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Prison de Fresnes : Bilatérale avec le Chef d’Établissement – FO Justice Porte les Sujets et Obtient des Réponses !

Le mercredi 06 mai 2026, FO JUSTICE a été reçu en bilatérale avec le Chef d’établissement du CP Fresnes afin d’évoquer les nombreuses problématiques remontées par les personnels.

FO JUSTICE a porté des sujets clairs, concrets et directement liés aux conditions de travail, à la sécurité et au respect des droits des agents.

RH – AFFECTATIONS – ORGANISATION DES SERVICES

FO JUSTICE a dénoncé l’opacité de certaines décisions RH, les refus sans explication et les situations individuelles laissées sans réponse.

Réponse obtenue :

➡️ Les agents concernés auront désormais des réponses motivées concernant les refus ou blocages les concernant.

FO JUSTICE a également interpellé la direction sur les difficultés RH persistantes au sein du CP Fresnes, notamment sur la gestion des congés bonifiés ainsi que les retards liés aux reprises d’ancienneté, entre autres.

FO JUSTICE a également alerté sur l’épuisement de l’encadrement et la problématique du matin/nuit pour les brigadiers-chefs encadrement.

Réponse obtenue :

➡️ Pour les brigadiers-chefs encadrement, une expérimentation sur la fin du matin-nuit va très prochainement débuter afin d’envisager une pérennisation après validation en CSA.

Concernant les congés annuels, FO JUSTICE a obtenu l’ouverture d’un projet d’autonomisation des équipes.

Objectif :

➡️ Mettre fin progressivement aux congés imposés dans les brigades et permettre aux agents de se concerter directement au sein des services pour le positionnement des congés, avec un déploiement à terme sur l’ensemble des secteurs.TEMPS DE TRAVAIL – DROITS DES AGENTS – CADRE RÉGLEMENTAIRE

FO JUSTICE s’oppose fermement aux heures supplémentaires gelées et à l’utilisation du “plan d’équité” comme outil de sanction déguisée.

FO JUSTICE exige :

➡️ Que les agents soient notifiés des décisions prises et qu’elles leur soient expliquées clairement.

FO JUSTICE a également rappelé l’importance du respect strict des textes, notamment concernant les mi-temps thérapeutiques et certaines demandes d’expertises médicales initiées administrativement.

Parce qu’il faut parfois rappeler l’évidence : “Docteur et directeur, ça rime… mais ce sont deux métiers différents.”

SÉCURITÉ – CONDITIONS DE TRAVAIL – DÉTENTION

FO JUSTICE a rappelé les risques liés au fonctionnement en mode dégradé permanent et aux pratiques mettant des agents seuls sur plusieurs secteurs.

Concernant le 1er Sud en D1, FO JUSTICE a demandé le déplacement ou l’ajout de blocs-portes en début de coursive, là où sont positionnés les détenus les plus difficiles.

Réponse obtenue :

➡️ Une étude rapide de faisabilité va être engagée.

FO JUSTICE a également dénoncé une situation devenue absurde concernant les services de nuit, où des collègues doivent venir avec leur propre sac de couchage.

Réponse obtenue :

➡️ La direction comprend la problématique et étudie la remise à disposition de kits de draps pour les agents qui le souhaitent, tout en laissant le choix à ceux préférant leur équipement personnel.

FO JUSTICE a également demandé le remplacement ainsi que le lavage régulier des housses des gilets positionnés au mirador.

APRÈS LA BILATÉRALE : REMONTÉES DE LA 3ÈME DIVISION

FO JUSTICE a également été sollicité après la réunion concernant plusieurs situations sur la 3ème division.

Il nous a été remonté :

  • Une chaise détériorée au poste protégé de “la table”, occupé 24h/24, malgré des signalements déjà effectués auprès du chef de détention de la troisième division
  • Une porte de toilettes du personnel dégradée, avec un trou laissant apparaître les collègues lorsqu’ils s’y rendent.

Des situations inadmissibles en matière de conditions de travail et de respect minimal de l’intimité des personnels.

FO JUSTICE rappelle également la sensibilité du QD.

Retirer un agent du quartier disciplinaire lorsqu’ils ne sont déjà que trois pour renforcer ailleurs peut peut-être répondre à une logique de “solidarité de détention”… mais lorsque les collègues se retrouvent à deux avec les commissions de discipline, les rondes, les registres, la gestion administrative, les détenus et les mises en prévention à gérer simultanément, ce n’est plus de l’organisation :

C’EST DU BRICOLAGE SOUS TENSION PERMANENTE.

Et lorsque survient un incident, chacun cherche ensuite son parapluie. Les responsabilités doivent être assumées à tous les niveaux. 🌂

FO JUSTICE PREND ACTE DES RÉPONSES APPORTÉES.

MAIS FO JUSTICE SERA VIGILANT.

DES ACTES. MAINTENANT.

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Prison de Saint-Denis : Déclaration Liminaire

Madame la présidente,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration en formation spécialisée,

Le syndicat FO Justice du Centre pénitentiaire de Saint-Denis souhaite, par la présente déclaration liminaire, attirer une nouvelle fois votre attention sur une situation devenue intenable, tant pour les personnels que pour le fonctionnement même de l’établissement.

Avec près de 1 000 personnes détenues pour une capacité théorique de 576 places, notre établissement subit une surpopulation pénale chronique et massive. Cette situation n’est plus simplement préoccupante : elle est aujourd’hui critique. Elle engendre des conditions de détention difficiles et, surtout, des conditions de travail extrêmement dégradées pour les personnels pénitentiaires.

Cette surpopulation a des conséquences directes et graves sur la sécurité. Les violences à l’encontre des personnels se multiplient, dans un climat de tension permanente. Nos collègues exercent leurs missions dans un environnement où le risque est devenu quotidien.

À cela s’ajoute un manque criant d’effectifs. Avec 23 postes actuellement vacants, les équipes sont à bout de souffle. Cette carence structurelle impose aux agents des rappels incessants sur leurs jours de repos.

Ces pratiques, devenues quasi systématiques, portent gravement atteinte à l’équilibre personnel et professionnel des agents. Elles accentuent les risques psychosociaux, déjà fortement présents, et contribuent à une dégradation continue de la santé des personnels.

FO Justice tient à rappeler que les agents pénitentiaires ne sont pas une variable d’ajustement. Ils ne peuvent continuer à pallier, au prix de leur santé et de leur sécurité, les carences d’un système à bout de souffle.

Sans réponses rapides et adaptées, la situation continuera de se détériorer, avec des conséquences que nous ne pourrons plus contenir.

Le syndicat FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les droits, la sécurité et la dignité des personnels.

Nous vous remercions de votre attention.

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Prison d’Eysses : Enfin une Vraie Salle de Repos ! FO Obtient du Concret !

À l’occasion du Conseil d’évaluation annuel qui s’est tenu ce mercredi 6 mai au sein du Centre de détention d’Eysses, le Directeur interrégional de Bordeaux a confirmé la bonne nouvelle que nous attendions depuis de nombreuses années.

En effet, le projet de réaménagement complet de la salle de repos des personnels, située près de la porte 1, a été acté pour un montant prévisionnel de travaux de 108 000 €.

Cette revendication, FO Justice CD d’Eysses la porte depuis longtemps et s’est fortement investie sur ce dossier, avec l’appui du service technique de l’établissement et la volonté de la direction de s’y engager également.

Ainsi, la modeste cuisine va devenir une véritable salle de repos « quatre saisons », avec la création d’un espace extérieur carrelé, couvert, fermé, chauffé et climatisé, d’une profondeur de 3,30 m et d’une largeur de 7,70 m.

Les bons de commande ont été validés. La première réunion de chantier va très prochainement avoir lieu et les travaux vont s’engager rapidement. Nous espérons une livraison pour le dernier trimestre 2026.

Le Directeur interrégional a également confirmé la réalisation du quartier de semi-liberté « modulaire » de 100 places pour 2026-2027, avec comme date butoir l’arrivée de la première PPSMJ au 1er janvier 2027.

FO Justice CD d’Eysses tient à remercier tous ceux qui se sont investis sur ce dossier, qui profitera au confort de l’ensemble des personnels du Centre de détention.

FO Justice CD d’Eysses reste à l’écoute et au service des personnels du CD et continuera d’agir au quotidien pour améliorer les conditions de travail de tous les corps et grades confondus.

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Prison de Perpignan : Fouille Sectorielle au Centre Pénitentiaire

Une opération de fouille de grande ampleur au 1-er étage du CD, avec l’appui de la brigade cynophile et des ERIS.

21 téléphones portables avec des cartes Sim, environs 12 gr de résine de cannabis, une quinzaine de chargeurs de téléphones portables, 1 briquet chalumeau, 4 cigarettes électroniques, 8 clés USB STICK TV, 3 répartiteurs wifi, 1 balance de précision et 425 grammes de poudre non identifiée.

C’est un véritable coup de filet au vu de la liste des objets saisis, pratiquement toutes les cellules sont concernées !

FO JUSTICE CP PERPIGNAN approuve ce genre de fouilles puisqu’elles permettent de lutter efficacement contre la circulation d’objets prohibés, de renforcer la sécurité du personnel et de l’établissement, de freiner les trafics qui gangrènent depuis trop longtemps notre établissement, de restaurer l’autorité pleine et entière du personnel de l’administration pénitentiaire dans les détentions.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN tient à saluer le professionnalisme exemplaire des personnels mobilisés, leur maîtrise, leur rigueur et leur engagement qui ont permis le bon déroulement de cette opération.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN remercie le concours des ERIS, de la brigade cynophile ainsi que la participation active des FSI à cette opération.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN rappelle la réalité du terrain : les filets antiprojections sont soit tombés, soit troués, soit décrochés et surtout toujours pas réparés ; les drones volent sur le centre pénitentiaire de jour comme de nuit ; pas de brouilleur de téléphone. Malheureusement le trafic d’objets illicites en tout genre va très vite reprendre.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN encourage vivement la reprogrammation d’une telle opération.

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Prison de Villeneuve-les-Maguelone : Une Saisie Hors Norme !

Ce mercredi 6 MAI 2026, aux alentours de 10 H30, lors d’une fouille de cellule au deuxième étage du bâtiment B, nos collègues accompagnés de leur gradé, ont mis au jour un véritable arsenal de contrebande. Le bilan de cette saisie est aussi impressionnant qu’inquiétant.

  • près de 600 g de cannabis, 30 g d’herbe
  • 2 couteaux un Opinel et un couteau en céramique.
  • 4 téléphones portables, 3 puces SIM, 1 batterie externe, 12 prises de chargeur
  • une console PS5, une console Xbox, une chaine hifi
  • une manette , 12 prises de chargeur
  • 1 câble HDMI, une télécommande, 3 puces téléphonique

Cette découverte majeure n’est pas le fruit du hasard, mais bien du flair et du professionnalisme de nos agents. Pourtant, elle intervient dans un climat de travail devenu délétère et dangereux. Avec près de 150 matelas au sol, la gestion de la détention devient une mission impossible au quotidien. Nous fonctionnons avec un nombre de postes découverts alarmant. Le personnel est épuisé, sacrifié sur l’autel de la gestion de crise permanente.la présence d’armes blanches et de tels volumes de drogue prouvent que la tension est à son comble.

FO VLM félicite solennellement les agents et le gradé présent s pour leur rigueur et leur efficacité malgré la pression. Cependant combien de temps tiendrons-nous encore à ce rythme ?

Nous réclamons depuis plusieurs semaines le départ immédiat des détenus auteurs d’agressions envers nos collègues. Ces individus sont toujours sur l’établissement !!

Nous exigeons leur transfert sans délai. Des sanctions exemplaires et des poursuites judiciaires fermes doivent être engagées contre les détenteurs des objets illicites trouvés ce jour en cellule.

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Prison d’Aix-Luynes : Déclaration Liminaire du CSA du 6 Mai 2026

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration,

FO Justice refuse d’ouvrir cette instance dans le silence. Ce silence serait une trahison.

Avant toute chose, nous tenons à rendre un hommage sincère, appuyé et sans réserve à l’ensemble des personnels du centre pénitentiaire d’Aix-Luynes. Chaque jour, sur le terrain, ces femmes et ces hommes assurent leurs missions avec un professionnalisme exemplaire, un sens aigu du devoir et une loyauté sans faille envers le service public pénitentiaire dans des conditions pourtant de plus en plus difficiles.

Car la réalité est connue de tous : sous-effectif chronique, postes vacants non pourvus, multiplication des tâches, charge de travail en constante augmentation, climat de tension permanent. À cela s’ajoutent une fatigue accumulée, une pression psychologique grandissante et un sentiment d’abandon qui ne cesse de s’installer.

Mais que les choses soient parfaitement claires :

Ce dévouement n’est pas inépuisable. Il y a des limites !!

Par ailleurs, force est de constater que notre établissement fonctionne désormais de manière permanente en mode dégradé. Ce qui devait relever de l’exception est devenu la règle. Cette situation a des conséquences directes sur l’organisation du travail et entraîne une dégradation continue des conditions d’exercice des missions.

De ce fait, le schéma de relève, notamment pour assurer les pauses méridiennes, n’est plus garanti dans des conditions normales et satisfaisantes.

Dans les faits, de nombreux agents sont contraints de demeurer à leur poste sans pouvoir bénéficier de véritables temps de pause. Plus grave encore, certains sont amenés à prendre leur repas dans leur bureau, dans des conditions indignes, bien souvent sans aucune compensation financière.

Cette situation constitue une atteinte directe aux droits fondamentaux des agents. Elle n’est plus tolérable ! Elle n’est plus acceptable !!

FO Justice le dit avec gravité : poursuivre dans cette voie conduit inévitablement à une dégradation irréversible des conditions de travail et à une démobilisation croissante des personnels.

Nous refusons cette fatalité !!

FO JUSTICE ÉXIGE :

Le paiement sans condition des heures de pause méridienne dès lors que les agents ne sont pas en mesure d’en bénéficier pleinement. Il s’agit d’un principe fondamental relevant du respect des agents et d’un droit légitime.

Une véritable réflexion afin que les personnels ne soient plus contraints de déjeuner sur leur poste de travail.

La mise en œuvre des engagements de l’administration pris en matière de comblement des postes vacants.

L’engagement quotidien des agents du CP AIX-LUYNES, dépasse bien souvent le strict cadre de leurs obligations professionnelles, mérite une reconnaissance réelle, concrète et immédiate. Il mérite du respect, des actes forts et un soutien sans ambiguïté, certainement pas le silence ou l’indifférence.

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Astreintes des Personnels de Direction en SPIP : Un Système à bout de Souffle !

Le dispositif d’astreinte des personnels de direction dans les SPIP n’est plus tenable.

Sur le principe, personne ne conteste la nécessité d’une continuité de service. Mais derrière cet affichage, la réalité est celle d’un système désorganisé, sous-dimensionné et profondément injuste.

Une astreinte permanente… pour une indemnisation dérisoire

Un seul personnel de direction est placé en astreinte :

7 jours consécutifs,

24h/24 du vendredi 20h au lundi 8h,

Puis chaque nuit de 18h à 8h en semaine.

Pour cette disponibilité totale, la rémunération s’élève à 150 euros bruts.

Autrement dit : une présence permanente, une responsabilité maximale, pour une reconnaissance minimale.

Une réalité de travail totalement invisibilisée

Contrairement à ce que laisse penser le dispositif, l’astreinte n’est pas une simple “veille”. Chaque appel correspond à une situation sensible, souvent urgente, parfois critique.

Une intervention, c’est :

Analyser et décider seul, à distance,

Coordonner avec police, parquet, structures, victimes,

Sécuriser une situation potentiellement à risque,

Rédiger et tracer chaque décision.

Une heure minimum par situation. Souvent davantage.

Plusieurs appels dans une nuit ? C’est fréquent.

Des sollicitations simultanées ? Cela arrive.

Au final, une semaine d’astreinte représente régulièrement 15 à 20 heures de travail effectif, non reconnues à leur juste niveau.

Des conditions de travail inacceptables

Après une nuit d’interventions, aucun aménagement systématique : il faut être au travail le lendemain. Un seul cadre pour des services aux réalités diverses.

En effet, comment peut-on ériger un dispositif similaire à des structures ayant des spécificités telles que le nombre de personnes prises en charge, la configuration du territoire, l’importance ou non du réseau partenarial, le nombre de cadres présents pouvant assurer l’astreinte (…) ?

Des décisions lourdes de conséquences prises dans l’isolement, sans appui structuré. C’est une organisation qui expose les agents autant qu’elle fragilise le service.

Ce que révèle réellement l’astreinte

Ce dispositif met en lumière une réalité que l’administration refuse de regarder en face :

Oui, le SPIP est un acteur de première ligne en matière de sécurité publique.

Non, il ne bénéficie ni des moyens, ni de l’organisation, ni de la reconnaissance correspondante.

L’astreinte en SPIP est le symptôme d’un abandon : Celui d’une mission essentielle traitée comme une variable d’ajustement.

Nous refusons que cela continue !

Ce système repose aujourd’hui sur l’engagement individuel des personnels de direction. Cet engagement est réel — mais il ne peut plus servir de palliatif aux carences institutionnelles.

Nous demandons :

Une révision immédiate du dispositif d’astreinte,

Une adaptation des moyens à la taille des services,

Une reconnaissance financière à la hauteur des contraintes réelles,

La mise en place de garanties en matière de repos et de sécurité des agents.

Sans cela, l’administration prend le risque assumé d’épuiser ses cadres et de fragiliser la réponse pénale.

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Prison de Rennes Femmes : Une Intervention Exemplaire !

Le bureau local FO Justice tient à féliciter les collègues de l’ELSP du CP Rennes femmes, pour leur intervention exemplaire sur la voie publique hier après-midi :

Mardi 5 mai 2026 vers 15h20, alors qu’elles regagnaient le Centre Pénitentiaire de Rennes après un transfèrement à la Maison d’Arrêt de Nantes, les collègues ont été confrontées à un grave accident de circulation sur l’axe Nantes – Rennes.

À leur arrivée sur les lieux du sinistre, elles découvrent un véhicule de tourisme totalement retourné sur le toit, encore fumant, l’avant fortement endommagé, ainsi qu’un poids lourd accidenté stationné sur la bande d’arrêt d’urgence.

Elles positionnent immédiatement leur véhicule en amont de l’accident, gyrophares activés, afin de sécuriser la zone et prévenir tout risque de suraccident.

Face à l’urgence de la situation, et à l’état du véhicule laissant présager le pire, les agentes prennent sans hésiter l’initiative d’intervenir afin de porter assistance aux victimes, dans l’attente de l’arrivée des secours.

Parvenues au niveau du véhicule accidenté, elles constatent avec soulagement que la conductrice, seule à bord et toujours coincée dans l’habitacle intérieur, a néanmoins réussi à se détacher. Cette dernière se trouve accroupie sur le toit intérieur du véhicule retourné.

L’une des collègues parvient à ouvrir la portière bloquée. Après avoir échangé avec la conductrice et s’être assurée de l’absence de blessures apparentes, elle aide à son extraction en toute sécurité.

Les collègues prennent en charge la conductrice, en état de choc, et la mettent en sécurité, confiée à la vigilance des témoins présents. Elles rassurent par ailleurs le chauffeur du poids lourd, bouleversé par l’accident.

L’ELSP régule ensuite la circulation, afin de fluidifier le trafic et ouvrir une voie de passage pour l’accès des secours.

À l’arrivée des équipes de sécurisation et des sapeurs-pompiers, elles transmettent l’ensemble des informations utiles avant de rentrer sur le CP Rennes femmes.

Par leur sang-froid, leur réactivité et leur professionnalisme, les collègues de l’ELSP ont démontré un sens du devoir exemplaire, bien au-delà du cadre de leur mission initiale.

Au regard de cet engagement remarquable, FO Justice CP Rennes sollicite qu’une reconnaissance officielle de l’Administration leur soit accordée, à la hauteur de leur engagement.

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UDSP Guadeloupe : Crise pénitentiaire majeure en Guadeloupe – Lettre Ouverte au Directeur Interrégional de la DSPOM

Objet : Crise pénitentiaire majeure en Guadeloupe.

Monsieur le Directeur Interrégional,

Le syndicat FO Justice de Guadeloupe souhaite vous alerter de nouveau sur les difficultés que rencontrent les personnels, surtout ceux qui travaillent en détention. Rien n’évolue dans le bon sens au sein des établissements pénitentiaires de la Guadeloupe. Au contraire, la situation s’est considérablement dégradée. Une situation tellement critique, que certains personnels commencent à montrer leurs limites sur le terrain.

Le 14 avril 2025, vous aviez reçu les trois organisations syndicales de l’établissement suite à votre venue avec le DGAP.

Nous avions évoqué les difficultés rencontrées par les personnels en termes de crise RH, de sécurité et de surpopulation carcérale. Le 7 décembre 2025, lors de la visite du Garde des Sceaux, ces mêmes problématiques ont été rapportées au

Conseiller du Ministre, en charge de l’Outre-Mer, qui s’était engagé à tout faire remonter au Garde des Sceaux.

Depuis tout ce temps, et même des années avant, FO Justice Guadeloupe ne cesse de plaider pour une amélioration globale et sérieuse des conditions de travail des personnels. Notre organisation syndicale a lancé plusieurs alertes, que ce soit par mail ou par communiqués à destination de la DSPOM, concernant cette situation, mais malheureusement nos écrits et nos doléances sont toujours sans réponses. Aucune réponse positive en relation avec les réalités du terrain. Même les nombreuses mobilisations des personnels n’ont pas été prises au sérieux par notre administration. Pour les personnels ce n’est qu’un manque de considération de leur souffrance, eux qui portent à bout de bras les établissements et les différentes structures sous la tutelle du ministère de la Justice, pour la continuité du service public.

Pire, le 20 avril dernier, la liste des postes offerts à la mobilité du CEA de septembre 2026 a été publiée. La stupéfaction a laissé place la déception et à la colère des personnels. Uniquement 2 postes offerts pour le CP de Baie-Mahault. Une goutte d’eau qui ne résoudra en rien la situation critique des personnels.

A la Maison d’arrêt de Basse-Terre, même si l’établissement est neuf, les cellules sont déjà doublées et plus d’une vingtaine de matelas au sol. Basse-Terre montrera bientôt, elle aussi, ses limites en matière de capacité d’hébergement et conditions de travail pour les personnels. Aujourd’hui, tous les produits interdits en détention, « les colis », en provenance de l’extérieur et livrés par drones, pénètrent presque librement dans l’établissement. Ce phénomène presque quotidien engendre un climat d’insécurité pour les personnels, les premiers exposés aux risques. D’autant plus que certains détenus concernés appartiennent à la criminalité organisée.

Les saisies de produits prohibés se multiplient et traduisent une perte de contrôle particulièrement inquiétante et une grande faille de la sécurité au sein de nos détentions (CP Baie-Mahault et Basse-Terre). Notre organisation syndicale a déjà formulé le vœu de mettre en place sur Basse-Terre un système anti-drone et la mise en conformité de celui de Baie-Mahault. Prendre les devants, c’est assurer la sécurité des établissements et des personnels. Les personnes détenues, elles, ne se privent pas des dernières technologies pour leur bien-être et la gestion de leur business en détention, alors que niveau sécuritaire l’administration nous laisse à la ramasse.

Monsieur le Directeur Interrégional, ce déficit en personnels et cette surpopulation carcérale impactent directement les conditions de travail des personnels (des rappels sur les repos, un rythme de travail insupportable, une surcharge de travail,des heures supplémentaires en hausse constante et un ras-le-bol généralisé). Comme nous vous l’avions déjà expliqué, les personnels n’ont pas à souffrir des défaillances de notre Administration et de l’Etat en matière de sécurité et de RH.

Monsieur le Directeur Interrégional, souvent aux actualités, et même aux plus hautes sphères de l’état, il est question de souffrances au travail, de risques psychosociaux, de burn-out, mais sachez que c’est exactement la situation dans nos deux établissements pénitentiaires et dans les structures associées (SPIP, PJJ, tribunaux, etc…). De plus en plus d’agents sont confrontés à cette situation : plusieurs malaises survenus en plein service et deux collègues directement touchés par un AVC.

La question sur les causes à effets mérite d’être débattue car, force est de constater que ces conditions de travail déplorables au CP touchent à la santé des personnels. Avec 16 postes vacants sur le CP, toujours pas remplacés, l’avenir des personnels reste flou et le désespoir se lit sur le visage de chacun. D’autant plus que d’ici la fin de l’année, d’autres agents (environ 3) partiront à la retraite.

Par ailleurs, Monsieur le Directeur Interrégional, nous attirons aussi votre attention sur les autres corps de métiers qui interviennent au sein des différentes structures, dont font partie les personnels administratifs (PA), les Conseillers

Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) et les personnels techniques (PT), la PJJ, dans les Tribunaux. Ces personnels sont tout aussi fatigués, usés par une course aux résultats, au « peu mieux faire », tout cela imposé de manière indirecte par notre administration au détriment du bien-être au travail et au détriment de l’Humain. Eux aussi croulent sous l’entassement des dossiers ou de travaux ouverts un peu partout. En parlant de travaux, au CP le DAC 2 avance, certes, mais tout l’intérieur de l’existant est en piteux état et méritent un vrai «rafraichissement» ; problème de mobiliers, problème sécurisation des installations électriques, problème de locaux pour certains personnels, etc… qu’il faudra aussi prendre en considération.

FO Justice Guadeloupe ne peut plus tolérer de voir la situation de l’établissement et des personnels se dégrader de la sorte.

De nouveaux, FO Justice Guadeloupe se fait l’avocat des personnels et réitère sa demande de moyens adaptés pour nos établissements :

  • Des effectifs supplémentaires tous corps confondus (des effectifs adaptés à la réalité du terrain).
  • Un état des lieux rapide des effectifs PA, CPIP et PT pour constater et palier à la carence.
  • Un plan d’urgence immédiat contre la surpopulation carcérale qui ne cesse de grimper.
  • Des mesures concrètes pour la sécurité des agents.
  • Des moyens technologiques avancés et efficaces contre les drones.
  • Une fouille générale des établissements ou, à défaut, plus de fouilles ciblées.
  • Des moyens matériels adaptés pour les ELSP (caméras piétons, le PIE, équipement renforcé…).
  • Une solution pour la gestion des détenus présentant des pathologies psy à l’instar des dispositifs spéciaux mis en place dans l’Hexagone.
  • Une prise en compte urgente de la souffrance au travail (ex : soutien psy, activités tierces pour le bien être des personnels, etc…).
  • Une reconnaissance des personnels PA de la Justice en rapport avec le régime statutaire et indemnitaire.
  • Une écoute réelle et des engagements concrets de la part de l’administration.
  • La création de nouveaux locaux dans un bâti pérenne pour les CPIP.

Pour finir, Monsieur le Directeur Interrégional, n’oubliez pas qu’en Guadeloupe, la moyenne d’âge des personnels dépasse les 50 ans sur les coursives et que nous n’avons ni stagiaires ni élèves pour nous aider. Notre organisation syndicale ne peut pas considérer cette situation des plus désagréables comme une simple fatalité, car à défaut de réponses rapides la situation risque d’empirer.

Pour FO Justice Guadeloupe, toutes ces problématiques ne posent pas les bases d’un dialogue social sain, solide et constructif, car tant que les personnels seront soumis à une souffrance aussi intense, nous resterons dans une lutte légitime.

Peut-on considérer le silence et l’inaction de notre administration comme un aveu de faiblesse, ou encore une volonté de nuire au service public pénitentiaire de Guadeloupe au profit des autres territoires ?

Dans l’attente d’un retour de votre part, FO Justice Guadeloupe vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de nos salutations respectueuses.

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