Journée de violence extrême ce lundi au CP de Nouméa.
Pas moins de deux collègues lâchement agressés qui terminent à l’hôpital.
C’est lors des mouvements de mise en place du sport que notre collègue surveillant s’est fait sauvagement agressé par plusieurs détenus en pleine coursive. Passé à tabac, il terminera son service aux urgences avec de nombreuses contusions au visage et sur le corps.
Quelques instants plus tard c’est le premier surveillant chef de poste qui fait les frais de cette violence gratuite et lâche. Lui aussi terminera à l’hôpital. Le pire n’étant évité que par l’intervention des collègues alertés.
Tout cela n’est que le résultat d’une situation explosive du CP de Nouméa que nous dénonçons depuis de longs mois: surpopulation pénale, manque de personnel, infrastructures obsolètes, etc ….
Fo Justice CP de Nouméa demande que les sanctions soient exemplaires et dissuasives et nous demandons que les reformes de services engagés, soient mises en place dans les plus brefs délais.
Nous ne pouvons plus accepter le manque d’effectif permanent avec une population pénale de plus en plus nombreuse et violente, nous menant droit vers des catastrophes de plus en plus graves.
N’attendons pas un drame. Nous exigeons les renforts en personnel, nécessaires pour notre sécurité et la prise en compte par notre hiérarchie de l’urgence de la situation.
Mr le Président, Mesdames, Messieurs
Depuis le 19 janvier 2023, à l’appel de l’intersyndicale contre la réforme des retraites, des manifestations massives ont eu lieu partout sur le territoire hexagonal et en Outre-Mer.
Pour Force Ouvrière Justice la grève ne se décrète pas elle se construit autour des militants, sympathisants, syndiqués ou pas et concernés…
Ainsi, ce sont des millions d’hommes et de femmes DETERMINES qui continuent de braver le froid et le vent pour faire entendre la voix du peuple contre cette réforme des retraites profondément injuste et brutale.
De même, dans la continuité des actions engagées une pétition contre ce projet de loi recueillait plus d’un million de signataires.
Parallèlement, les chiffonnades dans l’hémicycle de l’assemblée nationale n’étaient pas à la hauteur des enjeux d’une telle réforme qui oblige :
Tout le monde à travailler 2 ans de plus.
Une accélération et augmentation de la durée des cotisations.
L’augmentation des inégalités hommes-femmes.
La suppression des régimes spéciaux avec le spectre d’un régime universel.
La non prise en compte de la réalité de la pénibilité et de la dangerosité de certains métiers.
Par conséquent, face à l’irresponsabilité de nos parlementaires et de la sourde oreille du gouvernement, les organisations syndicales dans la continuité des actions engagées et en responsabilité appellent à un durcissement du mouvement ce mardi 07 mars 2023 en mettant « la France à l’arrêt ».
La raison ne doit pas céder au dirigisme du gouvernement, pour rappel une majorité écrasante est contre ce projet de loi :
La majorité des salariés (94%).
La majorité des citoyens (72%).
L’ensemble des organisations syndicales des travailleurs.
Par ailleurs, le mercredi 08 mars, journée internationale consacrée à la lutte des droits des femmes aura un parfum particulièrement revendicatif car cette réforme des retraites les impacte singulièrement.
Pour le bureau local Force Ouvrière Justice cette réforme répond à une logique économique et politique. Et ne répond en rien aux exigences du monde du travail. Notamment, sur les conséquences d’une telle réforme sur la pénibilité et la dangerosité de certains métiers, les risques psychosociaux,
l’attractivité, la qualité de vie au travail, les cycles de travail soutenus, etc…
Enfin la dramatisation parfois excessive du gouvernement pour justifier du bien-fondé de sa réforme démontre l’art de maquiller les chiffres et le manque d’écoute envers les organisations syndicales.
Et pourtant le COR (Conseil d’Orientations des Retraites) lors de son audit a été moins alarmiste en soulignant que notre système des retraites n’est ni en faillite ni en déséquilibre.
Chacun peut s’interroger sur la nécessité d’une telle réforme !
Par ce constat d’ensemble le bureau local FO Justice entrevoit dans cette réforme une véritable régression sociale et la privatisation de notre protection sociale collective.
Le bureau local FO Justice ne s’interdira aucune action pour faire barrage à ce funeste projet nocif pour l’ensemble des travailleurs du ministère de la Justice.
Arrêtons de considérer les fonctionnaires que nous sommes comme des dépenses publiques, avec un matelas de privilèges !
OUI aux conquêtes sociales NON à la régression sociale !
Par conséquent, en raccord et soutien à ses mouvements de contestations sociales, la section locale FO Justice ne siégera pas à cette instance locale.
Les violences à l’encontre des personnels reste une calamité sur nos établissements pénitentiaire, le bureau local Force Ouvrière CD de Koné ne cautionnera aucune banalisation et aucune frilosité de notre administration dans la fermeté des réponses apportées pour les auteurs d’agressions contre les personnels.
En effet ce Lundi 06 Mars au Centre Pénitentiaire de Nouméa un surveillant stagiaire issu de la 211ème promotion et un Premier surveillant ont été victime d’agression par des personnes détenues.
Lors de la mise en place du sport, un détenu non inscrit sur la liste de sport rejoint le groupe pour pouvoir se rendre à l’activité. Après vérification par le surveillant stagiaire, il lui demande de regagner sa cellule. Le détenu montre une certaine résistance et le ton monte. Plusieurs détenus sont présents sur la coursive à ce moment- là, par effet de masse, plusieurs PPSMJ (Personne Placé Sous-Main de Justice) se jettent sur l’agent pour lui donner des coups. Grâce à la réactivité d’un agent, l’alerte a pu être donné et les renforts sont arrivé pour mettre fin à l’incident.
La même journée, une heure plus tard, lors du retour de sport, ça sera au tour d’un premier surveillant de faire les frais d’agression de la part d’une personne détenu déjà connu de l’administration.
– FO JUSTICE CDK condamne ces ignobles agressions et exige des sanctions à la hauteur de la gravité des faits.
– FO JUSTICE CDK appelle l’ensemble des personnels tous corps et grade confondus à redoubler de vigilance.
– FO JUSTICE CDK incite les collègues à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.
– FO JUSTICE CDK salue le professionnalisme et le sang-froid des agents dans la gestion de ces agressions.
– FO JUSTICE CDK apporte son soutient aux collègues du CP de Nouméa
– FO JUSTICE CDK restera attentif aux sanctions prononcées à l’encontre de l’agresseur des personnels, dans l’exercice de leurs missions régaliennes.
FO JUSTICE CDK appelle l’ensemble des personnels en repos et congés du Centre de Détention de Koné à une mobilisation ce Vendredi 10 Mars. Pour les agents en détention nous les invitons à effectuer un retard de service..
Une semaine bien compliquée vient de se terminer sur la Maison d’Arrêt de Caen.
En effet, le détenu H bien connu de notre Maison d’arrêt et pour lequel nous avions déjà communiqué suite à une agression continue sur sa lancée. Purgeant une peine de QD suite à son acte, ce dernier reste toujours dans le mutisme. Son seul moyen de communiquer est bien particulier.
Celui-ci attendait les collègues lors d’une ouverture pour les asperger de ses excréments, le gradé recevra tout en plein visage et sur son uniforme.
Et en fin de semaine, il réitèrera son geste avec son urine.
Inutile de rappeler à quel point ses agissements sont humiliants et dégradants.
Le bureau local FO s’inquiète de ce changement de population pénale, force est de constater que notre MA se transforme petit à petit en annexe psychiatrique.
Le bureau local FO demande le transfert immédiat de ce détenu.
Le bureau local FO félicite les agents présents sur l’incident.
Le bureau local FO apporte tout son soutien au collègue agressé et sera présent pour l’aider dans ses démarches administratives.
Mutés dans le service pénitentiaire d’insertion et de probation du nord depuis 2011, nous avons su démontrer notre « savoir-faire » et notre » savoir être » et ce malgré les différentes tempêtes.
NOUS AVONS CONNU BIEN DES CHANGEMENTS !
En effet entre l’arrivée des nouveaux directeurs, l’application de nouvelles directives et enfin la mise en place de nouvelles procédures plus ou moins fiables, nous, agents de la surveillance électronique (ASE) avons su faire face.
Chaque modification des procédures et logiciels a pour but de simplifier, de faciliter et d’améliorer l’utilisation des différents outils (chorus DT, harmonie, saphir) proposés par notre administration pour l’ensemble des acteurs.
L’ARRIVÉE DE CHORUS DT EST L’EXCEPTION !
Ce logiciel est complètement bancal ! Qui à l’heure d’aujourd’hui peut prétendre le contraire ? Beaucoup se refuse à l’utiliser par manque de formations et par dégoût !
La direction du SPIP du Nord reste insensible aux demandes des ASE !
Mais nous avons des droits !
Pour votre information, Monsieur le Directeur, nos différents déplacements au sein du département nous obligent forcément à nous restaurer en fonction des interventions, des placements et à des heures variées. De plus, en fonction de l’organisation au sein du SPIP du Nord, nous ne disposons pas des mêmes droits.
Les frais de bouche engagés par vos collaborateurs doivent être remboursés !
FO Justice vous demande « expressément » de donner des instructions afin de faciliter le remboursement des notes de frais des ASE. Par la même occasion, conviez vos proches collaborateurs à descendre de leur petit nuage et à revoir leur méthode de management.
La colère gronde dans vos rangs ! FO Justice veillera à ce besoin de changement
Ce samedi 4 mars fut un jour NOIR au CD de TARASCON, ce n’est pas moins de 5 incidents qui ont rythmé la journée et la nuit des agents.
Pour commencer, dès 8h15 lors du mouvement promenade du secteur fermé du bâtiment A, un de nos pensionnaires sort avec une arme artisanale de 24 cm pour s’en prendre à un autre détenu.
Ensuite pendant cette même promenade une bagarre éclate, vite maîtrisée, elle n’a fait aucun blessé.
Plus tard dans la matinée, un PPSMJ mécontent que ça TV ne fonctionne pas, menace, insulte et refuse de réintégrer sa cellule.
Dans l’après-midi, une famille voulant voir une personne incarcérée sans avoir de rendez-vous, profite de l’ouverture de la porte d’entrée pour s’introduire dans l’établissement sans autorisation.
Et pour finir, en service de nuit, un voyou n’ayant plus de tabac et voulant que l’administration lui en donne, a causé un départ de feu.
Aucun de ces incidents n’a entraîné de blessures chez les détenus ni chez les surveillants en raison du professionnalisme, de l’engagement et de la réactivité des agents.
FO Justice Félicite tous les agents présents pour leur professionnalisme.
FO Justice Apporte son soutient au personnel de Tarascon pour ce qu’ils endurent au quotidien.
Depuis quelques jours, pas moins de 3 agressions sur notre établissement !
➡️ Le mercredi 1er Mars 2023, une de nos collègues a subi une agression physique, car un de nos pensionnaires s’est permis de lui toucher les fesses à deux reprises !!!
Le bureau local FO Justice CONDAMNE fermement cet acte ignoble et espère que des sanctions pénales seront engagées envers l’agresseur !
➡️ Le vendredi 03 mars 2023, un détenu a tenté d’agresser nos collègues avec le matériel présent en cellule.
➡️ Le dimanche 05 mars 2023, un détenu a catégoriquement refusé la mutation de cellule ordonnée par le gradé et a fait une inertie physique sur son lit (celui du haut). Lors de l’intervention, le détenu s’est débattu et a volontairement mit un coup de genou au niveau du visage tout en continuant à se débattre.
Pour FO Justice
la coupe est pleine !
La population pénale se gargarise du manque d’effectif actuel de l’établissement et profite de l’épuisement des troupes !
Les agents ne sont pas des punchingball mis à disposition pour amuser nos chers pensionnaires en manque d’activité !
FO Justice DEMANDE des sanctions disciplinaires et pénales contre les 3 détenus !
FO Justice FÉLICITE le professionnalisme et le courage dont font preuve les agents chaque jour en franchissant la porte de l’établissement et SOUHAITE un prompt rétablissement à nos collègues.
L’UDV semblait prendre une bonne direction avec des agents et gradés impliqués pour que tout fonctionne aux mieux. Améliorations continuelles des gestes professionnelles, une équipe à l’écoute et soucieuse de faire de cet UDV un outil de réussite.
Nous pensions que TOUS, avions la même envie. Alors pourquoi ce changement d’orientation ?
Aujourd’hui, nous parlons d’un matériel de « confort » autorisé par notre Direction, par la note de fonctionnement-2023-05, mais cela peut concerner n’importe quels autres règles mises en place dans ce secteur.
Après la cérémonie d’inauguration de l’unité avec la présence de nos pontes, notre Direction est revenu sur la note citée ci-dessus en prétextant une décision nationale.
Info, intox ?
Pour rappel : dans le livret d’accueil donné aux personnes détenues, nous pouvons y trouver la liste des effets autorisées ou pas. Mais il est aussi écrit : «Tout autre objet est soumis à autorisation de la Direction après avis de la CPU»
En tout cas, les collègues de l’UDV ne comprennent pas cette décision, qui va à l’encontre de la CPU.
Ce ne sont pas nos décisionnaires qui ouvrent les portes et doivent justifier des changements d’humeur de chacun, mais bien les surveillants. Souhaite-t-on l’agression de l’un d’eux ?
Car depuis cette décision, les détenus refusent les activités, et même le repas, se considérant désormais comme dans un QD prolongé, qu’on-t-il à perdre ? En tout cas rien à gagner…
Les agents sentent la TENSION monter avec des détenues qui sont comme des LIONS EN CAGE !
Le bureau local Fo justice demande à la Direction de prendre ses responsabilités.
Le bureau local Fo justice reste en soutien de nos collègues de L’UDV.
En ce début d’année 2023 et au vu des problématiques qui nous sont remontées par nos collègues, FO Justice CPIP a donc sollicité une réunion bilatérale avec la DAP ; réunion qui s’est tenue le mercredi 22 février 2023, et où nous avons été reçus par :
– Monsieur L. RIDEL – Directeur de l’Administration Pénitentiaire ;
– Monsieur T. DONARD – Directeur de l’Administration Pénitentiaire adjoint ;
– Madame C. MÉRIGONDE – Sous-Directrice de l’insertion et de la probation ;
– Monsieur M. ETIENVRE – Adjoint au sous-Directeur des RH et des relations sociales.
Au cours de cette rencontre, nous avons pu aborder les sujets suivants :
PROPOSITION DE LOI DÉPOSÉE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE PAR MME NAÏMA MOUTCHOU (DÉPUTÉE DU 95 – MEMBRE DU GROUPE HORIZONS) :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b0740_proposition-loi
M. RIDEL a indiqué avoir rencontré Mme MOUTCHOU ainsi que les Sénateurs, suite à la parution de la proposition de loi déposée par la députée du groupe HORIZON le 17/01/2023 et au rapport publié par le Sénat le 15/02/2023. Le DAP leur a ainsi expliqué que leur proposition « de renforcer la présence des SPIP en juridiction, pour une meilleure prise en charge des condamnés dès le prononcé de la peine », était une fausse « bonne idée » prouvant une méconnaissance des missions des SPIP, qui est déjà saisi par les juridictions en pré et post-sentenciel. Pour la mise en œuvre de cette expérimentation, cela aurait nécessité des moyens colossaux (dont nous sommes pourtant hélas dépourvus) à savoir : entre 1000 et 1200 CPIP. Sans parler des locaux nécessaires, comme si les Services judiciaires disposaient de moyens suffisants au sein des juridictions ?!
La DAP considère qu’il serait plus pertinent de recruter dans les SPIP des Personnels administratifs (PA) expérimentés et/ou formés issus des greffes judiciaires/pénitentiaires, afin de pouvoir développer notamment les BEX qui se tiennent à l’issue des audiences correctionnelles.
Le DAP ne semblait pas être inquiet quant aux suites de ce projet de loi et il nous a rassuré sur sa position et celle du Ministère qui reste identique et partagée par FO Justice CPIP.
Lors de sa présentation à l’Assemblée Nationale le 02 mars 2023, nous avons été satisfaits de constater que le projet de loi a finalement été retiré par la Député elle- même, suite au rejet de son premier article.
S’agissant du rapport du Sénat, FO Justice CPIP soutient notamment la proposition concernant les DPIP et le DAP nous a rappelé sa volonté de voir le statut des DPIP revalorisé tant sur le plan statutaire qu’indemnitaire.
POINT SUR LA LOI CONFIANCE À LA SUITE DE SA MISE EN APPLICATION AU 1ER JANVIER 2023
FO Justice CPIP a fait remarquer à la DAP un constat de manque d’anticipation de certains SPIP quant à la sensibilisation de nos collègues suite à la mise en vigueur de cette loi et la charge de travail supplémentaire que cela impliquerait pour eux.
Notre OS a également souligné le fait qu’il était insensé qu’une personne dont le sursis probatoire serait révoqué (partiellement ou totalement) puisse bénéficier ensuite, dans des délais contraints pour les personnels, d’une LSC de plein droit et ainsi se voir octroyer un aménagement de sa peine ferme suite à révocation.
En effet, comment ne pas s’inquiéter sur la perte de sens des mesures suivies en MO et à la LSCPD sensée être une « modalité d’exécution » de la peine. La révocation d’une mesure de sursis est la résultante d’une absence de respect des obligations assorties à la mesure et/ou de la réitération d’infractions (avec ou sans récidive).
FO Justice CPIP espère donc qu’aucune PPSMJ qui bénéficiera de « cette modalité d’exécution » après révocation d’une mesure suivie en MO, ne commettra de récidive dans le cadre de sa LSCPD, au risque de voir les victimes, les personnels et plus largement l’opinion publique s’interroger sur le sens du mot « confiance » qui a été choisi pour nommer cette Loi…
La DAP nous a communiqué quelques chiffres sur la LSC de plein droit au 16 février 2023 :
– 28% des LSC de plein droit sont accordées sous la forme d’une DDSE ; 26% sous la forme d’une SL ; et 45% sous la forme d’une LC.
– Disparité dans l’octroi de la LSC de plein droit en fonction des DISP. Ainsi alors que certaines DISP ont un taux d’octroi de cette LSC dans près de 60% des cas étudiés, sur d’autres DISP cette même LSC se voient refusée dans 70% des cas.
– La loi confiance aurait permis une « stabilisation » du nombre de personnes détenues depuis sa mise en application.
FO Justice CPIP a demandé à la DAP de nous communiquer le taux de LSCPD suite à révocation afin de s’assurer que nos inquiétudes soient infondées. La mise en vigueur de la Loi étant récente, un recul est nécessaire pour en observer les évolutions mais sur ce point, notre vigilance sera accrue.
TÉLÉTRAVAIL (TT)
Face aux disparités et à la multiplication des remontées problématiques rencontrées par nos collègues pour accéder au TT en fonction de leurs DISP de ressort, et face aux procédures diverses et variées auxquelles ils sont confrontés pour y prétendre, FO Justice CPIP a de nouveau insisté auprès de la DAP pour qu’une note / circulaire DAP claire et non interprétative soit publiée afin d’harmoniser les pratiques quant à cette modalité de travail des CPIP.
Notre OS a donc été heureuse d’apprendre qu’une note sur ce sujet allait prochainement être à l’étude dans le cadre de nos instances de dialogue social avec pour vocation l’harmonisation de la pratique du TT en SPIP et sur toutes les DISP.
ASE / PCS
Comme indiqué dans la lettre ouverte de FO Justice adressée au DAP le 8 février (https://20230208-Lettre-Ouverte-DAP-Agents-ASE-ACP.pdf (fojustice.fr)/), nous regrettons qu’un travail de fond, en collaboration avec les OS, sur la situation des surveillants affectés à la surveillance électronique (ASE) et des agents des pôles centralisateurs de surveillance (PCS) n’ai pu être effectué depuis 2016. En effet ces dernières années ces agents ont vu leur charge de travail et leurs missions augmenter du fait notamment de la mise en vigueur du « bloc peine » et plus récemment de « la LOI CONFIANCE », qui ont eu pour conséquence une forte augmentation des placements sous DDSE, ARSE, ARSEM, PSEM et dernièrement les BAR. Sans oublier les astreintes qui ont été imposées ces derniers mois, sans réels moyens alloués (les soirs en semaine et les week-ends), sans oublier l’aspect sécuritaire de ces déplacements, sans aucune harmonisation entre les différentes DISP (certains SPIP préférant adopter un fonctionnement qui leur est propre).
Pour FO Justice il est donc urgent qu’un groupe de travail puisse se mettre en place afin que ces personnels, aux missions spécifiques disposent d’une doctrine nationale d’harmonisation de leurs pratiques professionnelles.
Monsieur le Directeur de l’AP semble avoir (enfin) entendu les arguments de FO Justice puisqu’il nous a indiqué au cours de notre entretien qu’il était d’accord pour la mise en place d’un groupe de travail sur ce sujet.
La DAP nous a également communiqué quelques chiffres concernant cette thématique, à savoir :
– Le recrutement de 70 nouveaux ASE en 2022 ; 30 ASE de plus pour 2023
– À ce jour il y aurait environ 16.000 personnes placées sous surveillance électronique pour environ 380 ASE.
CAMPAGNE MOBILITÉ 2023
FO Justice CPIP a profité de cette réunion pour faire remonter une nouvelle fois les problèmes RH des SPIP que nous avons eu l’occasion de constater lors de nos nombreux déplacements. Notre OS attend donc avec impatience, comme beaucoup de nos collègues, la publication de la note de mobilité 2023 (on caresse l’espoir pour la semaine du 6 mars 2023) et espérons que nos remontées auront été prises en compte.
PROBLÈMES DE REPRISES D’ANCIENNETÉ POUR LES CPIP 25
Les reprises d’ancienneté de nos collègues de la 25ème promotion de CPIP (titularisés en septembre 2022) n’ont toujours pas été prises en compte, malgré les délais qui nous avaient été communiqués fin 2022. Bien que nous comprenions que les services RH de la DAP soient débordés, cette situation qui s’éternise risque d’engendrer de nouvelles problématiques RH par la suite au niveau DISP, si elle n’est pas réglée dans les meilleurs délais.
Ainsi pour FO Justice CPIP, il faut absolument renforcer les personnels qui gèrent notre filière en Centrale !
Le DAP nous rejoins sur notre analyse et il nous a de nouveau confirmé son souhait que cette problématique soit réglée dans les meilleurs délais. Notre OS restera mobilisé dans les prochaines semaines jusqu’à la résolution de cette problématique.
INTERVENANTS MÉTIERS (ENAP)
Lors de notre entretien, nous avons fait part à la DAP de l’information qui nous est parvenue selon laquelle l’ENAP aurait demandé que des économies soient faites (à hauteur de 90 000€) au détriment de la formation des élèves/stagiaires CPIP. Ces économies devaient se traduire par la diminution du nombre des intervenants métiers lors des TD de mise en pratique de nos futurs collègues et le recours à un prestataire privé en formation.
Face à cette information, la DAP nous a aussitôt indiqué que cette information était erronée, même si elle émanait du SG de l’ENAP. La DAP nous a assuré qu’il n’y avait aucune difficulté budgétaire pour l’ENAP et qu’il n’était pas non plus question que les intervenants métiers soient remplacés par des prestataires privés à l’avenir.
COORDINATEURS D’ACTIVITÉS DISP DE MARSEILLE
FO Justice CPIP a été contacté par les coordinateurs d’activités de la DISP de Marseille au motif qu’ils ont reçu un mail de la part de leur DISP les informant du changement de leur statut sur ORIGINE. Initialement programmé sur ce logiciel comme des PIP (ce qui se traduit par 7h12 / jours et 9 semaines de congés), on les informait alors qu’ils allaient basculer sur un profil PA se traduisant par le fait de devoir travailler 7h16 / jour et perdre 1 semaine de congés.
Notre OS s’est donc étonné auprès de la DAP de ce changement de « statut » sans aucun avenant aux contrats pour les personnes concernées, alors qu’on leur demande de travailler un peu plus tout en perdant une semaine de congés. De plus, nous nous étonnons que ces coordinateurs, qui pour rappel interviennent en détention, puisse être positionné sur un profil / statut de PA, alors même que les PA ne sont pas censés aller en détention.
Le DAP nous a alors indiqué qu’il n’était pas au courant de cette problématique et la DAP s’est engagée à se renseigner sur le sujet puis nous faire un retour prochainement.
À noter que nous avons profité de cette bilatérale pour transmettre une copie de la lettre ouverte rédigée par la quasi-totalité des coordinateurs d’activités de la DISP de Marseille à l’attention du DISP de Marseille.
FO Justice CPIP restera donc mobilisé aux côtés de ces personnels indispensables en SPIP.
CPIP PLACÉS
Face aux problématiques que les CPIP placés rencontrent depuis quelques temps (cf communiqué FO Justice CPIP du 2 février 2023 : https://fojustice.fr/web/fo-justice- tient-a-mettre-en-lumiere-la-gestion-des-cpip-places-au-sein-de-la-disp-de-lyon/), la DAP nous a indiqué qu’elle allait reprendre la note « CPIP placés » et la diffuser de nouveau à l’ensemble des DISP pour sa mise en application et ainsi résoudre les différentes problématiques rencontrées par nos collègues.