À l’initiative de FO Justice, et dans le cadre de la réforme historique que nous avons portée et obtenue seuls, la formation initiale des élèves surveillants va passer de 6 à 8 mois… ou plutôt repasser à 8 mois. Car ça n’est que depuis 2018, et à l’initiative du DAP et de ses complices de l’époque, que sa durée avait été amputée de 2 mois.
Le résultat de cette mesure, censée permettre un abondement plus rapide et massif des agents en établissement, est aujourd’hui flagrant : un fiasco total à tous les niveaux !
Alors OUI, FO Justice assume et revendique l’allongement de la formation. Cette mesure permettra d’avoir des agents mieux préparés, mieux formés à l’ensemble des missions qui deviendront les leurs, et de les habiliter aux missions ESP dès l’ENAP.
Ça ne se fera évidemment pas sans moyens matériels et humains. Les deux sont indissociables, mais encore faut-il avoir le recul et l’intelligence de faire les choses dans l’ordre et d’accepter de pointer les vraies difficultés.
Que les locaux et structures de formations deviennent exigus, c’est un fait. Mais si l’ENAP arrive à saturation, c’est avant tout parce qu’elle manque de ressources formatives. À quoi serviraient de nouveaux locaux si nous n’avions pas de formateurs et intervenants pour les exploiter ?
Ça n’est pas une nouvelle école qui règlera la problématique du manque de personnels. Le véritable obstacle, c’est l’absence d’attractivité et de capacité à fidéliser au sein de la filière « formation ». Le nombre des candidats aux récents concours de formateurs et responsables de formation illustre parfaitement cette désertion.
Alors, prétendre aujourd’hui, comme se l’autorisent certains, que l’ENAP ne sera pas en capacité d’absorber 2 mois de formation supplémentaire du seul fait du manque de locaux relève d’une surprenante méconnaissance de la réalité… ou du mensonge… ou encore de la volonté de ne pas assumer sa propre responsabilité dans cette situation.
Car, ceux qui s’offusquent aujourd’hui du manque de ressources formatives sont les responsables de la déliquescence de cette filière au travers de leur plan de requalification qui l’a littéralement annihilée.
Si aujourd’hui une seconde école s’avère nécessaire, c’est avant tout parce que nous parvenons enfin à recruter, à remplir nos schémas d’emploi et que les perspectives de recrutement pour 2026 nous sont favorables. Et ça aussi c’est historique, et c’est à FO Justice qu’on le doit. Mais nous avons, avant tout, besoin de ressources formatives et de personnels sur des fonctions « support ».
La demande de création d’une seconde école est comparable à celle d’une augmentation du nombre de places de prison. Il est impératif de s’assurer, en premier lieu, de disposer des ressources humaines nécessaires pour garantir un fonctionnement optimal.
► FO Justice revendique de longue date la création d’une seconde école.
► FO Justice condamne le plan de requalification de la chaîne de commandement qui a détruit la filière formation.
FO Justice exige que soit enfin revalorisée, cette filière essentielle à l’accomplissement de nos missions, à hauteur des enjeux, à hauteur du niveau d’expertise et de l’engagement de ces personnels !!!