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Prison de Nantes : 24 heures chrono

Ce jeudi 23 mars 2023 le QMA a eu le plaisir d’accueillir une nouvelle pensionnaire.

En l’espace de 24 heures cette demoiselle de 23 ans est partie pour intégrer le guiness book.

Avant de partir à 12h en extraction judiciaire ce vendredi cette dernière fait une tentative de suicide et s’amuse à se cogner la tête contre les carreaux une fois placée en salle d’attente.

Arrivée au vestiaire et impatiente de partir elle s’est cognée la tête contre la porte de la salle d’attente.

Ce sont ensuite nos collègues du PREJ de Nantes qui découvriront cette charmante pensionnaire. A la sortie du tribunal coups et crachats qui seront sa marque de fabrique une fois rentrée au QMA.

Vers 18h alors qu’elle a été placée au quartier disciplinaire suite à son comportement en extraction elle fera une nouvelle tentative de suicide. Notre gradée de quart et nos collègues MAF seront à leur tour agressées par cette « sauvageonne » alors qu’elles lui prêtaient assistance.

Insultes, menaces, tentative d’agression, bousculades et sa petite touche personnelle avec ses crachats.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes apporte son soutien aux collègues PREJ, nos mafettes et notre Gradée victimes de cette détenue.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite l’ensemble des personnels pour leur sang-froid et professionnalisme face à cette personne.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes s’inquiète que depuis quelques mois la MAF devienne une annexe psychiatrique et espère des suites judiciaires rapides et un placement en structure adaptée.

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CAP des Surveillants et Brigadiers : Divergence en matière de priorités en PACA-Corse

La note de lancement de la campagne de mobilité des surveillants et surveillants brigadiers du premier semestre 2023 vient de voir le jour. C’est la douche froide ! Seulement 44 postes sont alloués à la PACA-Corse ce qui est largement insuffisant.

Malgré les difficultés de recrutement qui touchent fortement notre administration empêchant de pallier les départs à la retraite, l’impact des promotions et des mutations, les priorisations annoncées nous paraissent clairement inadaptées.

En effet, au regard des postes ouverts pour la PACA, on constate, hormis pour le CD de Casabianda et la MA de Gap, que ceux-ci ne visent qu’à couvrir exclusivement des missions hors détention :

  • Les extractions judiciaires
  • Les alternatives à l’incarcération (astreintes obligent)
  • Les ESP et l’ouverture d’une SAS.

Alors que nos Maisons d’Arrêt (MA) et Quartiers MA connaissent une augmentation constante des taux de surencombrement et que les taux de couverture de nos établissements ne cessent de chuter, notre DI fait le choix de privilégier ces missions externes.

L’UISP FO JUSTICE PACA-CORSE

demande le gel du déploiement des ESP tant que la moyenne

des taux de couverture des établissements de la PACA ne sera

pas supérieur à 94 %

Sans vouloir remettre en cause l’importance de ces missions annexes et les difficultés rencontrées par ces agents pour l’UISP FO Justice LA DÉTENTION EST, ET DOIT RESTER, LE CŒUR DE NOTRE MÉTIER.

Si nous n’avons pas les personnels pour couvrir l’ensemble des extractions judiciaires, tant pis pour les magistrats.

Le nombre d’Impossibilités De Faire sera plus important !

Pour l’ UISP FO Justice PACA-Corse, il est fondamental d’assurer la couverture des postes de détention afin que nos collègues puissent travailler en sécurité dans nos détentions manifestement surchargées. Les magistrats n’auront qu’à faire plus de visioconférences afin de limiter les extractions !

S’agissant des surveillants en SPIP : Arrêtons de leur donner des missions qui ne leur incombent pas ! Arrêtons de leur faire perdre du temps à justifier de façon tatillonne leurs déplacements et ainsi ils pourront peut-être assurer les placements sous bracelet électronique plus facilement.

Quant aux ESP, même si nous y sommes favorables, on ne peut accepter de déplacer des agents de détention pour les mettre sur ces missions alors que le taux moyen de couverture des établissements de la PACA Corse est de 92 % dont 6 établissements en dessous de 91 % (85 % pour le CD de Casabianda).

Notre Ministre nous a annoncé une réforme indemnitaire et statutaire d’envergure afin de rendre notre profession plus attractive. Mais ses effets ne se feront pas sentir de suite, notre DI et la DAP doivent prendre conscience que les manques en personnels vont perdurer encore quelque temps et qu’il est indispensable et urgent de geler le déploiement des nouvelles missions au profit des détentions.

ll est vrai qu’en 2018, si nous avions obtenu la catégorie B, nous aurions gagné 5 ans et ne connaîtrions pas les problèmes de recrutements actuels. Les mêmes qui agissaient en 2018, par posture partisane, tentent de retarder, voire dénaturer la réforme en cours.

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PA : ISS des Personnels Administratifs Pénitentiaires Promus Secrétaires Administratifs. Lettre Ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Monsieur Le Directeur,

Permettez-moi de venir vers vous concernant l’ISS des personnels administratifs pénitentiaires promus au grade de secrétaire administratif au titre de l’année 2022.

Les secrétaires administratifs perçoivent une ISS de 24% alors que les adjoints administratifs perçoivent une ISS de 25%. (Je n’ai d’ailleurs pas trouvé d’explication à cette différence).

Les personnels n’ayant pas à être sanctionnés du fait du retard pris notamment dans la gestion de la promotion “plan de requalification” au titre de l’année 2022, j’ai l’honneur de solliciter de votre haute bienveillance la non- application d’un trop perçu sur cette indemnité lorsque la rétroactivité sera opérée par les services gestionnaires.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Le Directeur, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

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Prison de Niort : ELSP (Équipe Limitée et Sans Perspective)

Suite à l’annonce du déploiement des Equipes Locales de Sécurité Pénitentiaire sur l’ensemble du territoire, l’heure est à la prudence et au discernement.

Nous sommes conscients que la feuille de route doit être respectée et que la crise covid a retardé cette échéance. Cependant, notre rôle est d’alerter tous les acteurs de l’administration pénitentiaire sur la volonté d’étendre ce modèle sans ressources humaines dans le contexte actuel de crise, d’autant plus dans une prison atypique comme la maison d’arrêt de Niort.

Ce constat sans appel sera sans doute partagé par d’autres établissements car si la mise en place de ce modèle sur des sites pilotes pourvus en PREJ ou EJV est peut-être plus aisée, elle demeure plus complexe sur des petites structures comme les maisons d’arrêt de Guéret, Saintes, Rochefort, Tulle (proches de notre effectif théorique), Périgueux ou encore Limoges (prévu pour 2024) avec qui nous partageons de nombreuses similitudes.

Les informations collectées auprès de plusieurs établissements présentent donc des difficultés dans l’élaboration d’une équipe locale de sécurité y compris dans sa gestion au quotidien. En d’autres termes, nous devons nous donner les moyens de nos ambitions ou pas.

Ce projet qui incite chaque établissement à adapter la doctrine ELSP, selon sa convenance, questionne sur les motivations de la Direction de l’Administration Pénitentiaire.

Nos interrogations portent principalement sur la doctrine et les surveillants « préalablement identifiés dans l’organisation du service pour réaliser chaque type de missions … en nombre suffisant en journée et la nuit sous réserve de la validation des modules obligatoires de formation » dont le délai initial de 6 semaines est passé à 18 jours.

Une formation qui, doit-on le rappeler, est axée prioritairement sur la sécurité et le port d’arme dont le délai soulève une autre question : qui remplacera ces agents durant leur instruction ?

Quid de « l’harmonisation et de l’intégration de ces agents dans les équipes » et des recours en cas de « suspension de l’habilitation de cette formation », des postes et répercussions sur la sécurité en détention. Quelles conséquences sur le service, les rappels en semaine, le week-end en effectif réduit et notamment la nuit ? Quelle incidence sur la vie privée des agents et le sujet épineux des heures supplémentaires qui prête constamment à débat ?

Une partie de la réponse se trouve dans l’actualité : équipes sous-dimensionnées, report d’audience, détention en sous-effectif, rappels, arrêts maladies voire surveillant ELSP démissionnaire.

Le 16 novembre 2022, Monsieur Alain Marc, rapporte dans le projet de loi de finances pour 2023 que « le gouvernement a fait voter à l’assemblée nationale un amendement pour reporter de 2022 à 2027 la date d’application du principe de l’encellulement individuel» au titre «d’y déroger lorsque la distribution intérieure des locaux ou le nombre de personnes détenues présentes ne permet pas son application».

Un aménagement de la loi qui prévoit l’encellulement individuel depuis…1875.

Pour paraphraser ce sénateur, nous affirmons que la distribution intérieure des locaux de la maison d’arrêt de Niort ou le nombre de personnels pénitentiaires ne permet pas l’application de la doctrine ELSP.

Accessoirement, le garde des sceaux, dans son discours du 08 novembre 2022, n’avait pas de solution à court terme : « le recrutement des surveillants…demeure très compliqué, les départs à la retraite des agents recrutés à la fin des années 1980 et …1990 n’améliorent pas la situation. Il faut évidemment trouver d’autres réponses, statutaires et indemnitaires ».

D’un point de vue global, le plan massif de recrutement des Etats Généraux de la Justice n’interviendra qu’en 2027. Le temps pour l’administration de perdre 3000 agents retraités d’ici 2025 (hors réforme des retraites) pour un recrutement historiquement bas et un nombre de détenus historiquement haut (3000 de plus en 1an).

Mr Alain Marc complète cette analyse : « lors du dernier concours, 30% des emplois offerts n’ont pas été pourvus, alors que les besoins sont immenses, pour faire face à l’ouverture des nouveaux établissements mais aussi au départ en retraite des générations nombreuses recrutées à l’époque du plan Chalandon lancé en 1987».

Chacun jugera de la promesse d’ouverture de 15000 places de prison sur deux quinquennats quand nous sommes réduits, faute de personnels, à muter des surveillants sortis d’école vers des sites historiques comme la Maison Centrale de Saint-Martin de Ré ou que notre politique carcérale est désormais orientée vers la libération sous contrainte.

Quoiqu’il en soit, le constat est alarmant et ne fait pas mention de renfort immédiat.

Nous laissons le soin aux diverses instances de trouver les solutions à l’attractivité du métier ainsi qu’au recrutement et de joindre les récentes déclarations du ministre aux actes sur le statut des surveillants. La révision du temps de travail peut être aussi un axe à étudier compte tenu de rapports jugeant le matin et nuit nuisible pour la santé des agents depuis 30 ans. Avec les ELSP, elle n’en prend pas le chemin.

Cette parenthèse historique refermée, dans une actualité où nous peinons à combler des postes de surveillants dans des établissements bien de notre temps, nous constatons donc que ces analyses entrent en contradiction avec la création des ELSP.

En 2018, nous avions alerté les autorités de la décision d’effectuer des travaux sans le retrait d’une partie de la population pénale pour le résultat que l’on sait trois années durant.

Depuis 2021, notre chef d’établissement effectue un travail considérable, jonglant avec la crise covid et le retard pris par ses prédécesseurs afin de répondre aux multiples recommandations du contrôleur général des lieux de privation et de liberté.

Ces exigences ont été en grande partie résolues grâce à l’implication de tous. Mais l’équilibre demeure fragile avec un taux d’occupation en détention permanent de 200%.

Aujourd’hui, la conjoncture ne se prête pas à l’instauration des ELSP !

Autre interrogation, la maison d’arrêt a-t-elle fait l’objet « d’un dimensionnement de l’équipe ELSP après avis du comité technique, en fonction de l’organisation du service, notamment sur avis du DIOS, pour ne pas justifier la création de poste à l’organigramme de référence » ?

Cette doctrine précisant « qu’en dernier cas, l’organigramme de référence peut être réévalué par le bureau de l’organisation et de la qualité de vie au travail », nous souhaitons consulter le rapport sur le taux de compensation pour le calcul des besoins du service en vue de la création des ELSP qui a dû être rédigé en ce sens.

Le 16 mars 2021, le DIOS qualifiait l’effectif niortais de « suffisant » alors que les ELSP n’étaient pas d’actualité. Quel qualificatif convient le mieux actuellement pour ne pas vouloir renforcer l’effectif de la maison d’arrêt de façon catégorique ?

A défaut de quantifier raisonnablement les forces en présence, l’administration nous sort un lapin du chapeau en faisant appel au volontariat des agents. Clap de fin.

Monsieur Alain Marc conclut ainsi : «nous pensons que le principe de réalité doit nous conduire à accepter un nouveau report» pour l’encellulement individuel.

Nous pensons que le principe de réalité doit conduire à accepter un report des ELSP !

Tous ces éléments sont factuels. Ce n’est pas une coïncidence si les petites maisons d’arrêt ont pris du retard à l’allumage puisqu’elles ne disposent plus de personnels contrairement à certaines « vitrines » qui ont connu le déploiement des ERIS, PREJ et autres ELAC. Non pas sans incidence puisque désormais 218 postes restent vacants dans la région.

Il serait par conséquent préjudiciable de tomber dans une forme d’autoritarisme comme celle menée par notre gouvernement en vue de la réforme des retraites. Elle nous rappelle la politique du faisant fonction 1er surveillant ou tout autre aménagement de la sorte consistant à déshabiller Paul pour habiller Jacques et dépouiller les équipes de roulement détention.

Compte tenu de notre expérience et de la gestion singulière de chaque établissement, cette dite création engendrera à coup sûr une désorganisation du service et des conflits au regard du cataclysme à venir : les nombreux départs en retraite non compensés et le transfert futur de compétences relevant pour l’instant du Ministère de l’intérieur.

En définitive, conserver et densifier des grands pôles ELSP sur les sites pilotes et intervenir de façon épisodique sur les petites maisons d’arrêt à la manière des ERIF ou ERIS reste une alternative en cette période de crise.

Dans le cas contraire, nous souhaitons évidemment un ajournement de cette mesure dans l’attente d’une véritable étude du dimensionnement de l’équipe de sécurité, des moyens techniques et matériels à mettre à disposition de la maison d’arrêt.

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UISP Strasbourg : Effectifs, la priorité : Défendre l’existant

Au grand bonheur de notre Administration et de ses personnels, ces dernières années les missions et les métiers ont su évoluer. Passant de plus en plus d’une activité en milieu fermé à des responsabilités sur la voie publique.

La théorie est attirante, mais la pratique en est tout autre : des établissements en souffrance à cause d’un manque cruel de personnels pour différents corps, des journées de service à jongler sur différents postes pour combler les carences, etc. Tous dans le même bateau… Mais sans assez de marins pour le faire avancer (ni dans nos murs, ni pour nos missions extérieures). Un recrutement des plus difficiles et un apport en ETP bien trop maigre promis lors du transfert des missions de la Police et la Gendarmerie vers l’Administration Pénitentiaire, un mélange explosif qui a contribué à creuser le fossé d’un sous-effectif corrosif.

Pour FO Justice Grand-Est, l’heure est à renforcer les services existants avec le peu d’apport que nous avons avant d’utiliser nos ressources pour la création de nouveaux services ! C’est une question de bon sens mais surtout d’intérêt général.

FO Justice Grand-Est demande à ce que les priorisations soient pragmatiques et non dans un prisme d’objectifs à atteindre au détriment des personnels déjà en souffrance depuis bien longtemps.

FO Justice Grand-Est continuera de défendre une réforme statutaire historique qui permettra à moyen terme de rendre nos professions plus attractives, permettant de fidéliser ses agents et éviter une fuite en avant de plus en plus palpable…

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Flash-inFO IMPÔTS ! Déclarations pour 2023

FO Justice vous informe des dates limites de dépôt des déclarations pour 2023

  • Déclaration papier : 22 mai 2023.

  • Déclaration internet :

Les déclarations préremplies seront envoyées aux contribuables entre le 6 et le 25 avril 2023 et le service de déclaration en ligne sera ouvert à compter du : 13 avril 2023.

  • Zone 1 : 25 mai pour les départements 1 à 19 et non-résidents ;

  • Zone 2 : 1er juin pour les départements 20 à 54 ;

  • Zone 3 : 8 juin pour les départements 55 à 974 et 976.

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Prison de Bordeaux-Gradignan : Il fallait marquer le coup !

Vendredi dernier, le Directeur de l’Administration Pénitentiaire Adjoint est venu en visite sur le C.P de Bordeaux Gradignan.

Il fallait marquer le coup !

F.O Justice était seul au front pour dénoncer différents dysfonctionnements !! Et principalement, le manque criant de postes vacants ( 0 ) pour la prochaine CAP de mobilité des surveillants alors que nous serons à – 30 agents en juin 2023 et à – 34 en septembre 2023 (source direction).

Ça, c’est la réalité du terrain !

Il fallait bouger lors de sa venue et non attendre et laisser faire……..

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UISP Bordeaux : ARMAGEDDON !

L’UISPFO Justice Bordeaux vient de prendre connaissance des postes dévolus par la DAP à notre DISP. 15 POSTES sont ventilés sur nos différents établissements. Même dans nos pires cauchemars jamais nous n’avons envisagé un chiffre aussi bas. C’est un véritable bras d’honneur qui est fait aux personnels de surveillance de la DISP de Bordeaux.

Pour rappel ce sont 228 postes identifiés comme vacants au 01/09/2023 : historique ! Du jamais vu ! Les prochains mois s’annoncent catastrophiques : comment allons-nous tenir les étages, travailler en sécurité, avoir une vie de famille ?

Cette situation inquiète apparemment peu nos technocrates puisque 19 ETP sont créés pour préparer la reprise au 1 janvier 2024 des EJV actuellement réalisés par les FSI, dont 11 fléchés pour cette CAP de mobilité (2 Uzerche, 2 CP Poitiers, 2 Niort,2 MA Périgueux,2 MA Saintes,1MC SMR).

L’UISPFO Justice Bordeaux dénonce le manque total de soutien de notre DIA envers nos détentions, il préfère mettre le doigt sur la couture afin d’exécuter les consignes de la DAP. Vous êtes certainement capable de vendre des glaces à des esquimaux mais nous ne sommes pas dupes !!!

On appelle ça la magie des lignes budgétaires !

La priorité est clairement de faire plaisir au ministère de l’intérieur quitte à esquinter encore plus les personnels pénitentiaires !

Quelles sont vos solutions ? Même avec un passage en catégorie B pour le CEA et A pour le CDC, amplement mérité, vous n’arrêterez pas l’hémorragie des départs à la retraite !

Les surveillants ne resteront pas pour bosser en enfer !

L’UISPFO Justice Bordeaux ne cautionnera pas la mise en place de mode dégradé : aujourd’hui l’exception, demain la règle !

L’UISPFO Justice Bordeaux exige que ces 11 postes soient dévolus entièrement à la détention.

Pour L’UISPFO Justice Bordeaux, travailler en sous-effectif face à une population pénale toujours plus vindicative et violente est une mise en danger délibérée !

L’UISPFO Justice Bordeaux dénonce une surpopulation chronique dans toutes nos maisons d’arrêt !

L’UISPFO Justice Bordeaux invite les autres organisations syndicales à arrêter de retarder ce changement de catégorie, il est urgent de recruter et d’être revalorisé. En 2018 le signataire du protocole aurait laissé les agents s’exprimer encore un peu, nous n’en serions surement pas là aujourd’hui, que de temps perdu !!!

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Prison de Longuenesse : Décimé et Révolté ! Le centre pénitentiaire de nouveau victime d’une nouvelle agression sur le personnel

Ce jour, le 23 mars 2023 dès 7h00, la surveillante du quartier arrivant ainsi qu’un agent d’unité sont allés faire le contrôle de la personne détenue X placée en CPROU depuis la nuit suite à un feu de cellule. Au contrôle œilleton, ce détenu était sous les couvertures au sol et la vérification n’était donc pas possible. Il faudra donc ouvrir la porte tout en sécurité. C’est alors que la personne détenue X s’est levée d’un bond, et a forcé le passage pour sortir, les collègues ont réussi à le repousser et à refermer avec grande difficulté.

Il n’a eu cesse d’insulter et de menacer notre collègue: « Eh Murielle toi t’es aux arrivants parce que t’es une suceuse de bites, ramène- moi ton chef tout de suite parce que si je te croise dans le couloir, je vais te niquer, sale pute, jusqu’à présent j’ai pas été violent avec les surveillants mais tu vas voir ce que je vais te faire, je vais te faire du sale, sale pute ! »

Ensuite il s’en est pris verbalement à l’officier de bâtiment : « ah oui tu veux jouer à ça V…, sale fils de putain, je vais niquer ta mère ».

A 10h54, notre collègue des arrivants éditera une observation sur GENESIS « Personne détenue qui entretient une conversation depuis un moment avec une personne imaginaire. Il répond à des questions que lui seul entend. Je viens d’appeler la surveillante des écoutes, elle me confirme qu’il ne téléphone pas. De plus, j’ai regardé à l’œilleton, il n’a pas de téléphone portable. Évolution à suivre. »

A 13h42 ce qui devait arriver, arriva : une agression prévisible sur notre collègue des arrivants.

Lors du mouvement de mutation, notre énergumène a refusé la mutation vers le C1S103 tout en se dirigeant vers la sortie du bâtiment, les collègues du quartier arrivant et de l’aile nord se sont avancés vers cette personne pour lui stipuler qu’il n’avait pas le choix et qu’il devait s’exécuter. Il n’obtempéra toujours pas, et face à la virulence de celui- ci, nos collègues ont dû intervenir avec la force strictement nécessaire. Durant l’intervention, il a volontairement mis un coup de poing au visage de notre collègue.

L’intersyndicale tient à féliciter le professionnalisme des agents qui sont intervenus.

L’intersyndicale tient à apporter notre indéfectible soutien à notre collègue Marielle, lâchement agressée.

L’intersyndicale exige des sanctions pénales et disciplinaires exemplaires.

L’INTERSYNDICALE APPELLE AU BLOCAGE DE L’ÉTABLISSEMENT LE MARDI 28 MARS 2023.

L’intersyndicale appelle tous les établissements de la DI à venir soutenir le CP de Longuenesse.

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