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Prison de Beziers : Visite du Garde des Sceaux – Des Annonces Déconnectées de l’Urgence du Terrain !

À l’issue des échanges de ce jeudi 4 juin 2026 avec le Conseiller Pénitentiaire du Ministre de la Justice, FO Justice dresse un constat sans appel : si certaines orientations sont évoquées, aucune réponse concrète et immédiate n’est apportée aux difficultés majeures rencontrées quotidiennement par les personnels du Centre Pénitentiaire de Béziers.

UNE SITUATION DES EFFECTIFS CRITIQUE ET DURABLEMENT DÉGRADÉE

Le plafond d’emplois fixé à 855 postes dans le cadre du PLF 2026 est déjà largement insuffisant au regard des besoins réels. Au niveau national, les projections évoquent un besoin d’au moins 3000 agents supplémentaires entre 2027 et 2030 pour espérer stabiliser les effectifs.

Pour FO Justice, ces chiffres traduisent une réalité incontestable : les établissements fonctionnent déjà en sous-effectif chronique, au détriment de la sécurité et des conditions de travail.

SURPOPULATION CARCÉRALE : UNE ABSENCE DE MESURES D’URGENCE

Aucune mesure immédiate de régulation carcérale n’a été annoncée.

Les seules réponses avancées reposent sur :

la création de 3000 places supplémentaires d’ici 2028,

le développement de structures modulaires.

Ces perspectives, exclusivement à moyen et long terme, ne répondent en rien à la situation actuelle. Dans les faits, la surpopulation continue de s’aggraver, avec des conséquences directes sur les conditions de détention et la sécurité des agents.

DES CONDITIONS DE DÉTENTION ET DE TRAVAIL TOUJOURS PLUS DÉGRADÉES

L’objectif affiché de mettre fin aux matelas au sol repose sur des dispositifs indirects :

aide à la sortie,

orientation vers des établissements disposant de places vacantes.

FO Justice considère ces mesures comme insuffisantes et inadaptées à l’urgence. Aucune garantie concrète n’est apportée quant à leur efficacité immédiate.

Par ailleurs, la gestion des profils psychiatriques et les réflexions autour des structures hospitalières restent à l’état de projet, laissant les personnels seuls face à des situations de plus en plus complexes.

RECONNAISSANCE DES PERSONNELS : DES RÉPONSES INSUFFISANTES

Si une réflexion sur la reconnaissance des agents est évoquée, aucune mesure concrète n’est actée à ce stade.

Les contraintes budgétaires sont mises en avant, notamment :

l’impossibilité de dépasser le plafond du 1/5ème pour des raison de budget,

des discussions encore en cours concernant le paiement des heures au-delà de 108 heures.

Pour FO Justice, ces éléments sont inacceptables au regard de l’engagement quotidien des personnels.

Les heures supplémentaires s’accumulent, souvent sans reconnaissance ni compensation à la hauteur.

UNE ABSENCE DE RÉPONSES À COURT TERME

L’ensemble des mesures présentées repose sur des projections à moyen ou long terme, sans prise en compte de l’urgence immédiate.

Les personnels, eux, continuent de faire face :

à des effectifs insuffisants,

à une surpopulation croissante,

à des conditions de travail dégradées,

à une pression constante et accrue.

LES EXIGENCES DE FO JUSTICE

Face à cette situation, FO Justice réaffirme ses revendications :

des recrutements massifs et immédiats,

l’arrêt des redéploiements au détriment des détentions,

la mise en place de mesures d’urgence pour réguler la population pénale,

la fin effective des matelas au sol,

le paiement intégral des heures supplémentaires,

une véritable reconnaissance financière et professionnelle des agents,

des réponses concrètes et rapides adaptées aux réalités du terrain.

POUR CONCLURE :

FO Justice dénonce un décalage persistant entre les annonces institutionnelles et la réalité vécue par les personnels.

Les réponses apportées ne sont ni à la hauteur des enjeux, ni à la hauteur de l’engagement des agents.

FO Justice continuera de porter avec détermination les revendications légitimes des personnels et d’exiger des mesures immédiates, concrètes et efficaces.

FO JUSTICE CP BÉZIERS RESTE MOBILISÉ

Plate-Forme Revendicative – Rencontre Garde des Sceaux

1. RENFORCEMENT DES EFFECTIFS

  • Recrutement immédiat et massif d’agents tous corps et grades confondus,
  • Remplacement systématique des postes vacants et absences,
  • Arrêt du recours permanent au sous-effectif comme mode de fonctionnement dégradé.

2. ADAPTATION DES MISSIONS AUX MOYENS

  • Mise en place d’un véritable mode dégradé encadré et assumé dans l’attente des effectifs,
  • Suspension des activités non prioritaires en cas de sous-effectif,
  • Alignement des missions sur les effectifs réellement disponibles,
  • Fin de la surcharge imposée aux agents.

3. AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL

  • Organisation du travail respectueuse de la santé des agents,

4. SÉCURITÉ DES PERSONNELS

  • Prise en charge immédiate des situations de violence,
  • Transferts rapides des détenus violents ou perturbateurs,
  • Renforcement des dispositifs de sécurité,
  • Adaptation des moyens face à l’évolution des profils pénaux.

5. LUTTE CONTRE LA SURPOPULATION CARCÉRALE

  • Désengorgement rapide de l’établissement,
  • Suppression progressive des matelas au sol,
  • Respect des capacités d’accueil réglementaires,
  • Répartition plus équilibrée de la population pénale.6. MOYENS MATÉRIELS ET CONDITIONS DIGNES
  • Maintien et élargissement des possibilités d’utilisation des crédits (ACT)
  • Fourniture d’équipements adaptés aux besoins des agents
  • Amélioration concrète des conditions matérielles de travail
  • Refus des restrictions déconnectées du terrain

7. ORGANISATION CLAIRE DES SERVICES

  • Clarification des projets de réorganisation
  • Définition précise des effectifs et missions des ELSP
  • Encadrement renforcé en détention et au QSL
  • Transparence dans les décisions organisationnelles

8. RECONNAISSANCE ET CONSIDÉRATION

  • Respect de la dignité professionnelle des agents
  • Prise en compte réelle de la parole des personnels
  • Valorisation du travail effectué au quotidien
  • Engagement visible et concret de la direction

9. RÉPONSES IMMÉDIATES ET ENGAGEMENTS

  • Mise en place d’un calendrier d’actions clair
  • Engagements écrits et suivis dans le temps
  • Réponses concrètes aux problématiques identifiées
  • Fin des constats sans suite
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PREJ de Muret : L’épuisement comme mode de gestion ?

Le mardi 2 juin, L’UISP FO JUSTICE alertait officiellement l’administration sur les rythmes de travail imposés aux agents des PREJ d’Occitanie, leurs conséquences sur la sécurité des personnels ainsi que sur l’équilibre de leur vie familiale.

Force est de constater qu’une nouvelle fois, cette alerte n’a trouvé aucun écho auprès de l’encadrement de l’ARPEJ.

Trois jours plus tard, le vendredi 5 juin, les faits sont venus malheureusement confirmer nos inquiétudes. À l’occasion d’un procès lié à un important trafic de stupéfiants devant le Tribunal Judiciaire de Cahors, plusieurs équipes PREJ ont été mobilisées : les ESR de BEZIERS, les PREJ DE NIMES, MURET et ALBI ainsi que les ELSP de RODEZ.

Compte tenu de la nature de cette audience, impliquant huit mis en cause dont cinq détenus, il était parfaitement prévisible que les débats se prolongent bien au-delà des six heures initialement annoncées.

Pour les agents du PREJ de Muret, la journée débute à 5h30 afin d’assurer une présentation à 8h30 au TJ de Cahors. Le délibéré n’interviendra finalement qu’à 23h30.

Malgré cette amplitude exceptionnelle, les agents se voient imposer le retour des détenus vers leurs établissements d’origine. Ainsi, après près de 19 heures de service, nos collègues ont dû reprendre la route vers TARBES et CARCASSONNE au lieu d’un retour à SEYSSES et MONTAUBAN (Où les détenus étaient passagers), à VILLENEUVE LES MAGUELONNE (pour ESR BEZIERS, ainsi que PREJ de NÎMES) et des retours à RODEZ et ALBI.

Tout cela au détriment de leur propre sécurité et de celle des usagers de la route.

Pour les agents du PREJ de Muret, la mission ne prendra fin qu’aux alentours de 5 heures du matin le lendemain, soit près de 24 heures consécutives de mobilisation.

Cette situation soulève plusieurs interrogations légitimes :

Pourquoi avoir maintenu à tout prix des retours vers les établissements d’origine (REI) dans un tel contexte ? Quel était l’enjeu procédural ou sécuritaire majeur justifiant une telle décision ? Est-ce par excès de zèle ?

Est-ce parce qu’ils avaient le weekend pour se reposer en suivant ?

Les risques encourus par les personnels ont-ils seulement été évalués ?

La sécurité des agents est-elle devenue une variable d’ajustement ?

À l’heure où L’UISP FO JUSTICE alerte régulièrement sur la dégradation des conditions de travail dans les PREJ ;

À l’heure où la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire affirme faire de la prévention des risques psychosociaux une priorité ;

À l’heure où chacun reconnaît les contraintes opérationnelles croissantes qui pèsent sur les équipes ;

Comment justifier que des agents soient exposés à de tels niveaux de fatigue sans qu’aucune mesure d’anticipation ou d’adaptation ne soit mise en œuvre ?

L’UISP FO JUSTICE refuse que l’engagement exemplaire des personnels serve de prétexte à l’acceptation de pratiques managériales toujours plus éloignées des réalités du terrain.

Nos collègues ne sont ni des variables d’ajustement, ni des ressources inépuisables.

L’UISP FO JUSTICE continuera de défendre sans relâche la sécurité, la santé et la dignité des agents. Nous resterons particulièrement vigilants quant aux suites qui seront données à cet événement et n’hésiterons pas à porter plus haut encore les dérives constatées au sein de l’ARPEJ.

Parce que derrière chaque mission,

il y a des femmes et des hommes qui méritent considération,

Respect et protection.

Lire le communiqué

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Prison de Bar-de-Duc : Situation Ingérable ! Stop à la Terreur !

Depuis trop longtemps, les personnels de la Maison d’Arrêt de Bar-le-Duc subissent la loi d’un détenu particulièrement dangereux et violent. Le détenu D. fait régner la terreur au sein de notre établissement, et la coupe est pleine !

Récidiviste de la violence, ce profil n’a plus rien à faire chez nous. Son “palmarès” récent parle d’lui-même :

Agression physique : Un officier poussé et violenté.

  1. Humiliation et insalubrité : Jets d’urine sur les agents.
  2. Menaces de mort récurrentes envers le personnel.
  3. Mise en danger d’autrui : Menaces directes avec une arme artisanale au Quartier Disciplinaire (QD).

Une note de gestion temporaire… mais intenable !

FO Justice tient à remercier la direction pour la mise en place de la note de gestion spécifique pour le détenu D. C’est une reconnaissance du danger. Cependant, soyons lucides : cette gestion est totalement ingérable sur le long terme (30 jours).

On ne peut pas demander aux agents de jouer leur intégrité physique à la roulette russe quotidiennement pendant un mois !

Nos revendications sont claires :

NOUS DEMANDONS SON TRANSFERT IMMÉDIAT ET SANS DÉLAI !

ULTIMATUM : LES PERSONNELS SONT À BOUT !

Officiers, gradés, surveillants… C’est le RAS-LE-BOL TOTAL ! Nous ne viendrons plus travailler la peur au ventre.

FO Justice prend ses responsabilités :

Si le détenu D. n’a pas quitté l’établissement d’ici le début de la semaine prochaine, le syndicat appellera l’ensemble des personnels à durcir le ton.

Nous pensons fortement et légitimement à un BLOCAGE TOTAL de l’établissement.

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Prison de Fleury-Mérogis : Encore une Agression sur Personnel ! Pas de frites, mais une droite !

Ce vendredi 5 juin 2026, lors de la distribution du repas au bâtiment D3 vers 13h20, l’une de nos collègues a été victime d’une agression physique de la part d’une personne détenue.

Mécontente de la portion de frite qui lui a été servie, le détenu a d’abord jeté son plateau au sol avant de tenter de sortir de sa cellule.

Face au refus légitime de notre collègue, il lui a alors délibérément porté un coup de poing au niveau du menton.

L’alarme a immédiatement été déclenchée et l’intervention rapide des personnels a permis de maîtriser la situation.

Mais derrière ce compte-rendu d’incident se cache une réalité que nous connaissons trop bien :

Des agents qui, chaque jour, exercent leur mission dans un climat de tension permanent, avec le risque constant de subir insultes, menaces ou violences.

Force Ouvrière Justice apporte tout son soutien à notre collègue agressé.

Aucun agent ne devrait avoir à craindre pour son intégrité physique simplement parce qu’il accomplit son travail.Cette nouvelle agression rappelle une fois encore que les personnels pénitentiaires sont en première ligne, souvent au prix de leur propre sécurité.

La banalisation de ces actes est inacceptable.

Force Ouvrière Justice demande que toutes les suites disciplinaires et pénales soient engagées à l’encontre de l’auteure des faits et que notre collègue bénéficie de l’accompagnement nécessaire.

Nous saluons également le professionnalisme et la réactivité des agents intervenus lors de cet incident.

Les personnels pénitentiaires méritent le respect. Ils méritent surtout de pouvoir travailler en sécurité.

Force Ouvrière Justice ne laissera jamais passer ces violences sous silence.

“Quand un agent est agressé, C’est toute l’institution qui est attaquée.”

Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient le collègue et l’incite à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.

Le bureau local Force Ouvrière Justice restera attentif aux sanctions prononcées à l’encontre des agresseurs des personnels, dans l’exercice de leurs missions régaliennes.