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Prison de Réau : Audience avec le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire (DGAP)

Visite au Centre pénitentiaire de Réau

Le vendredi 31 juillet 2026, une délégation FO Justice a été reçue par le Directeur général de l’Administration pénitentiaire (DGAP) afin d’évoquer les enjeux liés à l’ouverture prochaine du Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO)ainsi que plusieurs problématiques touchant l’établissement.

Les échanges ont notamment porté sur l’organisation des rondes, les effectifs, la politique indemnitaire, la sécurisation des accès, les conditions de travail des psychologues des personnels, la salle de repos des agents ainsi que le manque de moyens humains.

Le QLCO : une ouverture imminente

L’administration a confirmé que l’ouverture du QLCO est prévue dans une dizaine de jours.

FO Justice a rappelé que la création de ces quartiers trouve son origine dans le drame d’Incarville. Pour notre organisation, ce dispositif ne pourra atteindre son objectif qu’à la condition de garantir, avant tout, la protection des personnels et un renforcement durable de la sécurité du Centre pénitentiaire de Réau.

À ce titre, FO Justice a porté plusieurs revendications fortes :

  • La pérennisation d’une formation spécifique pour les agents affectés au QLCO, afin de maintenir un haut niveau de compétence face à des profils particulièrement sensibles.
  • La mise en place d’un comité de suivi permettant d’évaluer régulièrement le fonctionnement du quartier, les difficultés rencontrées et les adaptations nécessaires.

Primes : FO Justice refuse les mesures au compte-gouttes

Concernant le régime indemnitaire, l’administration a indiqué que la prime serait uniquement attribuée aux agents en contact direct avec les personnes détenues concernées ainsi qu’à ceux intervenant directement lors des situations d’intervention.

Cette réponse est inacceptable pour FO Justice.

Notre revendication demeure constante et sans ambiguïté : l’ensemble des personnels du Centre pénitentiaire de Réau doit bénéficier de cette prime, au regard des contraintes sécuritaires générées par l’ouverture du QLCO.

FO Justice refuse une reconnaissance distribuée au compte-gouttes. Les risques, les contraintes et les responsabilités concernent l’ensemble de l’établissement ; la reconnaissance doit donc être collective.

Valoriser les carrières des personnels

FO Justice a également demandé que les agents affectés au QLCO puissent bénéficier d’une véritable valorisation de leur parcours professionnel, notamment dans le cadre de leur évolution de carrière.

Servir dans un quartier aussi exigeant doit constituer une véritable reconnaissance professionnelle et non une simple contrainte supplémentaire.

Psychologues des personnels : des moyens insuffisants

Notre organisation a interrogé l’administration sur les moyens consacrés aux psychologues des personnels.

FO Justice a rappelé qu’il est indispensable de leur permettre d’exercer leurs missions dans des conditions dignes, avec des locaux adaptés garantissant à la fois la confidentialité des échanges avec les agents et des conditions de travail respectueuses de leurs missions.

Cette préoccupation rejoint les difficultés déjà constatées lors de notre précédente visite de l’établissement.

Les autres sujets abordés

FO Justice est également intervenue sur :

  • les difficultés d’organisation des rondes de nuit, dénonçant une organisation qui relève davantage du bricolage que d’une véritable organisation pérenne ;
  • le manque d’effectifs, notamment l’absence des deux officiers initialement prévus ;
  • la nécessité de renforcer durablement les effectifs et les moyens humains ;
  • la sécurisation des accès et des parkings de l’établissement ;
  • la salle de repos des personnels. Si une solution a été annoncée par l’administration, notre organisation a rappelé qu’il est indispensable de mettre à disposition des agents un véritable espace de repos fonctionnel, adapté et pérenne, répondant aux contraintes d’un service aussi exigeant que celui du QLCO.

La position de FO Justice

Si cette audience a permis d’aborder les principaux enjeux liés à l’ouverture du QLCO, FO Justice attend désormais des actes concrets.

À quelques jours de l’ouverture, notre organisation restera particulièrement vigilante sur :

  • les moyens humains réellement alloués ;
  • la sécurité des personnels ;
  • la reconnaissance financière de l’ensemble des agents ;
  • la qualité de la formation ;
  • le suivi du dispositif dans la durée.

FO Justice continuera à défendre un principe simple :

Un quartier d’exception exige des moyens d’exception, une reconnaissance pour tous les personnels et une sécurité sans compromis.

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Prison de Bois-d’Arcy : Quand l’autorité vacille, ce sont les personnels qui en paient le prix !

Une délégation nationale et régionale de FO Justice s’est rendue au Centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy afin de rencontrer les personnels et de constater la réalité du terrain.

Le constat est sans appel : le CP de Bois-d’Arcy traverse une période particulièrement difficile. Les personnels expriment un profond sentiment d’abandon tandis que de nombreuses difficultés organisationnelles semblent fragiliser le fonctionnement de l’établissement.

Une façade de dialogue… mais une réalité préoccupante

Notre déplacement a débuté par un échange constructif avec le pôle formation, dont nous saluons l’investissement constant au service des personnels.

En revanche, notre entretien avec le Directeur des Ressources Humaines a fait apparaître plusieurs difficultés : une connaissance incomplète de certains dossiers, l’absence de réponses concrètes sur plusieurs situations et un renvoi fréquent des responsabilités.

À plusieurs reprises, les réponses apportées se résumaient à : « Je ne sais pas. » « Ce n’est pas de mon ressort. » « Ce n’est pas de ma faute. »

À ce niveau de responsabilité, les personnels sont en droit d’attendre des réponses claires, des décisions assumées et des solutions concrètes.

Une gouvernance qui interroge les personnels

Au fil de nos échanges, une interrogation est revenue de manière récurrente :

Qui pilote réellement le CP de Bois-d’Arcy ?

De nombreux personnels nous ont indiqué avoir le sentiment qu’un cercle très restreint bénéficie d’une écoute privilégiée auprès de la direction et exerce une influence importante sur certaines décisions.

Plusieurs témoignages évoquent également un climat dans lequel certains collègues hésitent désormais à s’exprimer librement, craignant que leurs remarques ou leurs positions puissent leur être préjudiciables.

Pendant que la très grande majorité des personnels accomplit quotidiennement ses missions avec professionnalisme dans des conditions toujours plus difficiles, beaucoup ont le sentiment que leur parole peine à être entendue.

FO Justice rappelle qu’une direction doit agir avec impartialité, garantir l’égalité de traitement entre tous les personnels et prendre ses décisions exclusivement dans l’intérêt du service public.

Un établissement sous tension permanente

Sur le terrain, le malaise est profond.

Tous les corps et tous les grades tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.

L’encadrement de proximité est à bout de souffle. Les brigadiers-chefs, confrontés à un sous-effectif chronique, travaillent sous une pression permanente.

L’épuisement professionnel devient une réalité quotidienne et les relations de travail se dégradent progressivement.

Le climat est devenu si difficile que certains collègues en viennent à déposer anonymement des comptes rendus professionnels sous la porte de la Directrice.

Quel terrible constat !

Lorsqu’un agent n’ose plus s’exprimer ouvertement, c’est que la confiance envers sa hiérarchie est profondément fragilisée.

Une porte ouverte ne suffit pas si les personnels ont le sentiment que leurs préoccupations ne sont pas réellement prises en considération.

Des équipements indignes d’une administration régalienne

FO Justice a également constaté une situation particulièrement préoccupante concernant les équipements de protection.

Les gilets pare-balles sont, pour certains, dans un état d’hygiène inacceptable.

Les tenues d’intervention sont usées, détériorées, parfois incomplètes, avec des sangles arrachées et des protections défaillantes.

Comment demander aux personnels d’assurer pleinement la sécurité de l’établissement lorsque l’administration n’est plus en mesure de garantir correctement la leur ?

Cette situation est inacceptable et appelle des mesures immédiates.

FO Justice exige immédiatement :

  • le renfort urgent des effectifs, notamment des brigadiers-chefs et de l’encadrement de proximité ;
  • le remplacement immédiat de tous les équipements de protection défectueux ou insalubres ;
  • la réalisation d’un audit des conditions de travail et des risques psychosociaux au sein de l’établissement ;
  • la garantie d’un dialogue social sincère, transparent et respectueux de l’ensemble des personnels.

Le CP de Bois-d’Arcy mérite mieux. Les personnels méritent le respect.

FO Justice restera pleinement mobilisée afin que les difficultés signalées par les personnels soient enfin prises en compte.

Les agents attendent une direction qui décide, qui assume ses responsabilités, qui protège ses personnels et qui place l’intérêt collectif au cœur de chacune de ses décisions.

FO Justice continuera de défendre l’ensemble des personnels du CP de Bois-d’Arcy avec détermination jusqu’à l’obtention de réponses concrètes.

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Prison de Saint-Denis : Matinée sous tension au Bat H

Ce dimanche, une nouvelle ligne rouge a été franchie au Centre pénitentiaire de Saint-Denis.

Vers 9 h 10, à la suite d’une projection extérieure ayant nécessité le déclenchement de l’alarme générale, deux détenus ont escaladé le grillage de la cour de promenade haute du bâtiment H.

L’un d’eux est parvenu à rejoindre le toit du préau, puis à s’introduire dans la zone neutre afin de récupérer le colis projeté et de le lancer directement dans la cour de promenade.

Grâce à la réactivité, au professionnalisme et à l’engagement de l’ELSP ainsi que des agents présents sur le bâtiment, les deux détenus impliqués ont rapidement été placés en prévention.

Toutefois, les conséquences sont importantes : la cour de promenade est actuellement inutilisable et le concertina a été fortement endommagé.

Comme si cela ne suffisait pas, lors du deuxième tour de promenade, une violente altercation a éclaté entre deux détenus. La situation a très rapidement dégénéré, créant un climat de tension extrême, à la limite du lynchage.

FO Justice CP Saint-Denis dénonce une situation devenue intenable !

Cette matinée particulièrement violente n’est que le reflet d’une réalité quotidienne devenue insupportable.

La surpopulation pénale chronique, conjuguée aux projections extérieures répétées, transforme chaque jour davantage les cours de promenade en véritables zones de non-droit.

Malgré l’épuisement des personnels, les rappels de service incessants et des conditions de travail toujours plus dégradées, les agents ont une nouvelle fois répondu présents avec un professionnalisme, un sang-froid et un courage exemplaires.

Face à cette situation, FO Justice CP Saint-Denis exige immédiatement :

– Une sécurisation d’envergure de l’établissement afin de mettre un terme aux projections et aux intrusions extérieures ;

– La remise en état immédiate des infrastructures de sécurité endommagées ;

– Le déploiement d’une couverture complète des angles morts par vidéosurveillance sur l’ensemble des cours de promenade.

Par ailleurs, FO Justice CP Saint-Denis demande l’attribution immédiate de lettres de félicitations à l’ensemble des personnels ayant participé à cette intervention, en reconnaissance de leur professionnalisme, de leur sang-froid et de leur engagement au service de la sécurité de l’établissement.

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DI PACA-Corse : Premiers Surveillants historiques, des promesses qui se confirment

Dans un tract régional daté du 30 juillet 2026, l’UFAP UNSA tente une nouvelle fois de faire croire aux personnels que la réforme portée par FO Justice n’aurait pas tenu ses engagements.

NAIVETÉ ? MAUVAISE FOI ? OU LES DEUX ?

Il est utile de rappeler que l’accès au grade de Major, avant la réforme, relevait du parcours du combattant et que seule une infime partie des Premiers Surveillants pouvait espérer obtenir cette promotion.

Aujourd’hui les chiffres parlent d’eux même :

65 agents promus sur les 3 dernières années précédant la réforme,

2126 agents ont été promus depuis sa mise en œuvre.

30 FOIS PLUS DE PROMUS. UN RÉSULTAT SANS PRÉCÉDENT !

C’EST PUREMENT HISTORIQUE !

Au niveau régional, le constat est tout aussi parlant :

124 nouvelles promotions, ce qui porte le nombre des Majors à près de 200;

Reste une dizaine d’agents qui devraient être nommés cette année

Difficile d’imaginer que celles et ceux qui bénéficient aujourd’hui de cette promotion, de sa revalorisation indiciaire et de ses nouvelles perspectives de carrière puissent considérer cette réforme comme un échec.

EN 2026 LES ENGAGEMENTS ANNONCÉS PAR FO JUSTICE SERONT TENUS !

FO Justice avait annoncé une promotion au grade de Major pour TOUS les Premiers Surveillants Historiques (PSH) et cet engagement sera bien tenu.

Grâce à la rétroactivité obtenue au terme de négociations particulièrement difficiles, malgré un contexte budgétaire contraint, les PSH seront :

NOMMÉS MAJORS AU TITRE DE L’ANNÉE 2027 AVEC EFFET RÉTROACTIF AU 1ER JANVIER 2026 AVEC CONSERVATION DE L’ANCIENNETÉ

100 % DES PREMIERS SURVEILLANTS HISTORIQUES DEVIENDRONT MAJORS !

Contrairement aux affirmations de l’UFAP, Il ne s’agit ni de « magouille », ni « d’amateurisme » mais bien le résultat d’un travail de fond, mené avec détermination par FO Justice qui a su obtenir une réforme ambitieuse malgré un contexte économique particulièrement défavorable.

Un paradoxe mérite d’ailleurs d’être souligné. Nombre de leurs représentants ont eux-mêmes accepté, sans la moindre hésitation, leur nomination au grade !

UNE RÉFORME QU’ILS DÉNONCENT… MAIS DONT ILS PROFITENT VOLONTIERS !

Alors oui, certains collègues attendent encore la régularisation financière liée à cette promotion. FO Justice est pleinement mobilisé pour lever ces derniers blocages administratifs afin que chacun bénéficie de l’intégralité de ses droits.

Nous encourageons cette organisation à consacrer davantage d’énergie à défendre les intérêts collectifs, plutôt que de tenter de réécrire une réforme dont les résultats sont incontestables.

A l’approche des élections professionnelles, cette communication ressemble davantage à une tentative de masquer un bilan particulièrement pauvre qu’à une véritable analyse de la réforme.

Concernant la reconnaissance des Brigadiers-chefs et Majors, pour leur technicité et leur niveau d’implication, FO Justice continue de revendiquer une Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI), modalité contributive pour la retraite.

Les Personnels attendaient des changements concrets, notamment une revalorisation indiciaire et indemnitaire…

C’EST CHOSE FAITE. CETTE RÉFORME EN EST LA PARFAITE ILLUSTRATION !

Malgré les tentatives de dénigrement et de déstabilisation, les collègues ne sont pas dupes et savent reconnaître et attribuer le travail accompli à ceux qui s’y emploient depuis plusieurs années !

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : D’une autre époque à la réalité d’aujourd’hui !!!

Il n’ y a pas si longtemps, la vie en détention se résumait au son d’un transistor, au seau d’aisance vidé le matin par l’auxiliaire et à une discipline maitrisée. Les temps ont bien changé. Du simple transistor d’hier aux armes céramiques et réseaux organisés d’aujourd’hui, l’illicite a franchi un cap sans précédent. Ce glissement dangereux menace désormais notre sécurité au quotidien, s’infiltrant jusqu’ au cœur de nos bâtiments.

Cet après-midi samedi 1 er Aout 2026, alertés par un risque imminent de rixe sur le bâtiment B, les personnels ont réagi avec un sang-froid exemplaire. Lors du départ en promenade au 2 e étage du bâtiment B, des fouilles par palpation ont immédiatement permis d’intercepter 2 couteaux en céramique dissimulés directement sur deux détenus de cellules différentes. Evitant ainsi tout affrontement durant les promenades, les agents ont enfoncé le clou lors de la réintégration en ciblant les cellules concernées, y découvrant 1 troisième couteau en céramique dans la première cellule ainsi que plusieurs téléphones portables. Grâce à cette intervention percutante, la menace a été neutralisée sur- le-champ. Mais si l’incendie a été éteint, la source du danger, elle, reste bien active. La modernité a apporté son lot de fléaux, à commencer par les livraisons par drones et les projections extérieures qui inondent nos cours et nos fenêtres.

Pourquoi de telles armes prolifèrent-elles au sein de VLM ? Autant de questions qui laissent de lourdes incertitudes sur le climat de la détention. Mais face à cette escalade et au passage à l’acte devenu banal, la sécurité des personnels reste directement menacée.

FO JUSTICE VLM exige des moyens anti-drones performants, des contrôles renforcés, et des sanctions fermes et exemplaires contre les porteurs d’armes ! Notre organisation félicite les agents mobilisés cet après-midi ainsi que les gradés pour leur réactivité et leur rigueur.

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Prison d’Avignon-le-Pontet : Saisies record !

À la suite du retour des projections sur le centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet, les agents de journée, appuyés par l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP), ont procédé à de nombreuses fouilles et palpations.

Résultat :

450 grammes de stupéfiants saisis à la sortie de promenade de la maison d’arrêt 1.

Une belle prise qui s’ajoute aux projections du vendredi 24 juillet, 20 grammes de cocaïne avaient déjà été interceptés, sans oublier la dernière projection au sas contenant 5 téléphones, 4 puces de téléphone, 200 grammes de résine de cannabis, 11 grammes de cocaïnes.

À cela s’ajoutent les saisies quotidiennes de téléphones et de produits stupéfiants en cellule, illustrant l’ampleur du trafic interne.

Si certains se demandent encore comment les chiffres des violences envers le personnel peuvent être en baisse malgré la surpopulation et les fortes chaleurs, la réponse est simple : les détenus disposent de tout ce qu’ils veulent en cellule.

Le bureau local Force Ouvrière a profité de la récente venue du directeur interrégional pour lui signaler l’état du filin anti- projections, désormais incapable d’arrêter quoi que ce soit, ainsi que le manque d’opérations de fouilles sectorielles, qui ne semblent pas être une priorité.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le trafic, lui, ne dort jamais !

FO Justice FELICITE le professionnalisme des agents.

FO Justice DEMANDE que des fouilles sectorielles soient effectuées dans les plus brefs délais.

FO Justice DEMANDE ET EXIGE des félicitations et récompenses pour les agents.

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Prison de Carcassonne : Sécurité sacrifiée, personnels abandonnés, la direction locale doit rendre des comptes !

À croire que les erreurs du passé ne servent jamais de leçon !

La nuit du 31 juillet au 1er août 2026 restera une nouvelle fois le symbole d’un établissement qui sombre dans une gestion de plus en plus préoccupante.

Vers 22 h 30, une panne générale d’électricité a plongé le centre pénitentiaire dans une situation de crise.

Pendant près d’une heure, nos collègues de nuit ont dû faire face, seuls, à la colère des personnes détenues qui ont multiplié les coups portés contre les portes des cellules, dans un climat de tension extrême.

Comme lors des événements de 2024, l’établissement s’est retrouvé totalement privé de ses moyens de sécurité :

plus de vidéosurveillance ;

plus d’alarmes ;

plus de dispositifs de sécurité ;

plus aucun moyen technique permettant d’assurer la protection des personnels.

Le plus inquiétant reste l’absence totale de relais du groupe électrogène, pourtant récent, qui n’a pas rempli sa mission. Une défaillance inacceptable qui a privé l’établissement du minimum vital indispensable à la sécurité des agents, des personnes détenues et, au-delà, de la population carcassonnaise.

Face à cette situation, les agents ont immédiatement alerté le gradé de nuit.

Ce dernier s’est rendu sans délai sur les lieux, a pris les décisions qui s’imposaient et a sollicité l’intervention des services de police afin d’assurer la sécurisation extérieure de l’établissement.

Il a également contacté l’astreinte de direction.

Et c’est précisément là que l’incompréhensible commence.

Malgré une situation d’urgence majeure, L’astreinte de direction ne s’est pas déplacée immédiatement sur site. Se retrancher derrière une prétendue indisponibilité (LOTO) alors que la sécurité d’un établissement pénitentiaire est directement engagée est tout simplement inadmissible.

Une présence sur place aurait permis d’évaluer immédiatement la situation et d’organiser, notamment, une sécurisation renforcée du chemin de ronde entre autres.

Deux ans après… rien n’a changé.

Comment est-il possible qu’après les graves événements de 2024, les mêmes défaillances se reproduisent ?

La réponse saute malheureusement aux yeux.

Cette direction locale semble aujourd’hui totalement dépassée par les enjeux de sécurité et par les responsabilités qui lui incombent. Les exemples ne manquent pas.

Comment peut-on :

Ne pas remplacer les agents absents de nuit alors que la détention manque déjà cruellement d’effectifs ?

Maintenir volontairement des agents malades au planning au lieu de demander leur remplacement, créant artificiellement des vacances de postes en détention ?

Ignorer les règles élémentaires d’hygiène lorsqu’un véhicule ayant transporté un détenu infesté de punaises de lit n’est même pas désinfecté malgré les alertes ?

Lancer des recrutements pour renforcer la zone parloir alors que les besoins prioritaires demeurent en détention, où les carences mettent quotidiennement les personnels en difficulté ?

Mobiliser des agents en uniforme sur la voie publique pour accompagner un chef d’établissement à une prestation de serment, alors que chaque effectif compte ?

Renoncer au transfert des détenus ayant activement participé au blocage de l’établissement, laissant perdurer des situations à risque.

Autoriser l’accès de sociétés extérieures avec des procédures d’autorisation parfois réalisées dans la précipitation, voire le jour même ?

Refuser la reconnaissance de certains accidents de service tout en ne respectant pas les préconisations de la médecine de prévention ?

Diligenter des contrôles à l’encontre d’agents victimes d’accidents de service en laissant entendre que les personnels de Carcassonne seraient systématiquement en souffrance psychologique ?

À force d’accumuler les décisions contestables, les personnels ne peuvent plus avoir confiance dans une direction qui donne trop souvent le sentiment de naviguer à vue.

Lorsque le chef d’établissement affirme suivre une feuille de route dictée par la DISP, nous nous interrogeons sérieusement sur la manière dont celle-ci est appliquée sur le terrain.

Les seuls qui tiennent encore cet établissement : les personnels de terrain .

FO JUSTICE CARCASSONNE tient à saluer le professionnalisme exemplaire des personnels présents cette nuit-là.

Grâce à leur sang-froid, leur engagement et leur sens du devoir, une situation qui aurait pu dégénérer a pu être maîtrisée.

Nous adressons également nos félicitations au gradé de nuit, qui a pris toutes les décisions nécessaires dans un contexte particulièrement dégradé.

Une fois encore, ce sont les personnels qui compensent les carences de l’administration.

FO JUSTICE CARCASSONNE exige désormais des actes.

FO JUSTICE CARCASSONNE exige :

Un audit immédiat de l’ensemble des dispositifs de sécurité de l’établissement ;

Des explications sur la défaillance du groupe électrogène ;

Des comptes sur l’absence de déplacement de la direction d’astreinte !

Un renforcement immédiat des effectifs de nuit ;

Une remise à plat complète de l’organisation locale avant qu’un drame ne survienne.

Les agents n’ont plus à subir les conséquences d’une gestion qui met quotidiennement leur sécurité en péril.

Parce qu’en matière de sécurité pénitentiaire, l’amateurisme n’a pas sa place.

FO JUSTICE CARCASSONNE ne peut que constater qu’en matière de gestion locale, certains semblent avoir fait leur choix.

FO JUSTICE CARCASSONNE restera mobilisé et ne laissera jamais les personnels seuls face à ces dérives.

FO JUSTICE CARCASSONNE

TOUJOURS AU PLUS PRES DES PERSONNELS

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Prison de Saint-Denis : Drame évité de justesse

Hier matin, au Centre pénitentiaire de Saint-Denis, un nouvel incident d’une extrême gravité a eu lieu.

Alors qu’un détenu était réintégré en cellule à l’issue de la promenade, son co-détenu l’attendait derrière la porte, une bouteille en verre à la main. Dès l’ouverture de la cellule, l’agresseur a violemment frappé la victime au visage avant de se lancer à sa poursuite dans la coursive.

Grâce à l’intervention immédiate du gradé de bâtiment, rapidement épaulé par les agents du secteur, l’individu a pu être maîtrisé. Cette intervention s’est révélée particulièrement difficile au regard de la violence et de la virulence de l’agresseur.

Une nouvelle fois, le professionnalisme, le sang-froid et la réactivité des personnels pénitentiaires ont permis d’éviter un drame.

Le Bureau Local FO Justice du Centre pénitentiaire de Saint-Denis tient à féliciter l’ensemble des personnels engagés dans cette intervention. Leur courage, leur engagement et leur maîtrise exemplaire méritent d’être salués et reconnus à leur juste valeur.

Cet événement intervient, une fois encore, dans un contexte de surpopulation carcérale sans précédent et de baisse drastique des effectifs. Malgré des conditions de travail toujours plus dégradées, les personnels continuent de faire preuve d’un professionnalisme exemplaire et portent, à bout de bras, le fonctionnement quotidien de l’établissement.

Le bureau local FO Justice dénonce une nouvelle fois cette situation devenue insoutenable. Les agents ne peuvent continuer à assurer leur mission dans des conditions aussi dégradées sans que des mesures concrètes soient prises pour renforcer les effectifs, améliorer la sécurité et garantir des conditions de travail dignes.

Le Bureau Local FO Justice du Centre pénitentiaire de Saint-Denis demande que les personnels ayant participé à cette intervention fassent l’objet d’une reconnaissance officielle, à la hauteur de leur engagement, de leur dévouement et de leur professionnalisme.

FO Justice restera pleinement mobilisée pour défendre les personnels, leur sécurité et la reconnaissance qu’ils méritent.

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Psychologues en soutien des personnels : Le début d’une reconnaissance !

Le Secrétariat Général a ouvert, il y a bientôt deux ans, un groupe de travail portant sur l’IFSE des corps communs. Suite à la réforme des personnels administratifs et techniques, la note devait en effet être réécrite.

Si le SG n’entendait pas évoquer la situation des autres personnels à cette occasion, l’insistance de FO Justice Psychologue a permis d’engager des discussions sur la situation des psychologues, également régis par cette note.

C’est ainsi que, grâce aux revendications constantes et au travail mené par FO Justice Psychologue auprès du Secrétariat Général, des avancées importantes ont été obtenues pour l’ensemble des collègues et une première bataille vient d’être remportée pour les psychologues en soutien des personnels de la DGAP et de la DSJ.

La note de gestion RIFSEEP du 23 juillet 2026 prévoit que les psychologues en soutien des personnels basculent du groupe 2 au groupe 1 du RIFSEEP, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026.

Cette évolution se concrétise par une revalorisation de 500 € brut par an et corrige en partie une inégalité que FO Justice Psychologue dénonce depuis sa création. Il n’était pas acceptable que les psychologues qui accompagnent les agents du Ministère soient moins reconnus et moins rémunérés que leurs collègues.

Cette avancée est une première étape. Les psychologues en soutien des personnels demeurent exclus du Complément de traitement indiciaire (CTI), ce qui maintient un écart de rémunération important et nuit à l’attractivité et à la fidélisation, bon nombre de collègues préférant quitter leur poste.

Sur ce sujet, nous ne lâcherons rien !

Aujourd’hui l’administration fait le choix d’une première reconnaissance, gageons que des efforts supplémentaires à destination des collègues psychologues de soutien adviennent rapidement.

⇒ FO Justice Psychologue se félicite d’avoir obtenu cette décision, à force de pugnacité et de travail.

C’est une juste reconnaissance des missions exercées.

⇒ FO Justice Psychologue poursuivra son action pour obtenir une égalité de traitement et une juste reconnaissance de l’ensemble des psychologues du ministère de la Justice.

⇒ FO Justice Psychologue continuera de défendre tous les psychologues, sans exception, et sans renoncement.

Si vous souhaitez partager votre regard sur la situation de notre corps et des actions que nous mettons en œuvre, nous vous invitons à nous écrire sur psy@fojustice.fr

Nous sommes également à vos côtés pour vous accompagner dans votre situation individuelle, contactez-nous sans hésiter.

Et si vous souhaitez vous engager, à quelque niveau que ce soit, nous serons ravis de vous accueillir.

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Des avancées financières obtenues par FO Justice Psychologue

Du fait de la réforme des personnels administratifs et techniques, le SG a dû ouvrir un groupe de travail afin de mettre à jour la note IFSE. Au regard de l’immense travail à accomplir pour faire aboutir notre statut, FO Justice Psychologue n’a pas laissé passer l’opportunité de se saisir cette question et d’en être partie prenante.

► FO Justice Psychologue affirme haut et fort, depuis près de deux ans, et de façon insistante et répétée, qu’une mise à jour d’une note IFSE concernant les corps communs ne pouvait se faire sans considérer les psychologues.

Grâce à la mobilisation de FO Justice Psychologue de véritables avancées pour nos collègues titulaires, et futurs titulaires, ont été obtenues :

LA FIN D’UNE PROFONDE INJUSTICE FINANCIÈRE POUR LES LAURÉATS DE CONCOURS

En raison des conditions réglementaires concernant la reprise d’ancienneté, des collègues contractuels lauréats du concours subissaient une perte de salaire parfois très significative au moment de leur stagiairisation.

► Grâce à la pugnacité de FO Justice Psychologue cette injustice prend fin : désormais, la perte financière éventuelle des collègues contractuels lauréats du concours sera compensée par une augmentation de leur IFSE. La filière se félicite d’avoir permis la levée des 2 préjudices majeurs générés par les conditions de titularisation, à savoir la possibilité de se maintenir sur son poste, et à salaire égal.

UN GAIN FINANCIER EN IFSE LORS DE L’ÉVOLUTION DE LA CARRIÈRE DES TITULAIRES

Lors de l’ouverture du groupe de travail, le SG a annoncé qu’il s’agissait d’une mise à jour de la note sans revalorisation financière. FO Justice Psychologue, en pointant la situation inéquitable des psychologues, a obtenu une revalorisation du ticket de mobilité latérale (c’est-à-dire, l’augmentation d’IFSE obtenue lors d’une mobilité après minimum 3 ans sur poste, ou 2 ans après la première affectation).

De plus, nous avons obtenu une majoration significative du ticket d’avancement de grade (c’est-à-dire, une majoration de l’augmentation l’IFSE lorsque les collègues sont promus Hors Classe), soit un montant de 2300€ au lieu de 1700€ annuels.

DES ÉVOLUTIONS DE LA CARTOGRAPHIE IFSE DES FONCTIONS DE PSYCHOLOGUE

► FO Justice Psychologue s’est battue avec acharnement pour faire entendre que des fonctions de

psychologue ne pouvaient être stigmatisées par une IFSE moindre. Nous nous félicitons d’avoir réussi à ouvrir ces échanges avec le SG qui a interrogé les différentes Directions.

Concernant la DGAP, le principe que nous revendiquons a été entendu, plaçant ainsi toutes les fonctions de psychologue dans le groupe 1. C’est une avancée majeure et cela représente un gain financier de 500€ bruts annuels pour les collègues jusque-là inscrits dans le groupe 2.

Concernant la DSJ, les fonctions de psychologues apparaissent enfin dans cette note et sont positionnées dans le groupe 1, conformément à l’exigence de FO Justice Psychologue.

FO Justice Psychologue se félicite de l’ensemble de ces avancées obtenues avec force, conviction et obstination.

De nombreux combats restent à mener !

► FO Justice Psychologue dénonce fermement la position de la DPJJ concernant la cartographie IFSE des fonctions.

Nous avons alerté cette direction de la stigmatisation qu’elle générait à l’endroit des psychologues exerçant en insertion et en UEMO, en refusant de les inclure dans le groupe 1. La DPJJ argue que, sans cette différenciation, les psychologues ne souhaiteront plus exercer en placements collectifs ou en quartiers mineurs (qui sont eux en groupe 1).

► FO Justice Psychologue l’a enjointe de considérer la situation de ces professionnels d’un point de vue ministériel, et plus uniquement directionnel ; ce qu’elle a décliné.

Cette note étant réévaluable chaque année, FO Justice Psychologue ne baissera pas les bras et continuera de revendiquer le passage pour ces collègues en groupe 1 de l’IFSE.

Nous continuerons également à revendiquer une revalorisation de l’augmentation de l’IFSE lors des mobilités, ainsi que la fin de l’exclusion des psychologues du dispositif spécifique d’IFSE des corps communs exerçant en Île-de-France.

► FO Justice Psychologue est mobilisée sur les questions statuaires et se bat également pour les collègues psychologues contractuels. Nous continuerons de défendre tous les psychologues du Ministère, sans exception.

Si vous souhaitez partager votre regard sur la situation de notre corps et des actions que nous mettons en œuvre, nous vous invitions à nous écrire sur psy@fojustice.fr

Nous sommes également à vos côtés pour vous accompagner dans votre situation individuelle, contactez-nous sans hésiter. Et si vous souhaitez vous engager, à quelque niveau que ce soit, nous serons ravis de vous accueillir.

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