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Prison d’Orvault : Inadvertance ou indifférence ?

En cette fin de semaine, nos collègues orvaltais ont eu la désagréable surprise de revoir un ancien pensionnaire.

En mai dernier, ce mineur avait participé au lynchage et passage à tabac de l’un de nos collègues.

Ce jour-là une demi-douzaine d’agents s’étaient retrouvés sur le carreau plongeant l’EPM dans un profond marasme qui a duré plusieurs mois.

Alors que les personnels commencent à sortir la tête de l’eau ces retrouvailles ont profondément et justement marqué les personnels.

Ce matin, les personnels de Direction se sont déplacés spontanément à l’appel afin d’informer les personnels de la gestion de cet individu en attendant son prochain transfert.

Le syndicat local FO justice de l’EPM d’Orvault s’interroge sur le choix de la justice d’écrouer ce détenu à l’EPM d’Orvault et espère qu’il s’agit d’une erreur par inadvertance.

Le syndicat local FO justice de l’EPM d’Orvault se réjouit de la présence de la Direction ce matin et espère que ces nouvelles résolutions tiendront et que l’EPM pourra retrouver sa cohésion et sa dynamique passée.

Le syndicat local FO justice de l’EPM d’Orvault se félicite que le transfert soit d’ores et déjà effectif.

Le syndicat local FO justice de l’EPM d’Orvault apporte son soutien à nos collègues de tous grades et les félicite encore d’avoir tenu l’EPM debout ces derniers mois au prix de nombreux sacrifices.

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COVID – Agents de la fonction publique : Ce qui change au 1er février 2023

3 ans après les débuts de la pandémie, la Covid-19 est toujours présente. Sa circulation, cependant, est en forte baisse, un niveau bas qui n’avait pas été atteint depuis la mi-2021. Les mesures d’encadrement et de suivi évoluent en parallèle. Depuis le 1er février 2023, certaines règles liées à la gestion de cette crise sanitaire ont changé.

A compter du 1er février 2023, conformément aux recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP), l’isolement obligatoire et systématique des personnes testées positives à la Covid-19 n’est plus requis.

► Fin de la suspension du jour de carence pour les agents de la fonction publique positifs à la Covid-19.

Le décret du 27 janvier met un terme, à compter du 1er février 2023, à la délivrance d’arrêts de travail dérogatoires sans jour de carence aux assurés se trouvant dans l’impossibilité de continuer à travailler, y compris à distance, en cas de contamination par la covid-19. Seul le médecin pourra prescrire un arrêt de travail, si l’état de santé de l’agent ne lui permet pas de travailler.

Il est donc mis fin, à compter du 1er février 2023, à la suspension du jour de carence qui était jusqu’ici appliqué aux arrêts de travail des agents de la fonction publique positifs à la COVID 19.

► Fin du suivi des « cas-contact »

Depuis le 31 janvier 2023, il est mis fin au service « Contact Covid » de l’Assurance Maladie. Ainsi, l’Assurance Maladie ne contactera plus les personnes testées positives à la Covid-19, ni leur cas contact dans le cadre du contact tracing.

► Personnes vulnérables et les autorisations spéciales d’absence (ASA)

Les autorisations spéciales d’absence (ASA) des agents de la fonction publique reconnus comme personnes vulnérables prendront fin le 28 février 2023.

Les gestes barrières restent toutefois fortement recommandés. En cas de positivité au covid, il reste plus judicieux de limiter au maximum les contacts plusieurs jours afin de ne pas contaminer d’autres personnes.

L’Union FO Justice vous informe et vous accompagne

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Prison de Fleury-Mérogis : Quartier mineur. Refus de réintégrer

Le quartier mineur de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis est sous tension et les personnels font les frais d’une gestion que le bureau local Force Ouvrière Justice qualifie de « bisounours » de la part de la direction du bâtiment D4.

Et ce n’est pas « l’activité poney » mise en place qui ramènera la quiétude sur cette entité mais bien la prise en compte des requêtes des agents acteurs d’une détention sécurisée en lien étroit avec les acteurs de la PJJ. N’en déplaise à certains !

En effet, le jeudi 02 février 2023 vers 17h00, 6 mineurs à défaut de manger des crêpes pour la chandeleur ont décidé de jouer la prolongation sur la cour de promenade dédiée en refusant de réintégrer leurs cellules.

En dépit des nombreuses injonctions de la hiérarchie, les minots restent hostiles à toutes discussions et campent sur leur position provocatrice.

Face à la situation de plus en plus tendue l’ensemble des personnels du bâtiment D4 a été réquisitionné. Les ELAC et les ELSP ont été dépêchées sur place avec la cellule sécurité. Les ERIS de Paris ont été mises en alerte et sont restées en appui.

Après une ultime négociation pour les persuader de regagner leur cellule, le chef d’établissement ordonna l’intervention d’une équipe sur cours de promenade.

Vers 19h30, les fauteurs de troubles ont été maitrisés par l’équipe d’intervention. Aucun blessé n’a été déploré tant au niveau des personnels que des détenus.

Sur les observations des agents, les meneurs ont été identifiés. Trois seront acheminés au quartier disciplinaire. Un autre a été pris en charge par les ERIS pour un transfert par mesure d’ordre et de sécurité.

En présence du chef d’établissement un débriefing a eu lieu avec l’ensemble des acteurs qui ont contribué à la gestion de cet incident sensible.

Une nouvelle fois, les personnels tous corps et grades confondus ont démontré leur professionnalisme et leur savoir-faire dans la gestion d’un incident majeur au sein de notre établissement pénitentiaire.

Une nouvelle fois, ils ont été à la hauteur de la confiance confiée dans la gestion d’un tel événement qui a mobilisé des moyens et des ressources humaines.

Le bureau local Force Ouvrière Justice les félicite pour leur dévouement ainsi que leur engagement au quotidien au sein de l’institution pénitentiaire.

Notre organisation professionnelle souligne également le message de fermeté et de dissuasion envoyé à la population pénale.

Par ailleurs, le bureau local Force Ouvrière Justice constate des problèmes de dysfonctionnement des badgeuses et qui peuvent être à l’origine de la non prise en compte des heures.

Sur ce point, si un message pédagogique voire une consigne a été envoyé via la liste générale par le responsable de l’UOS central pour expliquer comment pointer…

Pour Force Ouvrière Justice, il serait plus pragmatique et objectif de mettre en place deux voire trois badgeuses supplémentaires pour permettre la fluidité et éviter ses dysfonctionnements récurrents.

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Prison de Joux-la-Ville : 1er Surveillant, le plus dur ce n’est pas la chute…

Aujourd’hui les 1ers surveillants sont déjà le dommage collatéral du plan requalification du corps de commandement, ils sont toujours en attente d’une réforme statutaire et indemnitaire.

Ils sont localement, encore davantage abandonnés à leur triste sort, victimes d’une gestion incohérente. En effet, les créations de postes se télescopent avec les postes requalifiés pourvus et non pourvus, tant et si bien que l’écart entre les besoins de l’organigramme de référence et les effectifs réels laisse apparaître un manque de ressource criant.

Malgré les départs successifs et ceux à venir, les arrivées prévues laisseront la situation tout aussi déplorable.

A ce jour seul un planning semestriel leur a été fourni sans aucune visibilité sur quelconque CA !

Va-t-on se moquer d’eux encore longtemps ? Comment est-il seulement envisageable de les laisser dans l’impossibilité de planifier des congés en famille ?

La situation est d’autant plus exubérante que la hiérarchie nous explique que l’effectif serait complet mais que dans le même temps les périodes de congés ne sont pas planifiées.

L’ensemble des 1ers surveillants a pourtant redoublé d’effort et d’investissement pour préserver l’intérêt général et maintenir le navire à flot, et ce depuis plusieurs années.

Peut-on parler de respect ou de déontologie lorsque la seule réponse concrète à leurs interrogations légitimes est, « on verra, on ne va pas s’affoler » ; « chaque chose en son temps ».

Jusque-là tout va bien … le plus dur n’est pas la chute…

Nos 1ers sont rincés, des efforts sont nécessaires et urgent !

Le SLP Joux-la-Ville FO Justice exige que les 1ers puissent avoir un visuel sur leurs congés annuels.

Le SLP Joux-la-Ville FO Justice exige que soit organisé rapidement un groupe de travail sur l’organigramme réel des 1ers ainsi que sur leurs conditions de travail.

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Prison de Rodez : Surveillant ne signifie pas “chair à canon”

Le Syndicat Local FORCE OUVRIÈRE JUSTICE MA RODEZ déplore une fois de plus, une agression lâche et gratuite de la part d’un de nos pensionnaires.

En effet, ce jour le jeudi 2 Février 2023, un psychopathe, défavorablement connu des services pénitentiaires et médicaux de l’établissement pour ses multiples frasques, et qui n’a visiblement pas la lumière à tous les étages ; n’a rien trouvé de mieux, à son retour de l’unité sanitaire que de se défouler gratuitement sur un surveillant, lui assénant un coup de poing au visage et poursuivant l’agression au sol.

Fort heureusement, les collègues sont rapidement intervenus pour maîtriser l’individu et le surveillant a eu les bons réflexes de défense.

Le forcené a finalement terminé son trajet dans sa nouvelle « Suite » au Quartier Disciplaire.

Il est inadmissible qu’un personnel fasse les frais d’un énergumène incontrôlable car incapable de gérer ses frustrations ou sa colère intérieure.

Les surveillants comme tous les autres professionnels de la Maison d’Arrêt de Rodez ne sont ni des « punchings-balls », ni de la « chair à canon ».

FO Justice MA RODEZ remercie sincèrement les camarades présents pour leur réaction professionnelle rapide et efficace, ainsi que la direction soutenante avec le collègue agressé et qui a immédiatement pris les choses en main pour que les démarches de poursuites judiciaires soient rapidement mises en œuvre.

FO Justice MA RODEZ ne se résignera jamais face à l’agressivité gratuite et la violence intolérable de certains repris de justice.

FO Justice MA RODEZ soutien, encourage et accompagnera le collègue dans ses démarches pour que justice soit faite concernant cette agression sur personne dépositaire de l’autorité publique.

FO Justice MA RODEZ réclame le transfert imminent de l’assaillant. Il n’est pas concevable de laisser la victime continuer de subir la présence de son agresseur au quotidien.

FORCE OUVRIÈRE JUSTICE AU PLUS PROCHE DES PERSONNELS !

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Prison de Perpignan : “Surveillants acteurs” au service de mauvais producteurs !

FO Justice CP Perpignan vous alerte sur l’organisation des Commissions De Discipline.

Les CDD s’enchaînent sans pour autant qu’il y ait de place au quartier disciplinaire, augmentant considérablement le travail des SURVEILLANTS de votre établissement, et la liste d’attente des sanctions à exécuter.

FO Justice CP Perpignan vous rappelle qu’à chaque CDD, le SURVEILLANT d’étage (MA ou CD) fait préparer le paquetage des détenus. Les SURVEILLANTS du secteur QD fouillent intégralement le détenu à son arrivée.

FO Justice CP Perpignan vous rappelle une nouvelle fois que le secteur QD ne dispose que de six salles d’attente pour accueillir les détenus.

Toutes ces tâches, pour qu’au final, le détenu reparte faute de place, sans souvent même comprendre la sanction !

Le SURVEILLANT, le jour où une place se libère, doit à nouveau faire faire le paquetage, puis, à l’arrivée au QD, une deuxième fouille intégrale est pratiquée.

Il arrive même que le détenu soit libéré, transféré ou que celui- ci commette une nouvelle infraction, sans même avoir réalisé la sanction de la première…

FO Justice CP Perpignan cherche à comprendre à qui profite cette organisation !?

FO Justice CP Perpignan ne pourrait entendre que ce surplus de travail pour les SURVEILLANTS profite à la chef du BGD (cheffe “hors” détention) afin qu’elle épure ses dossiers…

Monsieur le Directeur ne perdait pas votre temps à nous expliquer qu’il y a des délais, nous savons déjà tout cela.

FO Justice CP Perpignan vous demande monsieur le Directeur d’être à l’écoute de vos hommes, de vos SURVEILLANTS et de ne pas surcharger plus qu’il n’en faut leurs journées de travail.

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SPIP 95 : Ce qui devait arriver … ARRIVA !

FO Justice dénonce le « joyeux n’importe quoi » dont font l’objet les Bracelets Anti Rapprochement (BAR).

En effet, le manque de procédures, les changements de matrice réguliers, les difficultés matérielles, les problèmes de réseau devaient bien déboucher sur une situation des plus dangereuses comme celle ayant eu lieu ce jour au SPIP 95 et ce n’est pas faute d’avoir alerté en amont sur cette catastrophe à venir.

Petit rappel : Le BAR est censé être une mesure de protection pour les victimes de violence conjugale.

FO justice ne cesse d’alerter quant aux dysfonctionnements du dispositif constatés. De nombreuses problématiques se cumulent : Qui installe le dispositif « agresseur » ? où ?

Malgré les remontées de notre organisation syndicale à la DAP, le flou perdure, et cela a des conséquences graves.

Ce jour, Jeudi 02 février 2023, un dispositif antirapprochement devait être installé à un sortant de détention au greffe de la MA OSNY (comme le veut la procédure), mais un « couac » (et oui encore un) est survenu… Impossible de couper les brouilleurs de la Maison d’Arrêt.

Pour faire face à cette problématique, la consigne a été donnée, par la direction du SPIP, aux ASE en charge, de faire office de « chauffeurs » pour transporter cet « usager contraint du service public », de la maison d’arrêt jusqu’au SPIP d’installer le dispositif dans nos locaux.

Et là c’est le drame….

Le « futur porteur du dispositif anti rapprochement » n’attendait pas meilleure opportunité. Il a tenté de se « faire la belle » en ouvrant la portière du véhicule de service en direction de la voie publique.

Un des agents a alors poursuivi le « fugitif » à pied au milieu de la circulation, réussissant à le mettre au sol, avec la force stricte est nécessaire, pendant que le second agent avertissait les forces de l’ordre qui, fort heureusement, sont intervenus rapidement.

Le plus affligeant dans cette histoire est que la même problématique avait déjà, au mois de novembre 2022 été rencontré, lorsqu’un ASE avait refusé de servir de chauffeur dans un cadre similaire. Une Demande d’Explication avait été faite à l’agent au motif de « nécessité de service et de préservation de la victime » et une note qui établissait que le transport de la personne par un agent du PSE était « plus adapté en terme de gain de temps ». FO Justice dénonce de telles pratiques et s’insurge d’un tel manque de considération pour les ASE.

Alors que les agents PSE commencent à recevoir une dotation de SAGEO pour soi-disant assurer la sécurité des agents sur le terrain (dispositif dont l’efficacité est discutable d’après les agents PREJ qui en sont déjà équipés), il serait juste temps de prendre de VRAIES résolutions !

Fort heureusement, les ASE étaient partis à 2 pour des raisons sécuritaires ayant été informé de l’état psychologique de la PPSMJ. A noter, que les fonctionnaires de police ont été agressés par l’individu lors du placement dans leurs locaux.

FO Justice soutient tous les personnels des SPIP, tous les corps confondus, qui refuseront de se mettre en danger en faisant office de « taxis » aux personnes placés sous la main de la justice. Nous ne sommes ni formés, ni assurés, ni équipés pour cela.

FO Justice tient à féliciter les 2 collègues pour leur sang-froid et sera à leur cotés en cas de besoin.

Notre organisation syndicale demande qu’enfin la DAP de mettre en place de véritables discussions avec les OS afin que soient évoqués les problèmes rencontrés par les agents sur le terrain et que des protocoles soient instaurés.

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FO Justice tient à mettre en lumière la gestion des CPIP PLACÉS au sein de la DISP de Lyon

Depuis plusieurs mois, les CPIP placés de la DISP de Lyon sont confrontés à des difficultés d’organisation.

En effet, il semble que les règles appliquées jusqu’alors pour les collègues placés aient fait l’objet de changements impactant directement leur bien-être au travail.

Notre organisation Syndicale tient à rappeler que, lors de la dernière campagne de mobilité, la majorité des agents en poste (5/6) ont sollicité une mutation du fait des difficultés rencontrées. Il est donc temps de prendre en considération cet appel à l’aide de nos collègues.

Si FO Justice CPIP comprend que la DISP s’appuie sur un cadre légal afin d’organiser la gestion de ces agents, la multiplication des malentendus et des points de crispation entre les CPIP placés et la DISP mettent en lumière la nécessité de clarification officielle des informations et du cadre d’intervention sur plusieurs points.

Tout d’abord, FO Justice CPIP tient à mettre en lumière la question du télétravail des CPIP Placés qui ne font l’objet d’aucun défraiement lorsqu’ils sont en télétravail (TT), alors même que positionnés en mission, hors de leur résidence administrative (RA) et logés par l’administration.

A cela s’ajoute qu’un agent en mission et logé par l’administration, ne devrait pas être considéré comme étant sur sa RA et donc, ne devrait pas avoir à rendre ce logement quand il y a télétravail les vendredi et/ou lundi.

FO Justice CPIP tient à mettre alerter quant à la discordance entre le discours de l’UMA et la réalité appliquée par DBF :

Pour exemple, dans le cadre de leur prise de poste, les CPIP placés nouvellement affectés sur la DISP de Lyon ont été conviés à 3 jours de découverte en septembre 2022.

Une nouvelle CPIP placée s’est vue refuser le remboursement des frais occasionnés au motif qu’il s’agissait de sa RA, alors même que son domicile personnel se situe à Chambéry et qu’elle a débuté directement par une mission à Chambéry, dès sa prise de poste.

En partant de ce principe, cette professionnelle n’est pas remboursée des frais engendrés pour venir à la DISP de Lyon, lors des regroupements des CPIP placés qui ont lieu en moyenne une journée tous les 2 mois, bien qu’il s’agit là de regroupements à caractère obligatoire.

FO Justice CPIP déplore la différence de traitement à situation équivalente au niveau des règles appliquées et appelle à faire cesser ces pratiques inégalitaires.

Ces règles, appliquées par DBF, sont floues aux yeux des agents et apparaissent donc comme sans fondement.

Dans l’exemple cité : la collègue en question doit se déplacer à la DISP de Lyon, à la demande de sa hiérarchie, qui l’a envoyée en mission au SPIP de Chambéry. Dans ces conditions, il est donc impensable que les frais occasionnés pour se déplacer ne soient pas pris en charge.

FO Justice CPIP dénonce l’absence de communication entre DBF et l’UMA :

Force est de constater une absence de transmission des informations entre l’UMA et DBF. Cette situation met les CPIP placés du ressort de la DISP de Lyon dans une situation inconfortable, tant professionnellement que psychologiquement. Un remboursement de leurs frais leur est garanti par l’UMA, alors même que par la suite DBF refuse.

Fût un temps où les anciennes directions de l’UMA et de DBF travaillaient en bonne intelligence au traitement de la situation des CPIP placés afin de ne pas occasionner trop d’éloignement du cercle familial (par exemple, les CPIP placés d’un même secteur géographique se répartissaient les SPIP en fonction de leur lieu de résidence) et le cas échéant, en privilégiant le confort de l’agent lors de ses déplacements (place de parking, petit-déjeuner…).

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FO Justice CPIP appelle à un retour à plus d’échanges dans l’intérêt de tous les personnels UMA, DBF comme les CPIP placés.

Les CPIP placés sont donc lassés par l’absence de réponse précise de DBF sur la question du fonctionnement des remboursements.

Les agents ont, à plusieurs reprises, interrogé DBF sur les règles de remboursement. Or, les réponses manquent parfois de clarté.

Prenons l’exemple d’une collègue qui serait positionnée dans un SPIP qui n’est pas sa RA. Techniquement, elle est censée bénéficier d’un défraiement. Or, selon DBF, ce n’est pas le cas si son domicile personnel se situe à proximité du SPIP de mission.

Toutefois, en cas de déménagement, DBF n’est pas en mesure d’indiquer de quel régime d’indemnisation elle va relever, ni quels seront les critères. Doit-on prendre en compte le nombre de kilomètres entre la résidence personnelle et le lieu de mission ? Doit-on tenir compte du fait que la nouvelle résidence personnelle dépende de la même communauté d’agglomération que le lieu de mission ?

Là encore, une telle situation est de nature à faire apparaître et/ou augmenter l’angoisse chez le CPIP placé.

FO Justice CPIP déplore l’absence de consignes officielles de l’UMA. Régulièrement, les CPIP placés sont contactés par téléphone pour être informés des décisions prises à leur encontre. Ils sont donc contraints de solliciter un écrit de cette prise de décision. Or, les écrits réalisés sont souvent moins précis que les informations communiquées par oral. Nous demandons donc que l’écrit soit systématisé afin de faire cesser toute interprétation des consignes données.

FO Justice CPIP, prend pour exemple l’interprétation qui a pu être faite des préconisations du médecin de prévention. En effet, l’état de santé d’une CPIP placée a imposé que le médecin de prévention préconise un aménagement de son poste de travail. Or, les recommandations du médecin de prévention n’ont pas été prises en compte par l’UMA qui a fait une lecture sélective du compte-rendu du médecin de prévention. L’agent a été dans l’obligation d’effectuer un recours gracieux auprès du directeur interrégional pour être entendu.

Cela semble inconcevable d’en arriver à un tel point de procédure, alors même que les préconisations du médecin de prévention étaient limpides et que l’agent a communiqué plus que de nécessaire sur son état de santé.

FO Justice CPIP met l’accent sur l’importance du confort matériel de l’agent lors de ses déplacements.
Dans le cadre de ses missions de CPIP placé, l’agent peut être amené à se déplacer sur des longues périodes (minimum 4 mois avec des prolongations de 2 mois, sans limite dans le temps). A ce titre, il peut bénéficier de la prise en charge d’un hébergement si les aller-retour jusque son domicile personnel ne sont pas possibles.

Or, sur ce point le confort matériel est remis en question. Pour exemple, DBF indique que nous devrions déjà nous estimer heureux d’avoir une «kitchenette» dans les logements (hôtel, appart’city…), dans la mesure où son existence ne serait pas obligatoire.

De plus, en raison d’un changement de politique de la DISP de Lyon, un durcissement des conditions d’hébergement s’est opéré depuis septembre 2022. Si la nouvelle collègue concernée (devant être logée dans le cadre de sa mission) en a été avisée à son arrivée, cela n’a pas été le cas pour les nouvelles non concernées ou les « anciennes ». Ainsi, sans aucune explication, information écrite et préalable, l’agent placé, en mission hors de sa RA et hébergé par l’administration, doit ramasser ses affaires et libérer le logement quand il est en congé de plus de 4 jours consécutifs ou en TT ou à l’appréciation de DBF / DIPPR.

A l’image de Franklin la tortue, le placé doit donc dorénavant porter sa « maison » sur son dos constamment.

Toutefois, même si l’agent respecte cette règle de 4 jours d’absence décidée par DBF, la prise en charge d’une nuit lui est refusée si l’agent revient en poste un vendredi. Le paradoxe atteint ici son paroxysme.
Enfin, l’agent n’a pas la possibilité d’arriver sur le lieu d’hébergement la veille de sa mission et doit libérer les lieux le matin de son dernier jour de travail, lorsqu’il est en TT ou en congé ensuite. Le droit au repos, après une semaine de travail, n’existe pas et les risques psychosociaux sont mis en avant au détriment de la santé de l’agent.

Il convient de préciser que DBF refuse que les agents placés recherchent un logement par eux-mêmes et qui respecterait le forfait alloué en ce sens, quand il existe des hébergements conventionnés mais plus onéreux. Aucune latitude est laissée à l’agent de trouver un domicile plus confortable et à moindre coût pour l’administration.

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Notons aussi qu’en l’absence de logement conventionné sur certains territoires, l’agent doit rechercher un logement par ses propres moyens et avancer son coût. Or, cela peut considérablement impacter sa situation financière. Au mieux, l’agent doit attendre le mois d’après pour obtenir un remboursement si tant est que cela soit pris en compte rapidement par DBF.

FO Justice CPIP tient à préciser que jusque-là, toutes ces dispositions n’existaient pas.
Nous demandons le retour aux conditions d’hébergement appliquées avant septembre 2022 : le CPIP n’a pas à déménager quand il prend du TT et des congés et doit être défrayé quand il est en télétravail.

Notre organisation syndicale tient également à attirer l’attention de la DISP quant au remboursement des trajets uniquement au tarif seconde classe SNCF.
Depuis le courant de l’année 2022, DBF accepte uniquement de rembourser les frais occasionnés par le CPIP placé en mission, dans le cadre de ses déplacements avec son véhicule personnel, au regard du tarif seconde classe SNCF.

Deux solutions s’offrent à l’agent :

– prendre son véhicule personnel malgré tout et ne pas se voir entièrement rembourser les frais occasionnés.
– prendre les transports en commun pour n’avoir aucun frais à sa charge. Cela implique que l’agent soit tributaire des transports en commun. Il ne peut donc pas être aussi disponible ou aussi adaptable qu’un agent qui utilise son véhicule personnel. Des difficultés d’organisation peuvent en découler, sans oublier un rallongement du temps de trajet qui a un impact sur la fatigue de l’agent.

FO Justice CPIP s’insurge devant la « disparition » des points d’ancienneté dans le cadre de la campagne de mobilité.

L’un des avantages du poste de CPIP placé était d’avoir deux points d’ancienneté par année d’exercice au lieu d’un attribué à un agent sur un poste fixe.
Il s’agissait d’une compensation non négligeable au regard des contraintes liées au poste de CPIP placé. Toutefois, eu égard des nouveaux critères officiels de mobilité, nous ne savons pas ce que va devenir cet avantage et malgré leurs demandes en ce sens, les CPIP placés n’ont pas eu de réponse de l’UMA.

En tout état de cause, FO Justice CPIP demande une autre forme de compensation en vue de la disparition du système de mobilité par point.

Nous nous permettons donc de dresser un résumé des contraintes et des avantages du poste de CPIP placé :

➔ Les avantages actuels

– une prime de 62 euros par mois d’exercice depuis l’année 2022. Rappelons qu’auparavant, il n’y avait pas de proratisation appliqué, le changement de politique n’a pas été annoncé en amont mais à bien eu lieu. En effet, jusqu’en décembre 2021 inclus, un agent placé durant 12, 8 ou 4 mois par année civile percevait la même somme en décembre de l’année concernée.

– le défraiement des repas quand l’agent est en mission, hors RA et résidence personnelle

– la prise en compte parcellaire du logement en mission, hors RA et résidence personnelle

➔ Les contraintes

-malgré le défraiement, nous constatons que parfois l’agent n’est pas défrayé à hauteur des dépenses réelles effectuées (par exemple, s’il fait le choix de prendre son véhicule au lieu des transports en commun)
-un éloignement géographique du cercle famille de l’agent / de son domicile personnel et la nécessité de déménager en cas de congés et de TT

– une non considération de l’agent et de la fatigue liée aux déplacements

Pour les CPIP placés de la DISP de Lyon et de nombreux autres sur le territoire national, les avantages ne suffisent plus à compenser les contraintes liées au poste. Le durcissement des conditions d’hébergement et de défraiement rajoutent une source d’inquiétude supplémentaire à l’agent.

FO Justice CPIP met en garde la DAP : le poste de CPIP placé ne sera plus occupé que par des sortants d’école qui demanderont à leur tour leur mutation dès que possible.

Notre organisation syndicale sollicite donc une prise en compte des demandes des agents placés et qu’une réflexion par la direction de l’administration pénitentiaire soit menée dans les plus brefs délais afin de clarifier et cadrer les pratiques.

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