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PJJ : La Position de FO Justice – PJJ sur les UJPE

La généralisation des UJPE et la fermeture des CEF marquent un tournant majeur pour notre institution. Dès l’annonce de cette réforme, FO Justice – PJJ avait exprimé son profond désaccord avec la méthode employée et la temporalité. Les CEF, en dépit des nombreux dysfonctionnements, constituaient une alternative à l’emprisonnement des jeunes. Désormais, une gradation dans le parcours du mineur est supprimée et la prise en charge des jeunes aux profils très complexes se fera dans un dispositif de placement unique « les UJPE ».

Par ailleurs, nous avions dénoncé l’absence de concertation préalable de la part de la Chancellerie qui a lancé ce projet sans consulter les organisations syndicales. Cette réforme est particulièrement préoccupante car elle se déploie dans un temps contraint, risque d’accroître la pression sur les services qui pour beaucoup sont déjà en grande difficulté et d’augmenter le nombre de jeunes incarcérés.

Face à ce constat, FO Justice PJJ a pris ses responsabilités afin de garantir le mieux disant pour les professionnels et les mineurs. En effet, nous avons choisi de siéger et de débattre pied à pied pour amortir les décisions de l’administration et réduire au maximum l’impact de cette réforme sur le quotidien des agents.

C’est cette stratégie de présence et d’exigence qui nous a permis d’amender le cahier des charges et d’obtenir des garanties essentielles notamment dans le cadre des restructurations de services et de l’accompagnement des agents visés par cette réforme.

► Ce que FO justice – PJJ a obtenu :

  • Le Maintien du plafond d’emploi :

Nous avons négocié que les postes de professeur technique et d’infirmier, s’ils ne sont pas pourvus, soient immédiatement convertis pour recruter des éducateurs contractuels (de septembre à décembre, et au-delà si nécessaire). Ces moyens restent ainsi à la disposition directe des services.

  • Réforme statutaire CADEC et DS :

Dans le cadre de l’accroissement de la charge de travail des Cadres de la PJJ, FO Justice – PJJ a obtenu l’ouverture de négociations pour une refonte statutaire des corps de CADEC et DS.

  • Le refus des spécialisations imposées :

Nous avons exigé le renoncement au recours à une spécialisation rigide et uniforme. Aucune “étiquette” ne sera imposée d’en haut : nous avons obtenu que les équipes gardent la liberté d’apporter leur propre coloration au projet d’unité, en fonction de la réalité du terrain et des spécificités locales.

  • La baisse des collectifs :

Le cahier des charges permet désormais aux services de réduire le nombre de jeunes en collectif à un maximum de 8, favorisant une organisation plus protectrice (8 en collectif / 4 en individuel). Cette organisation doit permettre aux équipes de consacrer plus de temps aux accompagnements éducatifs et de varier les modes de prise en charge.

  • Une souplesse sur l’utilisation des téléphones portables :

Nous avons obtenu la garantie qu’aucune interdiction systématique du téléphone portable ne soit imposée aux mineurs comme aux agents. Il appartiendra aux équipes de définir les règles d’usage au sein des services notamment lors de la rédaction des projets d’unité.

  • Renforts en milieu diversifié :

L’administration s’est engagée à octroyer un ETP supplémentaire dès le sixième jeune placé en diversifié. Il est important de prendre en compte cette donnée et de réclamer systématiquement le renfort promis une fois la cible atteinte.

  • Autonomie des équipes :

Ce sont les agents de terrain qui conservent la main sur les orientations de leur projet d’unité.

Parallèlement, nous avons contraint l’administration à engager des plans pour l’adaptation nécessaire de l’immobilier.

FO Justice ne s’arrêtera pas là. Nous serons présents aux côtés des équipes, sur chaque service et instance, pour garantir que ce cahier des charges soit scrupuleusement respecté.

Le chemin est encore long et sinueux. La création des UJPE, couplée à la charge de travail liée au CJPM, impose une reconnaissance réelle de l’engagement de tous les agents.

► Par conséquent, FO Justice – PJJ continue d’exiger :

  • Une refonte totale de la grille indiciaire pour les éducateurs
  • La mise en place effective des heures supplémentaires rémunérées
  • Le doublement des nuits
  • La NBI pour tous
  • Le changement de groupe IFSE pour les SEAT et UEAT.
  • La prime narcotrafic
  • L’anonymisation des procédures à la demande des agents.
  • La revalorisation des nuits et des week-ends et des astreintes
  • La revalorisation des IFSE, la création de l’IFSE promotion de grade, la revalorisation quadriennale systématique de l’IFSE même en cas de mobilité sur un même groupe.

La liste est bien évidemment non exhaustive mais elle met en exergue le travail de fond et de revendications de notre organisation syndicale.

FO justice PJJ considère que contester une réforme est un droit mais protéger ceux qui la mettent en œuvre est pour nous un devoir. Nous continuerons de suivre cette approche afin de porter la voix d’un syndicalisme constructif, vigilant et entièrement tourné vers la défense de vos conditions de travail.

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CPIP : Campagne de Mobilité CPIP 2026 – Défense de vos Dossiers !

Dans le cadre de la campagne de mobilité 2026, le bureau FO Justice sera reçu le 1er juin 2026 par le bureau RH4 lors d’une bilatérale.

Cette rencontre est une étape cruciale pour notre organisation syndicale.  Notre objectif est clair : défendre les dossiers de nos adhérents qui présentent des situations personnelles ou professionnelles spécifiques nécessitant une attention particulière.

Ainsi nous mettrons tout en œuvre pour appuyer vos demandes, notamment concernant : les rapprochements de conjoints, les situations à caractère social, les dossiers liés à une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé), et toute autre situation particulière justifiant un traitement prioritaire.

Vous souhaitez être représenté(e) ?

Si vous êtes concerné(e) par une situation particulière et que vous souhaitez que nous portions votre dossier auprès de l’administration lors de cette réunion, n’attendez plus. Vous pouvez nous solliciter jusqu’au 25 mai 2026 inclus.

Pour toute demande, envoyez-nous votre dossier complet à l’adresse suivante : cpip@fojustice.fr

FO Justice reste mobilisée à vos côtés pour accompagner votre mobilité et veiller au respect de votre situation personnelle.

FO Justice, engagés pour vous, présents pour vous.

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Action Sociale – Aide aux Études de la Fondation d’Aguesseau – Des Démarches ENFIN Simplifiées pour les Agents !

FO Justice, vous informe que la Fondation d’Aguesseau met désormais en place une procédure 100% en ligne pour les demandes d’aide aux études. 

► CE QUI CHANGE CONCRÈTEMENT :

  • Plus de dossier papier
  • Dépôt des justificatifs directement en ligne
  • Accès sécurisé
  • Suivi du dossier en temps réel

► QUI PEUT EN BÉNÉFICIER ?

Les agents du ministère de la Justice ayant des enfants de moins de 26 ans poursuivant des études et non éligibles à une bourse CROUS.

► À RETENIR :

  • Les demandes peuvent être effectuées dès maintenant
  • Date limite : 24 août 2026
  • Possibilité de déposer la demande sans attendre les résultats scolaires

► OBJECTIF :

Faciliter les démarches administratives et faire gagner du temps aux agents et à leurs familles.

Accès direct : www.fda-fr.org/digitalisation-AAE

Pour accéder dès maintenant à vos démarches en ligne : https://connect.fda-fr.org/aides

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Prison de Basse-Terre : Une Sécurité au Rabais !

Chers collègues,

Depuis plusieurs semaines, chaque fouille de cellule menée par les ELSP met en lumière une situation devenue intolérable : la présence en détention de téléphones portables, de produits stupéfiants, d’armes artisanales, de couteaux en céramique, etc… Les saisies se multiplient et traduisent une perte de contrôle particulièrement inquiétante au sein de notre détention.

Aujourd’hui, les projections et les colis pénètrent presque librement dans l’établissement, pendant que les personnels travaillent dans un climat d’insécurité grandissant. Cette réalité n’est plus acceptable. FO Justice Bastè le rappelle avec gravité : certains détenus concernés appartiennent à la criminalité organisée. Ils disposent de moyens importants, structurent leurs trafics depuis l’intérieur de l’établissement et renforcent chaque jour leur emprise. Pendant que ces réseaux prospèrent, ce sont les agents qui paient le prix fort, exposés quotidiennement à des risques majeurs.

Il est hors de question de laisser nos collègues seuls face à cette menace.

La nuit du 5 mai 2026 en est une nouvelle illustration. Vers 1h50, l’agent du PCS remarque le manège d’individus à l’extérieur de l’établissement. Ces derniers procèdent à des projections en direction de cellules bien ciblées. Les agents de piquet identifient rapidement la cellule concernée. À 7h00, une opération est immédiatement déclenchée avec l’équipe du matin, les agents ELSP, un agent IDEX ainsi qu’un membre de la direction.

Le bilan est sans appel :

  • 6 téléphones portables
  • 103 grammes de cannabis
  • 1 scie métallique
  • 15 accessoires téléphoniques (cordons, embouts, etc.)
  • 1 appareil à tatouage et ses accessoires
  • 3 cannes à pêche artisanales
  • 3 pilules d’ecstasy

Au cours de la ronde, deux colis supplémentaires sont également découverts, contenant chacun un téléphone portable et un cordon de rechargement.

Le bureau local FO Justice Bastè félicite l’ensemble des agents ayant participé à cette intervention, et qui ont une nouvelle fois démontré leur efficacité, leur professionnalisme et leur engagement au service de la sécurité collective.

Mais ces résultats ne doivent pas masquer la réalité : la sécurité de notre établissement présente aujourd’hui des failles majeures. Le bureau local FO Justice Bastè exige que des mesures immédiates, fortes et concrètes soient prises pour endiguer cet état de fait :

  • Des opérations massives de contrôle ;
  • Des fouilles renforcées ;
  • Des opérations cynophiles régulières et ciblées ;
  • La sécurisation totale des points de faiblesse identifiés ;
  • La neutralisation des filières d’introduction ;
  • Le transfert des détenus condamnés à de longues peines, identifiés comme étant à la tête des réseaux d’introduction et d’organisation des trafics en détention ;
  •  Le démantèlement des organisations criminelles qui prospèrent au sein de l’établissement.

Il est temps de reprendre le contrôle.

Il est temps de protéger les personnels.

Il est temps de rétablir pleinement l’autorité de l’État dans notre établissement.

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CSA – Ministériel du 6 Mai 2027 – Déclaration Liminaire

Madame la secrétaire générale,

FO Justice profite de cette instance pour dénoncer une nouvelle fois une situation paroxystique et insoutenable qui touche le ministère de la Justice, dans toutes ses composantes. En effet, nous faisons face à une accumulation de tensions profondes qui ne peuvent plus être ignorées, minimisées, ni traitées de manière isolée.

Il s’agit en l’espèce d’une crise globale du service public de la Justice qui s’installe durablement et qui frappe l’ensemble des directions, des juridictions et des services.

La première de ces urgences, et sans aucun doute la plus visible, est celle de la surpopulation carcérale. FO Justice le dit avec force et gravité : nous avons atteint un point de rupture. Nos établissements pénitentiaires sont saturés, les taux d’occupation explosent, les conditions de travail des personnels et le sous-effectif abyssal font que la situation se dégrade chaque jour un peu plus.

Derrière ces constats, il y a une réalité humaine que certains semblent encore ignorer : celle d’agents épuisés, soumis à une pression constante et à une insécurité permanente dans l’exercice de leurs missions.

Comment continuer à parler de sécurité et de réinsertion lorsque les moyens ne suivent plus et que la surcharge devient la norme ?

Et pourtant, à l’approche des élections professionnelles, nous assistons à des prises de conscience, aussi soudaines que tardives, de certaines organisations syndicales. Les mêmes qui, il y a encore quelques semaines, ont refusé de voter en faveur d’un projet de loi visant notamment à interdire les matelas au sol. FO Justice refuse cette amnésie d’opportunité !

Mais la crise ne se limite pas à l’administration pénitentiaire. Elle touche l’ensemble des directions du ministère. À la Direction des Services Judiciaires, les juridictions sont à bout de souffle, les greffes sont exsangues et les délais ne cessent de s’allonger sous le poids d’une charge de travail devenue intenable.

Dans les services supports et les directions transversales, les constats sont identiques : surcharge, manque d’effectifs, perte de repères. Ce que vivent aujourd’hui les agents du ministère de la Justice n’est pas une difficulté conjoncturelle. C’est une crise structurelle qui appelle des réponses à la hauteur des enjeux et notamment la mise en place d’un plan de recrutement massif.

S’agissant du Rapport Social Unique 2024 inscrit à l’ordre du jour, FO Justice souhaite exprimer une inquiétude majeure. Un RSU doit être un outil de vérité, un outil fiable permettant d’éclairer le dialogue social et d’orienter les politiques publiques. Or, les éléments qui nous sont présentés comportent de nombreuses erreurs et incohérences. Certaines sont particulièrement flagrantes, mais d’autres, sans doute moins perceptibles, ont pu échapper à notre lecture à toutes et tous. Cette situation pose une question fondamentale : celle de la crédibilité même de cet outil et de la confiance que l’on peut accorder à son contenu.

Comment piloter efficacement notre administration si les données sont contestables ? Comment dialoguer sereinement si la base de discussion est fragilisée ? FO Justice le dit clairement: en l’état, même si le travail nécessaire pour faire ce RSU a été colossal, il n’est pas à la hauteur des attentes.

Il est impératif d’engager rapidement une refonte profonde, avec la mise en place d’un véritable outil de base de données structuré, fiable et pérenne.

Concernant le plan de transformation numérique et plus particulièrement l’assistant lA également inscrit à l’ordre du jour, FO Justice souhaite vous alerter en pleine responsabilité. L’expérimentation menée a suscité une insatisfaction très largement majoritaire chez les personnels. Les outils proposés ne sont ni adaptés aux réalités de nos métiers ni aux contraintes du terrain.

FO Justice n’est pas opposé à l’innovation, mais refuse une transformation déconnectée des besoins réels du terrain. L’intelligence artificielle ne peut être utile que si elle est pensée pour le ministère de la Justice, maitrisée par lui et développée au service de ses agents.

Dans ce cadre, FO Justice rappelle avec fermeté qu’avant toute poursuite de ce projet, la signature de l’accord-cadre que nous avons travaillé est indispensable. Cet accord doit garantir la protection des personnels, encadrer strictement les usages, sécuriser les conditions d’utilisation et prévenir tout impact sur l’emploi. Avancer sans ces garanties serait une erreur majeure et une prise de risque inacceptable pour les agents.

Par ailleurs, FO Justice renouvelle son alerte sur la situation critique des agents du ministère de la Justice en lien avec le pouvoir d’achat. L’explosion du prix des carburants, exacerbée par les tensions internationales, asphyxie considérablement le pouvoir d’achat des personnels. Les effets du contexte international touchent de plein fouet les plus modestes d’entre nous.

Face à cette urgence sociale, nous réitérons avec force nos revendications, à savoir l’octroi immédiat d’une journée de télétravail supplémentaire pour les agents volontaires, et la mise en œuvre du cycle de travail sur 4 jours. Ces mesures concretes permettront d’alléger la facture énergétique des personnels, tout en maintenant la continuité du service public.

Nous comptons sur votre réactivité et votre célérité pour que des mesures d’urgence soient prises.

L’administration se doit d’être au rendez-vous de la solidarité envers ceux qui font fonctionner le service public au quotidien.

Enfin, FO Justice ne peut passer sous silence le positionnement de certaines organisations syndicales. Que de temps perdu en 2018 lorsque l’UFAP UNSa Justice, alors majoritaire, a refusé la catégorie B pour les surveillants, contribuant à faire perdre des postes à l’administration pendant des années. Est-il nécessaire de le rappeler ?

Ce même syndicat a combattu avec force, jusqu’à la publication des textes en 2023, une réforme pourtant ambitieuse portée par FO Justice, réforme qui produit aujourd’hui des résultats concrets et visibles dont ils ne rechignent pas à bénéficier.

Depuis que FO Justice est majoritaire à la DGAP, une réforme statutaire et indemnitaire historique a été obtenue. Cette réforme a redonné de l’attractivité aux métiers de la surveillance et permet aujourd’hui de remplir enfin le schéma d’emploi. Voilà la réalité !

Dans le même temps, nous ne pouvons que dénoncer les mensonges, les contrevérités et les campagnes de dénigrement, dont certains font leurs choux gras. Ce niveau de calomnie est indigne d’une organisation syndicale. Il ne sert ni les personnels, ni le dialogue social. Il ne poursuit qu’un objectif : tenter de glaner des voix à l’approche des prochaines élections professionnelles. En tout état de cause, cette démarche ne vise en aucun cas la défense des intérêts des agents.

FO Justice préfère faire abstraction de ces gesticulations électorales et poursuit son travail avec constance, ce qui, indéniablement, nous a permis d’obtenir des résultats incontestables.

En effet, pendant que certains pseudo-syndicalistes commentent, FO Justice agit. Pendant que d’autres tentent de diviser, FO Justice obtient des avancées concrètes pour l’ensemble des personnels. Tel est notre leitmotiv et notre unique priorité :

Répondre aux attentes légitimes des agents et défendre, avec sérieux et détermination, le service public de la Justice !

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Prison de Bois-d’Arcy : Droit de Réponse au Tract UFAP – “Entre Postures et Réalités ! Qui Défend Vraiment le Collectif ?”

Il faut reconnaître une certaine constance : derrière les grandes déclarations sur le “collectif”, ce sont toujours les mêmes situations, les mêmes profils, et les mêmes indignations qui reviennent. Une constance… ou plutôt une ligne éditoriale.

Car à bien y regarder, ce tract ne défend pas un collectif, il met en scène un cercle. Restreint, identifiable, et systématiquement mis en avant. Le reste des personnels ? Évoqué en toile de fond. Jamais au centre.

Mais il est vrai qu’il est plus simple de construire un discours autour de quelques cas soigneusement choisis que d’assumer une défense globale, exigeante et constante. Alors on suggère. On insinue. On glisse quelques formules :

“marionnettiste”, “téléguidé”, “abonnement”…

Des mots qui remplacent les faits, et qui dispensent surtout de les apporter. Car enfin, une question simple se pose : Parler au nom de tous, ou parler pour quelques-uns ?

À force de voler systématiquement au secours du même cercle, la réponse finit par s’imposer d’elle-même. Pendant que certains entretiennent cette confusion, la réalité du terrain, elle, ne change pas :

Des équipes entières enchaînent des conditions de travail dégradées, sans bénéficier de cette attention sélective.

Silence sur ces situations.

Discrétion sur ces agents.

Mais communication bien rodée dès qu’il s’agit des mêmes.

Ce n’est plus un déséquilibre.

C’est une méthode.

Alors non, défendre le collectif ne consiste pas à choisir ses combats en fonction des visages. Ni à habiller des préférences en principes. Défendre le collectif, c’est faire un choix plus exigeant :

Celui de la cohérence, de l’équité, et de la constance. C’est ce choix que nous faisons.

Le reste, chacun l’aura compris, relève davantage de la posture… que de la réalité.

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FO Justice Reçu par le Garde des Sceaux !

Ce jour, FO Justice a été reçu par le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, ainsi que par les membres de son cabinet, dans le cadre d’une démarche constructive visant à porter et défendre nos revendications autour de trois axes majeurs :

La problématique persistante de la surpopulation carcérale ;

Le déficit chronique d’effectifs et la nécessité de pourvoir rapidement les postes vacants ;

Les mesures indemnitaires indispensables à la valorisation de l’engagement des personnels pénitentiaires dans ces moments compliqués.

Dans un contexte particulièrement contraint marqué par des tensions budgétaires, une Assemblée nationale sans majorité stable et une actualité internationale prégnante, il apparaît essentiel d’identifier des leviers concrets permettant d’atténuer la souffrance des personnels.

FO Justice réaffirme ainsi la nécessité d’engagements clairs et d’une feuille de route pragmatique, fondée sur des mesures réalistes et immédiatement mobilisables.

Fidèle à sa ligne, Notre Organisation Syndicale refuse toute démagogie ou posture populiste.

Elle privilégie un travail de fond, sérieux et responsable, orienté vers des solutions concrètes et réalisables, au service des personnels pénitentiaires.

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Prison de Bourg-en-Bresse : AGRESSION MA2 !

Tout commence le vendredi 1erMai.

Un de nos pensionnaires malheureusement bien connu pour ses antécédents disciplinaire placé au Quartier disciplinaire met le feu a sa cellule et fait une tentative de suicide.

La décision est prise de le placer en CPROU en attendant son extraction médicale.

Après son retour le psychologue déclare qu’il est compatible QD

Mais les écrits restent et les paroles s’envolent.

Résultat retour en CPROU

Et le lendemain, chaque ouverture de porte apporte une nouvelle tension .

La réalité de notre quotidien s’impose

Suite à son refus de sortir de la CPROU une équipe d’intervention est engagée . lors de sa maitrise il passe la main sous la visière, d’un agent pour tenter de lui crever l’œil et lui arrache son casque et lui mord l’oreille.

Grace au professionnalisme des agents le pire est évité

Bilan 10 jours d’ITT et 7 points de suture .

Le bureau local FO JUSTICE souhaite un prompt rétablissement à notre collègue touché dans sa chair et qui répond toujours présent lors de telle circonstance.

Le bureau local FO JUSTICE DEMANDE le transfert de la personne détenue à l’issue d’une sanction exemplaire tant DISCIPLINAIRE QUE PENALE.

Le bureau local FO JUSTICE remercie les agents pour leur engagement au quotidien et demande à ce que l’administration félicite les agents intervenus ce jour-là.

Le bureau local FO JUSTICE reste disponible et lui apporte son soutien.

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Prison de Rennes Femmes : Agression au Retour Promenade E1 – Profils Psychiatriques, les Agents Paient le Prix Fort !

Lundi 4 mai 2026, vers 11h15, lors de la remontée promenade du E1 (régime différencié), la détenue D., arrivée mardi dernier dans le cadre d’une mesure d’ordre et de sécurité, a une nouvelle fois démontré son extrême instabilité.

Tenant des propos incohérents et particulièrement agitée, elle a refusé de sortir de la cour de promenade, malgré plusieurs injonctions et tentatives de dialogue de la surveillante en poste et l’officier de secteur. Ces derniers ont dû procéder à un accompagnement physique pour l’extraire de la cour.

Mécontente de cette prise en charge, elle a porté un coup à l’épaule de la collègue à la sortie de cour, avant de lui cracher au visage sur le chemin du retour, atteignant son front et ses cheveux.

Face à la gravité des faits et à l’agressivité persistante de l’intéressée, des renforts ont été sollicités. La mise en prévention au quartier disciplinaire s’est révélée particulièrement difficile, la détenue opposant une forte inertie physique et un refus constant de coopération.

UNE DÉTENTION ORDINAIRE N’EST PAS UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE !

Cette détenue, connue pour ses troubles psychiques majeurs, son agressivité et instabilité manifeste, n’a rien à faire en détention ordinaire.

FO Justice dénonce une nouvelle fois ce placement des profils relevant de la psychiatrie dans nos détentions.

Les personnels pénitentiaires ne sont ni des soignants, ni des psychiatres. Le placement des cas présentant des troubles psychiatriques sévères doit se faire dans des structures adaptées et dimensionnées à leur prise en charge.

Les personnels pénitentiaires ne peuvent plus servir de variable d’ajustement face aux carences de la prise en charge psychiatrique.

FO Justice CP Rennes exige une sanction disciplinaire exemplaire, à la hauteur de la gravité des faits, suivie du transfert de la détenue D.

FO Justice apporte tout son soutien à la collègue victime de cette agression intolérable et reste à sa disposition pour toute démarche administrative et judiciaire.

FO Justice remercie l’unité sanitaire, la Cheffe de détention, ainsi que la Cheffe d’établissement pour la prise en charge rapide et le suivi immédiat apportés à l’agent.

FO Justice est et restera pleinement mobilisée pour défendre la sécurité de tous les personnels.

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