Le 8ème jour, à la MC d’Arles, ce n’est ni un film, ni un jour de repos, mais une bien triste réalité.
Deux incidents à huit jours d’intervalle, et toujours le même scénario impliquant des « cas psy » !!!
Le 1er octobre :
Une violente altercation entre deux détenus nécessite l’intervention d’un agent, qui chute au sol en tentant de mettre fin à une tentative d’étranglement !
Le 9 octobre :
À la mise en place d’une promenade au QA, un détenu crache subitement au visage de l’agent en poste !
FO Justice alerte sur la multiplication des situations complexes et des comportements imprévisibles en détention.
Les agents ne sont ni psychiatres, ni des variables d’ajustement !
Sans moyens humains suffisants et sans prise en charge adaptée de cette population pénale, on court à la catastrophe !
FO Justice MC d’Arles exige :
Des réponses disciplinaires exemplaires et systématiques face aux violences envers les personnels.
Une évaluation et une prise en charge adaptée des profils nécessitant un suivi psychiatrique.
Un accompagnement effectif des personnels.
FO Justice MC d’Arles souhaite :
Un prompt rétablissement physique et psychologique aux collègues impactés. Nous sommes à leurs côtés dans les démarches nécessaires. Parce que la sécurité des personnels, c’est pas du cinéma !!
Lors de la réunion du comité de suivi du plan de lutte contre l’absentéisme, la direction du CP de Borgo voulant sûrement bien faire a rapidement (trop rapidement) pris comme décisions la mise en place d’un service aménagé (volante) lors de la reprise d’un arrêt maladie et l’attribution de trois jours d’absences exceptionnelles pour les agents n’ayant pas de jours d’arrêt maladie sur une certaine période.
Voyant le nombre d’agents assez important concernés par ces AAE, notre direction fait machine arrière en prétextant comme d’habitude que nous n’avons pas compris et qu’elle parlait de toutes les absences (détachements syndicaux, détachements pour l’action sociale…).
Bien évidemment nous sommes sûrs de ce que nous avons entendus, et cela est confirmé par l’autre organisation syndicale présente !
Lors d’une seconde réunion qui a eu lieu mardi 06 octobre 2026, la direction nous dit que c’est la DI qui a donné ces consignes, le BIOS nous dit que c’est une décision qui revient au chef d’établissement et la DISP de Marseille semble avoir oublier qu’il y a des établissements pénitentiaires en Corse. Alors qui croire ?
Pire encore, la direction a eu l’audace de nous proposer de retirer ces AAE à ceux qui rentraient dans ses nouveaux critères si cela nous posait trop de problèmes, pouvant ainsi nous mettre ça sur le dos. Tout simplement scandaleux !
Enfin comment accepter un tel dénigrement du travail syndical et de l’implication dans l’action sociale ?
FO JusticeBorgo réaffirme donc ses positions : la « volante » n’aura aucun effet bénéfique, elle est inéquitable, et entraine des rappels de nuits aux agents qui ne sont pas malades. Et le travail syndical et l’implication dans l’action sociale ne sont pas des absences, c’est œuvrer pour le bien de notre établissement et de ces personnels.
FO Justice Borgo exige l’arrêt du service aménagé et l’octroi des AAE à tous les personnels n’ayant pas eu de congés maladie !
Et à toutes fins utiles, nous rappelons que le travail syndical est une tache qui s’effectue tout au long de l’année, et non uniquement lorsque cela nous concerne personnellement… comprenne qui pourra !
Aujourd’hui, une nouvelle agression d’une grande violence a été commise contre une agente du centre pénitentiaire de Ducos, au sein de la MAH2.
UN DÉTENU QUI A FORCÉ LE PASSAGE
Lors de la réintégration de la promenade en MAH2, le détenu, resté en cellule pendant la promenade, a forcé le passage avant d’agresser notre collègue.
DES COUPS VIOLENTS
Il s’est dirigé violemment vers notre collègue et lui a asséné plusieurs coups de poing au visage et à la tête. Notre collègue présentait une plaie gonflée et ensanglantée au niveau de la tempe, ainsi que des hématomes à la tête.
DES MESURES IMMÉDIATES EXIGÉES
Force Ouvrière dénonce fermement cette agression et demande que ce détenu fasse l’objet d’une réponse ferme, avec une UDV (unité pour détenus violents), compte tenu de la gravité des faits.
DES FAITS TROP FRÉQUENTS
Les personnels ne peuvent pas accepter que des détenus auteurs de violences graves poursuivent leur parcours carcéral après leur passage au quartier disciplinaire comme si de rien n’était.
Les agressions contre le personnel féminin se multiplient.
En juin, une surveillante avait été agressée, fin septembre, une nouvelle agression avait été commise contre une collègue.
SELON LES INFORMATIONS DONT NOUS DISPOSONS, DEUX DÉTENUS SERAIENT ÉGALEMENT INTERVENUS AFIN DE CONTRIBUER À LA MAÎTRISE DE L’AGRESSEUR.
UN TEL COMPORTEMENT MÉRITE D’ÊTRE SOULIGNÉ ET VALORISÉ.
NOS REVENDICATIONS :
Un transfert immédiat du détenu vers une UDV (unité pour détenus violents).
Aucune agression contre un personnel pénitentiaire ne doit rester sans conséquence.
Un message clair et fort de la direction.
La protection de l’ensemble des agents et en particulier du personnel féminin.
Une prise en charge et un suivi adaptés des victimes.
SOUTIEN À NOTRE COLLÈGUE
Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue agressée ainsi qu’à l’ensemble des agents profondément choqués par cette agression.
Nous leur apportons tout notre soutien.
TROP D’AGRESSIONS IL EST TEMPS D’AGIR !
! TROUBLES PSYCHIATRIQUES EN DÉTENTION : IL FAUT UNE RÉPONSE ADAPTÉE !
Force Ouvrière Justice demande la création d’une structure pénitentiaire spécialisée pour les personnes détenues présentant des troubles psychiatriques.
Aujourd’hui, les personnels pénitentiaires sont trop souvent confrontés à des personnes détenues dont les troubles psychiatriques nécessitent une prise en charge particulière. Ce n’est pas aux personnels de surveillance de se substituer aux soignants.
Il est indispensable de répondre à toutes les situations psychiatriques par une structure adaptée, sécurisée et dotée de moyens humains suffisants.
Pour une première réponse concrète à Ducos, Force Ouvrière Justice propose d’étudier la construction, sur une partie du terrain disponible autour du centre pénitentiaire de Ducos, d’une structure modulaire spécialisée. Il s’agirait de construire une structure dédiée, conçue dès le départ pour répondre aux problématiques liées aux troubles psychiatriques en détention.
Le recours à des bâtiments modulaires pourrait permettre une mise en œuvre progressive, une construction potentiellement plus rapide qu’un établissement traditionnel, une capacité pouvant évoluer selon les besoins, une conception adaptée aux contraintes de la détention, ainsi qu’une sécurité renforcée pour les soins, les activités et la réinsertion.
Cette structure devrait prévoir une prise en charge adaptée avec des espaces distincts pour les hommes et les femmes, des locaux médicaux adaptés, une présence renforcée des professionnels de santé mentale, des personnels pénitentiaires formés aux problématiques psychiatriques, des activités adaptées, un accompagnement individualisé, ainsi qu’une préparation à la sortie et à la continuité des soins.
Une personne détenue souffrant de troubles psychiatriques doit pouvoir être prise en charge dans un environnement adapté. Les personnels pénitentiaires ne doivent plus être placés en première ligne face à des situations qu’ils ne peuvent pas médicalement prendre en charge.
Une structure spécialisée permettrait également de mieux organiser le travail des agents et de renforcer la sécurité de tous.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICE DEMANDE UNE ÉTUDE DE FAISABILITÉ IMMÉDIATE
La disponibilité du foncier à Ducos
La création d’une prison modulaire spécialisée
Les moyens humains nécessaires
Les besoins médicaux et psychiatriques
Les modalités d’accueil des femmes et des hommes
Un calendrier de réalisation permettant une mise en œuvre rapide
Ducos peut devenir un site pilote pour une prise en charge pénitentiaire mieux adaptée aux troubles psychiatriques.
Pour la sécurité des personnels et pour une prise en charge digne et adaptée, Force Ouvrière Justice dit oui à une solution modulaire à Ducos.
A plusieurs reprises le syndicat Force Ouvrière n’a cessé d’alerter la direction sur les dérives sécuritaires qui gangrènent la SAS de Montpellier. Nos alertes sont restées constantes face à une situation qui, jour après jour, ne cesse de se dégrader. Encore faut-il que les profils accueillis correspondent réellement à la vocation d’une SAS.
Ce matin, jeudi 8 octobre 2026, lors d’une fouille ciblée occupée par plusieurs personnes détenues, le professionnalisme et la vigilance des agents ont permis la découverte d’un véritable arsenal d’objets et de produits illicites : téléphones portables et chargeurs, boites d’écouteurs, plusieurs mètres de fil de pêche, 32 grammes de résine de cannabis, de la cocaïne, etc.
Si la SAS s’éloigne de sa mission, il convient de s’interroger sur ce qu’elle est réellement en train de devenir ! face à ce qui nous est présenté comme une multiplication des vols et des rackets entre personnes détenues, la direction a récemment réorganisé, sans concertation, la distribution des cantines en mobilisant simultanément trois agents. Un au comptoir, un au niveau des étages et un autre dans les escaliers.
Une disposition qui, à elle seule, fait sourire tant elle parait pour le moins inhabituelle dans un établissement pénitentiaire.
Alors, que devient véritablement la SAS ?
Un établissement d’accompagnement à la sortie ou une forteresse ou chaque geste du quotidien nécessite désormais son propre dispositif de sécurité ?
A ce rythme-là, il ne manquerait plus que les miradors et les barbelés pour que la SAS se découvre une nouvelle vocation : Alcatraz, version accompagnement à la sortie !
Derrière l’ironie, la réalité est pourtant bien moins amusante. Pendant que l’on renforce les dispositifs autour des cantines, cinq agents manquent toujours à l’effectif prévu.
Force Ouvrière salue le professionnalisme et la vigilance des agents qui ont une nouvelle fois permis ce matin de mettre au jour des produits et objets illicites.
Puisque la vigilance semble être devenue une compétence indispensable à la SAS, FO restera, elle aussi, sur le pont ! attentive et vigilante face à toute mesure incohérente, disproportionnée ou susceptible de fragiliser encore davantage les conditions de travail des personnels.
Cette barre symbolique que tout le monde redoutait a été franchie !
Avec + de 200 personnes incarcérées pour seulement 91 places au total dont 81 en QMAH, la maison d’arrêt de Périgueux est plus que saturée.
La population pénale a atteint un nouveau record qui malheureusement risque de ne pas s’arrêter.
Du jamais vu !!!
Cette surpopulation provoque depuis des mois une usure professionnelle indéniable liée à une surcharge de travail à tous les niveaux. Du personnel de surveillance, aux personnels administratifs, techniques, l’encadrement, la hiérarchie, le SPIP… Tout le monde est impacté.
Les conditions de travail se dégradent chaque jour davantage.
De même les conditions de détention avec plus de 50 matelas au sol sont devenues intolérables et ingérables.
Le syndicat local FO Justice dénonce une nette augmentation des violences entre personnes détenues et envers les personnels.
Le bateau coule et on écope à la petite cuillère !
Jusqu’à présent les personnels maintiennent le navire à flot mais pour combien de temps encore ?
Sans solutions immédiates les personnels s’exposent durablement à un épuisement professionnel généralisé !
Pour le syndicat local FO Justice cette situation critique qui perdure expose encore un peu plus les personnels à des difficultés quotidiennes dans leurs missions.
Le syndicat local FO Justice le dit clairement on ne peut plus exercer convenablement dans ces conditions !
TRAVAILLER TOUJOURS PLUS AVEC PEU DE MOYENS TEL EST NOTRE QUOTIDIEN
A l’instar des prix du carburant, la population pénale ne cesse d’augmenter et ce sont les personnels qui en payent le prix fort !
Dans le cadre du protocole triennal signé par FO Justice, les Personnels Administratifs de l’ensemble des directions et Adjoints Techniques « corps communs » doivent bénéficier, au titre de l’année 2026, d’une nouvelle revalorisation de leur IFSE :
Catégorie C :+ 600 €
Catégorie B :+ 700 €
Catégorie A :+ 800 €
Alerté sur l’absence d’informations concernant la mise en paiement de cette revalorisation, FO Justice a directement interpellé les services des ressources humaines du Secrétariat général du ministère de la Justice.
Il nous a été confirmé que le versement, initialement prévu sur la paie d’octobre, pourrait être reporté au mois de novembre 2026.
En cause : un arbitrage toujours attendu du guichet unique chargé de valider les mesures budgétaires ministérielles.
Pourtant, les crédits sont bien disponibles ! Il ne manque que cette validation pour permettre la mise en paiement des augmentations obtenues grâce au protocole signé par notre organisation syndicale.
► FO Justice refuse que les personnels administratifs et techniques subissent les conséquences de lenteurs administratives et budgétaires !
Ces revalorisations ne sont ni une faveur ni une promesse : elles constituent un engagement acté dans un protocole signé. Elles doivent être versées sans délai !
► FO Justice exige donc une confirmation rapide et formelle du paiement intégral de cette revalorisation sur la paie de novembre 2026.
À défaut de réponse rapide et de garanties concrètes, FO Justice prendra toutes ses responsabilités et n’exclut aucune action, notamment le boycott des instances ministérielles.
LES ENGAGEMENTS DOIVENT ÊTRE RESPECTÉS !
FO JUSTICE EXIGE LE PAIEMENT DE L’IFSE DÈS NOVEMBRE 2026 !
Plusieurs agents ont été sollicités pour assurer, à titre intérimaire, la régie des comptes nominatifs de la Maison d’Arrêt de Dijon.
Pourtant, lorsque ces personnels demandent des éclaircissements écrits sur les conditions d’exercice de ces fonctions et les responsabilités qui en découlent, ils restent sans réponse.
Dans le même temps, le poste est proposé à tout le monde, sans que les interrogations soulevées aient obtenu de réponse claire.
Pour le SLPFO Justice MA Dijon, cette situation est inacceptable !
La régie des comptes nominatifs ne se gère pas à l’improvisation. Elle implique des responsabilités importantes, notamment financières et comptables, et exige le strict respect du cadre réglementaire applicable à la désignation du régisseur et de son intérimaire.
ON NE S’IMPROVISE PAS RÉGISSEUR !
Une désignation ne peut pas se résumer à une simple décision interne. Elle doit respecter les procédures réglementaires en vigueur et garantir que les responsabilités de chacun soient clairement définies.
Plus préoccupant encore, l’agent nommé ne dispose d’aucune formation spécifique à la régie des comptes nominatifs.
PIRE ! LE MENSONGE UTILISE POUR CONVAINCRE DE PRENDRE LE POSTE EST UNE MISE EN DANGER DELIBEREE !
La Cheffe d’établissement a osé dire que les textes avaient changé et que la seule personne responsable en cas de manquement grave dans les comptes serait la direction !
Comment peut-on confier de telles responsabilités à un agent sans s’assurer qu’il dispose des connaissances, de la formation et de l’accompagnement nécessaires, et en lui mentant éhontément ?
Comment accepter que des personnels puissent être exposés à des risques professionnels, voire juridique, alors même que leurs demandes légitimes d’explications restent sans réponse ?
LES AGENTS NE SONT PAS DES « PRÊTE-NOMS » !
Le SLPFOJustice MA Dijon refuse que les personnels deviennent les variables d’ajustement d’une organisation défaillante.
La continuité du service public ne saurait justifier l’improvisation, le contournement des procédures ou le transfert des risques sur les agents !
Les personnels n’ont pas à pallier les difficultés de fonctionnement de l’établissement au prix de leur sécurité juridique et de leur tranquillité professionnelle.
Une régie des comptes nominatifs ne s’improvise pas. Elle nécessite des compétences, une organisation adaptée et un cadre réglementaire incontestable. La direction doit assumer ses responsabilités et apporter une réponse claire, conforme à la réglementation et durable.
Le SLPFOJustice MA Dijon Exige :
La sécurisation juridique immédiate de toute désignation relative à la régie des comptes nominatifs ;
Le strict respect des procédures réglementaires encadrant la nomination du régisseur et de son intérimaire ;
Une formation adaptée et un accompagnement effectif avant toute prise de fonctions ;
Des responsabilités clairement définies, sans exposer les agents à des risques personnels ou juridique insuffisamment encadrés ;
Des réponses écrites et précises aux interrogations légitimes des personnels concernés ;
Une solution pérenne et réglementaire, plutôt qu’une gestion dans l’urgence faisant peser les conséquences des difficultés d’organisation sur les agents.
ARRETONS TOUT DE SUITE L’AMATEURISME !
Le SLPFOJustice MA Dijon ne laissera pas les personnels être placés dans des situations aussi sensibles sans les garanties nécessaires. Les agents ne sont ni des pions, ni des boucs émissaires, ni des solutions de secours que l’on désigne au gré des urgences !
Quand des responsabilités importantes sont en jeu, le silence et l’improvisation ne sont pas des réponses acceptables.
Le SLPFO Justice MA Dijon RESTERA AUX CÔTÉS DES PERSONNELS ET VEILLERA À CE QUE LEURS DROITS, LEURS RESPONSABILITÉS ET LEUR PROTECTION SOIENT RESPECTÉS !
Monsieur Gérald DARMANIN
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Ministère de la justice
13 Place Vendôme
75042 PARIS Cedex 01
Objet : Situation des Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS)
Monsieur le Garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Alors qu’une nouvelle campagne de recrutement des Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS) est actuellement engagée, FO Justice souhaite attirer votre attention sur la situation particulièrement préoccupante de ces unités spécialisées de l’administration pénitentiaire.
Créées en 2003, les ERIS constituent, depuis plus de vingt ans, une véritable vitrine de l’expertise, du professionnalisme et du savoir-faire des personnels pénitentiaires en matière d’intervention et de sécurité.
Pourtant, force est de constater que leur attractivité connaît aujourd’hui une chute alarmante. Alors que ces unités suscitaient auparavant entre 500 et 600 candidatures lors des campagnes de recrutement, elles peinent désormais à réunir une centaine de candidats.
Pour FO Justice, cette situation constitue un signal d’alarme majeur qui ne peut plus être ignoré. Elle appelle des réponses concrètes et rapides.
Cette perte d’attractivité est d’autant plus préoccupante que les sollicitations opérationnelles ne cessent de s’intensifier, dans un contexte marqué par une surpopulation carcérale record, une augmentation des violences et une criminalité organisée toujours plus structurée et dangereuse.
Les personnels des ERIS sont aujourd’hui engagés dans des missions particulièrement sensibles, exigeant une disponibilité permanente, une technicité élevée, une préparation opérationnelle rigoureuse et une capacité d’intervention dans des situations à très hauts risques.
Cette disponibilité se traduit notamment par deux, voire trois semaines d’astreinte par mois, soulevant de légitimes interrogations quant au respect des dispositions relatives à l’aménagement et à la réduction du temps de travail dans les services déconcentrés de l’administration pénitentiaire.
À ces contraintes s’ajoutent des responsabilités opérationnelles toujours plus importantes dans la prise en charge des personnes détenues présentant les profils de dangerosité les plus élevés, sans que les personnels bénéficient d’une reconnaissance indemnitaire à la hauteur de leur engagement, de leur technicité et des risques encourus.
Monsieur le Ministre,
Dans votre lettre de mission du 28 août 2026 adressée au directeur général de l’administration pénitentiaire, vous avez fixé des orientations particulièrement importantes, notamment concernant la création d’une police pénitentiaire et l’évolution de la doctrine d’emploi des ERIS, afin de répondre aux nouvelles exigences liées à la prise en charge des personnes détenues les plus dangereuses.
FO Justice partage pleinement la nécessité de cette évolution. Nous considérons qu’elle doit constituer une véritable opportunité pour repositionner les ERIS au cœur du dispositif national de sécurité et d’intervention, en leur donnant les moyens humains, matériels et statutaires nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
Vous avez par ailleurs récemment reçu au ministère plusieurs de nos collègues des ERIS, issus de différentes directions interrégionales, auxquels vous avez assuré votre volonté de tout mettre en œuvre pour obtenir la reconnaissance qu’ils méritent.
FO Justice prend acte de cet engagement et considère qu’il doit désormais trouver une traduction concrète.
À ce titre, FO Justice revendique l’intégration des ERIS au Plan national d’intervention, aux côtés des unités spécialisées de la police nationale et de la gendarmerie nationale, dans un cadre clairement défini précisant leurs prérogatives, leurs missions et leur articulation avec les forces de sécurité intérieure.
L’évolution des menaces, notamment celles liées à la criminalité organisée, impose désormais une réflexion ambitieuse sur la place accordée aux ERIS dans l’architecture nationale de sécurité, mais également sur les moyens et les prérogatives indispensables à l’exercice de leurs missions.
Toutefois, cette évolution ne saurait être crédible sans une reconnaissance réelle et concrète des personnels qui composent ces unités.
C’est pourquoi FO Justice revendique également l’ouverture d’un chantier indemnitaire spécifique aux ERIS, avec la création d’une prime reconnaissant leur technicité, leur expertise, leur disponibilité permanente et les risques inhérents à leurs missions, à l’image des dispositifs de reconnaissance existant pour leurs homologues du RAID et du GIGN.
Cette mesure constitue un levier indispensable pour restaurer l’attractivité de ces unités, fidéliser les personnels expérimentés et garantir le recrutement de nouveaux agents.
Il ne peut être demandé toujours davantage aux personnels des ERIS, leur confier des missions de plus en plus sensibles, dangereuses et exigeantes, tout en maintenant un niveau de reconnaissance qui ne reflète ni leurs responsabilités ni leur engagement quotidien.
L’exigence opérationnelle doit impérativement s’accompagner d’une reconnaissance à la hauteur des contraintes et des risques supportés.
Monsieur le Ministre,
FO Justice a toujours été profondément attaché aux ERIS, à leurs spécificités et à la place essentielle qu’elles occupent au sein de notre administration.
Notre organisation syndicale entend continuer à être une force de proposition pour accompagner leur évolution, défendre leurs missions et obtenir une reconnaissance à la hauteur de l’engagement et du professionnalisme des femmes et des hommes qui les composent.
Mais aujourd’hui, il est urgent de passer des intentions aux actes.
L’avenir des ERIS, leur attractivité, la fidélisation de leurs personnels et le maintien de leur pleine capacité opérationnelle en dépendent directement.
C’est pourquoi FO Justice sollicite votre engagement afin que soient initiés, dans les meilleurs délais, des travaux concrets portant sur l’évolution de leur doctrine d’emploi, leur intégration dans les dispositifs nationaux d’intervention et la mise en place d’une reconnaissance indemnitaire spécifique, sans éluder la question des contraintes liées aux astreintes et leurs conséquences sur les conditions de travail des personnels.
FO Justice souhaite que ces travaux puissent être conduits dans le cadre d’un dialogue associant pleinement les représentants des personnels, afin que les engagements pris débouchent sur des mesures effectives et à la hauteur des enjeux.
Dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.
Voilà, maintenant le centre pénitentiaire du Havre a aussi sa fête nationale avec feux d’artifices pour marquer le coup.
Trêve de plaisanterie, ce tir de mortier n’était nullement là pour fêter quelque chose, mais pour attaquer notre établissement, les agents présents et aussi notre institution !!
Quel choc d’apprendre que personne n’est avisé de cette situation qui menace notre sécurité à tous ! Pourtant l’agent qui était présent dans ce poste a fait son travail !! Avec une remontée d’information immédiate et par écrit.
Pour rappel, notre établissement est victime de nombreuses projections pendant les journées et les nuits. Il y a quelques jours, les ELSP découvrent des objets à l’extérieur de l’établissement (corde d’escalade de 80 mètres) et à l’intérieur (couteau en céramique) qui ne sont pas anodins
Monsieur le Directeur, comment expliquez-vous les remontées tardives ? Dommage qu’il ait fallu une vidéo d’un réseau social pour en être informé. Halte au copinage au détriment de la sécurité des agents !
Comment expliquez-vous que l’agent du mirador ait été reçu deux semaines plus tard sur sa demande ? Comment expliquez-vous que la psychologue du personnel ne soit pas informé pour la prise en charge psychologique de l’agent ?
Monsieur le directeur, vous êtes garant de la sécurité de l’établissement mais surtout de vos agents ! La prochaine fois cette attaque sera peut-être contre nos collègues hébergés au mess ?! C’est le cas à Fleury-Merogis où le parking du personnel a été visé par des tirs de mortiers. Ou peut-être un entraînement pour préparer une évasion.
On ne peut plus banaliser l’inacceptable. Attendra-t-on qu’un agent soit gravement blessé pour agir ? La sécurité des personnels n’est pas négociable !
FO justice exige immédiatement :
* La sécurisation renforcée des miradors et des abords de l’établissement.
* Des moyens humains et matériels à la hauteur de la menace.
* Des mesures concrètes pour protéger les agents au quotidien.
* Une réponse ferme des pouvoirs publics face à ces attaques répétées.
FO dit STOP et reste pleinement mobilisé pour la défense
et la sécurité de tous nos collègues.
Nous sommes réunis ce jour a priori pour le dernier CSA Interrégional de l’année, voire même de la mandature en cours.
La présence de M. GILMANT MERCI, Chef de l’Etat Major de Sécurité de la DGAP nous permet de faire un point de situation sur les moyens à allouer rapidement aux différentes structures.
En effet depuis de trop nombreuses années, les personnels sont en attente d’avancées concrètes concernant leur sécurité.
Il apparait urgent d’améliorer les domaines pénitentiaires, l’évolution des violences en dehors des murs devient malheureusement fréquente. Il n’est pas normal que depuis des années, les accueils de SPIP en milieu ouvert soient pour la plupart accessibles facilement à tous, il n’est pas normal que les parkings des personnels se trouvent à même la chaussée sans réel contrôle, grillage ni barrière.
La société a fortement changé et les atteintes aux représentants de l’Etat ne cessent de croitre, il est urgent de se saisir de cette problématique.
Les nouvelles technologies entrainent, elles aussi, leur lot d’insécurité, la prolifération des drones impacte considérablement le bon fonctionnement des établissements et, de surcroit, ajoute une charge de travail et une insécurité des agents pénitentiaires. FO Justice demande expressément qu’un grand plan d’action soit engagé contre ce fléau avec un calendrier de mise en application.
A l’inverse les établissements anciens au cœur des centres-villes sont, quant à eux, toujours soumis depuis des dizaines et des dizaines d’années à de fréquentes projections. Un plan de sécurisation des cours de promenade doit enfin être mis en place, un calendrier d’action doit être transmis afin que chacun puisse entrevoir l’espoir.
A l’intérieur des murs, le déploiement des arrêtoirs de portes est un enjeu majeur des mois à venir. Fabriqués sur un établissement de notre Direction Interrégionale, ils ne sont pourtant que trop peu installés sur nos structures. Ces dernières sont pourtant toutes dans l’attente sur certains secteurs spécifiques. Voilà quelque chose de concret pouvant être mis en place à moindre coût.
De surcroit, il est incompréhensible d’observer la gestion financière de l’Administration Pénitentiaire. Comment expliquer que les moyens alloués en termes de bâti mais aussi de formation des personnels soient remis en question uniquement pour des raisons politiques ? Alors même qu’une plus-value de prise en charge et de professionnalisme est avérée, allusion vous l’aurez compris à l’arrêt du QPR de Condé sur Sarthe.
Enfin, comment ne pas parler d’insécurité, d’autant plus sur notre Direction Interrégionale, sans aborder les mises en danger quotidiennes des agents PREJ, ELSP et ce notamment en lien avec la fameuse note transitoire permettant de substituer une ESR par un gradé.
Cette note, qui doit perdurer jusqu’au 31 décembre 2027, met les personnels en insécurité régulière au seul motif du manque de personnel. Cela doit cesser, il faut en faire une priorité. Le passé ne peut être oublié.
FO Justice en profite pour rappeler que les personnels de tout horizon permettent à l’Etat d’assurer ses missions et une continuité du service public et ce au péril de leur santé, de leur vie parfois. Il est temps d’y remédier.