L’été n’en finit plus, une nouvelle agression secoue une fois de plus notre établissement. Ce lundi 28 juillet 2025, un collègue a été violemment attaqué par un détenu au profil psychiatrique instable.
Vers 14h45, les agents du rez-de-chaussée de la maison d’arrêt 1 (MA1) procèdent à la sortie de cellule du détenu B pour une extraction judiciaire. Détenu connu pour son instabilité mentale, qui évolue dans une cellule d’une saleté extrême, à l’image de son occupant, qui s’amuse entre autres à se recouvrir le visage de dentifrice pour simuler une barbe. Ces gestes incohérents s’ajoutent aux nombreuses observations récentes témoignant de la dégradation manifeste de son état psychiatrique.
Profitant du mouvement général, l’individu tente de se mêler aux autres détenus pour monter aux étages supérieurs et chaparder du tabac. Grâce à la vigilance des agents, il est intercepté à temps. Un surveillant décide alors de l’escorter pour éviter toute récidive.
Mais alors qu’ils arrivent à la grille d’accès de la MA1, le détenu tente de subtiliser une cigarette à un autre détenu.
Le surveillant intervient calmement, repoussant l’individu du plat de la main pour prévenir tout incident. C’est alors que le détenu se retourne brutalement et frappe notre collègue d’un coup de poing au menton. Le choc est violent.
Notre collègue s’effondre au sol, KO.
Les renforts sont immédiatement demandés. Le détenu est maîtrisé, monté au QD, et s’enferme dans un mutisme total.
Le collègue lui a été accompagné à l’Unité Sanitaire (infirmerie de l’établissement) et à subit deux points de suture au menton avant d’être emmené à l’hôpital par les pompiers. Il ne quittera l’hôpital que vers 21h.
La direction est dépassée, les blouses blanches du SMPR brillent par leur absence, et l’administration continue de laisser ces profils dangereux déambuler au milieu des autres, comme si de rien n’était. Pourtant, les signaux étaient clairs. Pourtant, les collègues avaient fait remonter les informations. Pourtant le bureau local FO n’a cessé d’alerter sur les risques de tels profils.
Trois agressions en deux semaines ! Combien de victimes faudra-t-il encore pour que le déni cesse
Le bureau local FO exige le transfert immédiat de ce type de profils vers des unités spécialisées.
Le bureau local FO exige la reconnaissance immédiate de la dangerosité de ces profils et la fin de leur maintien en détention classique.
Le bureau local FO demande une sanction exemplaire contre l’agresseur.
Le bureau local FO apporte son soutien total à notre collègue blessé ainsi qu’à l’ensemble du personnel exposé chaque jour à ces profils instables et dangereux.
Ce mardi 29 juillet 2025, face à cette nouvelle agression, le bureau local FO a immédiatement appelé à un débrayage dès 7h00. Une large partie du personnel s’est mobilisée pour dire STOP à cette spirale de violence.
Ce mouvement a fortement ralenti le fonctionnement de l’établissement pendant toute la matinée.
Par cette action, les collègues ont exprimé leur colère, leur fatigue, mais surtout leur détermination à ne plus accepter l’inacceptable. Il ne s’agit plus de simples incidents isolés, mais d’un système qui craque de partout pendant que l’administration détourne le regard.