Suite à plusieurs remontées de terrain, FO Justice a été alerté d’un problème concernant les arrêtés d’affection pour l’ensemble de la 221ème promotion de Surveillants.
Nous avons aussitôt saisi la DAP pour que la régularisation intervienne le plus vite possible, afin d’éviter les problèmes de payes pour l’ensemble de ces agents. La clôture de celles-ci intervient, en effet, dès ce soir.
Nous avons eu un retour de la DAP avec des engagements fermes, nous assurant que le problème serait réglé aujourd’hui.
FO Justice reste vigilant, comme toujours, afin que ces nouveaux collègues ne soient pas lésés dès leur entrée dans l’administration !
Les personnels techniques sont confrontés, depuis plusieurs années, depuis trop d’années, à une situation intenable : pour l’administration ils ne sont que des « petites mains invisibles ».Pourtant, sur le terrain, ces professionnels réparent, entretiennent, sécurisent, soutiennent toute la logistique de nos structures et directions afin de garantir la sécurité et le confort de travail de tous, personnels comme usagers. Et malgré cela, que reçoivent-ils en retour ?
Reconnaissance : 0
Ecoute et considération : 0
Mais, toujours plus de charges et toujours moins de moyens
➢ Métropole et Outre-mer : même détresse, même constat.
La filière technique souffre d’un sérieux manque de moyens.
Il serait temps d’ouvrir les yeux et de prendre des décisions courageuses, en adéquation avec la triste réalité vécue par les Adjoints Techniques, Techniciens et Directeurs Techniques.
Depuis trop longtemps, nombre de nos services techniques sont en déliquescence :
→Effectif en berne et conditions de travail dégradées ;
→Locaux vétustes et matériels obsolètes ;
→Beaucoup trop de postes laissés vacants, les besoins réels de renfort non pris en compte lors des mobilités.
Pendant que les agents s’épuisent, l’administration joue avec la sécurité des établissements pénitentiaires. Les services techniques sont à l’agonie et ne survivent que grâce à la conscience professionnelle d’agents engrande souffrance qui ne comptent plus leurs efforts… pendant que l’administration fait l’autruche.
Fermer les yeux sur cette réalité, c’est nier l’engagement quotidien de femmes et d’hommes qui, malgré tout, assurent leurs missions avec loyauté et professionnalisme mais qui en ont assez du mépris !
► FO Justicedénonce ce mépris institutionnel qui n’a que trop duré !
Les personnels techniques méritent respect et vraie écoute du terrain, plutôt que des discours creux depuis les bureaux parisiens.
Les personnels techniques, tous grades confondus, constatent chaque année avec amertume que les choix opérés en matière de mobilité par certaines Directions Interrégionales sont loin de répondre aux besoins réels.
En effet, nos services techniques se vident du fait de départs à la retraite, de disponibilités ou d’absences pour maladie.
➢ Résultat : des équipes démoralisées, du matériel hors d’âge, des agents qui tiennent bon uniquement
par conscience professionnelle dans l’attente de renforts qui n’arrivent jamais.
► FO Justicedénonce une situation qui ne touche malheureusement pas seulement la métropole puisque l’Outre-mer est également frappée de plein fouet.
Face à cette situation, l’Administration, totalement indifférente aux attentes des personnels, reste muette.
Par son silence et son absence de réaction, elle se rend complice d’un profond malaise professionnel et d’un sentiment d’abandon généralisé.
La valorisation des agents ? elle semble n’être qu’une illusion…
L’attractivité ?juste un écran de fumée !
► FO Justicedit STOPàcette politique du “faire semblant” qui asphyxie les services et démoralise les agents.
Sans une prise de conscience immédiate, c’est l’ensemble de la filière qui risque de s’effondrer.
► FO Justiceappelle l’Administration à prendre ses responsabilités et à engager, sans délai, des mesures concrètes pour restaurer la confiance, améliorer les conditions de travail et redonner du sens aux missions des personnels techniques, toutes spécialités confondues.
Reconnaissance, respect, moyens : le minimum vital !
FO Justice exige :
✓Unereconnaissance statutaire et financièredes personnels techniques.
✓La fin du méprisinstitutionnel et une reconnaissance effective des missions et compétences des personnels techniques.
✓Une véritable écoute des agents du terrain.
✓Une réévaluation urgente des règles fixées par l’Administration concernant la politique de gestion des mobilités des personnels techniques (éligibilité à la publication des postes…)
✓Des renforts immédiatsadaptés aux besoins réels de toutes les structures, qu’elles soient en gestion publique ou privée.
✓Des conditions de travail dignes et sécurisées.
Les personnels techniques réaffirment leur attachement au service public, mais refusent de continuer à travailler dans le mépris et l’indifférence. Certes, des choix doivent être faits mais FO Justicerefuse qu’ils s’opèrent au détriment de la santé et du bien-être de nos personnels techniques.
Compte tenu de ce délaissement inacceptable, il est urgent que notre administration prenne enfin la mesure de la situation et mette en œuvre de véritables actions pour une meilleure visibilité de la filière technique.
Lelundi 20 octobre 2025, dans la matinée, une personne détenue, découverte en possession de matière stupéfiante aux ateliers, a été réintégrée en cellule.
Mécontente, elle a refusé la fouille de cellule consécutive à cette découverte et a poursuivi dans son comportement provocateur en dissimulant un objet qu’elle a avalé.
Lors de la maîtrise de cette personne détenue, l’intervention s’est révélée particulièrement difficile. L’individu a fait preuve d’une violence sans précédent , refusant toute coopération et manifestant une volonté évidente d’endécoudre.
Malgré la brutalité de la situation, les agents ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire et d’un sang- froid remarquable.
Le bilan est lourd :
1 agent blessé et conduit aux urgences !!!
1 officier ainsi qu’un agent également blessé, restés en poste malgré tout
L’agression du 20 octobre 2025 illustre tristement les conséquences directes de la surpopulation pénale grandissante, ainsi que la multiplication des projections et livraisons par drones, qui accentuent la tension en détention, quel que soit le bâtiment ou le secteur concerné.
Quelques chiffres (au 21 octobre 2025) :
•104 matelas au sol en MA1
•70 matelas au sol en MA2 (module respect)
Le Bureau Local Force Ouvrière du CP MDMtient à saluer le travail remarquable de tous les personnels, tous corps et grades confondus.
Grâce à leur courage, leur dévouement et leur disponibilité sans faille, l’établissement est maintenu à flot dans des conditions de plus en plus dégradées.
FO JUSTICE CP MDM demande le transfert immédiat de cette personne détenue, après l’exécution d’une sanction disciplinaire exemplaire.
FO JUSTICE CP MDM souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessés, tant physiquement que psychologiquement.
FO JUSTICE CP MDM se tient aux côtés des camarades blessés pour les accompagner dans l’ensemble des démarches administratives et médicales à venir.
FO JUSTICE CP MDM demande que l’ensemble des agents présents soient félicités à la hauteur de leur engagement, qui a permis d’éviter un drame.
La Commission Outre-mer FO Justice exprime son indignation et condamne fermement l’usage, par le syndicat UFAP de Bois-d’Arcy, de l’expression “république bananière de la détention“.
Une telle formule, profondément méprisante et chargée d’un héritage colonial, n’a aucune place dans le discours syndical ni dans le débat public.
Le terme « république bananière » n’est pas une image neutre.
Il trouve son origine dans une rhétorique impérialiste et racialisée.
Derrière cette expression se cache une vision coloniale et condescendante des peuples du Sud, perçus comme corrompus, instables et incapables d’autonomie.
L’utiliser aujourd’hui pour qualifier le système carcéral français revient à réactiver ce vocabulaire de mépris et à banaliser une insulte historique envers des populations encore marquées par ce passé.
Ce n’est pas une formule “forte”
Ce n’est pas un “coup de gueule syndical”.
C’est une faute de langage et une violence symbolique inacceptable.
Un syndicat, quel qu’il soit, a le devoir d’exercer sa liberté d’expression avec conscience et responsabilité, surtout lorsqu’il prétend défendre la dignité et la justice.
La Commission Outre-mer FO Justiceappelle l’UFAP de Bois-d’Arcy à retirer ses propos, à reconnaître publiquement leur portée offensante, et à présenter des excuses aux personnels ultramarins et à l’ensemble de la communauté pénitentiaire.
La lutte syndicale doit s’inscrire dans la justice, la dignité et le respect, pas dans la reproduction de stéréotypes coloniaux.
Les mots ont un poids : celui-ci écrase bien plus qu’il ne libère.
Le 16 octobre une prise d’otage a eu lieu sur la maison d’arrêt du PUY EN VELAY.
Un détenu connu de la maison d’arrêt pour ces sauts d’humeur multiples et les passages en hôpital, a pris un autre détenu en otage pendant la séance de musculation. Le gradé présent et les agents ont fait preuve d’un grand sang froid pour éviter le pire et attendre l’intervention des ERIS pour mettre fin à l’incident.
Les agents et le bureau local FO alertent depuis un moment sur la situation explosive au sein de l’établissement du PUY, hélas sans être entendu, aujourd’hui, c’est JE NE VOIS RIEN, JE N’ENTENDS RIEN, JE NE DIS RIEN !
Cela ne peut plus durer surtout avec 270 % de taux d’occupation pour un établissement comme la maison d’arrêt du PUY EN VELAY, cela n’est plus possible ! Le pire a été évité cette fois, mais jusqu’à quand ???
Vous attendez des blessés, pour réagir ? le bureau local FO Justice ne peut pas l’accepter !
Évidemment, pour aider son personnel et selon les dires de certains « si nous ne sommes pas contents, nous n’avons qu’à aller travailler à la Talau » car nous le saoulons ! Un grand merci pour ce soutien et la reconnaissance des agents qui travaillent au quotidien pour gérer la population pénale ! Ce n’est que grâce à votre personnel, que jusqu’ici, vous pouvez dormir tranquillement.
Le manque de reconnaissance, depuis quelque temps, laisse les agents sans voix ! Attention de ne pas perdre vos agents même si ceux-ci sont mauvais !
Nous demandons sans délai des transferts pour établissement pour peine, désencombrement !
Le bureau FO félicite tous les agents présents ainsi que les intervenants et demande une distinction pour la gestion de cet incident.
Le bureau FO apportera tout son soutien aux agents en souffrance du fait de cette situation.
Aujourd’hui, le comité social d’administration s’est tenu et FO Justice y a porté haut et fort la voix du personnel.
Voici ce qui a été défendu :
🚨 QLCO : du flou inacceptable
Un groupe de travail annoncé… puis plus aucune information ! Nous exigeons de la transparence et des réponses concrètes.
⚖️ Protocole Incarville : intenable
Manque criant d’effectifs = impossibilité d’appliquer le protocole. La surcharge persiste, et nous refusons de payer les conséquences de ces carences.
❌ Non à la polyvalence abusive
Les brigadiers-chefs récemment affectés ne doivent pas servir de bouche-trous. Ils restent en attente d’une affectation locale définitive et tournent actuellement sur l’ensemble du CP de Réau, sans pouvoir mener à bien leurs missions, étant réaffectés chaque jour sur un nouveau secteur.
↔️ Transferts des détenus : stop !
Notre comité reste inflexible : pas de transferts tant que les conditions ne sont pas réunies. Nous devons gérer, pas subir.
🏆 Récompenses : c’est bien mais pas suffisant ?
72 agents recevront des AAE ou des félicitations… Mais cela ne compense pas le manque structurel de moyens et de reconnaissance au quotidien. Il faut effectivement de la reconnaissance et de la valorisation mais il faut travailler pour trouver une solution pérenne à ce gouffre.
📝 Création d’un poste dédié aux procédures disciplinaires
Nous avons proposé qu’un brigadier-chef encadrement soit spécialement affecté au traitement des retards dans les procédures. Une nécessité pour alléger la charge.
CE CSA DE FIN D’ANNÉE CONFIRME :
✅ Manque d’effectifs → les surveillants sont en sous-effectif chronique.
✅ Non à la création des pôles → refus de la dilution des responsabilités.
✅ Stopper la rotation des nouveaux brigadiers-chefs → stabilité et expertise avant tout !
FO Justicecontinue le combat pour :
Le respect de nos missions et de nos conditions de travail
La fin des annonces sans suite
Des effectifs à la hauteur des besoins
La reconnaissance réelle du travail accompli
Restons unis et mobilisés !
La direction doit entendre nos revendications !
FO Justice, pour une administration pénitentiaire respectée et respectueuse de ses agents.
A l’approche d’HALLOWEN, une grande chasse aux sorcières est ouverte au QLCO de VENDIN LE VIEIL.
En effet, depuis un certain temps il est de bon ton de traquer les agents de Vendin sur différents sujets, la détention étant trop calme, il faut bien trouver une occupation.
On a vite oublié l’investissement et l’implication sans relâche du personnel Vendinois dans le succès de l’ouverture de ce projet pharaonique dans un laps de temps très court.
On a également vite oublié la gestion exemplaire des agents dans la révolte des détenus essayant de mettre à mal le projet QLCO mais géré d’une main de maître.
Malgré cela, il monte un sentiment général de démotivation, d’un manque de considération et de reconnaissance du travail fournit par l’ensemble des personnels.
Alors oui, nous avons des obligations. Alors oui, nous avons des devoirs.
Mais savoir mettre en avant l’investissement et le professionnalisme des personnels est primordial lorsque l’on gère un établissement comme le nôtre.
A toujours voir le côté négatif il n’en ressort rien de bon, ce climat anxiogène doit cesser.
Attention à ne pas fissurer la belle vitrine ministérielle !!!!
Le bureau local FO Justice CP BOIS D’ARCYdénonce avec fermeté des propos profondément insultants et inacceptables tenus par un représentant du personnel, qui a qualifié notre administration de « RÉPUBLIQUE BANANIÈRE de détention avec un taux de 70% d’Ultramarins », et ce, sous prétexte de « rigoler ».
De tels mots ne sont pas drôles. Ils sont humiliants et indignes.
Ils participent d’une logique de mépris qui n’a sa place ni dans le débat public, ni dans l’action syndicale.
L’UFAP-UNSA doit assumer ses dérives.
Si l’on peut comprendre la colère face aux politiques managériales, rien ne justifie de recourir à des arguments xénophobes ou à des caricatures honteuses.
L’UFAP, par la voix de certains de ses militants, franchit une ligne rouge : celle de la dignité et du respect des personnels.
Notre combat syndical doit rester noble et rassembleur
Se battre contre l’arbitraire ou les injustices ne signifie pas instrumentaliser les origines, stigmatiser des collègues, ou alimenter des clivages ethnoraciaux.
Le syndicalisme, c’est la défense de tous, sans distinction et certainement pas la promotion de divisions indignes.
Le bureau local FO Justice CP BOIS D’ARCYréaffirme son attachement indéfectible :
•Au respect de chaque agent, quelles que soient ses origines ;
•À un syndicalisme de combat, mais toujours loyal et digne ;
•À l’unité des travailleurs contre toutes les formes d’oppression.
Nous condamnons sans ambiguïté ces propos, tout comme nous dénonçons les méthodes qui visent à fracturer le personnel plutôt qu’à le rassembler.
Ce jour 21 octobre à la surprise générale 3 agents DÉTENTION se retrouvent ESCORTE ce matin. Une erreur ? des maladies ? et bien NON :
Le chef de service ELSP a validé 3 CA et un détachement réserve gendarmerie.
Pendant que les agents de détention sont rappelés en permanence pour couvrir les carences de postes, qu’ils sont même rappelés en 12h !!! Voilà qu’ils doivent palier aux vacances des ELSP !!!
Alors même que cette brigade doit être autonome puisque les directives « post Incarville » imposent que les équipages d’extractions et de transfert des détenus ne soient plus mixtes !!!
Et que l’on ne nous dise pas que ce sont des extractions de dernière minute puisque l’une au mois a été programmée il y a plusieurs semaines et que les pompiers ne sont pas appelés en urgence !
Ajoutez à cela un transfert et voilà la détention bel et bien dégarnie !
Cette iniquité a pour effet de supprimer le surveillant dispo ce matin et devra sûrement contraindre un surveillant promenade à siéger à la commission de discipline cet après-midi… soit 2 postes non couverts au final !
Plus de fatigue pour les agents rappelés, plus de stress pour ceux qui sont en détention en sous-effectif
Mais des agents ELSP reposés et heureux !!!
DE QUI SE MOQUE T’ON !
Alors que faire face à cette différence de traitements? À ces passe-droits accordés suivant le service d’affectation !!!!
Il est temps que cela cesse !!! Que notre Direction sonne la fin de la récréation et prenne en main ce dossier pour régler avec bon sens et équité les obligations et devoirs de chacun. C’est la seule façon de mettre fin aux conflits internes qui se font jour de plus en plus entre agents de détention et ELSP.
De plus, la doctrine d’emploi est claire (page 10 de la note du 20 février 2025): « en fonction des ressources locales … l’autorité de régulation fait part de son impossibilité à mobiliser les ressources suffisantes pour assurer une escorte ..»
Comme sait si souvent et si bien le dire notre Directeur Interrégional: « il faut assumer de ne plus pouvoir tout faire et prioriser ».
Il semble qu’au CP Le Mans Les Croisettes la sécurité en détention n’est pas la priorité de notre Direction et le bien-être des agents une variable ajustable en fonction des équipes !
Notre organisation syndicale exprime sa profonde indignation à la suite du jugement rendu ce jour dans l’affaire du détenu C.
Alors que les faits étaient reconnus et que la peine encourue pouvait atteindre 10 ans d’emprisonnement, la condamnation se limite à 10 mois fermes et à une indemnisation bien en deçà du préjudice subi.
Cette décision laisse un profond sentiment d’injustice.
Comment comprendre une telle clémence face à des faits aussi graves?
Lorsqu’un agent est mis en cause, la justice se montre souvent d’une sévérité exemplaire.
Mais quand un agent devient victime, la rigueur semble soudain s’effacer.
Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue, éprouvée par cette épreuve et par ce verdict difficile à accepter.
Nous demandons que la protection fonctionnelle des agents soit pleinement garantie, que les victimes soient écoutées et respectées.
La justice doit cesser de minimiser les violences subies par le personnel pénitentiaire!