Les premiers matelas au sol font leur apparition dans notre établissement. Depuis hier, cette pratique inadmissible est désormais une réalité au QAE. Une situation qui illustre, une gestion à courte vue.
Des mutations décidées à la dernière minute en MAH, sans aucune vision d’ensemble, alors même que des mesures de désencombrement pouvaient être mises en place en amont. Une fois de plus, l’encadrement agit dans l’urgence quand il est déjà trop tard !
Rien n’a été anticipé. Rien n’a été organisé. Tout est subi.
Dans le même temps, la population pénale ne cesse d’augmenter tandis que les effectifs de personnel, eux, continuent de diminuer au fil des départs en mutation. Ce déséquilibre devient intenable et met en péril la sécurité des agents comme celle de l’établissement.
Et après, on s’étonne que les agents veuillent quitter le CP CAEN IFS ?
Qui voudrait travailler dans de telles conditions ?
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFSle dit clairement, cette situation est le résultat d’un manque d’anticipation et d’une gestion déconnectée de la réalité du terrain.
En préambule, Mme la sous-directrice des ressources humaines des greffes a rappelé le contexte du présent COSUI qui fait suite à la réforme indiciaire des DSGJ actée par les décrets du 26 décembre 2025.
➢ Les arrêtés de reclassement :
Les arrêtés de reclassement sont en cours, Mme Berbach assurant que RHG1 est pleinement mobilisé, une modification informatique d’Harmonie étant nécessaire. Les cas les plus urgents (notamment les départs à la retraite ou les détachements) seront traités prioritairement. Les arrêtés pour l’ensemble du corps devraient être pris courant mai-juin (finalisation prévue fin juin).
➢ Les postes de fonctionnels et les EDMJ :
Mme la sous-directrice a évoqué un abaissement des conditions d’accès aux postes de directeurs fonctionnels. Le texte a reçu un avis favorable du guichet unique et de la DGAFP et sera évoqué dans un prochain CSA.
Le basculement des fonctionnels en EDMJ est toujours en discussion pour 52 emplois + 3 nouveaux emplois. Le projet est à porter auprès du secrétariat général.
➢La réalisation du principalat :
Cette année 47 places de directeurs principaux ont été pourvus par la voie de l’examen professionnel. Il reste à ce jour 8 lauréats des promotions antérieures qui n’ont pas encore réalisé (le plus ancien attendant de réaliser depuis 2016).
Conformément au large consensus qui s’était dégagé chez les organisations syndicales la SDRHG a indiqué que les lauréats à l’examen du principal de cette année pourront réaliser sur poste.
⇒ Sur question de FO Justice, Mme la sous-directrice a confirmé que les DSG actuellement en détachement et nouveaux lauréats du principalat pourront réaliser sur poste sans avoir à réintégrer.
Les 8 lauréats des promotions antérieures devraient également pouvoir réaliser sur poste et sans mobilité exigée sous réserve de respecter le taux maximal de promotion imposé.
Tous les lauréats pourront réaliser sur poste (sans mobilité) et avec effet rétroactif au 1er janvier 2026, soit les 55 lauréats, toujours sous la réserve du respect du taux maximum de promotion annuelle.
La cartographie des DP restera inchangée sur la CLE 2026 – le projet de CLE doit être présenté prochainement en CSA – pour être revue en 2027 afin de laisser un peu de temps pour voir comment le corps va se comporter.
Selon Mme la sous-directrice, avec la réalisation sur place et pour éviter de scléroser le grade de principal, le directeur qui devient DP doit pouvoir prendre des responsabilités croissantes, ou s’inscrire dans la mobilité. En conséquence, Mme Berbach indique que la règle des 3 ans d’ancienneté ne leur sera pas opposée.
➢ Sur les épreuves du principalat (présentation du projet d’arrêté) :
L’examen principal reposera désormais sur une épreuve unique sur la base du dépôt d’un RAEP (suppression de l’épreuve d’admissibilité). Le projet d’arrêté propose d’allonger la présentation à 10 minutes (au lieu de 5) sur une durée totale de l’épreuve toujours de 30 minutes.
Sur le contenu de l’épreuve orale, le projet d’arrêté prévoit des mises en situation destinées à apprécier les capacités du candidat à exercer les missions dévolues aux DP. Une modification est également prévue s’agissant de la composition du jury qui doit être diversifiée (demande de la DGAFP).
➢Projet d’arrêté sur les fonctions permettant de prétendre au hors classe :
Le projet d’arrêté prévoit de rendre éligibles au hors classe les « intérims longs » sur un poste de DG et certaines fonctions exercées hors juridiction mais qui relèvent de responsabilités supérieures. Reste à définir la notion d’intérim long …
Au titre des questions diverses, les organisations syndicales ont évoqué l’augmentation du taux de pro-pro (Mme la sous-directrice indique avoir réitéré une nouvelle augmentation du taux au titre de 2027) et l’augmentation du nombre de NBI (Mme Berbach a chiffré et porté des demandes budgétaires en ce sens dans le cadre du PLF 2027).
⇒ FO Justicea posé la question de savoir si des demandes avaient été faites sur l’indemnitaire pour les DSGJ dans le cadre du PLF 2027, sur le montant des socles. Mme la sous-directrice n’a pas souhaité répondre indiquant qu’il s’agissait d’une communication relevant du directeur des services judiciaires. A suivre donc …
Le 28 février 2026 le conflit iranien a débuté par une frappe américano-israélienne sur l’Iran. L’ouverture de ce front au Moyen-Orient a eu pour conséquence de perturber très fortement la navigation dans le détroit d’Ormuz, et par voie de conséquence d’entrainer une augmentation brutale et conséquente du prix des énergies et donc de l’inflation.
Avec un prix des carburants littéralement aberrant, une augmentation conséquente du gaz et des prix en caisse qui s’envolent, « joindre les deux bouts », venir travailler, deviennent jours après jours de plus en plus compliqué et pour certains et cela va devenir rapidement impossible pour d’autres. Cette hausse massive du prix des carburants c’est aussi chaque jour qui passe, de plus en plus de familles d’agent qui vivent de plus en plus longtemps séparées. Ce sont chaque jour qui passe, davantage de détresse familiale et sociale. Ce sont chaque jour qui passe davantage de RPS qui s’installent dans la durée.
Face à cela, l’administration n’a aucune réaction. Rien n’a été proposé à destination des agents. En revanche, les extractions continuent à un rythme infernal. Des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de litres de carburant sont brûlés pour le bon plaisir de l’irréductible magistrature qui se refuse toujours et encore à avoir recours à la visio. Le protocole d’Incarville est oublié, méprisé, remisé au détriment de la sécurité de tous, au détriment du budget national. Cela fait des années maintenant que nous réclamons un groupe de travail sur les économies d’énergie en détention. Mais nous avons vu les crises énergétiques se succéder sans jamais qu’un vrai groupe de travail visant à réduire les consommation ne soit organisé.
Pendant que les agents crèvent sous les charges, l’administration dépensent sans compter. Pendant que l’insécurité explose, l’administration, manquant à sa parole, piétine le protocole d’Incarville chaque jour davantage.
L’UISP FOJusticeDijonappelle à la cohérence :
Si des économies d’énergie sont nécessaires alors,
➢La sobriété en détention est nécessaire et le recours à la visio est obligatoire.
Si la sécurité est une priorité alors,
➢L’application du protocole d’Incarville est incontournable.
Si l’administration veut des agents en détention alors,
➢Il va falloir s’assurer que les agents aient les moyens de venir travailler.
Un détenu affecté au Quartier Semi-liberté (QSL), est rentré avec 99,39 grammes de stupéfiants en détention lors de sa réintégration, le 6 Avril 2026.
Les objets prohibés ont été saisis par les collègues en poste ce jour, après le contrôle de sécurité et le détenu a été réintégré au Grand Quartier, par mesure conservatoire, dans le cadre de l’article D424-6. Il a donc été affecté au Quartier arrivant en attente de comparaître.
Ce dernier a comparu le 8 Avril 2026, dans le cadre du débat contradictoire, comme le veut la procédure, devant le Juge d’application des Peines (JAP) qui décide de le réintégrer au QSL !!! Motif avancé : Une suspension de 5 jours, jugée “proportionnée” à la gravité des faits.
FO Justice le rappelle fermement : La mesure de semi-liberté ne doit pas permettre aux délinquants de continuer à avoir leurs mauvais comportements sans être réprimés. Le Quartier semi-liberté ne doit en aucun cas devenir un cadre tolérant des manquements graves. Pire encore, dans ce contexte de surpopulation carcérale, les détenus qui bénéficient de cette mesure doivent se rendre compte, que c’est un privilège et non un acquis afin qu’ils aient un comportement exemplaire.
Le détenu G. aurait dû être sanctionné administrativement et pénalement.
Une situation qui interroge : Quel message est envoyé
À nos collègues, qui maintiennent le cadre, dans des conditions déjà sous tension ?
Aux personnes détenues, qui testent en permanence les limites du système ?
100 grammes de stupéfiants, ce n’est pas un incident mineur.
C’est un fait grave, nécessairement structuré, avec des conséquences directes :
• Alimentation des trafics
• Pressions en détention
• Atteinte à la sécurité des établissements
Une réponse institutionnelle en décalage :
FO Justiceconstate :
• Une sanction limitée dans le temps
• Aucune conséquence durable sur le parcours
• Une réintégration dans un dispositif fondé sur l’exemplarité La question est simple : où est la cohérence ?
Conséquences concrètes :
• Affaiblissement du sens des sanctions
• Perte de lisibilité des règles
• Atteinte à la crédibilité de l’institution
• Dévalorisation du travail de nos collègues. À terme, c’est tout le dispositif qui se fragilise.
FO JusticeCP Meaux pose une ligne claire :
Le QSL ne peut pas être une étape automatique. Il doit rester un dispositif exigeant, fondé sur :
• Un comportement irréprochable
• Une adhésion réelle aux règles
• Une cohérence stricte entre faits et décisions.
FO Justice CP Meauxexige :
• Une cohérence réelle entre la gravité des faits et les décisions prises
• L’exclusion effective du dispositif QSL en cas de faits graves liés aux stupéfiants
• Des consignes claires, fermes et homogènes
• Une prise en compte réelle de l’impact sécuritaire des décisions
Conclusion FO Justice : Sans exigence, il n’y a plus de cadre. Sans cadre, il n’y a plus de sens. Le QSL doit rester un outil de responsabilisation. Sans cela, il perd sa finalité. Ce n’est plus de la réinsertion. C’est un signal d’affaiblissement.
Une fois de plus, l’horreur a frappé. Ce matin, au Quartier d’Isolement, notre collègue Major du QI/QD a été lâchement agressée par un détenu dont la place n’est plus, mais dans une structure de soins fermée.
Bien connu de la Direction Interrégionale. Un profil psy lourd, ultra-violent, qui enchaîne les « MOS » (Mesures d’Ordre et de Sécurité).
Ce détenu fait le tour des établissements, laissant derrière lui des agents blessés et menacés.
ÇA SUFFIT !
L’Administration Pénitentiaire continue d’appliquer sa stratégie favorite : le transfert de confort. On déplace le problème d’un établissement à l’autre en espérant que “ça passe”.
Zéro solution pérenne.
100 % de risques pour les agents en première ligne.
Le Quartier d’Isolement n’est pas un hôpital psychiatrique, et nos collègues ne sont pas des infirmiers de force ! Envoyer un tel profil dans nos murs, c’est sciemment mettre une cible dans le dos des personnels.
Le bureau localForce Ouvrière Justice exige le transfert immédiatde l’agresseur vers une structure adaptée.
Le bureau local Force Ouvrière Justicedemande l’arrêt des transferts « MOS » de profils psychiatriques lourds sur notre établissement.
Le bureau local Force Ouvrière Justiceespère une réponse pénale à la hauteur de l’acte.
Force Ouvrière Justice apporte tout son soutien à notre collègue blessé ainsi qu’à l’ensemble des personnels.
L’administration doit prendre ses responsabilités avant qu’un drame irréparable ne survienne.
Nous ne serons pas les sacrifiés sur l’autel de la gestion de flux !
FO Justice CP Béziers appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser massivement ce jeudi 16 avril.
Comme nous l’avons déjà dénoncé hier et depuis plusieurs semaines, les conditions de travail au sein de notre établissement ne cessent de se dégrader.Aujourd’hui, la situation a atteint un niveau critique.
Les effectifs sont insuffisants, les postes ne sont plus couverts, et les agents doivent faire face à une charge de travail toujours plus lourde dans un climat de tension permanent.
Dans le même temps, la population pénale évolue de manière extrêmement préoccupante. Nous constatons l’arrivée de profils de plus en plus violents, mais également de plus en plus de détenus présentant des troubles relevant clairement du domaine psychiatrique, sans que les structures adaptées ne soient mises en place.
À cela s’ajoute une surpopulation carcérale devenue ingérable, avec un nombre de matelas au sol qui ne cesse d’augmenter, dégradant encore davantage les conditions de détention… et par conséquent, nos conditions de travail.
LES PERSONNELS SONT A BOUT DE SOUFFLE.
Chaque jour, ils assurent leurs missions dans des conditions indignes, dangereuses, et sans les moyens nécessaires pour garantir leur sécurité.
CETTE SITUATION NE PEUT PLUS DURER.
FO Justice CP Béziers refuse de laisser les agents seuls face à cette dégradation continue. Il est temps de se faire entendre. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des personnels à se mobiliser fortement ce jeudi 16 avril, afin de dénoncer ces conditions de travail inacceptables et exiger des réponses concrètes et immédiates.
NOTRE SECURITE, NOTRE SANTE, ET NOTRE DIGNITE PROFESSIONNELLE SONT EN JEU.
FO Justice vous informe des dates limites de dépôts des déclarations pour 2026
–Déclaration papier :au plus tard le mardi 19 mai 2026 à 23h59.
–Déclaration internet :les dates limites de dépôts s’échelonneront en fonction du département de résidence :
►ZONE 1 : Départements 01 à 19 au plus tard le jeudi 21 mai 2026 à 23h59.
►ZONE 2 : Départements 20 à 54 au plus tard le jeudi 28 mai 2026 à 23h59.
►ZONE 3 : Départements 55 à 974 et 975 au plus tard le jeudi 4 juin 2026 à 23h59.
Si vous déclarez vos revenus en retard,votre impôt sera majoré de :
–10 % en l’absence de mise en demeure ou en cas de dépôt de déclaration dans les 30 jours suivant la réception d’une mise en demeure,
–40 % lorsque la déclaration n’a pas été déposée dans les 30 jours suivant la réception d’une mise en demeure,
–80 % si l’administration découvre que vous exercez une activité occulte (si vous dissimulez des revenus ou des biens imposables par exemple).
POUR RAPPEL :
► Vos heures supplémentaires sont exonérées d’impôt sur le revenu jusqu’à 7 500 €et sont désormais préremplies dans votred éclaration (case 1GH). Vérifiez les données inscrites sur votre déclaration. En cas d’erreur, corrigez le montant prérempli en « traitements et salaires connus » (case 1AJ) ainsi que le montant prérempli de vos heures supplémentaires exonérées (case 1GH). ► L’indemnisation de vos CET est focalisé.
Elle est donc à laisser dans le montant de vos revenus imposable.
► Votre cotisation syndicale est déductible d’impôts à hauteur de 66%.
–Si vous optez pour les frais réels, il faudra alors indiquer son montant dans la case 1AK.
–Si vous ne faites pas les frais réels, son montant est à reporter dans la case 7AC.
La DGFIP a mis en ligne un simulateur qui permet d’évaluer le montant de son impôt.
►Retrouvez-le sur ce lien : https://simulateur-ir-ifi.impots.gouv.fr/calcul_impot/2026/
FO Justice reste à votre disposition pour vous aider !
Les chiffres mensuels de la population pénale début avril ont été publiés par la DISP LYON :Il s’agit de records jamais atteints sur l’interrégion :
Le nombre d’écroués est de : 10 946
Le nombre d’hébergés : 8 661 pour 6008 places
Le nombre de matelas au sol est de : 1017
+ de 200 % d’occupation pour :
Le Quartier Maison d’Arrêt du Puy avec 239%, Le QMA de Chambéry avec 238%, le QMA de St Quentin Fallavier avec 217%.
+ de 150% d’occupation pour :
Le QMA de Grenoble avec 194%, le QMA de Moulins avec 188%, le QMA de Corbas avec 183%, le QMA de St-Etienne avec 179%, la MA de Montluçon avec 177%, Le QMA d’Aiton avec 170%, le QMA de Bonneville avec 168%, le QMA de Valence avec 160%.
Entre 100 et 150 % d’occupation pour :
Le QMA de Riom avec 150%, le QMA de Villefranche avec 149%, le QMA de Bourg avec 148%, le QMA de Privas avec 147%,
FO JUSTICE LYON alerte la DISP, la DGAP et les magistrats :
Nous ne pourrons pas tout faire !!!
➢Renforcement des PREJ et ESLP pour toujours plus d’extractions,
➢Création du PREJ de Saint-Etienne,
➢Ouverture du QLCO Valence,
➢Ouverture de nouveaux établissements sur le plan national…
Comment continuer de fonctionner avec autant de matelas au sol, de postes découverts et une explosion des heures supplémentaires ?
Arrêtons la mise en danger des personnels et de la population !
Les établissements pour peines (Centre de détention et Maisons Centrales) sont pleins à craquer !