Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Villepinte : Quand les calculs ne sont pas bons, la sécurité trinque

Le bureau local Force Ouvrière Justice de Villepinte tire la sonnette d’alarme :

Depuis des mois, les nuits sur l’établissement sont passées de 12 à 10 agents, malgré une surpopulation persistante et des effectifs en chute libre. L’exception est devenue la règle, et les risques explosent.

Le bureau local Force Ouvrière Justice de Villepinte a toujours refusé le déploiement des astreintes ELSP à effectif constant.

La direction a préféré suivre des syndicats complaisants, sacrifiant la sécurité sur l’autel du « faire semblant ».

Le piège se referme !

Astreintes ELSP activées → heures négatives qui s’accumulent, deuxième compteur réduit à néant.

Nuits à 10 agents malgré des rappels RH (Repos Hebdomadaire) incessants, épuisant les équipes.

Conséquences en chaîne :

– Tours de nuit non couverts → fatigue extrême, vigilance en berne.

– Démotivation généralisée : “À force de nous tuer à la tâche, l’administration nous enterre.”

Le bureau local Force Ouvrière Justice de Villepinte exige un changement de cap :

Refus de l’improvisation :

– Pas de nouvelles missions (rondes horaires, astreintes…) sans moyens humains supplémentaires. On ne bâtit pas une politique sécuritaire sur du vide.

Urgences concrètes :

– Révision de l’organigramme : calculé pour 582 détenus, alors que nous en dépassons largement le seuil.

– Planification des nuits à 12 agents minimum → sécurité des personnels avant tout.

– Réduction immédiate des rondes « CCR » et rondes non nécessaires → stop au saupoudrage inutile.

Le bureau local Force Ouvrière Justice de Villepinte dénonce l’inconséquence d’une administration qui privilégie les tableaux Excel aux réalités de terrain.

Le bureau local Force Ouvrière Justice de Villepinte soutient les agents épuisés et les accompagnera dans toutes les démarches pour faire valoir leurs droits.

Le bureau local Force Ouvrière Justice de Villepinte exige un audit transparent sur les effectifs, les astreintes et la charge réelle de travail.

La sécurité ne se négocie pas. L’administration a le devoir de protéger ses personnels, pas de les sacrifier.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison du Port : La guerre des territoires

Depuis plusieurs mois le CD du port fait face régulièrement à des affrontements entre détenus de communautés opposés sous de multiples prétexte.

Ce vendredi 18 juillet 2025, un collègue a été pris à parti par un détenu lors du repas car sa dose de piment ne lui convenait pas.

À la suite de cette tentative d’agression, la mise en prévention fut nécessaire.

Ce même détenu a été régulièrement mêlé à des problèmes avec des agents sur les deux bâtiments.

Bis repetita, le samedi 19 juillet 2025, la cour de promenade du bâtiment A, a été le théâtre d’une bagarre à la suite d’un désaccord entre la communauté mahoraise et un auxiliaire réunionnais.

Il est évident que ces altercations ne vont qu’augmenter dans le temps.

Les médiations ont trouvé leurs limites. Vous ne gérez pas une colonie de vacances.

Certains de ces détenus en provenance du CP Majicavo devaient rester provisoirement au CD du Port dans l’attente de transfert vers la métropole.

Mais à ce jour pas de transfert et l’effectif des détenus en provenance de Mayotte reste trop élevé au sein de la détention.

FO JUSTICE RÉCLAME des solutions rapides pour endiguer cette vague de violence ayant pour but de prendre l’ascendant sur la détention du Port.

FO JUSTICE DEMANDE l’éclatement des groupes, ainsi que le transfert immédiat des meneurs.

FO JUSTICE ORDONNE que l’agresseur de notre collègue soit placé à l’isolement dans l’attente de son transfert vers un établissement pénitentiaire de l’hexagone

FO JUSTICE SOUHAITE une fouille générale de l’établissement, OUVREZ LES YEUX il y a des armes en détention.

N’attendons pas le drame !!!! Sans être voyant, les signes sont là !

LE CD du Port n’est PAS LA POUBELLE de l’Océan-Indien.

STOP au déplacement des problèmes du CP Majicavo vers la Réunion.

FO JUSTICE veut préserver le vivre ensemble qu’incarne l’ile de la réunion, nous soutiendrons toujours les agents du CD le Port qui chaque jour effectuent leurs missions dans le respect de chacun.

Le personnel est à bout de souffle, usé tant physiquement que psychologiquement.

Dés la prochaine CAP de mobilité, FO JUSTICE EXIGE :

– L’ouverture des 17 postes vacants dû au départ en retraite non remplacé.

– La création d’une VRAIE ELSP avec l’ouverture des 14 postes prévus afin d’exécuter ces nouvelles missions.

FO JUSTICE ATTEND un signal fort de l’administration, si RIEN n’arrive, NOUS VOUS ENVERRONS un signal fort.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Grasse : Violence contre le personnel, l’égalité de traitement… une nécessité !

Le bureau FO Justice dénonçait récemment, dans un tract « Nouvelle agression violente », la lâche agression dont a été victime un officier le 11 juillet dernier, lui valant 4 jours d’ITT pour de multiples plaies au visage et un nez fracturé.

L’accompagnement physique et administratif de l’agent a été à la hauteur de la gravité de l’agression. L’équipe de direction, visiblement touchée par la tragédie, a organisé une prise en charge rapide, avec l’intervention des pompiers.

L’incident a été traité avec efficacité :

⇒ Le transfert du détenu a été effectué dès le lendemain de l’agression.

⇒ La comparution immédiate, en seulement 4 jours (week-end et jour fériés inclus), témoigne d’une interaction efficace et réactive entre les services pénitentiaires et judiciaires.

Lors de l’audience du 15 juillet 2025, l’agresseur a été condamné à 2 ans ferme, avec une réparation pécuniaire de 3000 euros !

Ces démarches montrent qu’il est possible d’agir rapidement et efficacement lors d’agressions contre le personnel.

Et c’est bien ce à quoi aspirent tous les collègues agressés, plus ou moins récemment, et dont les auteurs ARPENTENT POURTANT ENCORE NOS COURSIVES !

C’est cette BIENVEILLANCE et cette RECONNAISSANCE qu’espèrent tous les personnels qui ont servi d’exutoires physiques à une population pénale toujours plus en proie à l’ultra-violence !

FO JUSTICE RAPPELLE QUE LA MÊME RÉACTIVITÉ DOIT ÊTRE APPLIQUÉE À TOUS, QUEL QUE SOIT LE GRADE OU LE CORPS DE L’AGENT !

Les agents, en première ligne face à une population pénale de plus en plus violente, méritent une reconnaissance et une prise en charge à la hauteur des risques qu’ils encourent quotidiennement !

FO Justice EXIGE des sanctions fortes, dissuasives, et des transferts rapides après une peine disciplinaire.

FO Justice RENOUVELLE son soutien à tous les personnels insultés ou agressés, dont les séquelles physiques et psychologiques perdurent.

FO Justice DÉPLORE la sous-évaluation régulière du taux d’incapacité totale de travail (ITT), qui doit également prendre en compte l’impact psychologique de l’agent.

POUR FO JUSTICE, LE RETOUR D’UN AGENT APRÈS UNE AGRESSION DOIT ÊTRE CONDITIONNÉ À SES CAPACITÉS PHYSIQUES ET PSYCHOLOGIQUES.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Bar-le-Duc : Une agression en guise de remerciement

Ce Dimanche 20 Juillet Il était 17h45, quand une bagarre a éclaté dans une cellule au 1er étage de l’établissement.

Le gradé et les agents présents sont intervenus afin de mettre fin à l’altercation, c’est alors que l’un des détenus s’en est pris au gradé en lui assénant un coup de poing au visage.

La mise en prévention a été nécessaire, pour mettre fin à l’incident.

Il aurait été de bon sens que l’astreinte se déplace dans ce genre de situation tendue.

Le bureau local FO Justice exige une sanction disciplinaire à la hauteur et des poursuites pénales.

Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue et le soutiendrons dans ses démarches.

Le bureau local FO Justice félicite le personnel présent pour leur grand professionnalisme.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

UEHC d’Asnières : Un foyer qui tenait bon… jusqu’à l’arrivée de la direction

Pendant des années, malgré l’absence de direction, les postes vacants, les galères du quotidien, les agents ont tenu le foyer à bout de bras. Ils ont assuré l’accueil des jeunes, la continuité du service, l’esprit d’équipe. Tout reposait uniquement sur l’engagement des professionnels.

Et puis… est arrivée Madame la Directrice de Service. Depuis, tout part en vrille.

MANAGEMENT À LA TRONÇONNEUSE – FOYER À LA DÉRIVE

– Services retirés la veille, sans prévenance : les agents doivent se tenir disponibles… puis sont annulés !

– Récups et horaires modifiés sans concertation,

– Pressions permanentes sur les heures sup’,

– Pression sur le personnel administratif et changement de bureau imposés, travail dominical du cuisinier sans indemnisation.

– Congés validés à la dernière minute, malgré des relances depuis septembre,

– Aucune anticipation RH, fins de contrat gérées à la dernière seconde,

– Budgets du week-end faméliques,

– Travail isolé : éducateurs seuls face à des situations lourdes,

– Admissions hors-sol, sans préparation ni moyens,

– Climat de surveillance, de contrôle et de silence,

– Zéro cadre stable pour garantir le bon fonctionnement de l’unité.

LE BILAN ? DES ÉQUIPES À BOUT

Depuis son arrivée, jamais il n’y a eu autant d’arrêts maladie. Le mal-être est réel, constant, visible… et ignoré. La souffrance n’est pas une fiction. Elle est le symptôme d’un management délétère.

UNE DIRECTION TERRITORIALE QUI CAUTIONNE

► Quand FO Justice PJJ alerte ? Réponse du Directeur Territorial des Hauts-de-Seine :

► « C’est comme ça dans les foyers… »

Donc les dérives sont normales ? Le mépris devient la règle ?

Le droit, la santé, la sécurité ?

►Le foyer n’est pas en crise. C’est sa gestion qui l’a mis à terre !

LES AGENTS MÉRITENT MIEUX

Ils ont tenu sans direction, sans cadre, sans reconnaissance, avec professionnalisme et humanité. Aujourd’hui, ils sont méprisés, broyés, poussés à bout.

FO JUSTICE PJJ DIT STOP !!

NOS EXIGENCES SONT CLAIRES :

– Assez de cette logique d’usure. Assez des règles piétinées.

Fini le mascarade interne.

– Un encadrement digne, compétent, respectueux du droit et des agents.

– Des engagements clairs de la Direction Interrégionale.

REMETTONS LES AGENTS AU CENTRE DU SERVICE

➤ Le droit d’organiser sa vie professionnelle et personnelle,

➤ Le droit d’organiser les récupérations dans le respect des règles,

➤ Le droit d’être entendu et respecté

FO Justice PJJ ne se taira pas.

Nous défendrons chaque agent, chaque droit, chaque dignité.

Notre FOrce, c’est vous

Pour une rémunération et des conditions de travail dignes.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Longuenesse : Quand l’incompétence flirte avec l’absurde…

Apparemment bien décidée à camper sur ses positions, Madame la directrice de la SAS envisage sérieusement d’installer des détenus sortants… au 3ᵉ étage du bâtiment SAS. Oui, vous avez bien lu :

AU NIVEAU DES SEMI-LIBRES ! (Ce n’est pas une blague, même si ça y ressemble.)

Au-delà du caractère complètement farfelu de cette idée, c’est surtout le niveau d’improvisation qui interroge. Comment peut-on proposer une mesure aussi risquée quand on ne maîtrise pas le fonctionnement même du bâtiment dont on a la charge ?

OUI, LES MATELAS AU SOL, CE N’EST PAS ACCEPTABLE. Mais les collègues, eux non plus, ne sont pas corvéables à merci !

Déplacer le problème de la MA vers la SAS, en y ajoutant des contraintes humaines et sécuritaires, c’est non seulement inefficace, mais surtout dangereux.

FO Justice s’interroge : cette idée vient-elle vraiment de la DI ?

De la DAP ? Ou bien est-ce une décision locale, mal inspirée et prise en solitaire ?

Nous rappelons que la SAS est un régime de portes ouvertes.

Les détenus sortants n’ont rien à y faire. Point.

Madame, les arguments avancés dans notre précédent tract semblent n’avoir suscité aucun écho chez vous. Mais soyez certaine d’une chose : vous serez responsable des conséquences de vos choix.

FO Justice ne restera pas sans réaction. Nous allons interpeller la DI et la DAP pour connaître l’origine exacte de cette décision.

Et si les tracts ne suffisent plus à alerter, nous passerons à l’étape suivante : devant les grilles du CP de Longuenesse.

Chers collègues, préparez vos saucisses, vos merguez et votre détermination :

LES VRAIES SOLUTIONS SERAIENT : UN STOP ÉCROU ET UNE OPÉRATION DE DÉSEMCOMBREMENT !

Ici, ce n’est pas Lyon. C’est le Nord. Et ici, on se fait entendre.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Val-de-Reuil : Un drame évité de peu !

Ce week-end encore, des collègues ont failli se faire fracasser la tête par un fou furieux enfermé à l’isolement depuis plus d’un an.

Pendant la distribution du repas, ce barjot a profité de l’ouverture de sa porte pour se jeter sur les agents avec un montant de fenêtre en bois clouté arraché de la fenêtre de sa cellule. Une tentative d’agression violente, clairement préméditée. Sans le sang froid et la réactivité des surveillants, on aurait eu des blessés graves, voire pire…

Ce type est un cas psychiatrique lourd. Il passe ses journées à dormir à même le sol au milieu de son urine et des excréments qu’il étale sur les murs ! Et ceux, jour après jour, dans l’indifférence totale malgré les multiples alertes des agents QDI.

Et comme si cela ne suffisait pas, un autre énergumène du QI, le détenu D, passe son temps à provoquer le personnel, à les menacer et à exhiber ses parties au passe menotte défiant toute autorité. Un vrai poison au quotidien !

Nous le disons clairement, ces profils n’ont rien à faire ici !

Ce ne sont pas des détenus mais des bombes à retardement. Leur place est à hôpital pas en détention classique !

Les agents ne sont ni des infirmiers psy ni des punching-balls !

Il n’est plus possible de nous demander de gérer l’ingérable ! Et si la direction ferme les yeux, elle portera l’entière responsabilité du drame à venir !

FO justice Val de Reuil souhaite tout son soutien aux agents touchés par cet acte de violence et apporte également tout son soutien aux agents qui quotidiennement doivent gérer ces profils psychologiquement dérangés.

Fo Justice Val de Reuil félicite les agents qui, grâce a leur grand professionnalisme ont pu sortir indemne de cette situation, nous demandons à ce qu’ils soient félicités à la hauteur de leurs actes !

Fo Justice Val de Reuil exige que les détenus G&D soient transférés dans les plus brefs délais, nous sommes arrivés au bout de cette gestion chaotique. Ces patates chaudes doivent quitter notre établissement vers des lieux plus adaptés à leurs prises en charge !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Tarascon : Merci !!!

FO Justice Tarascon souhaite remercier l’ensemble des agents, collègues, sympathisants et soutiens, qui ont répondu présent et ont manifesté leur solidarité lors du mouvement initié par notre organisation syndicale.

FO Justice Tarascon tient à saluer la présence du député de la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône, qui s’est déplacé pour venir à la rencontre des agents montrant ainsi son intérêt pour nos revendications et la situation que nous vivons chaque jour !!!

CETTE MOBILISATION ET VOTRE SOUTIEN SONT LA PREUVE QUE NOUS NE SOMMES PAS SEULS FACE AUX DÉFIS ET A L’INSÉCURITÉ QUE RENCONTRENT QUOTIDIENNEMENT LES AGENTS DE NOTRE ÉTABLISSEMENT.

Cette mobilisation montre notre force collective et notre volonté de faire respecter la sécurité et le respect de chacun sur notre centre de détention.

FO Justice Tarascon continuera à lutter pour défendre nos collègues et exiger des mesures concrètes pour garantir notre sécurité.

MERCI À TOUTES ET TOUS POUR VOTRE SOLIDARITÉ ET VOTRE SOUTIEN ENVERS NOTRE COLLÈGUE !!!

CELA MONTRE A QUEL POINT NOUS SOMMES SOLIDAIRES !!

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison d’Eysses : Incendie au bâtiment A, nos collègues en première ligne !

Ce dimanche 20 juillet 2025, aux alentours de 21h, une intervention d’une extrême urgence a mobilisé les agents du service de nuit au bâtiment A.

Un détenu, manifestement mécontent du service public, a volontairement incendié sa cellule, mettant en danger sa propre vie ainsi que celle des autres détenus et du personnel.

Face à cette situation, nos collègues ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire en intervenant immédiatement pour extraire le détenu et sécuriser les lieux, avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, rapidement dépêchés sur site.

Un de nos collègues a dû être conduit aux urgences après avoir inhalé des fumées.

Les trois autres ont été pris en charge par les secours sur place.

Le détenu incendiaire a été immédiatement placé au quartier disciplinaire.

La Directrice de l’établissement et l’Officier de permanence se sont rendus sans délai sur les lieux, apportant leur soutien aux équipes mobilisées.

Cet événement vient malheureusement rappeler que les personnels pénitentiaires sont quotidiennement confrontés à des situations à haut risque.

Une nouvelle fois, ce sont les agents de terrain qui, par leur réactivité, leur sang-froid et leur solidarité, ont évité le pire.

F.O Justice adresse ses sincères remerciements à tous les agents du service de nuit, au gradé de détention et à l’encadrement présent lors de cette intervention.

F.O Justice félicite et apporte tout son soutien aux agents touchés par cet événement.

F.O Justice reste plus que jamais le seul syndicat à se tenir aux côtés des agents lorsque les événements l’exigent.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Sécurité des escortes pénitentiaires : Accès prioritaire aux péages autoroutiers

Objet : Sécurité des escortes pénitentiaires – accès prioritaire aux péages autoroutiers

Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,

Le syndicat national FO Justice souhaite attirer votre attention sur une problématique structurelle qui affecte toujours la sécurité des Personnels pénitentiaires et la sûreté des personnes transférées : l’absence de déclenchement automatique des barrières de péage lors du passage des véhicules de l’administration pénitentiaire en mission.

Alors que des dispositifs de levée automatique existent déjà pour d’autres forces de sécurité intérieure (notamment la gendarmerie, la police nationale et les services de secours), les équipes pénitentiaires restent exclues de ce type d’accès facilité, et se retrouvent, lors de leurs missions, exposées à des situations de vulnérabilité et de danger.

Ce point de vulnérabilité a une résonance tragique au regard du drame survenu à Incarville par l’assassinat de nos deux Collègues, qui a profondément marqué notre institution et révélé, une fois de plus, les carences logistiques et sécuritaires dans le cadre des missions d’escorte. À la suite de ce drame, un protocole a été signé, auquel FO Justice a pleinement participé, réaffirmant l’engagement de tous à renforcer sans délai les conditions de sécurité des escortes.

Dans ce contexte, la déclinaison de l’action 12 de ce protocole, prévoit un travail sur la levée anticipée des barrières de péage sur le réseau autoroutier national.

Aujourd’hui, force est de constater que rien n’a avancé depuis.

Ce dysfonctionnement est inacceptable au regard de l’exigence absolue de sécurité qui encadre les missions de transfèrement judiciaire ou pénitentiaire. Il est indispensable que les moyens logistiques soient à la hauteur des risques encourus par nos Collègues.

FO Justice demande donc instamment que des mesures concrètes soient prises, en concertation avec les concessionnaires d’autoroutes et les services de l’État concernés, pour que :

– Un système d’identification et d’ouverture automatique soit mis en place pour tous les véhicules pénitentiaires affectés aux escortes, même ceux banalisés,

– Les agents soient dotés des équipements nécessaires à l’activation rapide des accès péage (télébadges sécurisés, canaux de communication prioritaires),

– Des consignes claires soient élaborées pour garantir la fluidité et la sûreté du passage des convois sur l’ensemble du réseau autoroutier français.

Ce sujet doit faire l’objet d’une réponse prioritaire de votre part, à la hauteur des enjeux de protection du personnel et de la maîtrise des risques d’évasion, d’agression ou d’embuscade.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour échanger sur les solutions envisageables, et attendons de votre part des engagements rapides et concrets.

Dans l’attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, à l’assurance de notre considération distinguée.

Lire le communiqué