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PT : La Filière Technique Ministérielle Sous Tension : “Entre silence, mutisme et opacité : Un point d’étape s’impose !”

La réforme de la filière technique, portée et obtenue par FO Justice, est une réforme ministérielle ambitieuse mais qui se révèle aujourd’hui profondément dévoyée.

À la lecture de la liste des postes ouverts à la mobilité des techniciens du ministère de la Justice, une réalité s’impose : ces postes se limitent presque exclusivement à une logique directionnelle au profit de la DGAP, au détriment des agents qui attendaient une véritable ouverture vers l’ensemble des directions du ministère.

Cette situation nourrit une incompréhension grandissante et un profond malaise sur le terrain.

FO Justice constate et dénonce plusieurs dysfonctionnements majeurs :

Une absence totale de transparence sur les choix opérés ;

Un défaut manifeste d’information et d’accompagnement des agents ;

Une inertie persistante du Secrétariat Général et des directions concernées, malgré les interpellations répétées de FO Justice.

Face à cette situation, notre Organisation Syndicale a contraint l’administration à ouvrir des échanges.

FO Justice a notamment obtenu un point d’étape, tardif et largement insuffisant, présenté il y a quelques semaines en toute fin de séance d’un groupe de travail consacré à la cartographie RIFSEEP.

Déterminé à défendre les personnels, FO Justice a maintenu ses exigences et a finalement obtenu, là encore avec beaucoup trop de retard au regard de l’urgence de la situation, la tenue d’un groupe de travail spécifiquement dédié à la filière technique et à sa réforme en cours. Une première réunion est prévue fin juin.

Aujourd’hui, le message des agents est sans équivoque : l’attente n’est plus supportable.

Le fossé entre les décisions prises et la réalité du terrain ne cesse de se creuser, tandis que la confiance envers l’administration s’érode dangereusement.

FO Justice exige immédiatement :

Des ajustements concrets et rapides répondant aux besoins réels des agents ;

Un rééquilibrage de la réforme conforme à ses objectifs initiaux ;

Une communication claire, transparente et accessible à l’ensemble des personnels.

Le Secrétaire général est solennellement alerté : l’inaction n’est plus tenable.

La situation exige désormais des réponses immédiates et des actes concrets.

FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre la filière technique ministérielle et empêcher que cette réforme ne se transforme en impasse administrative.

FO Justice, au plus près des agents, pour défendre vos droits.

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Prison d’Eysses : Incident grave, un élève blessé !!!

Le dimanche 24 mai 2026, un nouvel incident grave est venu démontrer, une fois de plus, les limites de notre établissement face à certains profils.

Alors qu’un élève surveillant procédait à une fouille inopinée, un détenu a refusé d’obtempérer en courant vers sa cellule tout en forçant le passage, bousculant violemment notre collègue.

L’intervention rapide des agents et le déclenchement de l’alarme ont permis de maîtriser l’individu, qui se montrait particulièrement virulent.

Lors de la fouille de la cellule, les personnels et le gradé de détention ont découvert :

Un téléphone portable, son chargeur ainsi que des produits stupéfiants.

FO Justice CD d’Eysses apporte tout son soutien à l’ensemble des personnels présents lors de cette intervention, et plus particulièrement à notre collègue élève surveillant.

Victime de cette agression, il a dû être conduit à l’hôpital à la suite d’une blessure au bras !

EYSSES EST UN ÉTABLISSEMENT QUI SE MÉRITE !

Le Centre de Détention d’Eysses est aujourd’hui en pleine transition vers une population pénale composée majoritairement d’AICS.

Nous le dénonçons depuis longtemps : notre structure n’est pas adaptée à la gestion de certains profils.

FO Justice CD d’Eysses souhaite le transfert de ce détenu après qu’il ait purgé sa peine disciplinaire.

FO Justice exige un meilleur profilage des détenus affectés au CD d’Eysses.

FO Justice CD d’Eysses apporte tout son soutien à notre collègue élève surveillant, confronté, dès le début de sa carrière, à une violence inadmissible !

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Prison de Strasbourg : La protection des agents, une réalité pas un jeu

RAPPEL de la note du DAP du 10 octobre 2024 :

« Face au renforcement de la menace liée a la criminalité organisée, le port de la cagoule par les personnels pénitentiaires dans le cadre de leurs missions est désormais encadré selon les modalités suivantes :

• Agents affectés au sein des QI des établissements accueillant des personnes détenues membres de la criminalité organisée : autorisation spécifique émise par le chef d’établissement pour l’ensemble de leur mission »

IL EST TOTALEMENT INCONCEVABLE QUE LA DIRECTION DE LA MAISON D’ARRET DE STRASBOURG N’AUTORISE PAS LE PORT DE LA CAGOULE ALORS QU’UN MOS DU CP DE FRESNES VIENT D’ARRIVER DANS NOS MURS

UNE DÉCISION IRRESPONSABLE

Dans un contexte où :

Les réseaux criminels disposent de moyens considérables,

Les représailles contre les forces de l’ordre et personnels pénitentiaires augmentent,

Les réseaux sociaux permettent l’identification rapide des agents,

La sécurité des familles peut également être menacée,

Refuser des moyens élémentaires de protection est une faute grave.

Les personnels pénitentiaires ne sont pas des cibles.

NOUS REFUSONS :

Que les agents soient exposés inutilement ;

Que l’administration minimise les risques réels ;

Que la sécurité des personnels passe après des considérations bureaucratiques ;

Que les agents travaillent dans la peur d’être identifiés.

NOUS EXIGEONS IMMÉDIATEMENT :

L’autorisation du port de dispositifs garantissant l’anonymat des agents lors des missions sensibles ;

Une évaluation sérieuse du niveau de menace ;

Des consignes de sécurité adaptées à la dangerosité du détenu ;

Le respect et la protection des personnels pénitentiaires.

Dans le cas ou la direction ne change pas sa position suite à ce refus, FO JUSTICE prendra toutes les décisions nécessaires et appliquera des écrits a qui de droit pour la sécurité des agents.

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Prison de Grasse : Le Respect en Tract – Le Mépris en Public !

Le 20 mai dernier, lors de l’appel de 13 heures, le secrétaire local UFAP a tenu des propos, publiquement, à l’encontre de l’organisation FO Justice, avec des attaques visant directement l’un de ses représentants, remettant en cause sa légitimité et sa crédibilité au seul motif de son ancienneté au sein de l’administration pénitentiaire.

CES ATTAQUES SONT D’AUTANT PLUS INCOMPRÉHENSIBLES QU’ELLES INTERVIENNENT AU LENDEMAIN DE LA DIFFUSION D’UN TRACT INTITULÉ : « LE RESPECT ! NOTRE PRIORITÉ COMMUNE » DANS LEQUEL CETTE ORGANISATION INDIQUAIT QU’AUCUN PERSONNEL NE DEVAIT ÊTRE HUMILÉ, RABAISSÉ OU REPRIS DE MANIÈRE DÉPLACÉE.

FO Justice constate donc un écart évident entre les principes affichés dans ce communiqué et certains comportements tenus publiquement devant les personnels.

AVANT DE DONNER DES LECONS DE COHÉSION ET DE DIVISION, ENCORE FAUT-IL APPLIQUER À SOI-MÊME LES VALEURS QUE L’ON REVENDIQUE.

FO Justice rappelle qu’un engagement syndical ne se mesure pas uniquement au nombre d’années de service.

L’expérience est une richesse, mais elle ne donne à personne le droit de mépriser, rabaisser ou discréditer publiquement un représentant syndical.

Notre organisation continuera, pour sa part, à défendre les personnels avec sérieux, disponibilité et respect, sans tomber dans les attaques personnelles ni les polémiques stériles.

LE DÉBAT SYNDICAL EST LÉGITIME.

L’HUMILIATION PUBLIQUE, QUANT Á ELLE, NE LE SERA JAMAIS.

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Prison de Joux-la-Ville : Lettre Ouverte à Madame la Directrice du Centre de Détention

OBJET : Demande de convocation d’un Comité Social d’Administration

Les mouvements sociaux successifs récents nous ont permis d’obtenir 19 nouveaux personnels sur les 21 demandés.

Nous souhaitons dissiper l’impression de passivité que dégage la direction quant à l’organisation de service notamment.

Nous souhaitons également clarifier les positions des uns et des autres.

En effet, il semblerait que, lors de la dernière réunion sur l’organisation du service de Joux-la-Ville, les propos et positionnements des uns et des autres aient été à défaut de déformés, à minima mal compris.

Pour cela et parce-que nous ressentons, peut-être à tort, une volonté d’immobilisme, nous, souhaitons une clarification inéquivoque.

Nous, représentants élus du Syndicat Local Pénitentiaire FO Justice de Joux-la-Ville, représentons la moitié des sièges du Comité Social d’Administration. Nous adressons donc par la présente, une demande formelle de convocation du CSA conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

En vertu des textes régissant le dialogue social dans la fonction publique, nous exerçons notre droit de demander la tenue de cette instance dans les plus brefs délais.

Nous souhaitons que cette instance ait pour objets les questions suivantes, qui relèvent de la compétence du CSA et concernent l’organisation et le fonctionnement de notre établissement :

Expérimentation du service, continuité ou redéfinition.

Un bilan de l’expérimentation en cours doit être tiré. Nous demandons une présentation chiffrée des absences de tous types, mises en corrélation avec le déploiement de l’expérimentation et les différents mouvements de personnel. Nous demandons une présentation exhaustive des plannings mis en place, sans oublier la projection d’un service à 5 au QID. Nous souhaitons également une présentation des heures effectives du poste surveillant acteur. A l’issue nous demandons un vote sur la question de la poursuite ou de l’ajustement du dispositif, avec les impacts sur l’organisation du travail et les effectifs.Situation de la légumerie et gestion des matières premières.

Des questions persistantes se posent concernant l’efficience et l’avenir de ce projet. Nous souhaitons disposer d’un bilan précis : depuis le début du projet, quantités journalière produites, quantités journalières vendues, quantités journalières jetées, évaluation du gaspillage alimentaire et des mesures correctrices mises en œuvre. Nous souhaitons également que nous soient présentés les coûts/bénéfices de ce projet. Nous demandons la mise en place d’un audit de l’efficience opérationnelle de ce projet et la communication des résultats de celui-ci aux OS.

Point de situation de l’équipe de direction

Il est un constat évident que l’équipe de direction est décimée. Y-a-t-il une volonté de combler les carences de l’établissement ? La mobilité est-elle liée à la vacance des postes, si tel est le cas, est-il possible d’y déroger ?

Peut-on clarifier les missions et les prérogatives de chacun ? Il semblerait que les compétences du chef de détention aient été étendues. Ce dernier assure-t-il les fonctions d’adjoint au chef d’établissement par intérim du CD de Joux-la-Ville ? Le cas échéant, quelles sont les prérogatives qui lui sont confiées ? Il nous semble par ailleurs important que cette situation soit reconnue officiellement pour une bonne prise en considération de cette situation dans son déroulement de carrière.

État des projets d’établissement et feuille de route stratégique

Aucune visibilité n’existe actuellement sur les projets en cours. Nous demandons une présentation exhaustive des orientations de l’établissement. Nous demandons une présentation des budgets de l’établissement corrélés aux projets tout juste terminés, en cours et à venir.

Nous demandons un calendrier projet explicite : quels sont les priorités court terme (0-6 mois), moyen terme (6-18 mois) et les étapes de mise en œuvre ? Nous souhaitons également connaître l’orientation de l’établissement vis-à-vis de l’accueil de la population pénale. Evaluation précise et exhaustive de la prise en charge des AICS, des TIS, des MOS, du régime différencié, du surveillant acteur, des pathologies psy. Quel est le retour d’impact de la mesure codétenu de soutien ? Nous souhaitons également une présentation de l’évolution des violences en détention.

Le personnel a le droit de connaître la direction donnée à son établissement et les évolutions prévisibles de ses conditions de travail.

Cette demande s’inscrit dans une logique de transparence et de co- construction indispensable au bien-être collectif. Nous attendons confirmation de la date de cette réunion avec l’ordre du jour détaillé et les documents afférents permettant de nourrir les débats et réflexions.

Cordialement

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Prison de Fleury-Mérogis : Alerte – Drones en Happy Hour !

Force Ouvrière Justice tire (encore) la sonnette d’alarme.

À ce rythme-là, les drones ont bientôt plus de passages autorisés que les familles au parloir.

Dans la nuit du 21 au 22 mai 2026, notre établissement a une nouvelle fois servi de piste d’atterrissage à ciel ouvert.

Secteurs concernés : D2 / D4 / D5

Résultat des “livraisons express” :

  • 5 téléphones portables (dont 4 iPhones, merci le standing)
  • 3 câbles de charge
  • 53 grammes de stupéfiants

Colis retrouvé :

  • 209 grammes de stupéfiants
  • 1 paquet de cigarettes
  • 1 briquet
  • 2 chargeurs de téléphone
  • 6 paquets de feuilles OCB

Pendant ce temps-là, les personnels continuent de faire leur travail avec :

  • Des effectifs insuffisants
  • Des moyens dépassés,- Et une administration qui regarde les drones passer comme un feu d’artifice du 14 juillet.

JUSQU’OÙ FAUDRA-T-IL ATTENDRE ?

Aujourd’hui, ce sont des téléphones et des stupéfiants.

Demain, quoi ?

  • Une arme ?
  • Une lame ?
  • Des explosifs ?
  • Ou faudra-t-il un drame pour que quelqu’un se décide enfin à agir ?

Parce qu’à force de laisser faire, le trafic ne se contente plus d’entrer il se fait livrer à domicile.

Force Ouvrière Justice DÉNONCE :

  • Le silence confortable de l’administration
  • Le manque criant d’effectifs
  • L’absence de moyens anti-drones efficaces
  • Le danger permanent auquel sont exposés les personnels

Force Ouvrière Justice EXIGE :

  • Des effectifs supplémentaires immédiatement.
  • De vrais dispositifs anti-drones
  • Un renforcement sérieux de la sécurité périmétrique
  • Des décisions concrètes avant qu’un drame ne serve de compte-rendu

Force Ouvrière Justice ne se taira pas

La sécurité des personnels n’est pas négociable.

Et visiblement, les drones non plus.

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