UNE INTERVENTION D’UNE EXTRÊME GRAVITÉ
Dans la nuit du 12 au 13 juin 2026, aux alentours de 4 heures du matin, les personnels du Centre pénitentiaire de Fresnes ont une nouvelle fois été confrontés à une situation d’une extrême gravité.
Un départ de feu s’est déclaré au sein d’une cellule de la première division, mobilisant immédiatement les personnels de surveillance, les gradés de nuit, les renforts, les secours extérieurs ainsi que les différents intervenants d’astreinte.
La situation a nécessité une intervention rapide, coordonnée et particulièrement délicate.
La personne détenue concernée a dû être prise en charge en urgence par les services compétents.
Aucun agent n’a été blessé au cours de cette intervention.
FO Justice tient à saluer le professionnalisme, le sang-froid et la réactivité exemplaire des collègues engagés sur cette intervention particulièrement éprouvante.
AUCUN AGENT BLESSÉ
Grâce au professionnalisme et à la réactivité des personnels engagés.
LA RÉALITÉ DU TERRAIN, C’EST CELA !
Mais au-delà du bilan opérationnel, nous souhaitons aujourd’hui parler d’une autre réalité.
Une réalité que les statistiques ne retranscrivent pas.
Une réalité que les comptes rendus ne décrivent jamais.
Une réalité que vivent pourtant les surveillants pénitentiaires chaque jour.
PARCE QU’UN SURVEILLANT PÉNITENTIAIRE N’EST PAS SEULEMENT UN SURVEILLANT.
Il est POMPIER Lorsqu’une cellule s’embrase.
Il est SECOURISTE Lorsqu’une vie est en danger.
Il est PSYCHOLOGUE Lorsqu’il faut désamorcer une crise.
Il est ASSISTANT SOCIAL Lorsqu’il écoute la détresse humaine.
Il est MÉDIATEUR Confident, facteur, accompagnant.
Il est surtout le PREMIER À INTERVENIR
➡️ Le premier à entrer.
➡️ Le premier à voir.
➡️ Le premier à agir.
À l’ENAP, nous apprenons la théorie. Nous apprenons les procédures. Nous apprenons les protocoles. Nous apprenons comment réagir face à un suicide, une tentative de suicide, un incendie ou une situation de détresse majeure.
Mais entre la théorie et la réalité du terrain, il y a un monde.
La réalité, c’est qu’à Fresnes comme ailleurs, ces situations existent.
La réalité, c’est qu’elles se répètent.
La réalité, c’est que derrière chaque intervention se trouvent des hommes et des femmes qui repartent parfois chez eux avec des images qu’ils n’oublieront jamais.
DES PROTOCOLES, OUI… MAIS APRÈS ?
✔ Oui, les protocoles sont déclenchés.
✔ Oui, les signalements sont effectués.
✔ Oui, les procédures administratives suivent leur cours.
MAIS QUI S’OCCUPE RÉELLEMENT DES PERSONNELS ?
➡️ Qui reçoit après une intervention particulièrement marquante ?
➡️ Qui s’assure qu’ils sont en capacité de reprendre sereinement leur service ?
➡️ Qui leur dit simplement :
“Bravo pour ce que vous avez fait ?”
ÇA VA TRÈS VITE DANS UN SENS…
Lorsqu’il s’agit d’un incident, d’une erreur ou d’une difficulté de gestion :
➡️ Les demandes d’explications tombent rapidement.
➡️ Les mesures conservatoires tombent rapidement.
➡️ Les changements d’affectation tombent rapidement.
… MAIS QUAND IL S’AGIT DE RECONNAÎTRE L’ENGAGEMENT DES PERSONNELS ?
Lorsqu’il s’agit de valoriser celles et ceux qui ont fait preuve de courage, de professionnalisme et d’abnégation ?
Le silence est souvent beaucoup plus rapide que la reconnaissance.
FO JUSTICE OSE ESPÉRER…
Que les gradés de nuit ayant coordonné cette intervention seront entendus, accompagnés et reconnus à la hauteur de leur engagement.
Que les surveillants intervenus dans cette cellule bénéficieront du même soutien.
Parmi eux, de jeunes fonctionnaires récemment affectés en détention.
Parmi eux, des collègues plus expérimentés.
Tous ont été confrontés à une scène particulièrement difficile.
Tous méritent considération, écoute et accompagnement.
NOUS NE DEMANDONS PAS.
NOUS EXIGEONS.
Monsieur le Chef d’établissement,
un accompagnement à la hauteur des actes accomplis cette nuit par l’ensemble des personnels engagés.
ET COMME SI CELA NE SUFFISAIT PAS…
Ce 13 juin 2026, lors d’une opération de contrôle à la MAF, une surveillante a été victime d’un crachat de la part d’une personne détenue.
Le protocole relatif aux projections de fluides a immédiatement été déclenché et notre collègue a dû être prise en charge médicalement.
La personne détenue a été placée en prévention au quartier disciplinaire.
FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue.
Là encore, un agent qui ne faisait que son travail se retrouve victime de violences inacceptables.
CHAQUE JOUR EST DIFFÉRENT.
CHAQUE JOUR PEUT BASCULER.
Pendant que certains parlent de la prison,
Pendant que certains commentent la prison,
Nos collègues, eux, vivent la prison.
Ils protègent.
Ils interviennent.
Ils secourent.
Ils encaissent.
Ils tiennent.
Et ils recommencent le lendemain.
FO JUSTICE RESTERA TOUJOURS AUX CÔTÉS DES PERSONNELS
Des personnels qui font vivre cette administration dans l’ombre.
Des personnels souvent sans reconnaissance.
Mais des personnels qui continuent à servir avec honneur, professionnalisme et dévouement.