Il serait temps que nos décideurs apprennent la définition du mot considération ! Et oui récemment les bâtiments A et B, grâce à des informations de surveillants et d’un moniteur de sport ont fait remonter des informations plutôt inquiétantes qui pourraient impliquer un projet d’évasion et des menaces d’agressions sur personnels.
Trois sujets distincts ont été ainsi remontés, argumentés et mis en lumière par des éléments concrets.
Un surveillant a remonté à sa hiérarchie qu’un détenu lui avait déclaré connaitre l’adresse et la situation personnelle d’un agent avec des détails très troublants.
Deux armes artisanales d’une vingtaine de centimètre ont été retrouvées sur le bâtiment A, accompagnées par une lettre d’un détenu dénonçant un projet d’agression sur un agent désigné.
Naturellement tous s’attendaient à des mesures précises ou au minimum un retour. C’est sur demande de notre organisation que les services de police ont été contactés, car ils n’y avaient pas pensé… Pitoyable.
Au final, rien, nada, toutes les informations remontées ont été balayées d’un revers de main considérant qu’elles étaient de moindre importance. « Ne dramatisez pas » voilà en substance la seule réponse apportée. Au passage les encadrants ayant fait ses remontées ont été ouvertement critiqués et rabaissés par leur hiérarchie considérant que leurs écrits ou propositions étaient médiocres.
Un gradé s’est vu adressé un « Vous dites n’importe quoi ! » et l’autre « Vous n’avez pas mis d’objet dans votre mail ». Mais pour qui se prennent-ils ? Pour FO justice la conclusion est limpide :
VOUS NE CONNAISSEZ RIEN A LA DETENTION, vous êtes déconnectés !
Pour le syndicat FO Justice c’est encore là une preuve d’amateurisme et surtout un grand manque de respect envers les professionnels qui œuvrent et galèrent chaque jour sur les coursives.
Résultat : danger ou pas, projets aboutis ou foireux, les éléments et les faits sont là et rien ne se passe ! Les voyous ne sont pas inquiétés, pas entendus par la direction. On les laisse bien tranquilles dans leur grotte, éventuellement pour organiser une attaque sur l’un des nôtres, car c’est de cela dont il s’agit sur deux de ces trois dossiers !
FO justice réexige le transfert dans les plus brefs délais, au nom du principe de précaution, de ces trois individus qui dans l’attente devraient faire l’objet d’une réaffectation.
Pour notre organisation syndicale, le CP Lille-Sequedin court à la catastrophe pendant que nos dirigeants ne font que minimiser les remontées du terrain certainement par peur de créer le mécontentement de la population pénale.
Il n’y a de place pour les peureux au CP LILLE-SEQUEDIN.
Ne laissons plus place à l’improvisation !
Une fois n’est pas coutume au CP Alençon Condé sur Sarthe qui sera marqué encore une fois par un incident majeur le samedi 28 mai 2022.
Vers 17h30, en cour de promenade, quatre personnes détenues ont dégradé la cabine téléphonique pour prendre le combiné et s’en servir de fronde pour mettre à mal les concertinas.
Une fois réussi, ils ont ensuite grimpé la grille de la cour, sans grande difficulté car dans cette maison centrale, il n’y a pas été fixé de plexiglass comme sur la maison centrale 3.
Il faudra l’intervention des ERIS pour mettre un terme à cette démonstration de nuisance.
Malheureusement il semble difficile d’en tirer les leçons puisqu’ils ne sont pas les premiers à démontrer leur agilité à escalader les grilles pour attirer l’attention.
Le bureau local Force Ouvrière félicite tous les agents présents lors de cet incident.
Le bureau local Force Ouvrière demande à la direction de prendre des dispositions immédiates par le retrait de l’autorisation des gants et serviettes sur cour de promenade.
Le bureau local Force Ouvrière soutien la demande générale de systématiser l’installation des plexiglass ou autre système pour que des incidents comme celui-ci ne puissent survenir à nouveau.
Le 30 mai, lors du contrôle du chemin de ronde à la fin des promenades de l’après-midi côté OUEST, des colis ont été découverts dont un très inquiétant, en effet dans ce colis était dissimulé non pas 1 mais 2 couteaux en céramique, venant de projections extérieures.
Déjà la semaine dernière, il a été trouvé un couteau dit à « cran d’arrêt » en cellule côté EST.
Nos organisations syndicales dénoncent, de plusieurs mois, ce fléau qui ne cesse d’accroitre, et rien ne bouge.
A QUAND LES MOYENS HUMAINS ET TECHNIQUES AFIN D’ENDIGUER CE PROBLEME SUR NOTRE STRUCTURE.
NOS ORGANISATIONS SYNDICALES DEMANDENT DE TOUTE URGENCE UNE FOUILLE SECTORIELLE DE L’ETABLISSEMENT !!!!!
Depuis plusieurs jours FO justice déplore une recrudescence d’agressions envers le personnel, sous des formes de plus en plusviolentes, perpétrées par des individus dépourvus de morale et de discernement :
Et pour FO justice, l’équipe de Direction de l’établissement tient une lourde part de responsabilité dans ce déferlement deviolence. Nous dénonçons plus précisément :
Le 24 mars dernier, FO justice s’insurgeait face à la mise à exécution d’une mesure disciplinaire qu’elle jugeait inappropriée. Pour rappel un individu ayant agressé un membre du personnel bénéficiait d’un traitement aussi surprenant qu’incongru :
UNE SUSPENSION DE PEINE POUR MOTIF MEDICAL !
FO justice mettait en garde sur les conséquences d’une gestion édulcorée des incidents qui conduiraient inévitablement à des débordements similaires.
ET BIEN VOILA… NOUS Y SOMMES… LES FAITS DE VIOLENCE SE MULTIPLIENT !
Mais à la MA Grasse, l’équipe de Direction ne manque pas d’inventivité, quitte à faire n’importe quoi : Le 25 mai, deux mois plus tard, le détenu qui avait vu sa peine de QD suspendue est tout de même contraint de l’effectuer. Mais en en bon comédien aux allures suicidaires, il obtient une faveur pour le moins singulière et inédite :
LA M.A. GRASSE VIENT D’INVENTER LA SANCTION DE SEMI-QD !
Le paradoxe de cette mesure, c’est qu’au lieu de préserver physiquement le personnel par un placement au Q.D, elle mobilise davantage d’agents pour des aller-retour incessants qui commencent à exaspérer l’intéressé lui-même….
UNE NOUVELLE AGRESSION SERAIT-ELLE EN TRAIN DE SE PROFILER ?
Le ridicule ne tue pas, heureusement pour certains… En attendant, des décisions aussi loufoques décrédibilisent le travail deceux qui bossent sur les coursives, de ceux qui se prennent les coups dans la tronche : LES PERSONNELS EN TENUE !
L’administration pénitentiaire n’est pas connue pour sa capacité à savoir gérer ses ressources humaines et à anticiper les carences en personnels… A contrario on peut allégrement admettre que quand elle a le nez dans la mer… elle sait faire preuve d’imagination et de perspicacité !
A quel prix ? Qui paiera l’addition ?
Le CP Lille-Sequedin n’y n’échappe pas. Au gré des mutations, départ en retraite et avancement de grade, situation personnelle, l’effectif des gradés s’est réduit comme peau de chagrin. Rassurez-vous le pic n’est pas atteint…
Comme on dit, on fait avec ce qu’on a hein ?! Puis ça pourrait-être pire non ?
Depuis plusieurs semaines, pour ne pas dire des mois, les services tournent à flux tendus. Rappels, réorganisations, et modifications intempestives des plannings ; voilà ce à quoi sont confrontés les 1ers SVT/major Sequedinois.
Certains font les veuves effarouchées et semblent découvrir aujourd’hui que la situation est très critique pendant que d’autres alertent depuis longtemps. Pour autant, nos décideurs prennent-ils le taureau par les cornes pour améliorer les choses ?
Et bien non, on ouvre Excel, on affiche le beau tableau coloré et zut il y a des trous… Alors on y va bon train ont rempli les cases, notamment pour renforcer les bâtiments hommes en juillet-août.
Nous sommes conscients que chacun doit faire des concessions à l’aune de la période estivale mais après tout si tous les postes étaient couverts la question ne se poserait pas ! Encore et toujours ça retombe sur les mêmes personnes, ceux à qui on opposera un chantage aux vacances.
Circulez, y’a rien à voir !
La situation se dégradera davantage à la rentrée, des postes vacants ou susceptibles de l’être sur tous les secteurs, MAF, QEPEC, MAH, QA, parloirs, roulement, UH…
Le syndicat FO Justice exige que la situation soit prise au sérieux ! Avant de tomber dans des projets foireux de fusions ou de restructurations, il serait de bonne augure de consulter les organisations syndicales dans le cadre d’un CTS, nous en formulons la demande au chef d’établissement.
A trop tirer sur la corde, elle finira par casser…. Ne laissons pas la fatigue et l’amertume s’installer.
Pour terminer nous profitons de ces quelques lignes pour renouveler notre entier soutien à notre ami et collègue 1er surveillant de roulement qui s’est lâchement fait agressé le 09 mai 2022. Nous lui souhaitons un bon rétablissement. A ce titre, nous regrettons que le transfert du voyou ne soit toujours pas acté !
Décidément quand il s’agit d’aller dans le sens des personnels, on ne trouve jamais de solution… Ce constat est amer !
Un titre évocateur et pourtant ce n’est pas faute d’avoir prévenu à plusieurs reprises…
Aujourd’hui même, l’équipe de nuit s’est vue rester jusqu’à 9h30 ce matin pour faire l’ouverture et passer les douches, aidés par les gradés présents !
Posez-vous les bonnes questions et arrêtez de tout remettre sur les agents « qui plantent », l’absentéisme ce n’est pas que ça ! ‘
Déjà, un capitaine de bateau se doit de dire BONJOUR à tous ses personnels qu’ils soient officiers, gradés, surveillants, CPIP ou personnels administratifs, c’est le moindre des respects qu’on leur doit pour travailler dans cet établissement extrêmement difficile.
Les personnels de tous corps et grades de la MAVO ont besoin de soutien notamment lorsque l’on voit le nombre d’agressions sur personnels dans nos murs, quasiment une alarme par jour sans compter les insultes, brimades et menaces à l’image du capitaine du bâtiment A qui s’est fait mordre le doigt jusqu’à l’os cet après-midi !!!
En terme de soutien, notre direction le montre en fustigeant les officiers, puis les gradés qui reportent leur mal- être sur les agents en coursive qui sont déjà sur-sollicités.
C’est alors que pour remettre une couche, la direction et sa cheffe exécutante ordonne aux officiers de distribuer des demandes d’explications à tout va, la fameuse DE qui est sensé remettre les agents dans le droit chemin…
Force est de constater que ça ne fonctionne pas, la preuve ce week-end ou encore ce matin….
Des mouvements en détention à n’en plus finir (douches, parloirs, activités, sport, scolaire, etc., etc. etc.).
Des surveillantes INFRA qui n’en ont que le nom car elles ne peuvent effectuer que des cantines (le privé dirigerait il le public ?), ce qui a pour effet qu’elles ne peuvent effectuer des inventaires de cellule et par conséquent faire facturer aux détenus le matériel cassé !
Une population pénale de plus en plus violente et vindicative face à l’autorité des surveillants souvent bafouée…
Mesdames et messieurs les scrutateurs de caméras, la vie en détention n’est pas que derrière les écrans à épier les faits et gestes des agents, elle est aussi sur le terrain, les personnels vous y attendent avec impatience pour un éventuel soutien et non pas pour s’enquérir du bien-être de la population pénale au détriment de la crédibilité de vos agents…
Résultat : des officiers qui mutent (huit !), des gradés et des surveillants à bout et qui en feront de même…
Le bureau local Force Ouvrière Justice le clame depuis longtemps : l’absentéisme est multifactoriel à la MAVO et ce n’est pas la poignée d’agents « souvent absents » que vous dénoncez régulièrement qui en est la cause unique (moins de 10 agents).
Il y a aussi une politique de logement compliquée dans le Val d’Oise, un accueil des nouvelles recrues parfois chaotique malgré toute la bonne volonté de nos formateurs.
Le bureau local Force Ouvrière Justice dénonce également un manque de dialogue social au sein de cet établissement.
Pas de CHSCT depuis des lustres ! Des instances réunies avec des documents remis le jour même ! Pas de communication, pas d’association pour de nouveaux projets, RIEN !
Le bureau local Force Ouvrière Justice sera toujours là, présent aux côtés des personnels pour faire respecter leurs droits !