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Création d’une nouvelle école – FO Justice propose de réfléchir avant d’agir !

À l’initiative de FO Justice, et dans le cadre de la réforme historique que nous avons portée et obtenue seuls, la formation initiale des élèves surveillants va passer de 6 à 8 mois… ou plutôt repasser à 8 mois. Car ça n’est que depuis 2018, et à l’initiative du DAP et de ses complices de l’époque, que sa durée avait été amputée de 2 mois.

Le résultat de cette mesure, censée permettre un abondement plus rapide et massif des agents en établissement, est aujourd’hui flagrant : un fiasco total à tous les niveaux !

Alors OUI, FO Justice assume et revendique l’allongement de la formation. Cette mesure permettra d’avoir des agents mieux préparés, mieux formés à l’ensemble des missions qui deviendront les leurs, et de les habiliter aux missions ESP dès l’ENAP.

Ça ne se fera évidemment pas sans moyens matériels et humains. Les deux sont indissociables, mais encore faut-il avoir le recul et l’intelligence de faire les choses dans l’ordre et d’accepter de pointer les vraies difficultés.

Que les locaux et structures de formations deviennent exigus, c’est un fait. Mais si l’ENAP arrive à saturation, c’est avant tout parce qu’elle manque de ressources formatives. À quoi serviraient de nouveaux locaux si nous n’avions pas de formateurs et intervenants pour les exploiter ?

Ça n’est pas une nouvelle école qui règlera la problématique du manque de personnels. Le véritable obstacle, c’est l’absence d’attractivité et de capacité à fidéliser au sein de la filière « formation ». Le nombre des candidats aux récents concours de formateurs et responsables de formation illustre parfaitement cette désertion.

Alors, prétendre aujourd’hui, comme se l’autorisent certains, que l’ENAP ne sera pas en capacité d’absorber 2 mois de formation supplémentaire du seul fait du manque de locaux relève d’une surprenante méconnaissance de la réalité… ou du mensonge… ou encore de la volonté de ne pas assumer sa propre responsabilité dans cette situation.

Car, ceux qui s’offusquent aujourd’hui du manque de ressources formatives sont les responsables de la déliquescence de cette filière au travers de leur plan de requalification qui l’a littéralement annihilée.

Si aujourd’hui une seconde école s’avère nécessaire, c’est avant tout parce que nous parvenons enfin à recruter, à remplir nos schémas d’emploi et que les perspectives de recrutement pour 2026 nous sont favorables. Et ça aussi c’est historique, et c’est à FO Justice qu’on le doit. Mais nous avons, avant tout, besoin de ressources formatives et de personnels sur des fonctions « support ».

La demande de création d’une seconde école est comparable à celle d’une augmentation du nombre de places de prison. Il est impératif de s’assurer, en premier lieu, de disposer des ressources humaines nécessaires pour garantir un fonctionnement optimal.

► FO Justice revendique de longue date la création d’une seconde école.

► FO Justice condamne le plan de requalification de la chaîne de commandement qui a détruit la filière formation.

FO Justice exige que soit enfin revalorisée, cette filière essentielle à l’accomplissement de nos missions, à hauteur des enjeux, à hauteur du niveau d’expertise et de l’engagement de ces personnels !!!

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Prison de Réau : Flash Agression !

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien ne peut rester muet face à la dégradation inacceptable des conditions de travail et de sécurité.

Ce 5 août 2025, une collègue a subi des crachats répétés et des insultes ignobles de la part d’un détenu, tandis que la hiérarchie a minimisé l’agression, refusant même la prise en charge du protocole après crachat. Un incident de plus dans un quotidien où violences, bagarres et insultes sont banalisées, malgré des effectifs squelettiques et une surpopulation explosive.

Comment tolérer que les agents soient contraints d’assumer des missions « spécifique », surveillants isolés toute une nuit dans une cellules, sans moyens ni soutien ? Comment accepter que les agressions soient étouffées (« rien de grave », « ne portez pas plainte »), alors que le personnel est à bout, sacrifié sur l’autel de la gestion chaotique ?

Assez de mépris ! Le plan d’équité prévoit une reconnaissance manifeste pour les agents. Où sont les effectifs supplémentaires promis ? Où est l’application des mesures de protection et de valorisation ?

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien exige le renfort immédiat de personnel pour stopper l’hémorragie.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien exige la prise en charge systématique des agents agressés, sans pression ni déni.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien exige l’application intégrale du plan d’équité : reconnaissance financière et morale pour tous les agents, sans exception.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien demande un audit sur la gestion des risques et la surpopulation carcérale.

La dignité des personnels n’est pas négociable.

Stop à la politique du silence : nos vies ne sont pas des variables d’ajustement !

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Prison de Paris-la-Santé : AGRESSION !

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ ne peut que dénoncer et condamner de tels faits.

Dans la nuit du 5 au 6 août 2025, un détenu notoirement violent, déjà placé au quartier disciplinaire pour agression, a une nouvelle fois franchi toutes les limites. Alors qu’il simulait un malaise (vomi au sol, refus de répondre aux injonctions), les équipes ont tenté de le secourir.

Résultat ?

  • Coup de pied dans les parties génitales d’un gradé
  • Crachat au visage d’une collègue lors de son extraction menottée.

Le quartier disciplinaire, supposé contenir ces profils aux agissements dangereux, a prouvé son inefficacité sur certains détenus. Comment un individu aussi instable et agressif peut-il continuer à mettre en danger nos collègues ?

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ exige le transfert immédiat de ce détenu vers un établissement adapté à son niveau de dangerosité.

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ exige des sanctions pénales exemplaires pour ces agressions préméditées contre des fonctionnaires.

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ reste en soutien des agents. Nous vous accompagnerons sans relâche les différentes démarches (dépôt de plainte, reconnaissance en accident de service,…) pour que ces actes odieux ne restent pas impunis.

Le laxisme face à la violence en détention, c’est terminé.

FO JUSTICE ne transigera jamais avec la sécurité des personnels.

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Prison d’Aix-Luynes : Réponse à votre courrier relatif à notre tract intitulé : “CP Aix-Luynes ou Apple Store ?”

Monsieur Directeur ,

Nous accusons réception de votre réponse à notre tract intitulé “CP AIX-LUYNES ou Apple Store ?”, dans lequel nous alertions sur la prolifération inquiétante de téléphones portables notamment iPhone de la marque Apple, au sein de l’établissement, ainsi que sur la dégradation persistante du matériel de communication destiné au personnel. Si votre message se veut une démonstration de fermeté, il illustre surtout une déconnexion préoccupante avec la réalité quotidienne des agents de terrain.

Nous prenons acte de vos observations, mais tenons à y répondre avec la même franchise que celle que vous revendiquez.

1) Sur la forme :

Votre volonté de rejeter en bloc notre critique en parlant de “jugement de valeur” et en assénant des phrases toutes faites comme “tout ce qui voit n’ont pas les yeux ouverts” ne saurait masquer l’essentiel : le centre pénitentiaire d’Aix-Luynes est devenu un point de chute régulier pour des téléphones portables dernier cri, tandis que le matériel de communication du personnel, lui, date d’un autre siècle.

Vous vous offusquez du terme « léthargie » ? Nous, ce qui nous choque, c’est l’inertie chronique face aux problèmes exprimés, face à une situation de terrain dégradée, qui perdure malgré les signalements répétés des agents. Ce terme, volontairement fort, reflète le sentiment partagé par nombre de collègues quant à un manque de réactivité palpable sur certains dossiers essentiels à la sécurité.

Affirmer que “la direction ne nous a pas attendu pour savoir ce qu’il faut faire” est une chose, mais les constats restent têtus : les saisies de téléphones explosent, pendant que les postes de communication défaillants restent non remplacés. Les paroles ne suffisent pas : ce sont les actes concrets et leur impact visible qui importent.

2) Sur le fond :

Vous évoquez deux audits de sécurité ainsi qu’une mise en demeure du prestataire en charge des équipements. Fort bien. Nous ne doutons pas que des démarches soient en cours. Toutefois, pendant que des rapports s’accumulent dans les bureaux, ce sont nos collègues qui prennent les risques, sans moyens, sans soutien visible, dans le CP Aix-Luynes où la technologie détenue illégalement par les détenus dépasse celles des agents.

Est-ce cela, la modernisation pénitentiaire ? Une prison où les détenus communiquent mieux que les surveillants ? Où l’on retrouve des iPhones tous les jours, alors que les agents doivent travailler avec des moyens de communication défaillants.

3) La sécurité :  une responsabilité partagée, mais surtout dirigée

Vous avez raison sur un point, Monsieur le Directeur : la sécurité est l’affaire de tous. Encore faut-il que tous disposent des moyens nécessaires pour assurer cette mission, sans être entravés par un matériel obsolète ou une politique de contrôle insuffisamment volontariste.

Or, ce que nous voyons aujourd’hui, c’est une forme de résignation.

  • Des fouilles sectorielles ? pas autant que faire se peut, au vu des effectifs.
  • Des fouilles récurrentes ciblées avec l’équipe régionale de fouilles ? ???
  • Les ICOMS défectueux ? Toujours.
  • Les téléphones dans les bureaux non fonctionnels dans certaines zones ? Encore d’actualité.
  • Un plan d’action visible et suivi ? Inexistant.

Ce n’est pas seulement un problème technique, c’est une faille de gouvernance.

4) Qui dirige réellement au CP Aix-Luynes ?

Parce que, vu du terrain, ce sont les téléphones qui circulent, les trafics qui s’organisent, les menaces qui montent, pendant que la direction tente de nous convaincre qu’elle agit.

Alors, oui, nous posons de nouveau la question :

Le CP Aix-Luynes est-il devenu un Apple Store sécurisé pour les détenus, pendant que les agents, eux, évoluent dans un environnement défaillant et dangereux ?

Nous attendons des actes, pas des citations.

Nous saluons l’investissement des agents que vous mentionnez, ainsi que celui de l’encadrement car c’est en leur nom que nous parlons : ce sont eux qui remontent ces dysfonctionnements. Ce sont eux qui, quotidiennement, constatent l’écart entre les annonces et la réalité du terrain.

En conclusion :

Nous nous questionnons sur l’efficacité et la cohérence globale du dispositif de sécurité, à l’épreuve des faits. Le trafic téléphonique continue. Le matériel dysfonctionne.

Nous vous réitérons donc nos demandes :

  • Des fouilles sectorielles régulières, accompagnées de l’équipe régionale
  • Le remplacement immédiat des ICOMS et téléphones fixes défectueux
  • Une communication plus transparente sur les actions concrètes engagées.

Nous resterons vigilants et continuerons à alerter chaque fois que la sécurité du personnel sera mise en jeu, à l’instar de « le chêne et le roseau » de La Fontaine.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de notre considération.

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Prison de Baie-Mahault : QSL et LPHE – Le compte n’y est pas !

Chers collègues,

Depuis le début des travaux du DAC, nous attendions avec impatience la livraison de la première tranche, à savoir l’ouverture du Mess du personnel, les Locaux du Personnel Hors Enceinte (LPHE) et du QSL.

Aujourd’hui, c’est chose faite pour le plus grand bonheur de notre direction. Seulement notre direction, n’en déplaise !

Car même si les bâtiments sont beaux et flambant neufs, nous nous rendons compte que, pour le moment, le compte n’y est pas ! Et ni Bouygues, ni l’APIJ et ni la direction locale ne peuvent dire le contraire.

Jamais, ô grand jamais, la direction aurait dû accepter les clés du LPHE et du QSL.

En effet, pour notre organisation syndicale, la direction aurait dû refuser de réceptionner ces bâtiments dans de telles conditions : travail bâclé, finitions non faites, dysfonctionnement du matériel, etc… Comment pouvez-vous accepter une livraison de locaux encore en chantier ?

Hier, la direction a mis en place la garde des murs au QSL : 4 Agents sur les 10 prévus pour l’ouverture finale. 4 Agents seulement, histoire de limiter la casse et la pénurie de Surveillants en détention. Mais le plus triste et inconcevable, est de voir encore ce QSL, soi-disant livré et opérationnel, en travaux pendant la garde des murs.

  • Des portes qui ne se referment pas ou mal (la PEP).
  • Une cuisine pour les agents en zone détention. Demande faite pour une nouvelle cuisine…Rien !
  • Absence d’un vestiaire dédié aux Agents QSL.
  • Aménagement de la cour de promenade (panier de basket, table de ping pong, …) Rien !
  • Retouche des joins du carrelage en cours.
  • Des vérifications sont en cours dans les cellules d’hébergement.
  • Sécurité approximative pour les Agents qui s’y rendent, surtout la nuit.
  • Etc…

Le LPHE, quant à lui, n’est pas en reste !

  • Absence d’internet et intranet ; des outils essentiels pour travailler. Après des relances répétées, les travaux devraient se faire dans la journée de mercredi.
  • Les prises supplémentaires que nous avions demandé dans les bureaux syndicaux n’ont pas été installées.
  • Absence d’une vraie salle informatique pour la formation. Demande a été faite pour cloisonner une partie de la grande salle polyvalente pour la faire.
  • Nombre réduit des badges distribués.
  • Certains collègues devront attendre une prochaine livraison de badges supplémentaires.
  • Etc…

Nous aurions pu éviter cette situation ubuesque, car depuis les présentations du projet, les différentes réunions et les visites qui ont suivies, nombre de nos doléances concernant la sécurité, les aménagements souhaités, les améliorations à apporter, sont restées vaines. Pure perfidie : « je vous ai entendu… et puis rien ».

Quand allez-vous arrêter de nous prendre pour des cons ?

La politique du « Tenez et fermez la » doit cesser !!

Un minimum de respect pour un personnel déjà en grande souffrance.

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ENAP Personnels : Big Brother à l’ENAP

Le 24 juillet 2025, FO Justice découvrait que les chefs de service de la filière CPIP étaient destinataires de mails alors même qu’ils ne leurs étaient pas adressés.

Vous allez dire : comment cela est possible ?

Très simple, début 2023, selon les informations transmises par la direction, ces chefs de service ont demandé à être qu’ils intégrés aux boîtes structurelles des élèves CPIP.

L’accord a alors été donné par le directeur adjoint de la formation alors en poste.

Le véritable problème c’est que ni les personnels, ni les élèves n’ont été informés.

Ce qui veut dire que dès lors qu’un mail est envoyé à un groupe d’élèves CPIP, les chefs de cette filière sont en copie.

Qu’est-il fait des éléments contenus dans ces mails ? Que sont devenus ces mails depuis plus de 2 ans ?

Pourquoi ne pas avoir informé les élèves et les personnels de l’école ? Cette question mérite une vraie réponse !

La transparence doit être la règle ;

d’autant plus quand on travaille au ministère de la Justice !

Cet agissement est une faute grave que le code pénal condamne en son article L226-15.

Sans même évoquer de ce que prévoit le RGPD en ses articles 12 à 15.

Les obligations de chacun sont rappelées dans la charte numérique du ministère de la justice et notamment en ces termes :

« L’utilisateur ne doit pas tenter d’accéder ou de prendre connaissance d’un message électronique qui serait adressé à un autre destinataire sans l’autorisation formelle de ce dernier.

Tout utilisateur, tout comme l’administration, doit respecter les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.

Celles-ci prévoient en particulier les mesures interdisant :

[…]

Le non-respect de la réglementation relative à la protection des données à caractère personnel. »

Pour rappel, les personnels et les élèves concernés n’ont pas été informés que leurs mails étaient également transmis aux chefs de la filières CPIP.

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Prison de Tarascon : Déclaration Liminaire du CSA du 5 août 2025

Madame la présidente, Mesdames, Messieurs les membres du Comité Social d’Administration (CSA),

En cette période estivale critique pour notre établissement, FO Justice du centre de détention de Tarascon souligne l’importance d’un dialogue social constructif pour faire face aux défis en matière de sécurité, de qualité de vie au travail et de dignité de tous les agents de notre établissement.

Contrairement aux discours minimisant la « réforme historique » FO Justice a permis de stabiliser le recrutement, de retenir ses agents, et d’obtenir des avancées indemnitaire et indiciaire significatives. Comme vous le savez, le nombre d’élèves surveillants est strictement budgété chaque année dans le budget du ministère de la Justice. Cela signifie que le ministère de la Justice ne peut recruter au-delà de ces crédits, correspondant aux équivalents temps plein (ETP) alloué.

La répartition des postes pour les élèves surveillants par la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille, s’effectue en fonction du résultat de la campagne de mobilité… Contrairement à certains discours populistes tendancieux qui cherchent à manipuler l’opinion et à détourner l’attention des agents.

La crise que nous vivons dépasse la question d’effectifs, elle reflète une crise de confiance et de respect, impactant directement la sécurité, la qualité de vie au travail (QVT) et la dignité de tous. Les effectifs actuels, avec un taux de couverture de 90%, contre le minimum requis de 92% par la direction de l’administration pénitentiaire (DAP), sont insuffisants face à la charge, générant surcharge, stress et fatigue, qui mettent en danger la sécurité et la santé des surveillant(e)s, brigadiers-chef(fe)s, officiers et agents administratifs.

Les agents tiennent bon, mais leur résilience a ses limites. La solidarité et la motivation d’une communication authentique, respectueuse, où chaque agent se sent écouté, valorisé et respecté. L’absence de bienveillance institutionnelle fragilise la cohésion et la sécurité et FO Justice appelle à une politique managériale bienveillante et non pas indifférente, afin que chaque agent se sente respecté et soutenu dans ses missions.

Par ailleurs, il est également regrettable que l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP) soit détournée de ses mission fondamentales. La hiérarchie doit respecter et valoriser leur expertise, en évitant tout détournement de leurs missions, en période de crise comme en temps normal.

Il faut tirer les leçons de cette crise et ne pas céder à des solutions populistes ou précipitées, et en respectant les missions de chacun. FO Justice propose que le prochain CSA se concentre :

Un plan d’action concret pour améliorer les conditions de travail, en intégrant la santé mentale et physique, et en valorisant l’engagement et la reconnaissance des agents.

Une concertation sérieuse sur le projet de construction modulaire, avec une prise en compte des ressources humaines nécessaires, en évitant de faire porter le poids de ce projet sur l’établissement sans garantir ses moyens.

Une révision des mouvements des détenus, pour réduire la surcharge de travail sur les agents, et garantir des conditions de travail plus sûres.

Une réflexion sur les causes profondes de la dégradation de notre établissement, pour élaborer des solutions durables, adaptées, et respectueuses de tous.

Madame la Présidente, FO Justice insiste sur la nécessité que la sécurité et la dignité des agents soient au cœur de toutes nos décisions. Notre organisation syndicale (OS) est prête à accompagner ces démarches, mais cela exige un véritable engagement de la direction, basé sur la bienveillance, le professionnalisme et le respect mutuel.

Les agents ne sont pas des variables d’ajustement, ils sont le cœur de notre établissement. Leur expérience, leur engagement et leur ancienneté doivent guider nos choix, non des considérations politiques ou personnelles.

FO JUSTICE SIÈGE DANS CETTE INSTANCE POUR TRAVAILLER SUR UN AVENIR PLUS SÛR, PLUS HUMAIN, BASÉ SUR LE DIALOGUE, L’ÉCOUTE ET LE RESPECT MUTUEL.

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Prison de Borgo : Le Centre Pénitentiaire est Maintenant dans un Monde Parallèle !

Vendredi 1er aout 2025, un grand couteau en céramique a été trouvé lors d’une fouille au QSL !

Commençons par remercier et féliciter les collègues ayant participer à cette fouille.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet, cette découverte est très inquiétante et nous renvoie à des souvenirs douloureux.

Nous attendions une réponse forte de notre direction et le moins que l’on puisse dire c’est que nous n’avons pas été déçus !

Une note à l’attention de la population pénale est rédigée dès le lundi suivant. Elle précise que les couteaux en céramique sont interdits (ça alors…), et que les personnes volontaires pour remettre un couteau de ce type sont invités à se faire connaitre avant le 14 aout 2025 !

Nous savons maintenant qu’avant le 14/08/25 les couteaux ne sont pas dangereux au CP Borgo…affligeant !

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Groupe de travail de Septembre – “ARMEMENT”

Quand certains, sans véritablement maîtriser le sujet, se félicitent d’avoir obtenu un groupe de travail consacré au port d’armes des personnels en dehors des établissements et hors service…

FO Justice continue d’avancer sur ses revendications en faveur de la sécurité de tous !

En effet, à notre initiative, ce groupe de travail abordera en réalité des problématiques plus larges : il concernera l’armement des personnels à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements pénitentiaires.

►FO Justice a obtenu la reprise de ce dossier, afin de permettre aux personnels de se protéger et de se défendre dans nos établissements, mais aussi, dans certains cas particuliers à l’extérieur et en dehors des heures de service.

Ce groupe de travail permettra donc de faire le point sur le déploiement des bombes incapacitantes pour les personnels d’encadrement. Actuellement soumis à l’autorisation du chef d’établissement, ce dispositif ne s’avère pas satisfaisant, nombre d’entre eux s’y opposant.

 

►FO Justice exigera que la dotation de ces bombes ne soit plus soumise à leur validation, mais intègre la dotation individuelle de tous les personnels de surveillance, et non plus uniquement celle des encadrants.

Ce changement de paradigme est indispensable : ces outils peuvent sauver des vies et éviter des drames.

S’agissant du Pistolet à Impulsion Électrique (PIE), il est temps d’agir !

►FO Justice a bien obtenu l’autorisation de déploiement du PIE, mais la mise en application sur le terrain tarde. Malgré plus d’un million d’euros investis dans l’achat de caméras, ces armes ne sont toujours pas présentes dans les équipes de sécurité pénitentiaires.

FO Justice exigera donc leur déploiement :

  • Dans tous les quartiers spécifiques
  • Dans chaque structure, y compris les plus petites, avec au moins un pistolet disponible en cas d’urgence.

Enfin, sur le port d’arme hors service, FO Justice plaide pour une approche pragmatique. Nous ne sommes pas favorables à un accord systématique de toutes les demandes de port d’arme hors service. Contrairement à certains de nos homologues, notre organisation présentera des propositions responsables, sans démagogie ni populisme, dans l’intérêt des personnels, pour leur sécurité et celle de leurs familles.

Alors que certains syndicats ont fait le choix du gilet pare-lame comme protection individuelle, FO Justice a toujours défendu une doctrine visant à équiper les agents pour anticiper et répondre efficacement à toute agression. Une doctrine claire et affirmée !

FO Justice refuse de rester passif et de subir la violence dans nos détentions !

Les équipements à visée défensive ont montré leurs limites !

FO Justice revendique des moyens réels pour assurer la sécurité des Personnels !

Place aux équipements à visée dissuasive ! 

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Prison de Valenciennes : Un Drame Arrivera !

la MA Valenciennes, les week-ends passent et seressemblent depuis bien…

TROP LONGTEMPS !!!

Ce dimanche 3 Août, 2ème tour promenade de l’après-midi, comme à son habitude le ciel s’obscurcit.Non pas par un nuage d’averse mais par une pluie de projections interminable. La plupart est consommée sur place (alcool, drogue, etc…).

La concurrence pour avoir le marché est rude tellement ce dernier est juteux et, inéluctablement, cela entraine des bagarres entre détenus comme ce jour… ENCORE…

Les représailles se feront ressentir cette semaine, c’est une certitude. MAIS BON… Les registres mis à disposition des agents sont pourtant dûment remplis mais visiblement pas lu… Cela fait des semaines que nous alertons sur certains protagonistes bien ciblés mais il n’en est rien.

Le pire à été évité de justesse grâce (une fois de plus) au professionnalisme et au sang-froid des collègues présents.Que peut faire le personnel face à cette violence et au trafic accru sachant que nous sommes en :

  • Surpopulation de 190% (la promiscuité a assez duré).
  • Sous effectif récurent (ce jour, 6 personnels pour 380 détenus)
  • Fatigue, usure du personnel (Rappels constants).
  • Demande de transfert depuis bien… TROP LONGTEMPS !!!

Mais ce n’est pas tout, BEN NON… Ajoutons à cette situation alarmante, les magistrats qui nous contraignent à des mutations de cellule le dimanche afin que 4 détenus du Quartier

Homme soient affectés au Quartier de Semi Liberté pour que ces derniers puissent sortir à l’heure le lundi matin. Nous pensons avoir fait énormément d’efforts pour que le navire ne coule pas. TROP c’est TROP !!!

Nous attendons que des mesures soient prises rapidement car la MA Valenciennes est à bout de souffle.

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