FO JUSTICE SALUE LA CHARTE DES TEMPS DES OFFICIERS

Nous saluons la nouvelle charte des temps mise en place pour les officiers :

⇒ Renforcement de la présence les week-ends

⇒ Appui concret auprès des agents en détention

⇒ Meilleure organisation du commandement

Cette avancée va dans le bon sens, pour un pilotage mieux réparti et plus efficace.

PLANNINGS, REFONTE DU SERVICE DES AGENTS : LES AGENTS DOIVENT EN ÊTRE ACTEURS.

FO JUSTICE soutient une organisation dans laquelle les agents deviennent acteurs de leur planning. Nous resterons vigilants sur les évolutions issues des groupes de travail en cours.

Nous félicitons les agents et représentants engagés qui participent à ce groupe de travail, et veillerons à ce qu’aucun service ne soit lésé. Avec les nouvelles modalités de service prévues par la DAP dès janvier, nous demandons que soient intégrées des journées de cohésion d’équipe, essentielles à un climat de travail sain et motivant.

Enfin, FO JUSTICE rappel à la direction que La Réunion n’est pas une carte postale ni un territoire de villégiature pour des visites à visée touristique, entre plage et randonnée, et très peu de travail.

La situation du Centre de Détention du Port est préoccupante et exige un soutien concret, loyal et sans faille aux personnels qui y travaillent chaque jour dans des conditions difficiles.

FO JUSTICE sera toujours debout face à vous, afin de faire respecter l’ensemble des droits de tous les personnels du CD du Port. NOUS SOMMES TOUS SUR LE MÊME BATEAU, et malheureusement il coule.

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