Prison de Châlons-en-Champagne : L’im “puni” té !

Encore une fois, lors de la commission de discipline de ce jour, la présidente de cette instance a su faire preuve de bienveillance à l’égard de détenus classés au SG de l’établissement en ne les déclassant pas malgré le non-respect de leur contrat d’engagement et les incidences probables de leur faits délictueux sur la ou les victimes.

En effet, comme à plusieurs reprises dorénavant, des détenus du SG ayant la possibilité de baguenauder dans l’établissement, malgré la possession et l’utilisation de téléphones portables, n’ont pas été déclassés. Il s’agissait pourtant, à chaque commission de ces infractions, de détenus incarcérés sous mandat de dépôt, en procédure criminelle, pour des faits liés à des moeurs incestueux et dont le dernier protagoniste, qui a interdiction de communiquer, a utilisé un des 2 téléphones portables, dissimulés dans sa cellule, pour s’épancher avec la « collègue » d’une de ses victimes mineures !

Madame la directrice, même si notre administration, dans sa grande mansuétude, préfère dorénavant que ce type de transgression soit punie de « rien » pour ne plus engorger les prétoires et permettre l’occultation des procédures disciplinaires, comment accepter qu’une personne placée sous-main de justice transgresse sans vergogne un contrat qui l’oblige, sous peine de déclassement, à respecter le règlement et les personnels, et ne soit pas suspendue et déchue de son emploi au service général, service qui, de notre point de vue, probablement rétrograde et inhumain, nécessite normalement un maximum de loyauté, d’honnêteté et d’intégrité, même de la part de supposés criminels ?

Madame la directrice, même si l’école de la « 10 -ème chance » règne en maître dans la société actuelle, notre syndicat ne peut accepter ce type de décision.

Une de nos missions n’est-elle pas aussi la protection des victimes ? Quel subterfuge de langage, et accusation des personnels, notre administration devra-t-elle encore s’employer à utiliser si ce type d’événement venait à se reproduire et que les troubles psychologiques de ces victimes ne se limitaient plus à « ne plus dormir et angoisser au quotidien » ?

Madame la directrice, nous demandons, solennellement, que vous preniez la mesure des conséquences de ces décisions qui laissent à penser que les détenus travaillant pour la maison d’arrêt soient empreints d’impunité et que, même lors de la commission d’actes disciplinaires inexcusables, ils ne puissent voir, même si leur « coup de balais » reste exceptionnel, leur délit sanctionné d’une suspension, suivi d’un déclassement.

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