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La Réunion : Les Agents méritent mieux qu’une continuité de service au rabais

À compter du 1er septembre, les agents du ministère de la Justice à La Réunion devront faire face à une continuité de service fortement dégradée en raison de l’absence de remplacement de l’assistante de service social (ASS) du personnel, qui partira en congé maternité.

Le congé maternité n’est évidemment pas le problème. Le véritable problème est l’absence totale d’anticipation de son remplacement !

Pourtant, le territoire de La Réunion constitue l’un des secteurs les plus importants de l’équipe Outre-mer.

Face à la densité des accompagnements sociaux, un deuxième poste avait d’ailleurs été sollicité.

Malgré les alertes formulées par la coordinatrice nationale des travailleurs sociaux (CNTS) et le coordinateur Outre-mer, aucune solution de remplacement n’a été mise en place.

À la place, il est envisagé de faire reposer la continuité de service sur les autres assistantes et assistants de service social du personnel de l’Outre-mer.

Cette solution ne répond ni aux besoins des agents ni aux réalités du terrain !

Comment assurer un accompagnement social de proximité lorsque les professionnels sont répartis sur plusieurs territoires séparés par des milliers de kilomètres et soumis à d’importants décalages horaires ?

Entre la Guyane et La Réunion, plusieurs heures de décalage compliquent déjà les échanges. Avec la Nouvelle-Calédonie, ce décalage atteint jusqu’à quatorze heures selon les périodes de l’année.

L’accompagnement social ne peut pas se résumer à une permanence téléphonique organisée à distance.

Il repose sur la disponibilité, la réactivité, la connaissance des partenaires locaux et la proximité avec les agents.

Faire porter cette absence de remplacement sur les autres ASS de l’équipe Outre-mer revient à reporter la difficulté sur des professionnels déjà pleinement investis dans leurs propres secteurs.

CETTE ORGANISATION NE RÉPOND NI AUX BESOINS DES PERSONNELS NI AUX EXIGENCES D’UN SERVICE SOCIAL DE QUALITÉ.

Elle traduit surtout un manque d’anticipation et de considération pour les agents de La Réunion comme pour les ASS de l’Outre-mer.

► FO Justice – ASS rappelle qu’une continuité de service ne peut devenir un substitut permanent au remplacement d’un professionnel absent. Les congés prévisibles doivent être anticipés afin de garantir la continuité de l’accompagnement social dans des conditions dignes, tant pour les agents que pour les professionnels.

► FO Justice – ASS exige le remplacement de l’assistante du service social du personnel de La Réunion dans les meilleurs délais.

► FO Justice – ASS demande que les spécificités des territoires ultramarins soient enfin prises en compte dans l’organisation du service social du personnel.

LES AGENTS ULTRAMARINS ONT DROIT À LA MÊME QUALITÉ D’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL

QUE L’ENSEMBLE DES AGENTS DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE !

L’ÉLOIGNEMENT GÉOGRAPHIQUE NE DOIT JAMAIS

DEVENIR UN PRÉTEXTE

À L’ABSENCE DE MOYENS !!

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Prison d’Épinal : Dégradation volontaire et mise en danger d’autrui ?

ALERTE, ÉPINAL S’EMBRASE ?

Les jours passent et malheureusement rien n’est fait pour s’arranger :

Le 30 juillet un mineur comparaissait suite à de nombreux incidents disciplinaires : la sanction maximum de 7 jours tombe….Sauf qu’au moment de la signature, le directeur adjoint, président de la commission et aux commandes de l’établissement durant les congés du directeur, lui fait alors une proposition pour le coup stupéfiante : S’il se tient à carreaux, il promet de le sortir de la cellule disciplinaire le lendemain matin….sans concerter ni la PJJ, ni l’officier en charge du quartier mineurs…Sidération, colère, incompréhension du personnel…

Dans l’après-midi, le directeur adjoint est avisé d’un risque psycho- social avéré au QF ; en effet, depuis le 16 juillet les surveillantes sont confrontées à un déferlement de violences et d’injures suite au transfèrement de la détenue MOS D, placée au QD depuis son arrivée ; elle met à bout les nerfs de tout le monde.

Depuis, pas moins de 2 mises en CPROU, une tentative de suicide d’une mineure, un refus de réintégrer, une grève de la faim…. Voilà à quoi ressemble le quotidien de la MAF cette semaine : Dépôts de plainte, comptes-rendus professionnels et d’incidents s’amoncellent mais rien ne bouge.

Aussi, lorsqu’il se déplace pour voir la surveillante qui lui expose le climat anxiogène dans lequel elle évolue, qu’elle sollicite un peu de bienveillance et de compréhension il lui annonce qu’il va la changer de secteur et faire venir une surveillante du quartier homme à sa place jusqu’à ses congés…Pour son bien !!!S’ensuit une longue discussion avec la détenue, qui elle apparemment capte toute son attention.

Que dire de cette gestion ? maladresse, incompétence, déni ???

Stop, le personnel n’est pas de la chair à canon qu’on envoie au front avec un sifflet et des notes de gestion à tout va…La grogne monte autant du côté des détenu(e)s que du personnel, les braises sont attisées et la situation n’est pas du tout maîtrisée ni sous contrôle.

En créant une unité de vie filles mineures au sein d’un quartier majeures, avec la configuration des lieux actuelle, il y a des choix à faire ; on ne peut pas placer n’importe qui à côté de profils fragiles qu’il faut surveiller heure par heure.

FO Justice invite les personnes décisionnaires des affectations de MOS à venir visiter le QF de la MA d’ÉPINAL.

FO Justice exige le transfert immédiat de la détenue D vers une structure adaptée à son profil.

FO Justice apporte tout son soutien aux personnels de la détention et à ceux des quartiers spécifiques dont le professionnalisme n’est plus à démontrer.

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Prison de Grasse : Prison Break… saison 2026, rien n’a changé !

Dans la nuit du 30 juillet 2026, une personne détenue est parvenue à détruire le mur mitoyen de sa cellule afin de rejoindre la cellule voisine, démontrant, une nouvelle fois, les failles structurelles de notre établissement.

Grâce à la vigilance et au professionnalisme des personnels de nuit, l’individu a été rapidement extrait puis placé au quartier disciplinaire, mettant ainsi un terme à cet incident.

FO Justice adresse ses félicitations aux agents, qui ont une nouvelle fois fait preuve d’un engagement exemplaire.

Le plus surprenant dans cette affaire : une fois le mur percé, et après avoir rejoint la cellule voisine, les deux personnes détenues ont tout simplement pris le temps de boire un café et de regarder un film ensemble, comme si de rien n’était. Cette scène, aussi insolite qu’inquiétante, illustre à quel point la sécurité des infrastructures a été mise en échec… une fois de plus.

Le détenu concerné est déjà bien connu de la Maison d’arrêt de Grasse.

Déjà incarcéré dans notre établissement par le passé, il n’en est pas à son premier incident. Sa gestion est particulièrement complexe et mobilise régulièrement les équipes.

Ce type d’événement n’est malheureusement pas inédit. En 2018, et à 3 reprises, des détenus avaient déjà traversé les murs de plusieurs cellules du

quartier mineurs, puis du quartier disciplinaire. Au total, 13 cellules avaient été perforées en quelques mois.

FO Justice avait alors multiplié les alertes et dénoncé l’absence de véritables travaux de consolidation. Les expertises se sont succédé, tout comme les promesses, mais les « murs en carton » évoqués par FO Justice dès 2018 sont toujours… en carton.

Aujourd’hui, après la multiplication des livraisons par drones, l’introduction d’armes en céramique, de téléphones et de produits stupéfiants, on constate et déplore qu’un détenu peut toujours percer un mur pour passer d’une cellule à une autre, avec une facilité déconcertante. C’est la sécurité des agents et des personnes détenues qui est en jeu !

À cela s’ajoute un manque d’effectifs chronique qui épuise les personnels. Les agents enchaînent les heures supplémentaires afin d’assurer la continuité du service public, dans des conditions toujours plus difficiles.

FO Justice demande le transfert immédiat de cette personne détenue vers un établissement adapté à son profil.

FO Justice exige également :

• Un plan de sécurisation des infrastructures de l’établissement… 8 ans après, il serait temps !

• Des moyens humains à la hauteur des besoins réels de la Maison d’arrêt de Grasse.

Les personnels ne peuvent plus être les seuls remparts face à des infrastructures défaillantes et à un sous-effectif chronique. Il est temps que l’administration prenne enfin les mesures qui s’imposent.

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Prison de Grasse : FO Justice, des engagements qui se concrétisent

À l’initiative de FO Justice, plusieurs rencontres ont été organisées avec les élus et les services de la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse (CAPG) afin d’aborder les difficultés récurrentes rencontrées par les personnels de la Maison d’arrêt de Grasse, lesquelles soulèvent la problématique majeure de la fidélisation des personnels sur cet établissement.

RENDEZ-VOUS AVEC MONSIEUR LE MAIRE

Le 16 juillet 2026, FO Justice a été reçu par Monsieur le Maire de Grasse, M. Jérôme VIAUD accompagné de Mme Élisabeth REBUFFO, responsable du service logement de la CAPG.

Cette réunion avait pour objectif d’aborder plusieurs dossiers majeurs : le logement, les transports, le stationnement, l’accueil des nouveaux agents ainsi que les conséquences du projet d’extension de l’établissement.

Parmi ces sujets, le logement demeure la priorité de FO Justice et des personnels. Les difficultés à se loger, le coût élevé des loyers et le manque de logements disponibles constituent aujourd’hui un véritable frein à l’attractivité de la Maison d’arrêt de Grasse et à la fidélisation des personnels.

Les élus ont affiché leur volonté d’instaurer un dialogue social avec l’organisation représentative. Des axes d’améliorations ont d’ores et déjà été engagés avec les représentants de la Ville de Grasse et la CAPG afin d’apporter des solutions durables aux problématiques soulevées, autour de propositions très concrètes.

Dans la continuité de cette première réunion, FO Justice a rencontré Le 24 juillet 2026, M. FLATOT Raphaël, responsable des transports de la CAPG, afin de travailler sur l’amélioration de la desserte de l’établissement.

CETTE RENCONTRE A PERMIS D’ACTER PLUSIEURS AVANCÉES

À compter du 1er septembre 2026, une rotation supplémentaire permettra aux agents d’arriver à temps pour leur prise de service de 6 h 45, ainsi que des rotations supplémentaires en fin de service du soir, dans les 2 sens de circulation.

À partir de 2027, une nouvelle desserte reliera l’Hôpital de Grasse – Clavary – Maison d’arrêt de Grasse, au bénéfice des personnels pénitentiaires et hospitaliers avec des navettes toutes les demies heures.

Face à nos inquiétudes, Il a également été confirmé que l’accès aux bus du réseau SILLAGES est gratuit sur simple présentation du PASS Sûreté.

Un rappel sera fait dans ce sens aux personnels chauffeurs afin de garantir la bonne application de cette mesure.

Ces premières avancées démontrent que le dialogue engagé par FO Justice avec les acteurs locaux porte déjà ses fruits.

FO Justice restera pleinement mobilisée afin que les engagements pris, notamment sur le dossier du logement, se traduisent rapidement par des mesures concrètes.

Parce que faciliter le logement, améliorer les transports et renforcer l’attractivité de notre établissement constituent des conditions essentielles pour répondre durablement aux difficultés de recrutement et de fidélisation des personnels, FO Justice continuera à défendre, avec détermination, les intérêts de l’ensemble des agents de la Maison d’arrêt de Grasse.

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Création d’une procédure d’emplois réservés pour les conjoints des Agents de l’AP décédés en service : Lettre ouverte au Garde des Sceaux

Monsieur Gérald DARMANIN

Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Ministère de la justice

13 Place Vendôme

75042 PARIS Cedex 01

Objet : Création d’une procédure d’emplois réservés pour les conjoints des agents de l’administration pénitentiaire décédés en service

Monsieur le Garde des Sceaux, ministre de la Justice,

Nous souhaitons aujourd’hui attirer votre attention sur l’actuelle absence de dispositif permettant aux conjoints d’agents de l’administration pénitentiaire, dont le décès est reconnu imputable au service, de bénéficier d’emplois réservés au sein du ministère de la Justice.

Un tel dispositif existe pour les fonctionnaires des services actifs de la police nationale (article R326-3 du Code Général de la Fonction Publique), ainsi que pour les militaires de la gendarmerie nationale (article 1er du décret n° 2011-1413 du 31 octobre 2011).

En tant que troisième force de sécurité de notre pays, rien ne saurait justifier que les conjoints des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire décédés en service ne bénéficient pas d’un dispositif équivalent.

C’est la raison pour laquelle nous vous sollicitons, afin de permettre aux veuves et veufs des agents de l’administration pénitentiaire décédés en service de bénéficier d’emplois réservés au sein du ministère de la Justice.

Une telle mesure serait une juste reconnaissance de l’engagement, et parfois du sacrifice, des agents qui servent quotidiennement notre administration.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de notre haute considération.

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Prison du Port : Stop à l’embrasement de la détention. Des mesures immédiates s’imposent !

Depuis plusieurs jours, la situation en détention est particulièrement préoccupante. Les tensions liées aux trafics de stupéfiants, aux dettes non honorées, aux rivalités de gangs et aux luttes de territoire ont atteint un niveau alarmant.

Ces conflits ont désormais pris une dimension communautaire, entraînant depuis mardi de violents affrontements entre détenus mahorais et réunionnais. À ce jour, les violences se concentrent principalement sur le bâtiment A, mais le risque de propagation vers le bâtiment B est réel et imminent.

FO JUSTICE alerte solennellement la Direction : la situation est explosive et pourrait conduire à l’embrasement de l’ensemble de la prison du Port.

Pendant que les tensions s’intensifient, ce sont une nouvelle fois les personnels qui se retrouvent en première ligne, exposés à un risque accru d’agressions physiques et verbales. Chaque intervention devient plus dangereuse et les conditions de travail se dégradent de jour en jour.

FO JUSTICE EXIGE DES MESURES RAPIDES ET CONCRÈTES.

La mise en place immédiate d’un plan de sécurisation renforcé.

La séparation effective des groupes antagonistes.

Des transferts ciblés des détenus les plus impliqués dans les violences.

Un renforcement des effectifs afin d’assurer la sécurité des personnels.

Une réponse ferme et adaptée face aux meneurs et aux trafics qui alimentent ces tensions.

Une communication transparente de la Direction sur les mesures envisagées et leur calendrier de mise en œuvre.

FO JUSTICE refuse que les personnels servent de variable d’ajustement face à une situation qui dégénère quotidiennement. Nous demandons à la Direction d’agir immédiatement avant qu’un drame ne survienne.

FO JUSTICE PREND SES RESPONSABILITÉS.

Si aucune décision forte et rapide n’est prise pour rétablir l’ordre et garantir la sécurité des agents.

Nous n’excluons aucune forme d’action syndicale et nous irons jusqu’au blocage de l’établissement afin de nous faire entendre et obtenir les mesures nécessaires à la protection des personnels.

La sécurité des agents n’est pas négociable.

FO JUSTICE La défense des personnels, sans compromis.

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Le label de la duperie, bâti sur le sable !!!

Dans la nuit de mercredi 29 juillet 2026 à jeudi 30 juillet 2026, les agents de nuit de VLM ont dû faire face à une situation intenable. L’arrivée de 10 détenus en une seule nuit a mis en lumière l’aberration totale de la gestion actuelle de notre quartier arrivant ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Capacité théorique : 13 cellules, la réalité 9 cellules sont aujourd’hui confisquées par des profils hors cadre qui n’ont rien à y faire (isolés médicaux, gestion isolées, mouvement accompagnés) ce ne sont plus des arrivants de passage, ils y sont installés à demeure, depuis des mois ! De fait, il ne reste plus que 3 à 4 cellules dédiées à la gestion des véritables arrivants

En détournant ce quartier de sa mission originelle, nous sortons sciemment du cadre réglementaire. L’accompagnement spécifique, le suivi et la surveillance renforcée imposés par la labellisation RPE ne peuvent plus être assurés.

Cette nuit-là a été le coup de grâce. L’équipe tournait déjà en mode dégradé à cause d’une extraction hospitalière. Malgré la fatigue, nos collègues ont dû constater l’impossible, plus aucune place disponible au QA ! Résultat à 2h et 3h du matin, nos agents de nuit ont dû improviser des changements de cellules à d’autres étages pour caser les arrivants. Inacceptable !

Le QA de VLM se targue d’avoir obtenu une labellisation RPE. Mais peut-on sérieusement conserver ce label quand on sait que les 3 /4 des cellules sont détournés de leur fonction ? Si un organisme de contrôle débarquait cette nuit, la perte du label serait immédiate.

FO JUSTICE VLM est révolté par cette gestion qui épuise nos collègues !

Nous exigeons le relogement immédiat hors du quartier arrivant des profils occupant indûment ces cellules. La restitution des 13 cellules du QA a leur vocation unique, le respect des conditions de travail des agents de nuit, qui n’ont pas à pallier l’improvisation logistique de l’établissement.

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Prison de Tours : Quand l’urgence n’en est plus une… Qui assume les conséquences ?

Une nouvelle fois, les personnels de surveillance ont été mobilisés dans le cadre d’une extraction médicale présentée comme une urgence.

Signalement à 14 h 20. Départ effectif… 1 h 30 plus tard !

Comment peut-on qualifier « d’urgence » une extraction pour laquelle les personnels de l’unité sanitaire savaient, selon les informations dont nous disposons, depuis le matin, qu’elle devait être réalisée ?

Pire encore, la personne détenue concernée revenait d’une hospitalisation de quinze jours, avec une garde statique qui avait pris fin quelques jours auparavant. À notre arrivée à l’hôpital, le comportement observé de la personne détenue ne semblait pas traduire une situation de détresse immédiate. Le médecin des urgences nous a ensuite informés que l’hospitalisation se poursuivrait au minimum pour la nuit.

Pendant ce temps, cette extraction a mobilisé des effectifs indispensables au bon fonctionnement de la détention. Alors que plusieurs agents étaient engagés à l’extérieur, l’établissement a dû faire face à différents incidents, notamment une bagarre survenue en promenade à 14 h 45.

Force est de constater que ce type de prise de décision met trop souvent en péril la sécurité de l’établissement, mais également celle des agents. En privant la détention de personnels nécessaires à son fonctionnement, ces décisions fragilisent les équipes sur le terrain, augmentent les risques d’incidents et exposent davantage les collègues qui assurent la continuité du service.

FORCE OUVRIÈRE JUSTICE MA TOURS s’interroge :

– Pourquoi présenter comme urgente une extraction connue depuis plusieurs heures ?

– Pourquoi ne pas anticiper son organisation afin de limiter son impact sur le fonctionnement de l’établissement ?

– Jusqu’à quand les personnels de surveillance devront-ils subir les conséquences d’un manque d’anticipation ?

Les surveillants ne sont pas une variable d’ajustement.

L’urgence médicale, lorsqu’elle est avérée, ne saurait être remise en cause. En revanche, un défaut d’anticipation ou une organisation défaillante ne doivent plus avoir pour conséquence de mettre en danger la sécurité de l’établissement et celle des personnels.

FORCE OUVRIÈRE JUSTICE MA TOURS exige :

– Une véritable coordination entre l’unité sanitaire et l’administration pénitentiaire.

– Une anticipation systématique des extractions connues à l’avance.

– Une prise en compte réelle des contraintes opérationnelles des personnels de surveillance et que la sécurité de l’établissement et celle des agents ne soient plus sacrifiées au profit d’une organisation défaillante.

La sécurité des personnels n’est pas négociable.

FORCE OUVRIÈRE JUSTICE MA TOURS continuera à dénoncer toute situation mettant inutilement en danger les agents et à défendre des conditions de travail garantissant la sécurité de tous.

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1 er Surveillants “Historiques” : 100 % des gagnants ont tenté leur chance !

À la lecture des derniers communiqués de l’UFAP UNSa et de la CGT (qui peut toujours solliciter l’avis du CGLPL dont elle est si proche), FO Justice se doit de rétablir quelques vérités.

Si la très grande majorité des Premiers Surveillants historiques est aujourd’hui passée au grade de Major, c’est grâce à la réforme négociée et obtenue par FO Justice !

Nous avions également obtenu que les Brigadiers-Chefs Encadrement, nommés en 2024, soient intégrés au dispositif transitoire.

Rappelons tout de même qu’avant cette réforme, la promotion au grade de Major représentait un Graal difficile à atteindre. Les chiffres ne mentent pas (eux) :

Sur les 3 années précédant la réforme : 65 agents ont été promus

Sur les 3 années suivant la réforme : 2126 agents ont été promus

Soit près de 30 fois plus de promotions… HI S -TO -RI -QUE !!!

Malheureusement, certains jurys de RAEP n’ont pas appliqué uniformément les consignes nationales concernant la prise en compte de l’ancienneté dans le grade. Des Brigadiers-Chefs encadrants plus récemment nommés ont ainsi été promus avant certains « historiques ».

► FO Justice ne remet pas en cause leur réussite et, au contraire, les félicite. Ils se sont inscrits, ont présenté leur dossier et ont réussi : « 100 % des gagnants ont tenté leur chance ! ».

Dès le départ, FO Justice revendiquait un passage automatique, plus simple pour les collègues, et moins couteux pour l’administration. C’était sans compter sur la Direction Générale de l’Administration et de la fonction publique, qui a imposé ce passage obligé par un RAEP.

Nous avions donc alerté les collègues sur l’absolue nécessité de s’inscrire !

Certains Premiers Surveillants historiques ne l’ont malheureusement pas fait, parfois sur les conseils (malveillants) de certaines organisations syndicales qui tentaient de décrédibiliser notre réforme.

En revanche, ces représentants syndicaux, eux, n’ont pas oublié de s’inscrire… et ont été promus !

FO Justice en profite pour les féliciter… mais pas pour les remercier !!!

Au final, ceux qui ne se sont inscrits que tardivement ont perdu du temps pour prétendre au bénéfice de leur promotion.

MAIS, FO JUSTICE A FAIT UNE PROMESSE… FO JUSTICE LA TIENDRA !

Pour garantir le respect des engagements pris lors des négociations conduites à Matignon,

FO Justice a, en effet, obtenu une nouvelle garantie de la DGAP :

LES PREMIERS SURVEILLANTS HISTORIQUES PROMUS AU TITRE DE L’ANNÉE 2027 SERONT NOMMÉS AVEC UN EFFET RÉTROACTIF AU 1er JANVIER 2026.

Cette mesure permettra de préserver leur ancienneté dans le grade. Ils ne seront nullement lésés par rapport à la promotion 2024 qui a obtenu le grade de major cette année, en vertu des dispositions transitoires du décret statutaire.

Les engagements obtenus par FO Justice seront, dès lors, bien respectés : Voilà la réalité !

► FO Justice ne laissera personne sur le bord du chemin, malgré la volonté manifeste de certaines organisations syndicales de saboter une réforme qu’elles ont combattue et dont elles tentent désormais de récupérer les résultats.

Pendant que d’autres communiquent, FO Justice négocie, obtient et garantit les droits des personnels.

« 100 % des gagnants ont tenté leur chance »… Tous les Premiers Surveillants historiques deviendront Majors. Et personne ne sera oublié !

► Les Premiers Surveillants historiques souhaitant être accompagnés peuvent se rapprocher de leurs représentants FO Justice.

FO JUSTICE : DES ACTES, DES RÉSULTATS !

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Réforme de la filière technique ministérielle : L’UNSA refuse la présence de FO Justice. La DSJ se compromet !

Ce jeudi 30 juillet, la Direction des services judiciaires (DSJ) du ministère de la Justice avait convoqué, en visioconférence, une réunion de travail consacrée à la mise en œuvre de la réforme des personnels techniques au sein de cette direction.

Notre secrétaire général avait transmis au Secrétariat général (SG), dont dépendent aujourd’hui les personnels techniques, la liste de nos représentants syndicaux nationaux appelés à participer à cette réunion essentielle pour l’avenir de cette réforme, un processus qui avance avec une lenteur préoccupante depuis plusieurs mois.

Il s’agissait donc d’une réunion importante, mais visiblement pas assez pour que certains acceptent le dialogue et le débat.

Pour FO Justice, trois spécialistes de la filière technique étaient mobilisés, prêts à défendre les droits et les intérêts des collègues.

Mais cela n’a manifestement pas plus à l’UNSA-Justice : des représentants syndicaux qui travaillent en plein été… et, en plus, des représentants de FO Justice ! Ah non, sûrement pas !

Notre présence semblait déjà de trop…

Avant même de pouvoir ouvrir les débats et enfin travailler sur cette réforme, toute la discussion s’est focalisée sur la légitimité des représentants de FO Justice.

Et, au ministère de la Justice, lorsque l’UNSA avance d’un pas, la CGT suit dans son sillage, sans même se poser de questions…

La représentante de cette organisation syndicale, qui semble systématiquement s’aligner sur les positions de l’UNSA, au point que l’on peut se demander pourquoi elles ne siègent pas sous une même bannière, s’est également déclarée « choquée » par la présence de nos représentants.

Résultat : les travaux relatifs à cette réforme sont reportés sine die. La DSJ a choisi de céder face aux pressions de l’UNSA et de la CGT, acceptant de fait leur diktat au lieu d’assumer ses responsabilités.

À la DSJ, chacun sait désormais qui dicte le tempo : certains syndicats, confortés par leurs soutiens au sein de la magistrature.

Et c’est bien pour cela que rien n’avance, au détriment de l’administration comme des droits des agents !

Pendant que certains s’agitent et organisent l’immobilisme, la réalité, elle, est implacable :

Au sein de cette direction, les postes de techniciens de catégorie B sont occupés par des contractuels, dans une précarité intolérable.

En catégorie A, les missions d’ingénieurs techniques sont confiées à des agents appartenant à d’autres corps…

Si l’objectif était de laisser les personnels techniques sur le bord du chemin, on ne s’y prendrait pas autrement !

Qu’ils le sachent : FO Justice ne reculera pas.

Nous continuerons à défendre, avec détermination, les réformes indispensables afin que les personnels techniques de toutes les directions obtiennent enfin les évolutions statutaires et les perspectives de carrière qu’ils attendent depuis bien trop longtemps.

C’est notre engagement.

C’est notre responsabilité.

Et nous ne renoncerons jamais !

FO Justice, la force syndicale qui ne plie pas !

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