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Prison de Saint-Quentin-Fallavier : Lettre ouverte à Monsieur le Directeur des Services Pénitentiaires de Lyon

OBJET : SITUATION DU CP DE ST QUENTIN FALLAVIER

Monsieur Le Directeur interrégional,

Les officiers et encadrants du centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier, qui ont jusqu’à présent fait preuve d’un engagement sans faille afin d’assurer la continuité du service public malgré des conditions d’exercice particulièrement dégradées, atteignent aujourd’hui les limites de leurs capacités.

La résilience dont ils ont fait preuve ne saurait durablement pallier les conséquences d’une surpopulation carcérale devenue structurelle.

Si tous les établissements de l’inter-région accusent un taux d’occupation bien supérieur à ce qui est entendable, la situation au CP de SQF, qui perdure depuis plus d’une année et ne cesse de s’aggraver, comptabilisant sur le seul quartier maison d’arrêt 434 personnes hébergées pour 188 places dont 108 matelas au sol au 27 juillet 2026, compromet désormais l’exercice serein et sécurisé de leurs missions.

Pour pouvoir assurer leurs missions, plusieurs demandes semble inévitables :

Le STOP ECROU jusqu’à endiguer les matelas au sol,

La révision urgente de l’organigramme de l’établissement pour le personnel car les missions ne cessent d’augmenter alors que notre effectif fond comme neige au soleil (MAD au stora/prej, postes non remplacés suite au CAP de mutation tout grade confondus),

Un travail avec le service de l’aménagement de peine car nous avons un pourcentage bien inférieur dans ce domaine que le reste de la DISP,

Un travail sur les condamnations de courtes de peine ou de mise à exécution de condamnation ancienne,

Dépendre à nouveau des tribunaux de notre ressort (Bourgoin Jallieu / Vienne) et non de tous les tribunaux de la DISP voir de d’autre région (Epinal),

L’arrêt d’envoi de personnes détenues par mesure d’ordre et de sécurité le temps de retrouver un effectif « gérable »,

Une visibilité sur les travaux de la vidéo surveillance PROMISE par vous-même lors de votre dernière venue et qui semble avoir été oublié depuis.

La mise en place de douche en cellule. Notre établissement est vieillissant et plus adapté à la réalité que nous impose la société.

Les officiers et l’encadrement du CP qui ont jusqu’à présent été en soutien sur les différents mouvements, se sont montrés résilients, mais l’état psychologique et physique laisse à craindre qu’ils ne tiennent plus très longtemps. La situation désespérée dans laquelle se trouve le CP aujourd’hui dure depuis plus d’un an avec une préoccupation majeure depuis 11 mois.

Nous ne souhaitons pas que notre établissement fasse l’objet d’une attention défavorable à l’occasion de la visite prochaine du DGAP à la Maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Toutefois, il convient de rappeler qu’aucun personnel n’a choisi d’exercer dans des conditions imposant l’hébergement « au chausse-pied » de trois, voire quatre personnes en cellule, ou encore sur des matelas au sol. Il n’est plus acceptable que les agents soient contraints de gérer quotidiennement les conséquences d’une surpopulation carcérale dont ils ne sont ni les décideurs, ni les responsables et qu’ils aillent au conflit plusieurs fois par jour pour des problématiques liées à ce contexte. Peu importe le salaire ou les prime versées, la sécurité des personnels pénitentiaires n’a pas de prix.

À ce titre, nous souhaiterions pouvoir profiter de la venue de Monsieur le Directeur de l’administration pénitentiaire à Corbas afin de solliciter un temps d’échange avec lui. Cette rencontre permettrait d’exposer directement la réalité de la situation que connaît le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, les difficultés opérationnelles auxquelles les personnels sont confrontés au quotidien ainsi que les mesures urgentes qui nous paraissent indispensables pour garantir la sécurité des agents, des personnes détenues et le bon fonctionnement de l’établissement.

Convaincus que seule une prise de conscience au plus haut niveau de l’administration permettra d’apporter des réponses adaptées à cette situation exceptionnelle, nous espérons que cette demande retiendra toute votre attention.

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SDGF : Quand l’accès à l’eau potable dépend du vote des syndicats…

Le 25 juin 2026 au cours d’une réunion du CSA du DSJ en formation spécialisée, à la demande d’un syndicat présent, qui suite à un déplacement chez nos collègues ultramarins à découvert la triste réalité de leur quotidien (quotidien que FO Justice dénonce depuis des années), une demande de vote d’un avis a été proposé afin que l’ensemble des juridictions ultramarines et notamment la Martinique soient dotées de fontaines à eau reliées au réseau d’eau potable…

FO Justice s’est abstenu sur ce vote !

⇒ FO Justice a rappelé à l’administration que comme le prévoit l’article L .210-1 du code de l’environnement « L’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général… Dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis, l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique a le droit d’accéder à l’eau potable … ».

Fournir de l’eau potable à nos collègues ultramarins est donc un droit qui ne doit en aucun cas être mis au vote des syndicats lors d’une quelconque instance. Si nous suivons ce chemin au prochain CSA nous voterons un avis pour que nos collègues aient le droit de respirer.

⇒ FO Justice rappelle encore une fois que nos collègues ultramarins font partie de la nation française et que l’accès à l’eau potable est une obligation pour tous les citoyens de l’état français.

FO Justice sera toujours au côté de nos collègues ultramarins pour faire entendre leur voix malgré les milliers de kilomètres qui les séparent de la métropole.

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CSA-départemental de Guadeloupe du 28 juillet 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Président,

Mesdames et Monsieur les Chefs d’établissement et de structures,

Mesdames et messieurs les membres du CSA-D,

Chers collègues,

Entre une surpopulation carcérale grandissante (la barre des 800 détenus hébergés pour 450 places théoriques a été dépassée au CP de Baie-Mahault, et sur la MA de Basse-Terre on compte désormais 266 personnes écrouées pour environ 140 places théoriques), une montée inouïe de la violence, une disparition des moyens RH et une ligne budgétaire quasi-absente, nous vivons actuellement en Guadeloupe une crise pénitentiaire sans précédent.

Avant tout, notre organisation syndicale tient à rapporter au CSA-D les propos des personnels de Guadeloupe, en particulier l’expression des collègues des deux établissements Pénitentiaires.

Nous, personnels de surveillance, sommes en colère contre notre administration, car la situation est devenue insupportable. Pour la simple continuité du service public pénitentiaire, notre quotidien est marqué par des heures de travail soutenues, des rappels systématiques et un épuisement au travail faute de moyens humains. Nous ne pouvons plus tenir, nous ne venons au boulot pour crever, nous voulons que cela cesse rapidement !

Monsieur le Président, FO Justice Guadeloupe ne peut se taire face à ce désarroi des personnels que l’administration et vous-même êtes censés protéger. Les établissements connaissent actuellement une situation particulièrement préoccupante et une réelle souffrance organisationnelle, notamment en raison de la crise RH. Nombre important d’agents absents pour raisons de santé, d’agents en reprise thérapeutique ainsi que d’agents affectés sur des postes aménagés. Cette situation entraîne une désorganisation des services et une surcharge de travail pour les personnels présents, qui doivent quotidiennement pallier le manque d’effectifs afin d’assurer la continuité et la sécurité du service public pénitentiaire.

A FO Justice Guadeloupe, nous refusons ce sacrifice imposé des personnels sur l’autel administratif.

Comme nous avons l’habitude de le dire « les personnels n’ont pas à subir le silence, l’inertie et ce mépris de l’administration », car effectivement, aucune réponse favorable ne leur a été apportée, ni aucun soutien de la part de ceux qui sont censés les protéger. Les personnels méritent mieux que cette souffrance imposée. Des questions sans réponses : à Baie-Mahault, les personnels réclament toujours la révision de l’OR qui ne reflète pas le terrain, la sécurisation du domaine pénitentiaire, le parking reste toujours dans un état pitoyable et le problème des places pour se garer persiste, le survol quotidien des drones reste toujours problématique, les remarques faites sur les fonctions supports (Cuisine, Buanderie, Magasin, Cantine, Vestiaire…) avant la fin du DAC et bien sûr la question des postes vacants… A Basse-Terre, aucune nouvelle du filet antiprojections ni du système anti-drone, idem pour le binômage aux étages pourtant validé avec l’ancienne direction, une meilleure gestion de l’équipe ELSP en termes de formation continue et des exercices opérationnels, etc…

FO Justice Guadeloupe demande donc à la direction, ainsi qu’à la DSPOM, de prendre des engagements clairs, précis et assortis d’un calendrier afin de répondre aux attentes des personnels.

Monsieur le Président, cette souffrance au travail ne s’arrête pas qu’aux personnels de surveillance, car pour faire fonctionner un établissement pénitentiaire, il faut compter sur les « personnels invisibles » à savoir les personnels administratifs, les Conseillers d’insertion et de probation, les techniques, etc…

Concernant le SPIP de Guadeloupe, la communication peine toujours à convaincre. Au-delà des problèmes matériels qui vous ont été rapportés ces derniers jours, beaucoup d’agents ressentent un manque de communication directe. Les informations circulent principalement par courriel, alors que certaines situations nécessiteraient des temps d’échange avec les équipes. Cette manière actuelle de fonctionner entretient parfois un sentiment d’éloignement entre les décisions prises et la réalité du terrain, ainsi qu’une perte progressive de confiance dans la capacité de l’institution à résoudre les difficultés du quotidien.

Les difficultés matérielles viennent s’ajouter à une charge de travail déjà conséquente. Les équipes doivent continuer à assurer le suivi des personnes placées sous-main de justice, les permanences, les urgences, les partenariats et assimiler rapidement les nombreuses évolutions institutionnelles.

Malgré ces difficultés, les équipes poursuivent leur investissement mais attendent :

– Des conditions matérielles compatibles avec l’exercice de leurs missions ;

– Une meilleure anticipation des difficultés ;

– Davantage de communications et d’échanges avec les équipes ;

– Un dialogue social permettant une véritable prise en compte des remontées du terrain ;

– Une politique de prévention des risques psychosociaux plus visible ;

– Des engagements suivis d’effets et évalués dans le temps.

Avec le dernier incident dramatique au SPIP de Fort-de-France, FO Justice Guadeloupe réclame rapidement une sécurisation accrue des sites du SPIP Guadeloupe car nous ne sommes pas à l’abri de dérapages de la part de certains individus suivis.

Tout comme les agents du SPIP en milieu fermé, les personnels administratifs ne sont pas en reste. Les uns comme les autres subissent de plein fouet les mêmes charges de travail et d’inconfort dans leur quotidien, la même crise au niveau ressources humaines et attendent toujours des nouvelles concernant leur future base pour des conditions meilleures et une qualité de vie décentes au travail.

Monsieur le Président, ces éléments méritent une véritable évaluation au titre de la prévention des risques psychosociaux à ne pas sous-estimer sur notre territoire. Il s’agit de la qualité de vie au travail, de la santé des agents, du fonctionnement du service public et de la capacité de l’administration à répondre durablement aux difficultés signalées.

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Prison de Perpignan : Fouille au CD

Ce matin vers 10H30, une fouille ciblée a été ordonnée au niveau du 2 °CD suite à une vidéo postée sur un célèbre réseau social. Les agents ELSP appuyés par les ERIS de Toulouse ont procédé à la fouille d’une cellule occupée par 2 détenus et ont découvert : 2 téléphones de marque Apple, 1 couteau en céramique, 69 grammes de résine de cannabis, 11 grammes de cocaïne et divers objets interdits.

Le résultat de cette fouille démontre à quel point notre détention est gangrénée par des trafics en tout genre. La découverte d’une lame en céramique, peu de temps après qu’un collègue se soit fait lacérer le visage, illustre aussi que nos coursives sont devenues de véritables coupe gorges.

C’est malheureusement le constat que font les agents du CD qui travaillent la plupart du temps en mode dégradé (2 agents par étage pour 3 ailes) et ne peuvent assurer leurs missions correctement malgré leur bonne volonté : le centre de détention est resté, par exemple, en régime fermé tout un week-end faute d’effectif suffisant.

Tant que la situation RH perdurera, ce type de découverte risque de se multiplier, fragilisant encore plus la sécurité déjà dégradée de notre établissement.

Comme dit le proverbe populaire : « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ! »

Le bureau FO CP Perpignan tient à remercier les agents ELSP et les ERIS présent lors de la fouille, ainsi que l’ensemble des agents qui ont permis d’assurer la sécurité durant l’intervention.

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Groupe de Travail SPIP à Vendôme

FO Justice CPIP tient à rétablir les faits et vous propose un bilan plus en phase avec la réalité, au terme de quatre réunions avec le directeur adjoint de cabinet et le conseiller pénitentiaire du ministre, ainsi que la DGAP et la DACG.

Malgré l’opposition du SNEPAP-FSU à notre présence, notre Organisation Syndicale avait bien toute sa place, en sa qualité de syndicat représentatif pour les SPIP et majoritaire au sein de la DGAP.

D’ailleurs, par respect pour la chronologie des faits, FO Justice CPIP tient à rappeler que c’est, en premier lieu, à la suite de l’appel de notre syndicat que près de 100 agents se sont fortement mobilisés le 17 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Nanterre, alors que l’intersyndicale avait fait le choix d’une mobilisation le même jour, à la suite de notre annonce officielle.

Ce sont donc entre 80 et 100 personnes qui se sont mobilisées à l’appel de l’intersyndicale, près du ministère, selon des sources concordantes présentes.

Ces derniers se félicitent d’ailleurs, dans leurs derniers tracts, de prétendus « succès historiques » et d’avancées majeures. Mais la réalité de ces quatre réunions offre une image bien différente des coulisses du ministère.

En effet, beaucoup de temps a été perdu, en grande partie à cause d’approches approximatives et de divergences entre ces mêmes syndicats, bien loin d’une pseudo-unité et des véritables urgences de la profession.

Dès les premiers échanges, FO Justice CPIP s’était pourtant positionnée très clairement en proposant d’évoquer trois axes en particulier :

La question des moyens ou outils techniques, voire technologiques, pour lutter contre le recel de faux et l’usage de faux, en vue de sécuriser les pratiques des agents ;

La formation initiale de tous les magistrats en matière d’application des peines et du réseau partenarial institutionnel avec les SPIP ;

L’établissement de conventions harmonisées entre les SPIP, les FSI et l’autorité judiciaire, afin de lutter contre ce cloisonnement entre les acteurs judiciaires d’une même chaîne pénale.

Hormis la question des conventions avec les FSI, le directeur adjoint de cabinet du ministre a fait le choix, avec l’aval de l’intersyndicale, d’aborder très largement la question de l’usage de l’article 40 et de la protection fonctionnelle.

Le choix de ces axes n’a pas été sans conséquence, avec une perte de temps stérile, ponctuée par une intersyndicale constamment insatisfaite, mais incapable d’envoyer ses demandes de modifications dans les délais requis. En bref, une perte d’heures précieuses d’espérance de vie, au détriment des personnels.

Hélas, le brassage d’air quotidien de l’intersyndicale n’a même pas permis, a minima, de nous rafraîchir lors de deux réunions organisées en pleine canicule.

Heureusement, la présence constante de la DACG lors de ce groupe de travail a permis de rappeler à l’intersyndicale le cadre juridique strict, sans quoi les travaux sur l’article 40 auraient dérivé bien davantage encore.

Enfin, concernant la protection fonctionnelle, brandie comme un trophée par l’intersyndicale, son contenu n’a fait que formaliser un rappel de dispositions qui existaient déjà, notamment dans le PNLV, le Plan national de lutte contre les violences. Il n’y a donc rien de novateur ni de révolutionnaire pour les agents.

Si les axes de travail que nous proposions avaient été entendus, nul doute que les échanges auraient été plus constructifs et davantage tournés vers l’intérêt des personnels exerçant en SPIP.

⇒ FO Justice CPIP préfère dire la vérité : ce groupe de travail et les positions de l’intersyndicale ne permettront pas d’empêcher, à l’avenir, une situation comme celle vécue dans les SPIP 95 et 93.

Plus que jamais, notre Organisation Syndicale est aux côtés des agents, prête à dénoncer et à lutter contre toutes les injustices qui jalonneront leur chemin.

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Prison de Rouen : Sécurisation de l’établissement. Un couteau en céramique découvert dans une projection

Suite à la découverte d’un couteau en céramique dans une projection, il a été décidé, en urgence, d’organiser une fouille sectorielle afin de garantir la sécurité des personnels et de l’établissement.

Au total, 6 cellules, regroupant 18 personnes détenues, ont été fouillées.

Résultat de cette opération :

10 téléphones portables, dont une grande majorité d’iPhone.

Plusieurs grammes de produits stupéfiants.

1 Amazon Fire Stick.

Ces nouvelles découvertes démontrent une fois de plus que les projections continuent d’alimenter les trafics au sein de notre établissement et justifient pleinement la multiplication des opérations de fouille.

Le Bureau Local FO Justice remercie également la direction pour avoir pris rapidement la décision de sécuriser l’établissement et ses personnels à la suite de cette saisie.

Le Bureau Local FO Justice tient à remercier le gradé infra pour la réactivité et l’organisation de cette fouille.

Enfin, Le Bureau Local FO Justice adresse ses remerciements à l’ensemble des personnels, tous grades confondus, qui ont répondu présents malgré une mobilisation de dernière minute, démontrant une nouvelle fois leur professionnalisme et leur engagement au service de la sécurité.

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CIA des Assistantes et Assistants de Service Social (ASS) : Prime… ou déprime ?!

Le Complément Indemnitaire Annuel (CIA), seconde prime intégrée au RIFSEEP, est censé reconnaître l’engagement professionnel, l’investissement et la manière de servir des agents.

Pourtant, sur le terrain, une question revient avec insistance… où est passée la reconnaissance de l’engagement des ASS ?

L’ENGAGEMENT DES ASS : OUI… MAIS PAS AU DÉTRIMENT…

DE NOTRE SANTÉ ET DE NOTRE RÉMUNÉRATION !

Malgré les postes vacants, les absences non remplacées et une charge de travail toujours plus importante, les ASS ont assuré la continuité du service. Ils ont pris en charge les dossiers de leurs collègues, souvent pendant plusieurs mois, au détriment de leur propre santé.

La logique du RIFSEEP promettait une reconnaissance de l’engagement professionnel. Le résultat est tout autre avec des montants parfois en baisse, des écarts incompréhensibles et une opacité persistante sur les modalités d’attribution du CIA.

LE GRAND MYSTÈRE DES ENVELOPPES BUDGÉTAIRES

► Les ASS sont en droit de s’interroger :

⇒ Pourquoi une telle absence de transparence dans les critères d’attribution ?

⇒ Où sont passés les reliquats budgétaires liés aux postes vacants ou aux absences prolongées ?

⇒ Pourquoi le CIA diminue-t-il alors que la charge de travail explose ?

Le mérite ne peut pas être apprécié « à la tête du client ». Les professionnels du service social méritent des critères objectifs, transparents et équitables.

LA FILIÈRE SOCIALE : TOUJOURS LES OUBLIÉS DU RIFSEEP !

Les ASS ont le sentiment d’être les grands oubliés du RIFSEEP ! Travailler toujours plus pour percevoir parfois moins est incompréhensible. Pendant que les situations sociales deviennent de plus en plus complexes, les moyens de reconnaissance, eux, stagnent.

Sommes-nous une catégorie A au rabais ?

Comment renforcer l’attractivité de notre profession lorsque notre engagement est aussi peu reconnu ?

Mettre les métiers de l’humain en concurrence et individualiser les rémunérations fragilisent les collectifs de travail alors que notre mission repose justement sur la solidarité et la coopération.

L’inégalité professionnelle renforcée avec le RIFSEEP

L’individualisation des primes pénalise de nombreux collègues : agents à temps partiel, personnels assumant des charges familiales, collègues revenant d’un congé maladie…

Et qu’en est-il des contractuels, toujours les grands oubliés du RIFSEEP ?

FO Justice – ASS refuse qu’un dispositif indemnitaire accentue encore davantage les inégalités professionnelles.

N’HESITEZ PAS À DÉPOSER UN RECOURS !

► Si vous estimez que le montant de votre CIA est injustifié ou incompréhensible, n’hésitez pas à exercer un recours.

► FO Justice – ASS peut vous accompagner dans vos démarches et défendre vos droits.

► FO Justice – ASS EXIGE la transparence totale sur les enveloppes budgétaires du CIA allouées à la filière sociale

► FO Justice – ASS EXIGE une communication claire sur l’utilisation des reliquats budgétaires liées aux postes vacants et aux absences prolongées

► FO Justice – ASS EXIGE une revalorisation significative du CIA, à la hauteur des responsabilités d’une véritable catégorie A

► FO Justice – ASS EXIGE une revalorisation de l’IFSE et du régime indemnitaire de la filière sociale.

LES ASS NE DEMANDENT PAS DE PRIVILÈGES !

ILS DEMANDENT SIMPLEMENT LA RECONNAISSANCE DE LEUR ENGAGEMENT ET LE RESPECT DÛ À LEUR PROFESSION !!!

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Prison de Joux-la-Ville : Nouvelle agression ! Encore !

Cette fois, le chef de détention agressé lors d’une commission de discipline.

Ce lundi 27 juillet 2026, le chef de détention a été victime d’une agression lors d’une commission de discipline. Une énième violence qui démontre une fois encore la montée rapide des violences auxquelles sont confrontés les personnels pénitentiaires.

Lors de cette commission de discipline, une personne détenue, mécontente d’être sanctionnée pour avoir détruit une cabine téléphonique et ouvert le mur de sa cellule, a manifesté son mécontentement en crachant à plusieurs reprises sur le chef de détention avant de lui porter un coup.

FO Justice Joux-la-Ville souhaite un prompt rétablissement à notre collègue blessé.

FO Justice Joux-la-Ville attend une sanction exemplaire à l’encontre de l’auteur de cette agression.

Le SLP FO Justice Joux-la-Ville remercie et souligne l’engagement, le professionnalisme ainsi que la réactivité des agents présents, qui ont permis de maîtriser rapidement la situation et de rétablir le calme.

NOTRE ANALYSE

Le SLP FO Justice Joux-la-Ville se demande si l’équité voulue par la DISP est désormais en train de prendre forme : en moins d’un mois, surveillants, officiers et chef de détention auront tous été victimes d’agressions.

FO JUSTICE REVENDIQUE

  • Une protection effective des personnels.
  • Une réponse pénale et disciplinaire exemplaire.
  • Une politique de tolérance zéro face aux violences.
  • Un soutien total à tous les collègues agressés.

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Prison de Reims : Sécurité et détenus sensibles. La direction doit prendre ses responsabilités !

Entre bricolage organisationnel et gestion chaotique de la détention, la pression monte à la Maison d’Arrêt de Reims. FO JUSTICE tire le signal d’alarme et exige que la Direction adapte enfin ses décisions à la réalité du terrain.

1. QSL : UN BÂTIMENT NON ADAPTÉ ET UNE ORGANISATION À REVOIR !

L’installation de détenus en régime de détention classique au rez-de-chaussée du QSL est une aberration : notre infrastructure QSL n’a jamais été conçue pour gérer de la détention ordinaire !

Cette décision impose des mouvements incessants (US, parloirs, cpip, etc.) que le bâtiment ne peut pas absorber naturellement. En demandant au surveillant du QSL de quitter régulièrement sa structure pour escorter ces détenus, la Direction crée une faille sécuritaire évidente et laisse le reste du bâtiment vulnérable.

Plutôt que d’imposer un bricolage au quotidien, FO JUSTICE demande :

Le rappel ferme, que le QSL n’est pas adapté à la détention classique et doit conserver sa spécificité.

Une révision et une amélioration urgente de la note de service sur la synergie avec la Porte B.

Une vraie concertation et des échanges avec l’ensemble des postes concernés (QSL, Porte B, US) afin de définir un protocole de mouvement clair, sécurisé et partagé, permettant de travailler en sécurité sans surcharger un collègue au détriment d’un autre.

2. AFFLUX DE DÉTENUS “MOEURS” : STOP AUX ACCUSATIONS, PLACE À LA GESTION !

Suite aux annonces nationales et aux évolutions judiciaires, notre établissement enregistre une hausse significative d’écrous pour des affaires de mœurs. Or, notre petite Maison d’Arrêt n’est absolument pas adaptée à une telle concentration de profils sensibles.

Le constat du terrain est édifiant :

Les agressions et les bagarres se multiplient en détention.

Les détenus au profil sensible subissent des menaces quotidiennes, créant un climat de tension permanente.

Plus grave encore : certains cherchent à rejeter la faute sur les surveillants, les accusant à tort de dévoiler les motifs d’incarcération !

C’est INACCEPTABLE. Ce n’est pas aux surveillants de porter le chapeau des tensions en détention ! Les flux d’informations circulent seuls entre détenus.

C’est à la Direction d’assumer son rôle de gestionnaire de la détention !

FO JUSTICE EXIGE :

Un vrai travail d’anticipation et un profilage strict dès l’arrivage.

Une politique d’affectation et de séparation efficace pour éviter les zones à risques.

Le soutien ferme et inconditionnel de la Direction envers ses agents face aux accusations calomnieuses des détenus.

Le transfert vers des établissements adaptés pour les profils les plus ingérables ou menacés.

FO JUSTICE : POUR DES CONSIGNES CLAIRES, UNE SÉCURITÉ RENFORCÉE ET

LE RESPECT DES PERSONNELS !

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Prison de Rouen : Les chiffres ne disent pas tout. Le terrain, lui, ne ment jamais

Le bureau local FO JUSTICE MA Rouen a pris connaissance, avec étonnement, du communiqué de l’UFAP CP Lorient-Ploemeur qui semble considérer la Maison d’arrêt de Rouen comme un établissement « mieux loti » au seul regard d’un taux d’occupation.

Visiblement, l’UFAP confond un pourcentage avec la réalité du terrain.

Oui, le taux d’occupation de la MA Rouen est inférieur à celui du CP Lorient-Ploemeur et d’autres établissements du ressort.

Personne ne remet en cause les difficultés rencontrées sur l’ensemble des établissements, que nous soutenons pleinement.

En revanche, ce que leur communiqué oublie de préciser, c’est que plusieurs dizaines de cellules sont aujourd’hui indisponibles. Entre les cellules neutralisées par les travaux de rénovation des douches et celles mises hors service en raison de l’état bâtimentaire de l’établissement, la capacité réelle d’hébergement de la MA Rouen est bien loin des chiffres affichés.

Cette situation contraint quotidiennement les officiers et les personnels de détention à planifier et réaliser de nombreux changements de cellules afin d’assurer la gestion de la détention mais aussi la sécurité des personnels. Un travail particulièrement chronophage qui ne figure dans aucun tableau statistique.

Pendant que certains se contentent de comparer des pourcentages, les personnels de Rouen, eux, gèrent les conséquences d’un établissement vieillissant, de capacités d’accueil fortement réduites et d’une organisation rendue toujours plus complexe.

Et pourtant, malgré une situation parfaitement connue de l’ensemble des acteurs judiciaires, les incarcérations continuent à la Maison d’arrêt de Rouen, accentuant chaque jour un peu plus la pression sur les personnels et sur un établissement déjà fragilisé.

Avant de donner des leçons ou de comparer les établissements à coups de statistiques, il serait plus utile de regarder la réalité quotidienne des agents qui travaillent dans des conditions de plus en plus dégradées.

Les agents du CP Lorient-Ploemeur méritent des moyens. Les agents de la MA Rouen aussi.

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