La réforme des UJPE entraîne une profonde réorganisation territoriale et une nouvelle structuration des services éducatifs de la Protection judiciaire de la jeunesse.
Dans ce cadre, de nombreux services d’hébergement seront désormais rattachées à des structures d’insertion, de milieu ouvert ou à des unités éducatives auprès des tribunaux.
Cette nouvelle organisation doit être l’occasion de réparer une injustice qui existe depuis trop longtemps.
➢ En effet, certains responsables d’unités éducatives exerçant dans des structures d’insertion, de milieu ouvert ou auprès des tribunaux ont été, et sont encore, contraints d’assurer des astreintes dans des unités d’hébergement.
Ils assument donc les contraintes et les responsabilités liées à l’astreinte en hébergement.
Pourtant, ces collègues ne bénéficient pas du même niveau d’IFSE que les responsables d’unités exerçant dans ces structures d’hébergement.
UNE MÊME ASTREINTE, UNE MÊME RESPONSABILITÉ … MAIS PAS LE MÊME IFSE !
Cette situation n’est plus acceptable.
FO Justice-PJJ section CADECrefuse que cette nouvelle organisation perpétue une injustice indemnitaire.
AU CONTRAIRE, PROFITONS DE LA RÉFORME POUR LA CORRIGER !
La création des nouvelles organisations de service doit permettre de reconnaître enfin la réalité des responsabilités exercées par les cadres éducatifs.
➢Lorsqu’un responsable d’unité éducative assure des astreintes en hébergement, il devrait bénéficier du même niveau d’IFSE que les collègues exerçant ces mêmes astreintes.
LA RÉFORME DOIT ÊTRE L’OCCASION D’HARMONISER ET DE RÉTABLIR L’ÉQUITÉ !
FO Justice-PJJ section CADECrevendique :
⇒ L’alignement de l’’IFSE des responsables d’unités éducatives assurant des astreintes en hébergement.
⇒ La fin des différences indemnitaires entre collègues soumis aux mêmes responsabilités lors des astreintes.
⇒ La prise en compte réelle des responsabilités exercées, au-delà du seul rattachement administratif de l’unité.
La réforme des UJPE ne doit pas créer de nouvelles injustices. Elle doit être l’occasion de réparer celles qui existent déjà !
À RESPONSABILITÉS ÉGALES, RECONNAISSANCES ÉGALES !
Dans la nuit du vendredi 04 au samedi 05 Septembre 2026, grâce à la vigilance des personnels lors d’une projection, plusieurs colis ont pu être récupérés ; Ils contenaient notamment :
Un couteau de type opinel, lame de 12 cm
Deux autres couteaux, avec des lames de 6 à 9 cm
Des produits stupéfiants
Mais cette fois, les interventions ne se sont pas arrêtées aux saisies. L’équipe de nuit ainsi que le service du matin ont été réquisitionné pour une ouverture et des fouilles simultanées de sept cellules ciblées du QHB suite à la récupération d’un colis par un détenu déjà connu des faits.
Une nouvelle fois, les recherches ont porté leurs fruits avec la découverte :
Un téléphone
Matériels destinés à la récupération des projections Zones neutres, cours de promenade, terrain de sport ont été tous vérifiés. Les personnels font leur travail.
Zones neutres, cours de promenade, terrain de sport ont été tous vérifiés. Les personnels font leur travail.
Fo justice VLGdemande depuis des années l’installation des filets anti-projections et avait proposé une solution alternative. Combien de saisies dangereuses et d’interpellations faudra-t-il encore avant que des mesures concrètes soient enfin prises ?
FO justice VLG salue le professionnalisme du gradé et des agents du service de nuit donc la vigilance a permis de récupérer les colis contenant des armes blanches redoutables.
FO justice VLG félicite également l’encadrement et les agents de service du matin pour les fouilles réalisées et les nouvelles découvertes effectuées en détention.
FO Justice VLG sollicite l’octroi de lettres de félicitations pour l’ensemble des agents et gradés de nuit ainsi que du service du matin, dont la vigilance, la réactivité et le grand professionnalisme ont permis de préserver la sécurité de l’établissement.
La sécurité n’a pas de prix, elle doit rester notre priorité
VENDREDI 4 SEPTEMBRE, NOTRE AMI ET COLLÈGUE A ÉTÉ VIOLEMMENT AGRESSÉ !
AUJOURD’HUI, NOS PREMIÈRES PENSÉES VONT VERS LUI
Vers notre collègue, notre ami, qui est venu travailler comme chaque jour et qui a été victime d’une violente agression dans l’exercice de ses fonctions.
Nous lui apportons tout notre soutien et lui souhaitons un prompt et complet rétablissement.
Mais notre soutien ne peut pas se limiter à des mots.
CE QUI EST ARRIVÉ À NOTRE COLLÈGUE NE DOIT PLUS ARRIVER !
NOS COLLÈGUES NE SONT PAS DES CIBLES !!
L’agression de vendredi démontre une nouvelle fois que les personnels doivent pouvoir travailler dans des conditions garantissant réellement leur sécurité et disposer des moyens nécessaires pour se protéger et intervenir face à une situation violente.
L’INTERSYNDICALE DU CD DE TARASCON EXIGENT :
>L’adaptation immédiate du fonctionnement de la détention, avec la limitation des mouvements et des activités non prioritaires dès lors que les conditions de sécurité ne sont plus réunies.
>La dotation effective du CD de Tarascon en BOMBES INCAPACITANTES !
>Le déploiement du PISTOLET À IMPULSION ÉLECTRIQUE (PIE) !
LES TEXTES EXISTENT, MAINTENANT, IL FAUT LE MATERIEL !
Nous exigeons ces moyens parce que nous refusons qu’un autre collègue subisse demain ce que notre ami a subi vendredi.Cette mobilisation est d’abord la sienne.
POUR NOTRE COLLÈGUE, POUR NOTRE SÉCURITÉ, POUR QUE CELA NE SE REPRODUISE PLUS.
Notre collègue, veillant au bien-être de la personne détenue J. du A0, s’est vu remercié par une agression gratuite. Alors que l’agent effectuait un contrôle de la cabine téléphonique, le détenu s’est levé et s’est précipité pour lui assener un coup de poing au visage.
Après l’arrivée de renforts, le détenu a été maitrisé et conduit au quartier disciplinaire.
Résultat : un agent blessé (4jours d’ITT) et choqué.
2ème agression de la semaine et une intervention compliquée dimanche, la semaine a été éprouvante pour l’établissement : extractions médicales d’urgence à gogo, agressions, tapages, insultes, menaces, etc.
FO Justice exige une sanction exemplaire et le départ de l’agresseur.
FO Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans ses démarches administratives et judiciaires.
FO Justice remercie les collègues pour leur solidarité et leur professionnalisme sur cette agression qui est déjà la 5ème depuis le début de l’été, et surtout pour cette semaine « un peu » compliquée.
Depuis l’ouverture de l’établissement, le bureau local FO JUSTICE BASTÈne cesse d’alerter sur les difficultés rencontrées quotidiennement par les personnels. Effectifs insuffisants, absentéisme, surcharge de travail, mouvements incessants, tensions en détention, circulation de stupéfiants et de téléphones, armes artisanales, difficultés au parloir, pression permanente sur les brigades et les postes fixes… La liste est longue. Trop longue.
Aujourd’hui, FO JUSTICE BASTÈ le dit clairement : LA SITUATION N’EST PLUS TENABLE ! Ce ne sont plus quelques dysfonctionnements isolés. C’est l’organisation générale de l’établissement qui arrive à saturation. Et pendant que les personnels tiennent la détention à bout de bras, on continue de leur demander toujours davantage, avec toujours moins de marges de manœuvre.
LES PERSONNELS SONT À BOUT : JUSQU’À QUAND ? Surveillance, postes fixes, brigades, personnels administratifs, SPIP, personnels techniques… TOUS LES SERVICES SONT EN SOUFFRANCE ! En détention, les personnels doivent quotidiennement absorber :
Une surcharge de travail permanente ;
Des mouvements toujours plus nombreux ;
3 tours de promenade le matin et 3 tours le soir ;
Des mouvements infirmiers importants ;
Une population pénale en augmentation ;
Un absentéisme préoccupant ;
Des conditions de travail fortement dégradées ;
Une pression professionnelle permanente.
On demande toujours plus aux mêmes personnels. Mais jusqu’où ? Faudra-t-il attendre une agression grave, un accident ou un drame pour que l’administration reconnaisse enfin l’urgence ?
FO JUSTICE BASTÈ REFUSE D’ATTENDRE LE DRAME ! LA SÉCURITÉ DE
L’ÉTABLISSEMENT EST MISE À MAL : Téléphones portables, stupéfiants, armes artisanales, violences, règlements de comptes, tensions en coursive, en cellule et lors des promenades… Le constat sécuritaire est alarmant. Les personnels ne demandent pas l’impossible. Ils demandent simplement les moyens humains, matériels et organisationnels nécessaires pour assurer leur mission régalienne en toute sécurité. Un établissement pénitentiaire ne peut pas fonctionner avec la méthode : « ON VERRA BIEN ! »
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !
FO JUSTICE BASTÈréclame depuis des mois une véritable politique de sécurisation de l’établissement.
Aujourd’hui, nous demandons : DES ACTES. PAS DES PROMESSES !
PENDANT QUE LA DÉTENTION CRAQUE… Pendant que les personnels s’épuisent. Pendant que les mouvements s’accumulent. Pendant que l’absentéisme pèse sur les équipes. Pendant que les tensions et l’insécurité progressent. Pendant que la Guadeloupe connaît une problématique majeure concernant l’accès à l’eau… la priorité semble être ailleurs. La direction trouve le temps de s’intéresser à la fermeture des robinets du parking. SÉRIEUX ? Voilà donc vos priorités ?FO JUSTICE BASTÈdénonce une gestion qui donne le sentiment d’être déconnectée des urgences du terrain.
Nous le rappelons clairement : LES PRIORITÉS SONT : LES EFFECTIFS — LA SÉCURITÉ — LES CONDITIONS DE TRAVAIL !
Quand la détention est en difficulté, c’est toute la chaîne pénitentiaire qui se retrouve paralysée. Le problème est donc global. La réponse doit l’être également.
LE PROBLÈME N’EST PLUS LE PERSONNEL : C’EST L’ORGANISATION ! Monsieur le Directeur,
il est temps de regarder la réalité en face. On ne peut pas continuer à faire fonctionner un établissement neuf avec une organisation qui ne correspond plus aux réalités du terrain. Le personnel ne peut pas être la variable d’ajustement permanente. Lorsqu’un secteur fonctionne encore, la solution ne peut pas être systématiquement de déplacer les difficultés vers un autre service.
À FORCE DE DÉPLACER LES PROBLÈMES, ON NE LES RÈGLE PAS !FO JUSTICE BASTÈ demande une véritable réflexion sur l’organisation globale de l’établissement. Nous demandons notamment :
Un état des lieux réel et transparent des effectifs et des besoins ;
Une réévaluation urgente de l’organisation de la détention ;
Une réflexion sur les promenades et les mouvements ;
Une réorganisation du secteur vestiaire ;
Une réorganisation du fonctionnement des parloirs ;
Des moyens humains adaptés au parloir ;
Un renforcement concret de la sécurité de l’établissement ;
Des mesures efficaces contre la circulation des téléphones, stupéfiants et armes ;
Des moyens supplémentaires pour les services en tension, notamment le SPIP ;
Une prise en compte réelle de l’absentéisme et de l’épuisement professionnel ;
Un véritable dialogue social à la hauteur de la situation.
RENTRÉE SCOLAIRE : OÙ EST L’HUMAIN ?Monsieur le Directeur, Le bureau local FO JUSTICE BASTÈ a également constaté une situation que nous jugeons particulièrement regrettable concernant les demandes formulées par des personnels souhaitant pouvoir accompagner leurs enfants pour la rentrée scolaire.
Nous constatons que certaines demandes semblent être refusées de manière quasi systématique, sans que soit suffisamment prise en considération la situation familiale et humaine des agents. Nous dénonçons ce manque de souplesse et surtout ce que nous considérons comme un manque d’empathie envers les personnels. Alors que ces agents donnent quotidiennement de leur temps, de leur énergie et parfois de leur vie familiale pour assurer la continuité du service public pénitentiaire, nous estimons qu’un minimum de considération doit leur être accordé. Plus inquiétant encore : aucune note de service claire n’a été diffusée à l’ensemble des personnels concernant les dispositions prises pour cette rentrée scolaire. Une communication anticipée aurait pourtant permis d’éviter les incompréhensions et de donner aux agents une visibilité sur les possibilités qui leur sont offertes.
FO JUSTICE BASTÈdemande davantage de dialogue, d’écoute et d’humanité dans la gestion des personnels.
RETRAITES : LE RESPECT ET LA RECONNAISSANCE NE DOIVENT PAS ATTENDRE !
Monsieur le Directeur, Le bureau local FO JUSTICE BASTÈsouhaite également dénoncer une situation qui nous paraît profondément regrettable : le départ de personnels en retraite sans véritable marque de reconnaissance de la part de leur direction. Après des années, voire des décennies, consacrées au service de l’administration pénitentiaire, ces femmes et ces hommes méritent autre chose qu’un simple départ administratif. Ils ont servi l’institution. Ils ont connu les difficultés, les contraintes, les nuits, les week-ends, les jours fériés, les heures supplémentaires, les situations de tension et les sacrifices personnels. Ils ont contribué à faire fonctionner cet établissement. Et lorsqu’arrive le moment de tourner la page, nous estimons qu’une marque de reconnaissance institutionnelle doit être présente.
FO JUSTICE BASTÈ le dit clairement : LA RECONNAISSANCE DOIT SE FAIRE AVANT LEUR DÉPART, PAS APRÈS ! Il ne s’agit pas d’une question de protocole ou de cérémonie. Il s’agit simplement de respect humain et professionnel. Un agent qui quitte l’administration après des années de service doit pouvoir partir avec le sentiment que son engagement a été reconnu et apprécié. La reconnaissance ne coûte pas grand-chose. L’absence de reconnaissance, elle, laisse des traces.
UNITÉ DE VIE FAMILIALE : PAS D’OUVERTURE SANS MOYENS ! FO JUSTICE BASTE est également très clair concernant l’Unité de Vie Familiale. PAS QUESTION D’AJOUTER DE
NOUVELLES CHARGES SANS EFFECTIFS SUPPLÉMENTAIRES ! Le secteur parloir connaît déjà d’importantes difficultés. Ajouter une nouvelle activité sans renforcer les équipes serait irresponsable. FO JUSTICE BASTE refuse que les personnels soient une nouvelle fois sacrifiés au nom de la continuité du service. LA CONTINUITÉ DU SERVICE NE PEUT PAS SIGNIFIER L’ÉPUISEMENT DES AGENTS ! ASSEZ DE BRICOLAGE ! Depuis l’ouverture, les personnels font preuve de professionnalisme, de courage et d’abnégation. Ils ont :
Absorbé les absences ;
Compensé les sous-effectifs ;
Encaissé la surcharge de travail ;
Fait face aux incidents ;
Assuré les mouvements ;
Maintenu la continuité du service malgré des conditions toujours plus difficiles.
MAIS AUJOURD’HUI, LA LIMITE EST ATTEINTE ! Le personnel n’est pas responsable des dysfonctionnements organisationnels. Le personnel n’a pas à payer le prix des mauvaises décisions.
DERNIER AVERTISSEMENT !
Le bureau local FO JUSTICE BASTÈcontinuera d’alerter. Nous continuerons de dénoncer. Nous continuerons de défendre les personnels. Mais nous le disons solennellement : LA SITUATION EST
DÉSORMAIS TROP GRAVE POUR ÊTRE TRAITÉE UNIQUEMENT AU NIVEAU LOCAL !
Nous demandons aux hautes instances de l’administration pénitentiaire de prendre immédiatement la mesure de la situation et d’intervenir avant qu’un événement grave ne survienne. IL EST ENCORE TEMPS D’AGIR. MAIS IL FAUT AGIR MAINTENANT !
POURFO JUSTICE BASTÈ, LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE ! DES EFFECTIFS ! DE LA SÉCURITÉ ! UNE ORGANISATION COHÉRENTE ! DU RESPECT POUR LES PERSONNELS !
Ce vendredi 4 septembre, vers 14h00, au niveau du PIC du bâtiment B, notre collègue demande à un détenu, qui refuse d’obtempérer, de regagner le rez-de- chaussée du bâtiment A.
POUR AVOIR SIMPLEMENT FAIT RESPECTER LES CONSIGNES, il est violemment agressé et reçoit plusieurs coups de poings au visage !
Blessé, il a été pris en charge par les pompiers et transporté aux urgences de l’hôpital.
FO Justice le rappelle avec force, AUCUN agent ne devrait subir des violents coups pour avoir simplement fait son travail.
Notre collègue et ami accomplissait sa mission et faisait respecter les consignes !
NOS COLLÈGUES NE SONT PAS DES CIBLES !
Les personnels pénitentiaires n’ont pas vocation à servir de pare-chocs humains !
UNE AGRESSION CONTRE UN AGENT, C’EST UNE ATTAQUE CONTRE L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT.
FO Justice CD de Tarascon SOUHAITE UN PROMPT RÉTABLISSEMENT à notre ami et collègue.
FO Justice CD de Tarascon LUI APPORTE TOUT SON SOUTIEN dans cette épreuve.
FO Justice CD de TarasconEXIGE LE TRANSFERT DE CET ENERGUMENE AINSI QUE DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES ET PÉNALES EXEMPLAIRES à la hauteur de la gravité des faits.
Toutefois, une phrase nous interpelle. Le président de l’OIP, Matthieu Quinquis, se félicite d’une décision qui « donne du crédit à la parole des personnes détenues concernées ». Très bien. Mais une question demeure : qui donne du crédit à la parole des surveillants ? (Pour rappel, soumis à assermentation)
Depuis des mois, nos collègues sont montrés du doigt, accusés, soupçonnés et stigmatisés. Comme si la parole des détenus devait systématiquement être considérée comme crédible, tandis que celle des personnels serait systématiquement mise en doute.Le bureau local Force Ouvrière JUSTICEdit stop à cette vision caricaturale ! Un témoignage doit être entendu, mais il doit également être vérifié. Une accusation doit être examinée, mais elle ne doit jamais devenir une condamnation médiatique.
Le Conseil d’État n’a pas condamné collectivement les personnels de Condé-sur-Sarthe et n’a pas établi la réalité de l’ensemble des faits dénoncés. Il a rappelé les obligations de l’administration en matière de déontologie. Alors cessons les raccourcis et les amalgames ! Nos collègues exercent dans un établissement accueillant certains des détenus les plus dangereux du pays. Ils prennent quotidiennement des risques et subissent insultes, menaces, agressions et pression permanente. Malgré cela, ils continuent à tenir leur poste et à assurer leur mission.
Et qui défend les surveillants lorsque certains se permettent de les traiter publiquement d’« ordures » ? Le bureau local Force Ouvrière JUSTICE n’oublie pas les propos tenus par Dominique Simonnot dans C à vous. On exige des surveillants respect, maîtrise et professionnalisme. Ceux qui prétendent défendre les droits et la dignité devraient commencer par appliquer ces mêmes principes aux personnels pénitentiaires. La dignité ne peut pas être à géométrie variable.
La parole d’un détenu doit être entendue. Celle d’un surveillant aussi. Les droits des personnes détenues doivent être respectés, tout comme les droits et la dignité des personnels. FO JUSTICEne réclame aucune impunité : nous réclamons l’équité. Un agent fautif doit répondre de ses actes, mais un agent injustement accusé doit également être défendu.
ASSEZ DE LA PRÉSOMPTION DE CULPABILITÉ CONTRE NOS COLLÈGUES ! À Condé-sur-Sarthe, les personnels ne sont pas le problème. Ils sont aussi une partie de la solution.
Ce jour, le 04 septembre 2026, au bâtiment D3, lors de l’acheminement d’une personne détenue sortant du quartier disciplinaire D2 vers sa nouvelle cellule d’affectation, les personnels ont été confrontés à un nouvel épisode de violence.
Encadrée par deux agents et un Brigadier-Chef Encadrement, ce multi récidivistes, défavorablement connu de nos détentions pour ses faits d’armes. Et présentant des troubles du comportement, a exprimé « délibérément » sa violence démentielle !
Le Brigadier-Chef Encadrement en a fait les frais et a reçu un violent coup de poing au visage, au niveau de l’arcade.
Lors de la maîtrise de l’individu, toujours virulent et hors de contrôle, notre collègue a reçu un second coup de poing au visage.
Un autre agent a également été éraflé à la main durant l’intervention.
DEUX COUPS DE POING AU VISAGE !
Force Ouvrière Justicedénonce avec fermeté cette nouvelle agression.
Force Ouvrière Justice reste en soutien à notre collègue choqué.
La prise en charge de personnes détenues présentant des troubles du comportement ne peut se faire au détriment de la sécurité et de l’intégrité physique des personnels.
Nous saluons également le professionnalisme, le sang-froid et l’engagement des agents présents qui ont permis une gestion efficace de cet énième incident de violence.
Une fois de plus, les personnels démontrent leur capacité à faire face à des situations particulièrement dangereuses, souvent dans des conditions de travail difficiles.
La prison ne saurait être un refuge pour palier aux carences de la prise en charge des hôpitaux psychiatriques.
Force Ouvrière Justiceexige :
– Une réponse disciplinaire ferme à l’encontre de l’agresseur.
– Des poursuites pénales systématiques pour toute agression commise contre un personnel.
– Une reconnaissance concrète des risques encourus quotidiennement par les agents
– Le renforcement des moyens humains et sécuritaires afin de garantir la protection des personnels.
– La création d’un SMPR bis pour une meilleure prise en charge de ses profils.
Les agressions contre les personnels pénitentiaires ne doivent jamais être banalisées. Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues et les encouragent à porter plainte contre leurs auteurs.
Force Ouvrière Justice restera pleinement mobilisée pour défendre, protéger et soutenir l’ensemble des agents.
Objet : Révision du plan de lutte contre l’absentéisme.
Monsieur le Directeur Interrégional,
Lors du Comité Social d’Administration du 27 mai 2026, vos services ont présenté un plan de lutte contre l’absentéisme aux organisations syndicales représentatives.
Ce plan a nourri de grands débats et s’est vu proposer de nombreux amendements par FO Justice, notamment concernant la systématisation des sanctions sans prise en compte de la manière de servir des personnels, de leur carrière et de leur disponibilité.
Notre organisation vous avait prévenu de dérives locales qu’une telle note engendrerait.
Face à l’hostilité du comité, vous avez fait le choix de ne pas soumettre au vote cette note et de la diffuser en l’état sur les structures.
Nos craintes sont devenues des faits, volante de 100 jours après Congé Maladie Ordinaire, refus d’octroi d’Autorisations d’Absences Exceptionnelles malgré plus de 120h supplémentaires effectuées sur le trimestre précédent, …
FO Justice vous demande donc de nous réunir afin de changer de fusil d’épaule en prenant le contrepied, à l’image de ce qui a été fait sur la Direction Interrégionale de Bordeaux, à savoir de valoriser la présence au travail, d’individualiser les mesures et de différencier absences justifiées et absences injustifiées.
FO Justice demeure attachée à un dialogue social rigoureux, loyal et constructif. Mais ce dialogue ne peut avoir de sens que s’il débouche sur des actes. En l’absence d’avancées concrètes et rapides, notre organisation prendra toutes ses responsabilités.