Ce matin, à l’occasion d’une douche que l’intéressé n’a sans doute pas trouvé suffisamment fraiche pour calmer ses ardeurs, un détenu s’est cru autoriser à brandir ses attributs sexuels devant un personnel féminin.
Inutile d’épiloguer, la hiérarchie a aussitôt pris les choses en main et fait le nécessaire pour que cet individu ne se sente pas pousser des ailes. Nous les remercions pour leur bienveillance et leur réactivité.
Ce sinistre personnage n’en est pas à son coup d’essai.
L’assistance sociale et la chef de bâtiment pourront en témoigner.
Peut-être pouvons-nous supposer que le message n’a pas été transmis de façon suffisamment ferme.
Aussi,
LeSLP FO JUSTICE MA Toursexige le transfert immédiat de ce détenu.
Le 28 juillet 2026, s’est tenu le CSA Départemental de la Guadeloupe, dans les locaux de la DSPOM. Veuillez trouver ci-contre le compte rendu de cette séance de travail.
Etaient présents :
Monsieur DUPEYRE, Directeur Interrégional, Président de séance
Madame DEYTS, Secrétaire Générale
Madame CORNET, Directrice des Ressources Humaines
Madame COSTES, Référente Mission One
Monsieur CANEVAL, Représentant de FO Justice Guadeloupe
Messieurs RACAMY et SAPOR, Représentants de l’UFAP
Monsieur PETILAIRE, Représentant de la CGT
En visioconférence :
Monsieur DELANCELLE, Chef d’établissement CP Baie-Mahault
Monsieur DELE, Chef d’établissement MA Basse-Terre
Madame RAMBERT, DFSPIP de Guadeloupe
L’ordre du jour était le suivant :
1. Validation du procès-verbal du CSA départemental du 12 septembre 2025
2. Point RH des 3 structures
3. Point ELSP
4. Exercice Inter ELSP
5. Point sur les leviers pour limiter la surpopulation carcérale
6. Point DAC
7. Basse-Terre 3
A 8h08, après les formalités d’accueil et les présentations, le Président a déclaré que le quorum était atteint, et que les débats pouvaient commencer.
Les trois organisations syndicales ont lu leur déclaration liminaire, document que vous avez dû recevoir sur votre boîte mail justice.
POINT 1 : VALIDATION DU DERNIER PV.
Il s’agissait de valider par vote le procès-verbal du dernier CSA-D du 12 septembre 2025. Les 3 organisations syndicales ont voté ce PV à l’unanimité (4 voix pour).
POINT 2 : SITUATION RH DES ETABLISSEMENTS.
Les organisations syndicales n’ont pas hésité à rappeler à l’assemblée que la situation RH des établissements de Guadeloupe est très chaotique. Selon les organigrammes fournis aux OS, il faut constater :
5 postes vacants à la Maison d’Arrêt de Basse-Terre.
19 postes vacants au Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault
7 postes vacants au SPIP de Guadeloupe
Concernant le plan de requalification pour les Personnels Administratifs de CB et BA, toujours pas de retour sur les formalités de sa mise en place.
Les dernières discussions laissaient présager la venue de EX1 pour un état des lieux RH, mais vraisemblablement cette venue serait reportée au 1er trimestre 2027.
FO Justice Guadeloupea fait remarquer au Directeur Interrégional que ce point RH ressemble en tout point au dernier CSA : aucun effort en RH pour le CP de Baie-Mahault qui connait des moments très difficiles.
POINT 3 : ELSP.
A l’instant T, les équipes ESLP de Guadeloupe sont réparties comme suit :
Baie-Mahault ⇒ un effectif de 16 agents (sachant qu’un est parti à la retraite et qu’il doit être remplacé)
Basse-Terre ⇒ un effectif de 12 agents
Le Directeur Interrégional nous a annoncé une coopération plus active entre les équipes ELSP de Guadeloupe en matière d’harmonisation des pratiques professionnelles et opérationnelles.
Par ailleurs, et cela rejoint le POINT 4, l’Administration souhaite organiser des exercices inter ELSP Antilles-Guyane. Si notre organisation syndicale reste d’accord avec ce principe, nous avons quand même alerter le Directeur Interrégional sur la motivation de la chose : nous ne voulons pas que ces regroupement inter ELSP ne servent de base à une pseudo équipe ERIS.
L’Administration travaille déjà sur un planning prévisionnel pour ces échanges inter ELSP Antilles-Guyane. Le Directeur Interrégional nous promet de nous faire part en détail de ce programme.
POINT 5 :LES LEVIERS POUR LIMITER LA SURPOPULATION CARCERALE.
Les organisations syndicales ont fait part au Directeur Interrégional de la hausse effrénée du nombre de personnes détenues dans nos établissements. Une surpopulation carcérale qui sape les conditions de travail de tous les personnels.
Le Directeur Interrégional nous précise continuer à travailler de concert avec les autorités judiciaires pour lutter contre la surpopulation carcérale. Cependant, force est de constater que les effets ne sont pas visibles car le CP de Baie-Mahault a connu dernièrement un nouveau record (plus de 800 détenus au mois de juin) et que Basse-Terre souffre déjà de matelas au sol.
Pour rappel, il y a deux ans, la direction de Baie-Mahault, de Basse-Terre, et les autorités judiciaires avaient signé, en présence des Organisations Syndicales, un accord de principe pour lutter contre la surpopulation. Après quelques mois d’effort, le taux d’incarcération est reparti à la hausse.
POINT 6 : LE DAC.
Selon l’Administration, les travaux du DAC de Baie-Mahault avancent bien. Mis à part le Bâtiment MA3 (seulement la moitié) tous les gros œuvres sont terminés. Ne restent que les seconds œuvres et les aménagements en mobiliers. La réception devrait avoir lieu fin 2027 pour une mise en service au 1er trimestre 2028. Pour des raisons de sécurité, le mirador Nord devrait rester en service.
Nous ne pouvions pas parler du DAC sans évoquer la question des fonctions supports, en particulier la cuisine du CP de Baie-Mahault. Une visite de la cuisine centrale municipale a été effectuée et des discussions avec l’équipe municipale seraient en cours pour un achat éventuel.
Pas mal de questionnements et d’inquiétudes persistent concernant ce fameux DAC, à savoir les effectifs des personnels à venir (tous corps et grades confondus) et la question des fonctions supports autre que la cuisine (buanderie, cantine, magasin…).
POINT 7 : BASSE-TERRE 3.
Basse-Terre 3 correspond à la dernière phase de nouvelle Maison d’Arrêt de Basse-Terre. Cette phase devrait débuter par la démolition des bâtiments historiques prévue pour fin 2026. Au préalable, le désamiantage de l’édifice, la démolition et des fouilles archéologiques devront être effectués avant la dernière phase 4, la réalisation du nouveau bâtiment.
Ainsi se termine ce CSA-D de Guadeloupe aux environs de 18h. Notre organisation syndicale ne cache pas sa déception et ses inquiétudes pour l’avenir. Car pour l’instant les plus lésés restent les personnels, des hommes et des femmes engagés, respectueux du service public, mais depuis trop longtemps délaissés et qui subissent de plus en plus une pression professionnelle et une usure au travail. Malheureusement le mot d’ordre reste encore et encore de se serrer la ceinture.
Voilà maintenant plusieurs jours que le QSL accueille un deuxième régime de détention via l’arrivée des auxis de la SAS.
Volonté faite de remplir au maximum le QSL afin de pallier à la surpopulation carcérale galopante.
8 places ont été gagnées ! Quelle avancée ! Mais à quel prix.
Le prévisible a bien lieu, les 2 régimes de détention censés être imperméables ne le sont guère, il suffit de voir les yoyos aux fenêtres. A quand une bagarre dans les couloirs ?
Il est urgent de faire modifier rapidement certains aspects pour atténuer la surcharge de travail ahurissante actuelle :
– Modification de l’heure de passage du QSL vers la SAS à 8h45 afin de ne pas intervenir en même temps que les sorties semi libre.
– Ecrire dans une note que l’agent J3 est renfort QSL et renfort PEP à 13h
– Apporter un agent supplémentaire affecté au QSL
– Régler la problématique des repas au QSL en permettant la conservation chaude ou le réchauffage en cellule des repas
Concernant le matériel / travaux :
– Installer un portique de détection avec une tablette afin d’y déposer les objets.
– Installer des coffres dans les cellules doublées du QSL afin d’éviter les vols
– Installer une grille au niveau de l’aile rdc Sud afin d’éviter les contacts entre détenus SAS/QSL
– Acheter du petit matériel d’urgence (balayette, télé etc…)
– Dédier un lieu de stockage (actuellement tout le matériel se trouve dans les WC des personnels)
– Installer une machine à laver avec sèche-linge la SAP ou dans le self sud
Loin du surveillant acteur, les agents ne sont plus représentés en CAP, CPU. Ils ne peuvent plus proposer d’activité faute de budget et d’agents.
Que l’Administration Pénitentiaire assume et arrête la dénomination SAS pour dorénavant coller à la réalité du terrain. Cette structure n’est autre qu’une MAH 4 !
Les personnels de la SAS de Caen Ifs sauront prendre leurs responsabilités si aucune évolution n’est apportée, il serait dommageable pour tous qu’une telle structure entre en mouvement social.
Encore une fois, la Direction décide seule, dans son bureau, et nous demande d’assumer les conséquences sur le terrain. Une note de service qui bouleverse l’organisation du travail et la sécurité de l’établissement a été rédigée sans consulter un seul agent, sans consulter un seul responsable de secteur. Ni les personnels des cuisines et des ateliers, ni leur encadrement de proximité, n’ont eu leur mot à dire. On nous impose, on ne nous consulte pas !
Reçus en entrevue, nous avons exposé les craintes légitimes et unanimes des agents sur la sécurité en zone cuisines et ateliers. La réponse du Directeur est cynique et sans détour : derrière le faux prétexte d’un problème d’effectif se cache un seul et unique objectif, récupérer le PEP 2 pour le repositionner au sas piéton et “fluidifier les mouvements”. Autrement dit, du confort de gestion et du chiffre gagnés sur le dos de notre sécurité. Notre intégrité physique réduite à une variable d’ajustement logistique : voilà ce qu’elle vaut aux yeux de la Direction.
Le Chef de détention, lui, joue la même partition avec ses méthodes habituelles : il se défausse et accuse le responsable infrastructure et le responsable ATF de ne pas lui avoir remonté les difficultés d’application… d’une note qui, au moment des faits, n’existait même pas. Personne n’assume, tout le monde se renvoie la balle, et c’est toujours l’agent de terrain qui trinque.
Nous avons pourtant tendu la main : disponibilité immédiate pour travailler sur le sujet dès la rentrée, demande de retrait ou a minima de suspension d’une note vide, bâclée, sans la moindre procédure d’exécution. Refus catégorique du Directeur. Le message est clair : continuez à appliquer une note dangereuse, on verra ça “à la rentrée”, avec un hypothétique groupe de travail dont rien ne garantit qu’il change quoi que ce soit. C’est du mépris pur et simple pour les personnels.
LA DIRECTION A LA MÉMOIRE COURTE, PAS NOUS.
Faut-il rappeler à la Direction qu’en zone ateliers, un détenu en a déjà agressé un autre à la hache, en pleine tête ? Affaiblir la présence humaine et l’encadrement sécuritaire de ces zones sous couvert de “problème d’effectif”, ce n’est pas gérer, c’est jouer sciemment avec la vie des agents au nom de la fluidité des mouvements.
Ce dossier n’est pas un accident, c’est une méthode : décider seul, imposer sans expliquer, et dès que ça coince, renvoyer la responsabilité sur les échelons intermédiaires ou sur les agents eux-mêmes. Une note sans procédure d’exécution, sans étude de sécurité digne de ce nom, sans consultation des premiers concernés, ce n’est pas de l’organisation, c’est de l’amateurisme que les agents paient de leur sécurité. Nous ne l’accepterons pas.
FO JUSTICE EXIGE, SANS NÉGOCIATION POSSIBLE :
– Le retrait pur et simple, ou à défaut la suspension immédiate, de la note de service PEP 2, sans attendre la rentrée.
– Une étude sécuritaire sérieuse avant toute réorganisation en zones cuisines et ateliers, pas après un incident.
FO justice demande l’arrêt immédiat des décisions imposées sans concertation avec les agents de terrain et leur encadrement de proximité
Ce dossier ne sera pas classé, un mouvement sera organisé si rien n’évolue. Nous ne laisserons pas notre sécurité devenir une variable d’ajustement pour fluidifier des mouvements sur le dos des agents.
Au 1er juillet, le nombre de personnes détenues a atteint un niveau inédit : 89 446, soit 4 495 détenus supplémentaires en un an, représentant une hausse de 5,3 %.
Dans le même temps, le nombre de places opérationnelles s’élevait à seulement 63 289, en progression de 1,2 % sur un an.
Le nombre de détenus contraints de dormir sur un matelas au sol, faute de lit disponible, a atteint 7 890, soit une augmentation vertigineuse de 35,4 % en un an.
La densité carcérale dans les maisons d’arrêt s’établit désormais à 174,5 %, tandis que le taux d’occupation global atteint 141,3 %.
Si rien n’est fait, notre pays pourrait franchir le seuil dramatique des 100 000 détenus avant la fin de l’année.
Il faut prendre des mesures… Maintenant !
⇒ L’article 7 de Loi SURE
Il y a urgence à légiférer et à mettre en œuvre les dispositions de cet article, négocié et obtenu par FO Justice, afin d’instaurer un mécanisme efficace de régulation carcérale.
➢ Pour rappel, seule notre Organisation Syndicale a défendu et voté en faveur d’une véritable loi de régulation carcérale.
L’UFAP-UNSa Justice, la CGT et leurs alliés, notamment les syndicats de magistrats corporatistes que sont l’USM et le SM, ont voté contre ce dispositif et ne proposent aujourd’hui aucune solution crédible.
Leurs amis et alliés du CGLPL, sous l’autorité de Madame Simonnot, auraient pu et dû se saisir de ce sujet essentiel et prioritaire. Ils ont préféré s’attaquer aux quartiers de lutte contre la criminalité organisée afin de satisfaire l’OIP, le SM et la CGT.
Le 13 juillet, le ministre de la Justice a annoncé son intention de soumettre ce projet de régulation carcérale à l’Assemblée nationale au mois d’octobre. De nombreuses incertitudes demeurent néanmoins quant au respect de ce calendrier, à l’obtention d’une majorité parlementaire et à la rédaction définitive du texte.
Pour FO Justice, il n’est plus possible de temporiser. Nous sommes confrontés à une situation d’urgence absolue.
Face à ce constat, une mesure exceptionnelle s’impose !
⇒ Des grâces collectives
Depuis la modification de l’article 17 de la constitution en 2008, les grâces présidentielles collectives ne sont plus permises.
FO Justiceexhorte donc le Président de la République et les parlementaires à réinstaurer cette prérogative.
Mais un tel dispositif ne saurait répondre à l’urgence de la situation.
Il faut agir, aujourd’hui : à Situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle !
⇒ Des remises de peine exceptionnelles
➢FO Justicedemande donc au ministre de la Justice, de présenter sans délai au Parlement un projet de loi visant à permettre l’octroi de réductions de peines supplémentaires et un mécanisme de libérations anticipées et encadrées, à l’instar des mesures instaurées par les articles 27 et 28 de l’ordonnance 2020-303, prise lors de la crise de la COVID-19.
Cette mesure, déjà utilisée par le passé dans une situation exceptionnelle, constitue aujourd’hui la seule réponse immédiate susceptible d’éviter l’implosion de nos établissements pénitentiaires, dans l’attente de solutions structurelles.
N’attendons pas qu’un drame se produise pour agir !
Les personnels pénitentiaires, tous corps et tous grades confondus, sont à bout.
Ils ne pourront pas continuer indéfiniment à faire tenir un système arrivé au bord de l’effondrement.
À l’impossible, nul n’est tenu !
Il est temps de placer les élus de la République face à leurs responsabilités. Il est temps de dépasser les clivages politiques et les postures dogmatiques.
Lorsque les prisons débordent, ce sont la sécurité des personnels, celle des personnes détenues et, au-delà, celle de nos concitoyens qui sont directement menacées.
Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins.
FO JUSTICE PRENDRA SES RESPONSABILITÉS SI NOUS N’ÉTIONS PAS ENTENDUS !
FOJustice remercie l’ensemble des personnels du SPIP 10/52 ainsi que la direction pour la qualité des échanges et la transparence des informations communiquées lors de cette visite.
Concernant le siège, les effectifs sont aujourd’hui complets. Toutefois, le départ prochain de la DPIP du milieu ouvert de Troyes entraînera un report de sa charge de travail sur le DFSPIP adjoint. Cette situation ne pourra être absorbée durablement sans conséquences sur le fonctionnement du service.
FOJustice demande qu’un renfort soit mis en place dans les meilleurs délais, y compris par le recrutement d’un agent contractuel (ANT), dans l’attente de la prochaine mobilité des DPIP.
S’agissant des ressources humaines en milieu ouvert et en milieu fermé, les vacances de postes demeurent préoccupantes :
➢ Villenauxe -3
➢ Chaumont -4
➢ Troyes -2
L’ouverture prochaine du QSL de Troyes accentuera encore davantage la tension sur les effectifs et nécessitera des moyens humains supplémentaires.
FOJustice souligne également le manque d’une assistante de service social sur Troyes ainsi que l’absence d’un binôme de soutien.
Les difficultés de recrutement d’assistants de service social diplômés imposent une vigilance particulière et des solutions rapides.
Enfin, FOJustice se félicite de l’arrivée prochaine du référent TIG, qui constituera un renfort attendu pour le service.
FOJustice remercie une nouvelle fois tous les agents pour leur accueil, leur disponibilité et leur engagement quotidien au service des missions du SPIP.
Le décret n°2026-705 du 29 juillet 2026, applicable aux fonctionnaires, aux agents contractuels de l’État, ainsi qu’aux ouvriers de l’État, vient apporter des modifications relatives à la gestion des congés pour raisons de santé et du Temps Partiel Thérapeutique (TPT). Il transpose aux agents publics un certain nombre de règles déjà applicables aux salariés du privé, en alignant certaines modalités de gestion sur celles du régime général, tout en adaptant certaines règles propres aux agents publics.
► IMPORTANT : Les conditions médicales, les quotités de travail, la rémunération, la reconstitution des droits et la durée maximale restent inchangées
► IMPORTANT : Le respect de prescription et du secret médical, la rémunération (modalités et durée), le contrôle de l’aptitude à la reprise restent inchangés
A peine les couteaux neutralisés ce week-end, la réponse des réseaux ne s’est pas faite attendre. Pas de temps mort, dès qu’une saisie est réalisée, la détention est immédiatement réapprovisionnée !!!
Ce matin lundi 3 aout 2026, vers 7 h15, la réalité du terrain nous a une nouvelle fois sauté aux yeux lors du contrôle des cours de promenade. Au bâtiment B, la vigilance d’un agent a permis d’intercepter en direct une tentative de récupération. Les occupants d’une cellule du rez-de-chaussée du C étaient en
train de tirer à la ficelle un sac projeté durant la nuit dans la cour. A l’intérieur, un véritable arsenal : 4 couteaux en céramique, 2 téléphones portables, 2 chargeurs, 3 puces, 1 boitier TP- Link et 1 manette de PlayStation.
Dans la foulée, au bâtiment A, c’est un drone écrasé qui a été découvert au niveau des cours.
Ces évènements consécutifs démontrent une chose, plus rien ne freine la prolifération de la violence et des trafics. Alors que les personnels venaient d’éviter le pire ce week-end, l’extérieur réinjecte aussitôt des armes mortelles et des équipements numériques au cœur de nos bâtiments, dès 7 heures du matin. Drones, livraisons par yoyo … la détention est pilonnée sans relâche, mettant en danger direct la sécurité des agents à chaque prise de service.
Face à cette surenchère permanente, la vigilance des collègues ne peut pas être notre seule ligne de défense. Notre organisation félicite à nouveau les agents mobilisés ainsi que les gradés pour leur réactivité et leur vigilance constante dès la première heure ce matin.
FO Justice VLMexige en urgence des effectifs supplémentaires pour constituer une équipe d’agents dédiés et disponible au quotidien, capable de multiplier les opérations de fouilles et d’assurer une présence de sécurité renforcée que ce soit via une brigade locale ou le renfort des ELSP. Le déploiement de vrais dispositifs anti-drones et de moyens matériels adaptés. Une réponse pénale exemplaire face à ces tentatives de livraison répétées !
► FO Justice est alerté par plusieurs directions interrégionales, notamment Rennes, Lille et Lyon, sur le non-renouvellement massif de contrats de personnels administratifs.
Des agents contractuels de catégories A, B et C, parfois présents depuis plusieurs années et indispensables au fonctionnement quotidien des services, seraient brutalement remerciés au nom d’une nouvelle chasse aux économies imposée par la DGAP.
Cette décision est totalement irresponsable !
Alors que la surpopulation carcérale atteint des niveaux toujours plus alarmants, que les établissements pénitentiaires sont saturés et que les services des DISP sont déjà sous- dimensionnés, l’administration choisit de supprimer des renforts essentiels.
Ces personnels assurent pourtant des missions indispensables au bon fonctionnement des établissements, des services pénitentiaires et des directions interrégionales. Leur départ entraînera mécaniquement une surcharge de travail supplémentaire pour les personnels titulaires, déjà épuisés et confrontés à des conditions de travail fortement dégradées.
► FO Justicedénonce une politique comptable aveugle, menée sans aucune considération pour les agents, les besoins des services et la réalité du terrain.
On ne peut pas, d’un côté, constater une hausse exponentielle du nombre de personnes détenues et, de l’autre, réduire les effectifs administratifs nécessaires à la gestion des établissements et des DISP.
► FO Justiceexige l’arrêt immédiat de cette purge, le renouvellement des contrats indispensables et un renforcement durable des effectifs administratifs.
L’administration pénitentiaire ne peut pas continuer à fonctionner avec toujours plus de missions, toujours plus de détenus, mais toujours moins de personnels.
FO Justice ne laissera pas la DGAP sacrifier les agents et le fonctionnement des services sur l’autel des économies budgétaires !
Pour faire suite au communiqué du SNEPAP FSU en date du 31/07/26 indiquant que le SPIP du CD de Salon De Provence est attaqué de toute part se retrouvant seul contre tous, ceux-ci portent des accusations et diffamations à l’encontre des personnels du CD de Salon De Provence.
Force est de constater que les auteurs de ce communiqué démontrent une ignorance inquiétante sur le fonctionnement élémentaire de notre établissement et de la réalité du terrain.
Les attaques contre le greffe sont indignes. Les agents de ce service travaillent depuis des mois dans des conditions extrêmement dégradées, avec un sous-effectif chronique et une charge de travail que personne ne peut sérieusement contester. Malgré cela, ils continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme et un sens exemplaire du service public.
Le passage consacré aux chefs de bâtiment mérite à lui seul d’être cité tant il est révélateur. Chacun sait qu’ils ne disposent d’aucune compétence pour décider de l’organisation ou du fonctionnement des CAP. Leur reprocher de « ne pas vouloir revoir l’organisation des CAP » est donc parfaitement absurde. De plus Les tensions en détention n’ont pas attendu les CAP pour exister. Soit les auteurs de ce communiqué ignorent le fonctionnement élémentaire de l’établissement, ce qui serait préoccupant, soit ils savent pertinemment que cette accusation est fausse et choisissent malgré tout de la diffuser. Dans les deux cas, chacun appréciera la solidité de leur analyse.
Il est particulièrement regrettable de voir cette organisation syndicale préférer attaquer d’autres personnels plutôt que de s’interroger sur les véritables causes des difficultés qu’elle dénoncent. Diviser les agents, opposer les services les uns aux autres et désigner des collègues comme responsables constituent une méthode aussi facile qu’irresponsable. Les transformer aujourd’hui en responsables des dysfonctionnements relève d’une démarche cynique consistant à fabriquer des boucs émissaires pour masquer les véritables difficultés.
FO Justice refuse catégoriquement cette logique. Les personnels du Centre de détention n’ont pas vocation à devenir les victimes d’une stratégie de communication syndicale fondée sur la polémique plutôt que sur les faits.
Pour information, le syndicalisme ne se résume pas à rédiger des tracts ou à publier des communiqués. Il exige d’assumer ses écrits.
Il est d’ailleurs particulièrement révélateur que ces auteurs aient pris soin de ne pas diffuser leur communiqué aux personnels qu’ils mettent directement en cause ! Encore faut-il en avoir le courage…
Nous invitons donc les auteurs de ce communiqué à quitter les postures et les effets d’annonce pour venir constater, sur le terrain, la réalité du travail accompli par les agents qu’ils accusent si facilement.
Les représentants de FO Justice, eux, sont présents quotidiennement au Centre de détention de Salon-de-Provence. Nous connaissons les difficultés des personnels parce que nous les partageons à leurs côtés. Nous assumons nos prises de position, nous les défendons et nous sommes toujours disponibles pour débattre.
FO Justicecontinuera à défendre sans distinction l’ensemble des personnels du Centre de détention de Salon-de-Provence, qu’ils exercent au greffe, en détention ou dans tout autre service. Nous ne laisserons pas des collègues déjà éprouvés par des conditions de travail particulièrement difficiles être livrés à la vindicte ou servir de cible à des accusations aussi opportunes qu’infondées.
Défendre les agents exige de la rigueur, de l’honnêteté et du courage.