À partir de septembre, le centre pénitentiaire du Havre verra son taux de personnel de surveillance chuter brutalement de 84 % à seulement 80 %. Cette baisse n’est pas un simple chiffre : elle représente une dégradation réelle de nos conditions de travail, de la sécurité et du service public de la Justice.
FO JUSTICE Le HavreALERTE CETTE SITUATION INACCEPTABLE
•Moins de surveillants = plus de risques pour les agents, les personnes détenues et l’ensemble de la structure.
•Charge de travail en hausse, tensions ENCORE PLUS accrues, fatigue généralisée.
•Sécurité fragilisée, alors que les missions ne cessent de se multiplier.
•Aucune anticipation réelle, aucune solution durable proposée par l’administration.
La santé physique et mentale sont essentielles au travail. Nous dénonçons :
– ces charges de travail et ces pressions morales auxquelles les agents doivent faire face au quotidien
– les missions que nous imposent l’administration et que la hiérarchie nous demande d’exécuter sans bouger.
Rappelons que les personnels se doivent mutuellement respect, aide et assistance, et non critiques, isolement et abandon.
DES EFFECTIFS QUI S’EFFONDRENT, DES MISSIONS QUI EXPLOSENT…
ET CERTAINS VEULENT NOUS EN RAJOUTER
En effet, le syndicat Ufap du CP LORIENT-PLOEMEUR souhaite nous faire cadeaux de certaines personnes détenues puisque notre taux de couverture est de 136%. Le syndicat FO justicetrouve inconcevable que des représentants de personnels puissent vouloir se décharger sans connaitre réellement nos conditions de travail.
Cette baisse d’effectif représente des postes non-couverts (promenades, activités…), de l’ilotage sur plusieurs étages, des surveillances en moins, mais des risques en plus. A croire qu’il faut qu’un drame touche à l’intégrité physique de ses usagers pour espérer voir son effectif de personnels augmenter.
FO JUSTICE EXIGE :
•Des recrutements à la hauteur des besoins réels du terrain
•Une reconnaissance des contraintes et de la pénibilité du travail par la hiérarchie
•Une priorisation des rendez-vous et des audiences
•Un soutien actif et une coopération de TOUS dans les bâtiments
FO JUSTICE NE LAISSERA PAS FAIRE !
Nous sommes déterminés, engagés, aux côtés des personnels tous les jours.
► Dès la promulgation de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026, FO Justice s’inquiétait des modalités de son article 102, lequel instaure, à compter du 1er janvier 2027, de nouvelles dispositions encadrent le cumul emploi/retraite avec pour conséquence un écrêtement de la pension de nos réservistes, à hauteur des sommes perçues au titre de leur activité dans la réserve.
►FO Justicealertait aussitôt la DGAP et le cabinet du GDS sur les conséquences catastrophiques qui en découleraient : ni plus ni moins que la fin de la réserve civile pénitentiaire, qui représente pourtant un besoin vital pour notre administration et apporte un complément de revenu à nos camarades retraités.
Nous avons été reçus à plusieurs reprises par la DGAP, le Secrétariat Général du Ministère de la Justice, le Cabinet du Garde des Sceaux, et même jusqu’au Cabinet du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, en avril dernier aux côtés de nos camarades de FO Police.
Nos alertes n’ont pas été vaines !
Une issue favorable semble aujourd’hui possible !
Et ce n’est que grâce à l’insistance et la persévérance de FO Justice !
Aujourd’hui, la DGAP nous informe en effet qu’un projet de décret est en cours d’examen par le Conseil d’Etat, afin d’instaurer une dérogation aux dispositions induites par l’article 102, en faveur des réservistes de l’administration pénitentiaire.
Sous réserve de l’avis du Conseil d’Etat, les assurés concernés pourront cumuler les indemnités perçues à l’occasion de cette activité de réserve avec leur pension de retraite.
►FO Justice se félicite de cette annonce et reste dans l’attente de la décision du Conseil d’Etat.
Nous vous tiendrons informés des suites apportées à ce dossier.
À compter du 1er septembre, la Direction met en place un plan local de gestion des retards répétés. Derrière un discours d’équité se cache une réalité bien différente :
La répression remplace le dialogue !
PENDANT QUE L’ON MENACE LES PERSONNELS…
De retraits de trentième, de procédures disciplinaires et même d’exclusion de leur brigade, la Direction oublie volontairement les vraies causes des retards.
QUI EST RESPONSABLE ?
Des difficultés de stationnement autour de l’établissement ?
Des contraintes géographiques imposées aux personnels venant parfois de très loin ?
Des embouteillages quotidiens en région parisienne ?
Des transports en commun saturés, supprimés ou en retard ?
Des conditions de circulation totalement imprévisibles ?
Certainement pas les agents !
Pourtant, ce sont eux qui subiront les conséquences.
FO JUSTICE REFUSE QUE LES PERSONNELS SERVENT DE BOUCS ÉMISSAIRES !
AVANT DE SANCTIONNER, LA DIRECTION DEVRAIT :
Créer de véritables solutions de stationnement ;
Tenir compte des contraintes de transport et des temps de trajet ;
Améliorer les conditions d’accès à l’établissement ;
Privilégier le dialogue plutôt que la menace.
La ponctualité est une obligation professionnelle. Mais elle ne peut être appréciée sans prendre en compte la réalité du terrain.
Punir sans résoudre les causes n’améliorera ni l’organisation du service, ni les conditions de travail.
FO JUSTICE REVENDIQUE :
Une prise en compte systématique des difficultés de transport et de circulation ;
Une véritable politique de stationnement pour les personnels ;
Une application du dispositif avec discernement et humanité ;
Aucune sanction automatique sans examen individuel de chaque situation.
LES PERSONNELS MÉRITENT DES SOLUTIONS,
PAS DES SANCTIONS !
FO Justice continuera à défendre chaque agent face aux décisions injustes et à exiger des mesures concrètes plutôt qu’une politique de la peur.
Le mardi 28 juillet 2026 vers 11H30, deux détenus bénéficient de la “promenade des isolés” sur le secteur de la MAD du C.P de Toulon-la Farlède.
Mais apparemment, la promenade n’était pas assez grande pour l’un d’entre eux connu pour son comportement agressif, asocial et clairement paranoïaque envers les Personnels comme avec ses codétenus de détention.
Sitôt après la mise en place de la promenade, et sans raison apparente, le détenu en question s’est dirigé vers l’autre détenu qui s’était tranquillement accroupi dans un coin …
Sans prévenir, il lui mis alors subitement un coup de pied d’une violence inouïe en plein visage !|
Le détenu victime de l’agression est tombé inerte au sol … laissé pour mort !
Heureusement pour lui, l’Agent du PIC de la MAD a immédiatement réagi et alerté les Agents du bâtiment.
L’Officier du secteur et 2 agents présents sont rapidement intervenus alors que le forcené trainait déjà sa victime inanimée au milieu de la promenade tout en le déshabillant intégralement !!
Ce spectacle sordide faisait hurler tous les détenus massés aux fenêtres du bâtiment.
L’Officier du secteur et 2 Agents ont dû se relayer pour immédiatement pratiquer un massage cardiaque sur le détenu (qui n’avait plus de fonctions vitales apparentes) et ce, pendant près de 5 longues minutes !!
L’arrivée des U.S et des renforts d’agents (ELSP) sur zone permettra la prise en charge du détenu réanimé et la gestion du forcené sur lequel une arme artisanale dissimulée sera découverte.
Le détenu “survivant” sera rapidement évacué par le SAMU, pendant que l’autre finira illico au quartier disciplinaire … une fois de plus !! (Détenu connu pour de nombreuses menaces de mort sur les Personnels).
FO JUSTICE tient à féliciter la vigilance et la réaction immédiate de l’Agent du PIC MAD.
FO JUSTICE demande des TOS pour l’Officier et tous les Surveillants qui ont permis de sauver le détenu d’une mort certaine grâce à leurs “gestes de premiers secours” immédiatement prodigués !
Toutes et tous, méritez d’être salués pour votre professionnalisme et votre courage lors de cette intervention !
Le Bureau local FO JUSTICE, profite de cette énième occasion pour saluer la valeur de tous les Personnels à l’heure où certain(e)s préfèrent insulter les Personnels de Surveillance comme l’a fait dernièrement le C.G.L.P.L par la voix de Madame Simonnot !
Non, les Agents Pénitentiaire ne sont ni des ordures, ni des barbares !!
Mais pour cela, il aurait fallu que vous enquêtiez sur le nombre de détenus sauvés chaque année par les Surveillant(e)s !!? … Mais bien sür, aucune statistique ne sera jamais menée car elle irait contre “votre vision politique partisane”! La réalité de notre mérite en détention ne les intéresse pas !!
Si la mort d’un détenu est toujours de notre faute … lui sauver la vie, est sans grand intérêt pour eux !?
FO JUSTICE DU C.P TOULON tenait à le dire à l’O.I.P, au C.G.L.P.L et à quelques autres :
“Les Agents de l’A.P sont HEROÏQUES!”… EN VOICI UNE NOUVELLE PREUVE !!
Ne vous en déplaise, ENCORE UNE VIE DE SAUVEE PAR LES PERSONNELS DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE !!
Les officiers et encadrants du centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier, qui ont jusqu’à présent fait preuve d’un engagement sans faille afin d’assurer la continuité du service public malgré des conditions d’exercice particulièrement dégradées, atteignent aujourd’hui les limites de leurs capacités.
La résilience dont ils ont fait preuve ne saurait durablement pallier les conséquences d’une surpopulation carcérale devenue structurelle.
Si tous les établissements de l’inter-région accusent un taux d’occupation bien supérieur à ce qui est entendable, la situation au CP de SQF, qui perdure depuis plus d’une année et ne cesse de s’aggraver, comptabilisant sur le seul quartier maison d’arrêt 434 personnes hébergées pour 188 places dont 108 matelas au sol au 27 juillet 2026, compromet désormais l’exercice serein et sécurisé de leurs missions.
Pour pouvoir assurer leurs missions, plusieurs demandes semble inévitables :
– Le STOP ECROU jusqu’à endiguer les matelas au sol,
– La révision urgente de l’organigramme de l’établissement pour le personnel car les missions ne cessent d’augmenter alors que notre effectif fond comme neige au soleil (MAD au stora/prej, postes non remplacés suite au CAP de mutation tout grade confondus),
– Un travail avec le service de l’aménagement de peine car nous avons un pourcentage bien inférieur dans ce domaine que le reste de la DISP,
– Un travail sur les condamnations de courtes de peine ou de mise à exécution de condamnation ancienne,
– Dépendre à nouveau des tribunaux de notre ressort (Bourgoin Jallieu / Vienne) et non de tous les tribunaux de la DISP voir de d’autre région (Epinal),
– L’arrêt d’envoi de personnes détenues par mesure d’ordre et de sécurité le temps de retrouver un effectif « gérable »,
– Une visibilité sur les travaux de la vidéo surveillance PROMISE par vous-même lors de votre dernière venue et qui semble avoir été oublié depuis.
– La mise en place de douche en cellule. Notre établissement est vieillissant et plus adapté à la réalité que nous impose la société.
Les officiers et l’encadrement du CP qui ont jusqu’à présent été en soutien sur les différents mouvements, se sont montrés résilients, mais l’état psychologique et physique laisse à craindre qu’ils ne tiennent plus très longtemps. La situation désespérée dans laquelle se trouve le CP aujourd’hui dure depuis plus d’un an avec une préoccupation majeure depuis 11 mois.
Nous ne souhaitons pas que notre établissement fasse l’objet d’une attention défavorable à l’occasion de la visite prochaine du DGAP à la Maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Toutefois, il convient de rappeler qu’aucun personnel n’a choisi d’exercer dans des conditions imposant l’hébergement « au chausse-pied » de trois, voire quatre personnes en cellule, ou encore sur des matelas au sol. Il n’est plus acceptable que les agents soient contraints de gérer quotidiennement les conséquences d’une surpopulation carcérale dont ils ne sont ni les décideurs, ni les responsables et qu’ils aillentau conflit plusieurs fois par jour pour des problématiques liées à ce contexte. Peu importe le salaire ou les prime versées, la sécurité des personnels pénitentiaires n’a pas de prix.
À ce titre, nous souhaiterions pouvoir profiter de la venue de Monsieur le Directeur de l’administration pénitentiaire à Corbas afin de solliciter un temps d’échange avec lui. Cette rencontre permettrait d’exposer directement la réalité de la situation que connaît le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, les difficultés opérationnelles auxquelles les personnels sont confrontés au quotidien ainsi que les mesures urgentes qui nous paraissent indispensables pour garantir la sécurité des agents, des personnes détenues et le bon fonctionnement de l’établissement.
Convaincus que seule une prise de conscience au plus haut niveau de l’administration permettra d’apporter des réponses adaptées à cette situation exceptionnelle, nous espérons que cette demande retiendra toute votre attention.
Le 25 juin 2026 au cours d’une réunion du CSA du DSJ en formation spécialisée, à la demande d’un syndicat présent, qui suite à un déplacement chez nos collègues ultramarins à découvert la triste réalité de leur quotidien (quotidien que FO Justicedénonce depuis des années), une demande de vote d’un avis a été proposé afin que l’ensemble des juridictions ultramarines et notamment la Martinique soient dotées de fontaines à eau reliées au réseau d’eau potable…
FO Justice s’est abstenu sur ce vote !
⇒ FO Justicea rappelé à l’administration que comme le prévoit l’article L .210-1 du code de l’environnement « L’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général… Dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis, l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique a le droit d’accéder à l’eau potable … ».
Fournir de l’eau potable à nos collègues ultramarins est donc un droit qui ne doit en aucun cas être mis au vote des syndicats lors d’une quelconque instance.Si nous suivons ce chemin au prochain CSA nous voterons un avis pour que nos collègues aient le droit de respirer.
⇒ FO Justicerappelle encore une fois que nos collègues ultramarins font partie de la nation française et que l’accès à l’eau potable est une obligation pour tous les citoyens de l’état français.
FO Justice sera toujours au côté de nos collègues ultramarins pour faire entendre leur voix malgré les milliers de kilomètres qui les séparent de la métropole.
Mesdames et Monsieur les Chefs d’établissement et de structures,
Mesdames et messieurs les membres du CSA-D,
Chers collègues,
Entre une surpopulation carcérale grandissante (la barre des 800 détenus hébergés pour 450 places théoriques a été dépassée au CP de Baie-Mahault, et sur la MA de Basse-Terre on compte désormais 266 personnes écrouées pour environ 140 places théoriques), une montée inouïe de la violence, une disparition des moyens RH et une ligne budgétaire quasi-absente, nous vivons actuellement en Guadeloupe une crise pénitentiaire sans précédent.
Avant tout, notre organisation syndicale tient à rapporter au CSA-D les propos des personnels de Guadeloupe, en particulier l’expression des collègues des deux établissements Pénitentiaires.
Nous, personnels de surveillance, sommes en colère contre notre administration, car la situation est devenue insupportable. Pour la simple continuité du service public pénitentiaire, notre quotidien est marqué par des heures de travail soutenues, des rappels systématiques et un épuisement au travail faute de moyens humains. Nous ne pouvons plus tenir, nous ne venons au boulot pour crever, nous voulons que cela cesse rapidement !
Monsieur le Président,FO Justice Guadeloupe ne peut se taire face à ce désarroi des personnels que l’administration et vous-même êtes censés protéger. Les établissements connaissent actuellement une situation particulièrement préoccupante et une réelle souffrance organisationnelle, notamment en raison de la crise RH. Nombre important d’agents absents pour raisons de santé, d’agents en reprise thérapeutique ainsi que d’agents affectés sur des postes aménagés. Cette situation entraîne une désorganisation des services et une surcharge de travail pour les personnels présents, qui doivent quotidiennement pallier le manque d’effectifs afin d’assurer la continuité et la sécurité du service public pénitentiaire.
A FO Justice Guadeloupe, nous refusons ce sacrifice imposé des personnels sur l’autel administratif.
Comme nous avons l’habitude de le dire «les personnels n’ont pas à subir le silence, l’inertie et ce mépris de l’administration », car effectivement, aucune réponse favorable ne leur a été apportée, ni aucun soutien de la part de ceux qui sont censés les protéger. Les personnels méritent mieux que cette souffrance imposée. Des questions sans réponses : à Baie-Mahault, les personnels réclament toujours la révision de l’OR qui ne reflète pas le terrain, la sécurisation du domaine pénitentiaire, le parking reste toujours dans un état pitoyable et le problème des places pour se garer persiste, le survol quotidien des drones reste toujours problématique, les remarques faites sur les fonctions supports (Cuisine, Buanderie, Magasin, Cantine, Vestiaire…) avant la fin du DAC et bien sûr la question des postes vacants… A Basse-Terre, aucune nouvelle du filet antiprojections ni du système anti-drone, idem pour le binômage aux étages pourtant validé avec l’ancienne direction, une meilleure gestion de l’équipe ELSP en termes de formation continue et des exercices opérationnels, etc…
FO Justice Guadeloupedemande donc à la direction, ainsi qu’à la DSPOM, de prendre des engagements clairs, précis et assortis d’un calendrier afin de répondre aux attentes des personnels.
Monsieur le Président, cette souffrance au travail ne s’arrête pas qu’aux personnels de surveillance, car pour faire fonctionner un établissement pénitentiaire, il faut compter sur les « personnels invisibles » à savoir les personnels administratifs, les Conseillers d’insertion et de probation, les techniques, etc…
Concernant le SPIP de Guadeloupe, la communication peine toujours à convaincre. Au-delà des problèmes matériels qui vous ont été rapportés ces derniers jours, beaucoup d’agents ressentent un manque de communication directe. Les informations circulent principalement par courriel, alors que certaines situations nécessiteraient des temps d’échange avec les équipes. Cette manière actuelle de fonctionner entretient parfois un sentiment d’éloignement entre les décisions prises et la réalité du terrain, ainsi qu’une perte progressive de confiance dans la capacité de l’institution à résoudre les difficultés du quotidien.
Les difficultés matérielles viennent s’ajouter à une charge de travail déjà conséquente. Les équipes doivent continuer à assurer le suivi des personnes placées sous-main de justice, les permanences, les urgences, les partenariats et assimiler rapidement les nombreuses évolutions institutionnelles.
Malgré ces difficultés, les équipes poursuivent leur investissement mais attendent :
– Des conditions matérielles compatibles avec l’exercice de leurs missions ;
– Une meilleure anticipation des difficultés ;
– Davantage de communications et d’échanges avec les équipes ;
– Un dialogue social permettant une véritable prise en compte des remontées du terrain ;
– Une politique de prévention des risques psychosociaux plus visible ;
– Des engagements suivis d’effets et évalués dans le temps.
Avec le dernier incident dramatique au SPIP de Fort-de-France, FO Justice Guadelouperéclame rapidement une sécurisation accrue des sites du SPIP Guadeloupe car nous ne sommes pas à l’abri de dérapages de la part de certains individus suivis.
Tout comme les agents du SPIP en milieu fermé, les personnels administratifs ne sont pas en reste. Les uns comme les autres subissent de plein fouet les mêmes charges de travail et d’inconfort dans leur quotidien, la même crise au niveau ressources humaines et attendent toujours des nouvelles concernant leur future base pour des conditions meilleures et une qualité de vie décentes au travail.
Monsieur le Président, ces éléments méritent une véritable évaluation au titre de la prévention des risques psychosociaux à ne pas sous-estimer sur notre territoire. Il s’agit de la qualité de vie au travail, de la santé des agents, du fonctionnement du service public et de la capacité de l’administration à répondre durablement aux difficultés signalées.
Ce matin vers 10H30, une fouille ciblée a été ordonnée au niveau du 2 °CD suite à une vidéo postée sur un célèbre réseau social. Les agents ELSP appuyés par les ERIS de Toulouse ont procédé à la fouille d’une cellule occupée par 2 détenus et ont découvert : 2 téléphones de marque Apple, 1 couteau en céramique, 69 grammes de résine de cannabis, 11 grammes de cocaïne et divers objets interdits.
Le résultat de cette fouille démontre à quel point notre détention est gangrénée par des trafics en tout genre. La découverte d’une lame en céramique, peu de temps après qu’un collègue se soit fait lacérer le visage, illustre aussi que nos coursives sont devenues de véritables coupe gorges.
C’est malheureusement le constat que font les agents du CD qui travaillent la plupart du temps en mode dégradé (2 agents par étage pour 3 ailes) et ne peuvent assurer leurs missions correctement malgré leur bonne volonté : le centre de détention est resté, par exemple, en régime fermé tout un week-end faute d’effectif suffisant.
Tant que la situation RH perdurera, ce type de découverte risque de se multiplier, fragilisant encore plus la sécurité déjà dégradée de notre établissement.
Comme dit le proverbe populaire : « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ! »
Le bureau FO CP Perpignan tient à remercier les agents ELSP et les ERIS présent lors de la fouille, ainsi que l’ensemble des agents qui ont permis d’assurer la sécurité durant l’intervention.
FO Justice CPIPtient à rétablir les faits et vous propose un bilan plus en phase avec la réalité, au terme de quatre réunions avec le directeur adjoint de cabinet et le conseiller pénitentiaire du ministre, ainsi que la DGAP et la DACG.
Malgré l’opposition du SNEPAP-FSU à notre présence, notre Organisation Syndicale avait bien toute sa place, en sa qualité de syndicat représentatif pour les SPIP et majoritaire au sein de la DGAP.
D’ailleurs, par respect pour la chronologie des faits, FO Justice CPIPtient à rappeler que c’est, en premier lieu, à la suite de l’appel de notre syndicat que près de 100 agents se sont fortement mobilisés le 17 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Nanterre, alors que l’intersyndicale avait fait le choix d’une mobilisation le même jour, à la suite de notre annonce officielle.
Ce sont donc entre 80 et 100 personnes qui se sont mobilisées à l’appel de l’intersyndicale, près du ministère, selon des sources concordantes présentes.
Ces derniers se félicitent d’ailleurs, dans leurs derniers tracts, de prétendus « succès historiques » et d’avancées majeures. Mais la réalité de ces quatre réunions offre une image bien différente des coulisses du ministère.
➢En effet, beaucoup de temps a été perdu, en grande partie à cause d’approches approximatives et de divergences entre ces mêmes syndicats, bien loin d’une pseudo-unité et des véritables urgences de la profession.
Dès les premiers échanges, FO Justice CPIPs’était pourtant positionnée très clairement en proposant d’évoquer trois axes en particulier :
►La question des moyens ou outils techniques, voire technologiques, pour lutter contre le recel de faux et l’usage de faux, en vue de sécuriser les pratiques des agents ;
►La formation initiale de tous les magistratsen matière d’application des peines et du réseau partenarial institutionnel avec les SPIP ;
►L’établissement de conventions harmoniséesentre les SPIP, les FSI et l’autorité judiciaire, afin de lutter contre ce cloisonnement entre les acteurs judiciaires d’une même chaîne pénale.
Hormis la question des conventions avec les FSI, le directeur adjoint de cabinet du ministre a fait le choix, avec l’aval de l’intersyndicale, d’aborder très largement la question de l’usage de l’article 40 et de la protection fonctionnelle.
➢Le choix de ces axes n’a pas été sans conséquence, avec une perte de temps stérile, ponctuée par une intersyndicale constamment insatisfaite, mais incapable d’envoyer ses demandes de modifications dans les délais requis. En bref, une perte d’heures précieuses d’espérance de vie, au détriment des personnels.
Hélas, le brassage d’air quotidien de l’intersyndicale n’a même pas permis, a minima, de nous rafraîchir lors de deux réunions organisées en pleine canicule.
➢ Heureusement, la présence constante de la DACG lors de ce groupe de travail a permis de rappeler à l’intersyndicale le cadre juridique strict, sans quoi les travaux sur l’article 40 auraient dérivé bien davantage encore.
➢ Enfin, concernant la protection fonctionnelle, brandie comme un trophée par l’intersyndicale, son contenu n’a fait que formaliser un rappel de dispositions qui existaient déjà, notamment dans le PNLV, le Plan national de lutte contre les violences. Il n’y a donc rien de novateur ni de révolutionnaire pour les agents.
Si les axes de travail que nous proposions avaient été entendus, nul doute que les échanges auraient été plus constructifs et davantage tournés vers l’intérêt des personnels exerçant en SPIP.
⇒ FO Justice CPIP préfère dire la vérité : ce groupe de travail et les positions de l’intersyndicale ne permettront pas d’empêcher, à l’avenir, une situation comme celle vécue dans les SPIP 95 et 93.
Plus que jamais, notre Organisation Syndicale est aux côtés des agents, prête à dénoncer et à lutter contre toutes les injustices qui jalonneront leur chemin.
Suite à la découverte d’un couteau en céramique dans une projection, il a été décidé, en urgence, d’organiser une fouille sectorielle afin de garantir la sécurité des personnels et de l’établissement.
Au total, 6 cellules, regroupant 18 personnes détenues, ont été fouillées.
Résultat de cette opération :
• 10 téléphones portables, dont une grande majorité d’iPhone.
• Plusieurs grammes de produits stupéfiants.
• 1 Amazon Fire Stick.
Ces nouvelles découvertes démontrent une fois de plus que les projections continuent d’alimenter les trafics au sein de notre établissement et justifient pleinement la multiplication des opérations de fouille.
Le Bureau Local FO Justice remercie également la direction pour avoir pris rapidement la décision de sécuriser l’établissement et ses personnels à la suite de cette saisie.
Le Bureau Local FO Justice tient à remercier le gradé infra pour la réactivité et l’organisation de cette fouille.
Enfin, Le Bureau Local FO Justiceadresse ses remerciements à l’ensemble des personnels, tous grades confondus, qui ont répondu présents malgré une mobilisation de dernière minute, démontrant une nouvelle fois leur professionnalisme et leur engagement au service de la sécurité.