Prison de Joux-la-Ville : L’inacceptable devint quotidien, ça suffit !!!

Notre collègue a été violemment agressée samedi matin au quartier femmes. Elle s’en sort avec 21 jours d’ITT, un constat médical inédit dans notre établissement.

Les blessures sont graves : doigts luxés, peau lacérée, multiples contusions, traumatisme psychologique profond. Ce niveau de violence est d’autant plus insupportable qu’il est prévisible.

Cette agression n’est pas un accident. Elle est le résultat d’un enchaînement de négligences, d’alertes ignorées, et d’un désintérêt manifeste pour la sécurité du personnel.

Depuis des semaines, la dangerosité de la détenue mise en cause avait été signalée à plusieurs reprises. Les observations écrites étaient multiples. Elles avaient prévenu, avec insistance. La veille même, notre collègue avait alerté directement la direction. Rien n’a été fait !!!

Aucune note de gestion spécifique. Aucune consigne claire. Aucun dispositif renforcé. Seulement une ouverture à deux surveillantes, décidée à la va-vite.

Quelques jours plus tôt

Face à cette violence prévisible, les collègues ont été une fois de plus livrées à elles-mêmes. Seules. Délaissées. Désavouées.

Les conditions de travail dans ce quartier spécifique sont inacceptables tant de jour que de nuit.

Nous saluons la réactivité des agents mobilisés lors de l’agression. Leur sang-froid, leur solidarité, et leur professionnalisme ont permis d’éviter un drame encore plus grave. Merci à eux.

Nous apportons un soutien total à notre collègue. Elle a subi une agression d’une brutalité inacceptable dans un cadre professionnel qui aurait dû la protéger. Nous pensons aussi à ses collègues présentes, choquées et profondément atteintes.

Nous remercions les chefs de roulement et la direction de permanence, présents et investis dans la gestion immédiate de la crise. Mais cela ne suffit pas. Cette chaîne de responsabilités brisée doit être réparée.

Le SLP FO Justice Joux la Ville exige :

● le transfert immédiat de la détenue concernée ;

● une sanction disciplinaire exemplaire ;

● la mise en place urgente de mesures concrètes pour garantir la sécurité du personnel au quartier femmes

Le silence, l’inaction, et la minimisation des risques ne sont plus tolérables. Ce qui s’est passé n’est pas un fait divers. C’est le symptôme d’un système à bout de souffle, qui sacrifie la santé des agents sur l’autel de l’inertie.

COCHER DES CASES NE SUFFIT PAS A ETRE ACTEUR D’UNE REELLE SECURITE

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