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Prison d’Arles : Lettre Ouverte au Directeur de la Maison Centrale

Monsieur le Directeur de la Maison Centrale d’Arles,

Par la présente, le syndicat FO Justice MC d’Arles souhaite attirer votre attention sur une situation devenue préoccupante au sein de la Maison centrale: celle du manque criant  sécurité et le bon fonctionnement de notre établissement .

Nous sommes pleinement conscients que cette difficulté ne concerne pas uniquement notre structure, mais qu’il s’agit d’un problème national majeur, qui touche l’ensemble de l’administration pénitentiaire et du Ministère de la Justice.

Toutefois, FO Justice MC d’Arles insiste sur le fait qu’il est indispensable que des mesures immédiates et concrètes soient prises localement pour soulager les agents présents et volontaires, qui assurent chaque jour la continuité du service dans des conditions de plus en plus éprouvantes.

Ce déficit chronique d’effectif impacte non seulement la sécurité de l’établissement, mais aussi le moral et la santé des personnels, qui subissent une charge de travail excessive, une fatigue croissante et un épuisement psychologique inquiétant.

FO Justice MC d’Arles demande que les postes prioritaires soient clairement identifiés et qu’un plan d’organisation soit mis en œuvre afin de garantir la sécurité du site tout en préservant la santé et le moral du personnel.

FO Justice MC d’Arles tient également à souligner son attachement à la mission de l’ELSP, qui ne doit pas être détournée de sa vocation première. L’ELSP ne saurait être une variable d’ajustement : son rôle est capital et doit être respecté.

Dans ce contexte difficile, nous jugeons fondamental de valoriser l’engagement exceptionnel des agents, tous grades confondus, qui font preuve d’un professionnalisme remarquable pour maintenir notre établissement sécurisé et fonctionnel. Il est temps que les efforts fournis soient pleinement reconnus et dûment récompensés.

Enfin, FO Justice MC d’Arles tient à remercier chaleureusement l’ensemble des agents présents, avec un hommage particulier rendu au service des agents ainsi qu’au PCI, pour leur capacité d’organisation, leur adaptabilité et leur implication sans faille.

Nous comptons sur votre écoute et votre engagement à porter une attention particulière à la gravité de la situation et à mettre en place des actions rapides et adaptées pour garantir les conditions de travail et la sécurité de tous.

Dans l’attente d’un retour de votre part, veuillez recevoir, Monsieur le Chef d’établissement, l’expression de notre respect syndical.

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Prison d’Arras : Nouvelle Tentative d’évasion déjouée après celle de Douai !

Malgré nos alertes répétées, la direction locale, sous prétexte de rendre service, a continué, au fil des mois, à accepter l’écrou de détenus relevant des JIRS. Ces détenus, dont certains sont liés au grand banditisme et disposent de moyens et d’une logistique extérieure conséquente, se retrouvent ainsi dans notre établissement, qui n’est absolument pas adapté pour accueillir ce type de profils.

Ce mardi 5 août, le pire a été évité de justesse. Grâce à un concours de circonstances exceptionnel, l’un de nos collègues a découvert une barre de fer provenant du barreaudage d’une cellule dont le caillebotis ne tenait plus que sur quelques millimètre… Par sa réactivité et son professionnalisme, il a très certainement permis d’éviter une nouvelle tentative d’évasion.

Autant qu’une corde tressée de 15 mètres ainsi qu’un téléphone portable ont été également saisis lors de la fouille de cellule qui s’en est suivi…

Monsieur le Directeur, vos personnels ne se préoccupent pas des projecteurs, mais si ceux-ci peuvent servir à quelque chose, faites comprendre aux autorités compétentes qu’une maison d’arrêt de ville ne peut accueillir n’importe quel détenu. En agissant ainsi, vous prouverez que vous êtes à l’écoute de votre personnel, qui se démène au quotidien pour faire fonctionner votre établissement.

Il est louable de vouloir satisfaire les autorités, mais cela ne doit pas se faire au détriment de la sécurité et du bien-être de vos équipes.

Le syndicat FO Justice tient à féliciter l’ensemble des agents présents pour leur réactivité et leur professionnalisme.

Le syndicat FO Justice demande également que tous les agents impliqués soient mis à l’honneur par une lettre de félicitations officielle.

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Prison de Caen-IFS : Quand l’exception devient la norme

Alors que le bureau local FO Justice a dénoncé dans un communiqué le sentiment d’impunité qui règne à la SAS, entre la circulation de téléphones, de produits stupéfiants et les retours de permission en état d’ébriété, toujours d’actualité à ce jour, un nouvel incident est venu confirmer cette dérive.

Le 4 août 2025, un détenu revenant de semi-liberté, dans un état second, a été soumis à une fouille. Lors de celle-ci, deux seringues ont été retrouvées dissimulées dans sa chaussure, sous la semelle.

Interrogé, l’intéressé a reconnu être le propriétaire des seringues et a précisé qu’elles contenaient de la cocaïne sous forme liquide.

Cet épisode soulève une question grave.

Qu’aurait-il pu se passer si l’agent procédant à la fouille s’était blessé avec l’une de ces seringues ? Le risque d’infection, d’exposition à des maladies graves ou à des substances toxiques est bien réel. Il est inadmissible que le personnel soit ainsi exposé à de tels dangers dans l’exercice de ses fonctions.

Et ce n’est malheureusement pas un cas isolé. La semaine précédente, une autre découverte inquiétante a été faite à la SAS. De la poudre blanche a été retrouvée sur la table d’une cellule, soigneusement disposée en lignes, laissant peu de doute quant à sa probable consommation imminente. Là encore, tout indique une circulation active de produits stupéfiants au sein de l’établissement.

Il est plus que temps que des mesures concrètes soient prises pour restaurer l’autorité, assurer la sécurité des personnels et mettre un terme à cette spirale dangereuse.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS prend acte du fait que la nouvelle Direction semble avoir pris conscience des difficultés dans lesquelles évoluent les agents et affiche la volonté d’améliorer la situation.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient néanmoins à rappeler que les conditions de travail continuent de se dégrader, et salue le professionnalisme constant des agents, qui font preuve d’un engagement exemplaire malgré ce contexte difficile.

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PREJ Lille : Assez de promesse vaines, le PREJ de Lille exige des ACTES !

Les agents du PREJ de Lille et des ÉRIS sont à bout. Ils travaillent dans des conditions indignes, dangereuses et honteuses, dans une base qui tombe en ruine. Cette situation est intolérable et les belles paroles ne suffisent plus ! Voici le constat accablant :

1. DES ÉQUIPEMENTS EN RUINE, UNE SÉCURITÉ BAFOUÉE

  • Le ballon d’eau chaude (300 litres) : Percé depuis plus de deux mois, il fuit sans relâche. Les rustines en cuivre, bricolées à la hâte, ne tiennent pas face à un problème de pression criant.

Les interventions des ouvriers sont vaines tant que ce ballon hors d’usage n’est pas remplacé.

Mais la chaufferie, mal conçue, ne permet même pas d’installer un modèle équivalent ! On nous impose de passer à une capacité réduite (260-275 litres), comme si baisser nos exigences était une solution acceptable…

  • Cumulus du vestiaire du bas : Après des fuites scandaleuses, il a été rafistolé à l’arrache. Combien de temps tiendra-t-il avant de céder complètement ? Un remplacement immédiat s’impose !
  • Portails d’accès : En panne chronique, certains déraillent et menacent de s’effondrer sur le personnel. Aujourd’hui, un portail sur deux est hors service, exposant agents et usagers à des risques inacceptables. Pour FO Justice, la sécurité n’est pas une option, c’est un DROIT !

2. MAINTENANCE AU RABAIS, DANGERS IGNORÉS

  • Porte du vestiaire annexe (rez-de-chaussée) : À moitié arrachée, elle ne tient que sur un gond branlant, prête à s’écrouler sur un agent à tout moment. Signalée maintes fois et inscrite au registre des dangers graves et imminents, elle reste ignorée faute de budget.

C’est une insulte à la sécurité des agents !

  • Contrat ATALIAN, un scandale : Les intervenants arrivent sans outils adaptés, incapables de réparer efficacement. Le choix du prestataire le moins cher est une aberration, un mépris total pour la qualité et la sécurité. Nous exigeons des prestataires compétents, pas des économies de bout de chandelle !

3. UNE NOUVELLE BASE ? DES PROMESSES EN L’AIR !

Depuis des années, les agents du PREJ de Lille et des ÉRIS sont baladés avec des promesses creuses. Trois études de faisabilité ont été réalisées, pour rien. Une quatrième étude était soi-disant prévue, mais elle est éclipsée par d’autres projets, comme celui pour les narcotrafiquants.

Le PREJ de Lille n’est pas une priorité, c’est une honte ! La DI de Lille mérite une base moderne, comme les autres directions interrégionales. Le « provisoire » est devenu une prison, et les agents n’en peuvent plus d’attendre.

SANS MOYENS, PAS DE SÉCURITÉ ! SANS SÉCURITÉ, PAS DE TRAVAIL DIGNE !

FO Justice ne se contentera plus de paroles. Nous exigeons : Le remplacement immédiat du ballon d’eau, du cumulus, de la porte et des portails défectueux.

Une révision des contrats de maintenance pour des interventions rapides et professionnelles.

ET SURTOUT LA CONCRETISATION URGENTE D’UNE NOUVELLE BASE

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Création d’une nouvelle école – FO Justice propose de réfléchir avant d’agir !

À l’initiative de FO Justice, et dans le cadre de la réforme historique que nous avons portée et obtenue seuls, la formation initiale des élèves surveillants va passer de 6 à 8 mois… ou plutôt repasser à 8 mois. Car ça n’est que depuis 2018, et à l’initiative du DAP et de ses complices de l’époque, que sa durée avait été amputée de 2 mois.

Le résultat de cette mesure, censée permettre un abondement plus rapide et massif des agents en établissement, est aujourd’hui flagrant : un fiasco total à tous les niveaux !

Alors OUI, FO Justice assume et revendique l’allongement de la formation. Cette mesure permettra d’avoir des agents mieux préparés, mieux formés à l’ensemble des missions qui deviendront les leurs, et de les habiliter aux missions ESP dès l’ENAP.

Ça ne se fera évidemment pas sans moyens matériels et humains. Les deux sont indissociables, mais encore faut-il avoir le recul et l’intelligence de faire les choses dans l’ordre et d’accepter de pointer les vraies difficultés.

Que les locaux et structures de formations deviennent exigus, c’est un fait. Mais si l’ENAP arrive à saturation, c’est avant tout parce qu’elle manque de ressources formatives. À quoi serviraient de nouveaux locaux si nous n’avions pas de formateurs et intervenants pour les exploiter ?

Ça n’est pas une nouvelle école qui règlera la problématique du manque de personnels. Le véritable obstacle, c’est l’absence d’attractivité et de capacité à fidéliser au sein de la filière « formation ». Le nombre des candidats aux récents concours de formateurs et responsables de formation illustre parfaitement cette désertion.

Alors, prétendre aujourd’hui, comme se l’autorisent certains, que l’ENAP ne sera pas en capacité d’absorber 2 mois de formation supplémentaire du seul fait du manque de locaux relève d’une surprenante méconnaissance de la réalité… ou du mensonge… ou encore de la volonté de ne pas assumer sa propre responsabilité dans cette situation.

Car, ceux qui s’offusquent aujourd’hui du manque de ressources formatives sont les responsables de la déliquescence de cette filière au travers de leur plan de requalification qui l’a littéralement annihilée.

Si aujourd’hui une seconde école s’avère nécessaire, c’est avant tout parce que nous parvenons enfin à recruter, à remplir nos schémas d’emploi et que les perspectives de recrutement pour 2026 nous sont favorables. Et ça aussi c’est historique, et c’est à FO Justice qu’on le doit. Mais nous avons, avant tout, besoin de ressources formatives et de personnels sur des fonctions « support ».

La demande de création d’une seconde école est comparable à celle d’une augmentation du nombre de places de prison. Il est impératif de s’assurer, en premier lieu, de disposer des ressources humaines nécessaires pour garantir un fonctionnement optimal.

► FO Justice revendique de longue date la création d’une seconde école.

► FO Justice condamne le plan de requalification de la chaîne de commandement qui a détruit la filière formation.

FO Justice exige que soit enfin revalorisée, cette filière essentielle à l’accomplissement de nos missions, à hauteur des enjeux, à hauteur du niveau d’expertise et de l’engagement de ces personnels !!!

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Prison de Réau : Flash Agression !

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien ne peut rester muet face à la dégradation inacceptable des conditions de travail et de sécurité.

Ce 5 août 2025, une collègue a subi des crachats répétés et des insultes ignobles de la part d’un détenu, tandis que la hiérarchie a minimisé l’agression, refusant même la prise en charge du protocole après crachat. Un incident de plus dans un quotidien violences, bagarres et insultes sont banalisées, malgré des effectifs squelettiques et une surpopulation explosive.

Comment tolérer que les agents soient contraints d’assumer des missions « spécifique », surveillants isolés toute une nuit dans une cellules, sans moyens ni soutien ? Comment accepter que les agressions soient étouffées (« rien de grave », « ne portez pas plainte »), alors que le personnel est à bout, sacrifié sur l’autel de la gestion chaotique ?

Assez de mépris ! Le plan d’équité prévoit une reconnaissance manifeste pour les agents. Où sont les effectifs supplémentaires promis ? Où est l’application des mesures de protection et de valorisation ?

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien exige le renfort immédiat de personnel pour stopper l’hémorragie.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien exige la prise en charge systématique des agents agressés, sans pression ni déni.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien exige l’application intégrale du plan d’équité : reconnaissance financière et morale pour tous les agents, sans exception.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire Sud Francilien demande un audit sur la gestion des risques et la surpopulation carcérale.

La dignité des personnels n’est pas négociable.

Stop à la politique du silence : nos vies ne sont pas des variables d’ajustement !

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Prison de Paris-la-Santé : AGRESSION !

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ ne peut que dénoncer et condamner de tels faits.

Dans la nuit du 5 au 6 août 2025, un détenu notoirement violent, déjà placé au quartier disciplinaire pour agression, a une nouvelle fois franchi toutes les limites. Alors qu’il simulait un malaise (vomi au sol, refus de répondre aux injonctions), les équipes ont tenté de le secourir.

Résultat ?

  • Coup de pied dans les parties génitales d’un gradé
  • Crachat au visage d’une collègue lors de son extraction menottée.

Le quartier disciplinaire, supposé contenir ces profils aux agissements dangereux, a prouvé son inefficacité sur certains détenus. Comment un individu aussi instable et agressif peut-il continuer à mettre en danger nos collègues ?

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ exige le transfert immédiat de ce détenu vers un établissement adapté à son niveau de dangerosité.

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ exige des sanctions pénales exemplaires pour ces agressions préméditées contre des fonctionnaires.

Le bureau local FO JUSTICE du CP PARIS LA SANTÉ reste en soutien des agents. Nous vous accompagnerons sans relâche les différentes démarches (dépôt de plainte, reconnaissance en accident de service,…) pour que ces actes odieux ne restent pas impunis.

Le laxisme face à la violence en détention, c’est terminé.

FO JUSTICE ne transigera jamais avec la sécurité des personnels.

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Prison d’Aix-Luynes : Réponse à votre courrier relatif à notre tract intitulé : “CP Aix-Luynes ou Apple Store ?”

Monsieur Directeur ,

Nous accusons réception de votre réponse à notre tract intitulé “CP AIX-LUYNES ou Apple Store ?”, dans lequel nous alertions sur la prolifération inquiétante de téléphones portables notamment iPhone de la marque Apple, au sein de l’établissement, ainsi que sur la dégradation persistante du matériel de communication destiné au personnel. Si votre message se veut une démonstration de fermeté, il illustre surtout une déconnexion préoccupante avec la réalité quotidienne des agents de terrain.

Nous prenons acte de vos observations, mais tenons à y répondre avec la même franchise que celle que vous revendiquez.

1) Sur la forme :

Votre volonté de rejeter en bloc notre critique en parlant de “jugement de valeur” et en assénant des phrases toutes faites comme “tout ce qui voit n’ont pas les yeux ouverts” ne saurait masquer l’essentiel : le centre pénitentiaire d’Aix-Luynes est devenu un point de chute régulier pour des téléphones portables dernier cri, tandis que le matériel de communication du personnel, lui, date d’un autre siècle.

Vous vous offusquez du terme « léthargie » ? Nous, ce qui nous choque, c’est l’inertie chronique face aux problèmes exprimés, face à une situation de terrain dégradée, qui perdure malgré les signalements répétés des agents. Ce terme, volontairement fort, reflète le sentiment partagé par nombre de collègues quant à un manque de réactivité palpable sur certains dossiers essentiels à la sécurité.

Affirmer que “la direction ne nous a pas attendu pour savoir ce qu’il faut faire” est une chose, mais les constats restent têtus : les saisies de téléphones explosent, pendant que les postes de communication défaillants restent non remplacés. Les paroles ne suffisent pas : ce sont les actes concrets et leur impact visible qui importent.

2) Sur le fond :

Vous évoquez deux audits de sécurité ainsi qu’une mise en demeure du prestataire en charge des équipements. Fort bien. Nous ne doutons pas que des démarches soient en cours. Toutefois, pendant que des rapports s’accumulent dans les bureaux, ce sont nos collègues qui prennent les risques, sans moyens, sans soutien visible, dans le CP Aix-Luynes où la technologie détenue illégalement par les détenus dépasse celles des agents.

Est-ce cela, la modernisation pénitentiaire ? Une prison où les détenus communiquent mieux que les surveillants ? Où l’on retrouve des iPhones tous les jours, alors que les agents doivent travailler avec des moyens de communication défaillants.

3) La sécurité :  une responsabilité partagée, mais surtout dirigée

Vous avez raison sur un point, Monsieur le Directeur : la sécurité est l’affaire de tous. Encore faut-il que tous disposent des moyens nécessaires pour assurer cette mission, sans être entravés par un matériel obsolète ou une politique de contrôle insuffisamment volontariste.

Or, ce que nous voyons aujourd’hui, c’est une forme de résignation.

  • Des fouilles sectorielles ? pas autant que faire se peut, au vu des effectifs.
  • Des fouilles récurrentes ciblées avec l’équipe régionale de fouilles ? ???
  • Les ICOMS défectueux ? Toujours.
  • Les téléphones dans les bureaux non fonctionnels dans certaines zones ? Encore d’actualité.
  • Un plan d’action visible et suivi ? Inexistant.

Ce n’est pas seulement un problème technique, c’est une faille de gouvernance.

4) Qui dirige réellement au CP Aix-Luynes ?

Parce que, vu du terrain, ce sont les téléphones qui circulent, les trafics qui s’organisent, les menaces qui montent, pendant que la direction tente de nous convaincre qu’elle agit.

Alors, oui, nous posons de nouveau la question :

Le CP Aix-Luynes est-il devenu un Apple Store sécurisé pour les détenus, pendant que les agents, eux, évoluent dans un environnement défaillant et dangereux ?

Nous attendons des actes, pas des citations.

Nous saluons l’investissement des agents que vous mentionnez, ainsi que celui de l’encadrement car c’est en leur nom que nous parlons : ce sont eux qui remontent ces dysfonctionnements. Ce sont eux qui, quotidiennement, constatent l’écart entre les annonces et la réalité du terrain.

En conclusion :

Nous nous questionnons sur l’efficacité et la cohérence globale du dispositif de sécurité, à l’épreuve des faits. Le trafic téléphonique continue. Le matériel dysfonctionne.

Nous vous réitérons donc nos demandes :

  • Des fouilles sectorielles régulières, accompagnées de l’équipe régionale
  • Le remplacement immédiat des ICOMS et téléphones fixes défectueux
  • Une communication plus transparente sur les actions concrètes engagées.

Nous resterons vigilants et continuerons à alerter chaque fois que la sécurité du personnel sera mise en jeu, à l’instar de « le chêne et le roseau » de La Fontaine.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de notre considération.

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Prison de Baie-Mahault : QSL et LPHE – Le compte n’y est pas !

Chers collègues,

Depuis le début des travaux du DAC, nous attendions avec impatience la livraison de la première tranche, à savoir l’ouverture du Mess du personnel, les Locaux du Personnel Hors Enceinte (LPHE) et du QSL.

Aujourd’hui, c’est chose faite pour le plus grand bonheur de notre direction. Seulement notre direction, n’en déplaise !

Car même si les bâtiments sont beaux et flambant neufs, nous nous rendons compte que, pour le moment, le compte n’y est pas ! Et ni Bouygues, ni l’APIJ et ni la direction locale ne peuvent dire le contraire.

Jamais, ô grand jamais, la direction aurait dû accepter les clés du LPHE et du QSL.

En effet, pour notre organisation syndicale, la direction aurait dû refuser de réceptionner ces bâtiments dans de telles conditions : travail bâclé, finitions non faites, dysfonctionnement du matériel, etc… Comment pouvez-vous accepter une livraison de locaux encore en chantier ?

Hier, la direction a mis en place la garde des murs au QSL : 4 Agents sur les 10 prévus pour l’ouverture finale. 4 Agents seulement, histoire de limiter la casse et la pénurie de Surveillants en détention. Mais le plus triste et inconcevable, est de voir encore ce QSL, soi-disant livré et opérationnel, en travaux pendant la garde des murs.

  • Des portes qui ne se referment pas ou mal (la PEP).
  • Une cuisine pour les agents en zone détention. Demande faite pour une nouvelle cuisine…Rien !
  • Absence d’un vestiaire dédié aux Agents QSL.
  • Aménagement de la cour de promenade (panier de basket, table de ping pong, …) Rien !
  • Retouche des joins du carrelage en cours.
  • Des vérifications sont en cours dans les cellules d’hébergement.
  • Sécurité approximative pour les Agents qui s’y rendent, surtout la nuit.
  • Etc…

Le LPHE, quant à lui, n’est pas en reste !

  • Absence d’internet et intranet ; des outils essentiels pour travailler. Après des relances répétées, les travaux devraient se faire dans la journée de mercredi.
  • Les prises supplémentaires que nous avions demandé dans les bureaux syndicaux n’ont pas été installées.
  • Absence d’une vraie salle informatique pour la formation. Demande a été faite pour cloisonner une partie de la grande salle polyvalente pour la faire.
  • Nombre réduit des badges distribués.
  • Certains collègues devront attendre une prochaine livraison de badges supplémentaires.
  • Etc…

Nous aurions pu éviter cette situation ubuesque, car depuis les présentations du projet, les différentes réunions et les visites qui ont suivies, nombre de nos doléances concernant la sécurité, les aménagements souhaités, les améliorations à apporter, sont restées vaines. Pure perfidie : « je vous ai entendu… et puis rien ».

Quand allez-vous arrêter de nous prendre pour des cons ?

La politique du « Tenez et fermez la » doit cesser !!

Un minimum de respect pour un personnel déjà en grande souffrance.

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