Encore une fois, un acte de violence a pu être évité grâce au sang-froid et au professionnalisme des agents.
Le vendredi 18 juillet à 12h50, un détenu devait être extrait au tribunal de Boulogne-sur-Mer pour une comparution immédiate, pris en charge par les PREJ de Longuenesse.
À son arrivée, placé en geôle, monsieur n’a pas supporté l’attente et s’est montré rapidement vindicatif : exigence de tabac, demande de café… rien que ça !
Face au refus, il se met à frapper dans les murs et la porte, tout en continuant à provoquer les agents.
MAIS CE N’EST PAS TOUT…
Au retour de l’audience, dans le véhicule, malgré le menottage, le détenu tente à plusieurs reprises de retirer sa ceinture de sécurité. Il finit par lever les poings, prêt à frapper le collègue assis à ses côtés.
Heureusement, ce dernier, réactif, parvient à tirer sur la sangle de conduite, empêchant l’agression.
L’agent SAS intervient rapidement pour sécuriser l’extraction, le détenu est conduit au vestiaire, puis confié à l’équipe d’intervention.
Et la suite ? Notre « gentil petit canard » n’est même pas placé au quartier disciplinaire…
Une belle récompense pour une attitude inacceptable.
FO Justice exige des explications immédiates concernant cette décision incompréhensible !
FO Justice soutient les agents PREJ, qui chaque jour prennent des risques, et félicite le collègue pour son sang-froid et son professionnalisme.
Objet : Urgence du déploiement des équipements validés pour la sécurité des personnels pénitentiaires
Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,
Le Syndicat National FO Justice vous adresse cette lettre ouverte avec gravité. En effet, la situation sur le terrain devient chaque jour plus alarmante. À l’image des agressions survenues au Centre Pénitentiaire de Lannemezan et tout récemment à la Maison d’Arrêt d’Osny, où un détenu, muni d’un objet tranchant, s’est violemment jeté sur un surveillant, le blessant grièvement au visage, lui causant une plaie s’étendant de la nuque jusqu’à la bouche.
Depuis des années, notre Organisation syndicale mène une lutte tenace pour obtenir les dotations indispensables à la sécurité des Collègues intervenant au sein des établissements pénitentiaires. Cette démarche, menée dans l’intérêt des personnels, a été légitimée et validée par les plus hautes autorités de la Justice.
En effet, dès 2019, et à la suite d’une mobilisation conduite par FO Justice, nous avons obtenu auprès de Madame Nicole BELLOUBET, seul contre tous, l’ouverture de groupes de travail sur l’équipement des personnels de surveillance, incluant le déploiement du Pistolet à Impulsion Électrique (PIE) et des aérosols incapacitants.
Ces travaux ont permis d’avancer et ont été confirmés sous le mandat de Monsieur Éric DUPOND-MORETTI, par décret en Conseil d’État n°2021-1313 du 8 octobre 2021 modifiant le décret n° 2011-980 du 23 août 2011 relatif à l’armement des personnels de l’administration pénitentiaire et les dispositions règlementaires du code de procédure pénale relatives à l’usage de la force et des armes à feu par ces personnels :
➢ Le PIE aux agents ELSP (Équipes Locales de Sécurité Pénitentiaire) et des PREJ (Pôle de Rattachement des Extractions Judiciaires),
➢ La bombe incapacitante à l’ensemble des personnels d’encadrement dans les établissements.
Pourtant, en 2025, force est de constater que ces équipements ne sont toujours pas déployés :
➢ Les agents des ELSP et PREJ sont privés de PIE, sous le prétexte fallacieux de l’absence de caméras piétons qui sont pourtant autorisées et généralisées par l’article 43 de la Loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, créant l’article L223-20 du code pénitentiaire,
➢ Les bombes incapacitantes, réclamées par notre Organisation depuis 2019 et bien qu’acquises, sont bloquées en armurerie car de nombreux chefs d’établissement refusent de les mettre en service, alors même qu’au CTAP du 15 novembre 2022, FO Justice alertait déjà sur les disparités d’acquisitions entre DISP.
Et, malheureusement, plus récemment, le protocole INCARVILLE signé le 13 juin 2024 par le garde des Sceaux, après le décès tragique de nos deux Collègues Arnaud et Fabrice, déclinait dans la mesure n°7 ce que FO Justice avait obtenu :
« Le déploiement rapide du PIE et de la caméra piéton, ainsi que de la bombe incapacitante à grande capacité. », prévoyant ainsi le déploiement de « 3 000 caméras la première année pour équiper les Personnels de surveillance des quartiers spécifiques, les ESP et les Personnels d’encadrement). En deuxième année, 6 000 caméras. En troisième année, 20 000 ». Lors du COSUI Incarville du 28 avril 2025, vous nous avez rappelé que le marché pour le PIE était bien existant jusqu’en janvier 2026 et que celui des caméras avait été notifié le 26 novembre 2024.
Cette situation est inacceptable. Rien, absolument rien ne permet d’arriver à une telle situation car, pendant ce temps de laxisme, les agressions contre les Personnels se multiplient en intensité et en fréquence. Chaque jour, des Collègues tombent, sans disposer des outils pourtant achetés et validés pour assurer leur protection.
Qu’attendez-vous ? Qu’un agent perde la vie en détention pour enfin autoriser l’utilisation de ces équipements ?
FO Justice exige :
➢ Le déploiement immédiat des équipements achetés (PIE et bombes incapacitantes) dans tous les établissements et services pénitentiaires concernés. Pour rappel, dans notre courrier du 11 Juillet 2025, FO Justice a également attiré votre attention sur l’acquisition du modèle TASER 10, doté de technologies améliorées, offrant jusqu’à 10 cartouches.
➢ La mise à disposition généralisée du PIE dans tous les quartiers spécifiques, et dans chaque structure ne disposant ni d’ELSP ni de quartier spécifique, avec du personnel habilité.
➢ Que la dotation des bombes incapacitantes à l’encadrement soit systématique et ne dépende plus des décisions locales des chefs d’établissement.
➢ À terme, que chaque agent du personnel de surveillance soit équipé individuellement d’une bombe incapacitante, ce qui permettrait de réduire fortement les agressions ou tentatives d’agressions.
Ces revendications sont claires, cohérentes et urgentes. Elles reposent sur un principe fondamental : la protection des personnels de l’administration pénitentiaire, exposés chaque jour à des risques croissants et inadmissibles.
Nous vous demandons, Monsieur le Directeur, de considérer cette alerte avec le sérieux qu’elle impose. Il est impératif que votre administration cesse d’entraver la mise en œuvre de mesures validées et financées, et passe à l’action sans délai.
Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, l’expression de notre détermination sans faille et de notre vigilance face à l’urgence.
Samedi 19 juillet, vers 9h15, notre collègue, en poste au rez-de-chaussée du bâtiment B, a été violemment agressé par un détenu lors de son accompagnement à l’unité sanitaire en milieu pénitentiaire (USMP).
PLUSIEURS COUPS DE POING LUI ONT ÉTÉ DONNÉS AVEC UNE VIOLENCE INQUIÉTANTE, METTANT GRAVEMENT EN DANGER LA SÉCURITÉ ET L’ÉTAT PHYSIQUE DE NOTRE COLLÈGUE.
Cet acte de violence dramatique témoigne une fois de plus du contexte de danger permanent auquel sont confrontés les agents de notre établissement au quotidien !!!
L’alarme a été immédiatement déclenchée, et nos collègues, avec le chef de poste, sont intervenus sans délai pour porter secours à notre collègue et faire cesser cette lâche agression.
FO Justice TarasconEXIGE de sanctions disciplinaires et pénales sévères à l’encontre du détenu, pour que justice soit rendue à notre collègue et que de tels actes ne restent pas impunis !!!
FO Justice TarasconEXIGE le transfert immédiat de cet énergumène, pour garantir la sécurité de tous.
FO Justice TarasconAPPORTE son soutien total à notre collègue blessé, auquel nous souhaitons un prompt et complet rétablissement.
MAIS NOTRE COLÈRE NE S’ARRÊTE PAS LÀ !!!
Face à la montée de la violence et au ras-le-bol des agents, FO Justice Tarascon, avec d’autres organisations syndicales, appelle à un blocage de l’établissement :
LUNDI 21 JUILLET À PARTIR DE 6H00 !!!
Nous devons montrer notre détermination à défendre nos collègues et à exiger des mesures concrètes pour garantir notre sécurité, et exprimer également notre ras-le-bol face à l’insécurité chronique qui gangrène notre établissement !!!
FO Justice Tarascon ne laissera pas la violence devenir la norme. La sécurité des agents et leur respect doivent redevenir une priorité absolue !
Le bureau local Force Ouvrière Justice de Osny ne peut rester muet face à l’attaque en détention contre nos collègues de la MAVO. Ce matin, lors du contrôle de l’effectif, deux collègues ont été victimes d’une agression d’une extrême gravité.
Un détenu, déjà connu pour des antécédents violents envers le personnel, a attaqué nos agents avec une lame.Les blessures infligées témoignent de la sauvagerie de l’acte :
Un bilan lourd : Lacération de 15 cm, de l’arrière de l’oreille jusqu’à la commissure des lèvres pour l’un et traumatisme crânien nécessitant une prise en charge urgente pour le second agent.
Un système carcéral à bout, des risques démultipliés :
Surpopulation carcérale, sous-effectifs RH, gestion hasardeuse des détenus arrivants sous mesures d’ordre et de sécurité (MOS) : ces dysfonctionnements transforment des missions quotidiennes en parcours du combattant.
La prévisibilité des risques ? Un luxe que l’administration ne nous offre plus.
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Osnycondamne avec la plus grande fermeté cette agression violente et exige que les faits soient qualifiés juridiquement à la hauteur de leur gravité.
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Osnysoutiendra sans faille les collègues blessés (démarches administratives, médicales et judiciaires) et salue la réactivité des agents intervenus.
Le bureau Local Force Ouvrière Justice de Osnyexige le transfert immédiat de l’auteur et un audit transparent sur la gestion des détenus dangereux ou sous MOS.
Assez de laxisme !
Quand l’administration prendra-t-elle au sérieux la protection des personnels, avant qu’un drame irréversible ne survienne ?
Escorte musclée pour nos agents UHSA. Le 18 juillet en fin d’après-midi, nos collègues se sont rendus au CP de Bourg-en-Bresse, afin de récupérer pour son admission à l’UHSA, le détenu « S » déjà très défavorablement connu de nos détentions pour ses agressions multiples envers les personnels.
Arrivée sur place, le Chef de détention informe notre équipe des difficultés rencontrées par les agents avec ce détenu agressif, violent et délirant. Ils apprennent aussi que faute de personnel médical présent sur le CP, aucune injection pour apaiser le détenu pendant le transport n’a été effectué : injection pourtant présente sur place. De plus, la prescription médicale pour la contention du patient pendant le transport n’a pas été faite par l’U.S du CP de BEB, c’est finalement le Vinatier qui la fera parvenir.
10 personnels de BEB, dont 6 équipés de tenues M.O ont escorté le détenu « S » jusqu’au greffe et ont appuyé notre équipage lors de la fouille. Ce dernier n’a cessé d’être agressif et menaçant envers ces agents du CP, mais le dialogue restait encore possible avec nous.
Après le départ de l’équipe vers l’UHSA, le personnel soignant alerte les agents du comportement agressif et insultant du détenu envers une infirmière dans l’ambulance.
À la demande des soignants, décision est prise d’arrêter le convoi avant l’entrée sur l ‘autoroute, à l’abri des regards. Il aura fallu extraire l’infirmière pour la protéger des coups de tête que le détenu tentait de lui asséner tout en l’insultant.
Dans l’impossibilité de poursuivre le trajet dans ces conditions, 2 agents remplacent les 2 infirmières à l’arrière de l’ambulance.
Si le détenu est resté calme les premiers kilomètres, il a rapidement fait preuve d’un déchaînement de violences envers nos agents : coups de tête, crachats, morsures, il a réussi à faire sortir du rail les roues du brancard et tentera même de s’emparer de l’arme d’un d’entre eux.
Arrivant à l’UHSA , c’est à grands renforts d’agents et de soignants supplémentaires que ce fou furieux sera finalement placé en chambre d’isolement.
Sans le professionnalisme et le sang-froid de notre escorte UHSA, cette escapade aurait pu virer au drame !!!
Le bureau local FO Justice félicite l’ensemble des collègues qui ont œuvré à l’exécution de cette mission.
Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessées physiquement et psychologiquement et leur apporte tout son soutien.
Le bureau local FO justice exige une uniformité dans le protocole de prise en charge médicale des détenus lors de leurs transports et à chacun de prendre ses responsabilités afin que ses déplacements s’effectuent dans de meilleures conditions.
C’est avec surprise que nous venons de recevoir un appel d’offre « faisant fonction Brigadier-Chef Encadrement » pour deux postes.
Comment le nom de notre collègue qui a géré jour et nuit au QD pendant de nombreux jours et qui est actuellement hors de la feuille de service peut se retrouver dans l’objet du MAIL de Monsieur Le Directeur.
Après avoir passé la semaine à porter plainte contre des détenus, le voilà sous les feux de la rampe,
Un appel d’offre qui porte son nom.
Nous sommes de tout cœur avec lui dans ces moments difficiles.
En espérant qu’il ne soit pas dans le viseur du fait de son
« Burn Out professionnel »
La méthodologie employée aujourd’hui coïncide avec celle employée peu de jours auparavant auprès d’autres collègues
Celle-ci porte un nom…. Harcèlement
Le Bureau Local FO Justice demande plus de considération de la part de la direction en ces moments difficiles.
Le bureau local FO Justice remarque qu’il est plus facile de créer une note de service soit-elle justifiée plutôt que de supprimer une précédente complètement illégale pour un poste de « faisant fonction brigadier-chef expertise »
Manque de lecture des textes ?
Activités trop prenantes ?
Pour le bureau FO Justice, il est temps que les choses bougent à St Mihiel, la solidarité doit reprendre sa place et chacun doit peser les décisions de ses actes futurs.
Nous pensions être tous dans le même camp …. apparemment ce n’est pas le cas
Le Syndicat National FO Justice – Personnels Administratifsvous informe des calendriers 2026 des campagnes d’Avancement de Grade et de Promotion de Corps.
APPEL À LA MOBILISATION : vendredi 25 juillet 2025 à partir de 6h00 devant la maison d’arrêt de Basse-Terre
L’intersyndicale UFAP UNSa Justice, FO et CGT dénonce avec force le mépris affiché envers le personnel de la maison d’arrêt de Basse-Terre, entretenu par le chef d’établissement avec la complicité de la DAP et de la DSPOM.
Après des années à exercer dans des conditions de travail indignes et inacceptables, nous refusons catégoriquement l’ouverture de la nouvelle structure avec un effectif insuffisant.
Malgré de nombreux échanges et alertes sur un sous-effectif chronique, l’administration est restée sourde aux appels à l’aide du personnel de la MABT. Aujourd’hui, la colère est à son comble, et le dialogue social est rompu.
L’intersyndicale met fin à toute discussion avec la direction actuelle et exige le départ immédiat du chef d’établissement.
Nous appelons l’ensemble du personnel à se rassembler pour un blocage devant la prison, autour d’une plateforme revendicative claire et non négociable :
Couverture à 100 % de l’effectif pour la MABT 2
2 agents par étage
Aucune ouverture tant que tous les travaux ne sont pas terminés
Déploiement immédiat de l’équipe ELSP au sein de l’actuelle MABT, avec obligation de présence lors de l’ouverture et fermeture de l’établissement
Mise en œuvre urgente de la formation ELSP afin de pallier les postes non pourvus
Garantie du maintien des acquis sociaux, notamment les après-midis vaqués
Communication transparente et détaillée sur l’état d’avancement des travaux.
Faisons entendre notre voix pour exiger des conditions de travail dignes, sécurisées et respectueuses.
Rendez-vous le 25 juillet à 06h00 devant la maison d’arrêt de Basse-Terre !
ENSEMBLE, NOUS SOMMES PLUS FORTS !
ENSEMBLE, REFUSONS LE MÉPRIS ET IMPOSONS LE RESPECT DU DIALOGUE SOCIAL !
Depuis de trop nombreux mois (voire années) la situation RH du CD Argentan est mise à mal.
Depuis maintenant de longues semaines la situation n’est plus tenable, le drame se rapproche inexorablement.
Entre les postes non couverts, les bâtiments découverts et l’insécurité grandissante les personnels disent stop !
Lors de la dernière mobilité encore plus de départs que d’arrivées !
Jeudi ce sont 2 lames en céramique ont été découvertes, l’une en cellule l’autre en sortant de promenades.
Les personnels se sentent clairement en insécurité et délaissé !
Lorsque ces derniers manifestent leur mécontentement on les menace de sanctions, de retenues comptables !
En somme, bosse et fait pas de vague !
Force Ouvrière demande urgemment que le CD Argentan soit priorisé pour la sortie ENAP de la rentrée afin d’enfin réduire le déficit de personnel.
Force Ouvrière demande à revoir la copie des sanctions du mouvement de mardi 15 juillet afin de ne pas mettre de l’huile sur le feu de personnels à bout
FO Justice CP Rennes alerte la Direction Interrégionale sur une situation devenue critique au CP Rennes femmes : la carence en personnel de surveillance atteint un niveau alarmant, mettant en péril la santé et la sécurité des personnels, ainsi que le fonctionnement de l’établissement.
La détresse des agents, tout comme celle de l’encadrement est manifeste. Chaque prise de service devient un exercice d’équilibriste, avec des effectifs insuffisants pour couvrir les besoins. Les vacances de postes dépasseront très prochainement la vingtaine d’agents. À cela s’ajoutent les arrêts pour maladie, épuisement ou usure ; les mises à disposition ; les départs non remplacés (retraite, concours…)…
Cette hémorragie RH se creuse CAP après CAP. Lors de la dernière mobilité, le CP a enregistré huit départs… pour une seule arrivée. Un ratio intenable.
La structure même de l’établissement, énergivore par sa configuration et la diversité des régimes de détention qu’il accueille, nécessite une présence constante, organisée et renforcée en personnel de surveillance. Chaque journée est un défi, chaque imprévu nécessite une adaptation immédiate.
MAIS AVEC QUELS MOYENS ?
L’ouverture du QPR a doublé les besoins RH sur la nouvelle MA. Pourtant, aucune mesure n’a été prise pour compenser ce déficit, équivalent à 6 agents. Quid de la considération des collègues en poste ?
Pourtant, FO Justice n’a cessé d’alerter, localement comme interrégionalement.
Les agents restent profondément investis, trop investis même dans des conditions aussi dégradées de travail, et si l’établissement tient encore, c’est uniquement grâce à leur professionnalisme. Mais à quel prix ? Les services sont chaotiques, ils se suivent et se ressemblent. En l’état, le recours massif aux heures supplémentaires est la seule option, avec des rappels et donc des repos écourtés. Les compteurs explosent les scores… L’épuisement est palpable. En service, les agents courent en permanence dans le non-sens, et sont dans l’impossibilité d’assurer correctement leurs missions.
L’image “vitrine” que renvoie l’établissement vue de l’extérieur… est bien loin de la réalité vécue à l’intérieur !
Aujourd’hui, les collègues sont arrivé-e-s à saturation. Leur sécurité est compromise, leur santé physique et mentale est en jeu, et leur vie personnelle directement impactée…
FO Justice exige :
L’ouverture urgente des postes vacants sur la et les prochaines sorties d’école
Une véritable prise de conscience institutionnelle : il est impératif de soulager les agents. Cela passe par une réduction significative des activités ; une simplification et diminution des mouvements ; des créneaux regroupés, et des aménagements d’horaires réalistes.
L’Administration doit tout mettre en œuvre pour préserver la santé de ses personnels ; garantir un fonctionnement viable de l’établissement ; et permettre aux agents l’exercice de leurs missions dans des conditions dignes et respectueuses de leur engagement. Il est temps de faire POUR les personnels !
FO Justice CP Rennes attend de la Direction Interrégionale, des mesures concrètes à court terme, face à l’urgence de la situation.