Le Bureau régional FO Justice a toujours été favorable et a milité activement pour la mise en place des Équipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) au sein de l’ensemble des établissements du département.
Cette évolution constitue une véritable opportunité de diversification des parcours professionnels et s’inscrit pleinement dans l’une des revendications fortes de notre organisation : développer et multiplier les possibilités d’évolution offertes aux personnels.
Cependant, depuis le dernier CSA départemental, le Bureau régional FO Justice n’a jamais changé de position. À plusieurs reprises, nous avons alerté la Direction interrégionale sur l’impérieuse nécessité de reporter la mise en œuvre de la formation initialeà la fin de l’année, voire au début de l’année 2027.
La situation des effectifs est aujourd’hui particulièrement préoccupante. Les vacances de postes demeurent importantes, avec 15 postes vacants au Port et 23 postes vacants à Saint-Denis. Depuis des mois, les personnels assurent leurs missions dans des conditions particulièrement dégradées et ne cessent de se mobiliser au quotidien pour maintenir à flot leurs établissements.
L’arrivée de personnels fléchés ELSP à compter du 1er septembre permettra enfin de créer un appel d’air indispensable au sein des structures concernées. Dans ces conditions, vouloir imposer la formation dès le mois de septembre, au forceps et au détriment des agents déjà fortement sollicités, apparaît totalement prématuré et déconnecté des réalités du terrain.
Une nouvelle fois, et avec la plus grande fermeté, FO Justice Réunion-Mayotte demande le report de cette formation au début de l’année 2027, afin de permettre aux personnels de reprendre leur souffle après des mois particulièrement éprouvants.
Une nouvelle fois, le Bureau régional FO Justice prévient que, en cas de refus de la DSPOM d’entendre cette demande légitime, il n’hésitera pas à se mobiliser dès le mois de septembre pour faire entendre la voix des personnels, si cela demeure le seul moyen d’obtenir une écoute et des réponses adaptées aux réalités du terrain.
À l’occasion de la visite du Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire, FO Justice Villepintea été reçu afin de porter les revendications et les préoccupations des personnels du Centre pénitentiaire de Villepinte.
Dans un contexte marqué par l’extension de l’établissement, FO Justicea rappelé une évidence : aucun projet ne pourra réussir sans moyens humains, sans logements et sans reconnaissance des agents.
LOGEMENT : UNE URGENCE ABSOLUE
L’agrandissement du Centre pénitentiaire entraînera l’arrivée de nombreux personnels supplémentaires.
Pourtant, les agents rencontrent déjà d’importantes difficultés pour se loger dans un secteur où les loyers atteignent des niveaux particulièrement élevés.
FO Justicedemande :
✔️ La création de solutions de logement adaptées aux futurs arrivants ;
✔️ L’augmentation significative du parc de logements réservés aux personnels pénitentiaires ;
✔️ Une véritable anticipation afin d’éviter que le logement ne devienne un frein à l’attractivité de l’établissement.
EXTENSION DU SITE : DES EFFECTIFS À LA HAUTEUR DES ENJEUX
FO Justice refuse que l’ouverture de nouvelles structures se fasse au détriment des conditions de travail des personnels.
Nous exigeons :
✔️ Des créations de postes en nombre suffisant ;
✔️ Un calendrier de recrutement anticipé ;
✔️ Des effectifs opérationnels dès l’ouverture des nouveaux bâtiments.
Les personnels ne peuvent pas être la variable d’ajustement des projets immobiliers de l’administration.
REPRISE D’ANCIENNETÉ : IL EST TEMPS D’AGIR
FO Justice a de nouveau alerté le Directeur Général sur les retards persistants concernant les dossiers de reprise d’ancienneté.
Ces retards pénalisent directement les agents dans leur carrière et leur rémunération.
Le DGAP a reconnu l’existence de ces difficultés et leur impact sur les personnels.
FO Justicerestera pleinement mobilisé jusqu’à la régularisation des situations en attente.
RÉNOVATION DU SITE ACTUEL : UNE QUESTION QUI RESTE EN SUSPENS
FO Justice a également interrogé le Directeur Général sur l’avenir et la rénovation du Centre pénitentiaire actuel.
La réponse apportée est claire : à ce stade, aucune rénovation d’ampleur n’est programmée, l’administration considérant que d’autres projets sont aujourd’hui prioritaires.
Une réponse qui ne peut satisfaire pleinement les personnels confrontés quotidiennement au vieillissement de certaines infrastructures.
FO JUSTICERESTERA VIGILANTE
L’avenir de Villepinte ne peut se construire sans ses personnels.
FO Justicecontinuera de défendre avec détermination :
✔️ Des effectifs suffisants ;
✔️ Des solutions de logement concrètes ;
✔️ Le respect des droits statutaires des agents ;
✔️ Des conditions de travail dignes et sécurisées.
FO JUSTICE
Des revendications claires, des engagements concrets, une seule priorité : les personnels.
FO JUSTICE SEYSSESa appris ce jour qu’en raison des fortes chaleurs, les personnes détenues du Centre Pénitentiaire de Toulouse-Seysses allaient être dotées de bobs de couleur kaki( pour rappel c’est interdit tout comme le bleu foncé) ainsi que de la crème solaire !
Au-delà de la surprise suscitée par cette annonce, de nombreuses questions se posent :
Cette décision émane-t-elle d’une consigne nationale ? D’une directive régionale ? Ou d’une initiative locale ?
Si FO JUSTICE SEYSSEScomprend parfaitement que des mesures puissent être mises en place afin de limiter les effets de la canicule en détention, nous ne pouvons accepter que, comme trop souvent, les personnels soient les grands oubliés de ces dispositifs. Lorsque la question a été posée, sur un ton certes ironique mais ô combien révélateur :
« Et pour les personnels qui travaillent à l’extérieur ? », la réponse a été sans appel :
rien n’est prévu pour eux. Une situation tout simplement scandaleuse !
Alors que les agents assurent leurs missions sans relâche, sous des températures parfois écrasantes, sur les coursives, dans les miradors, dans les secteurs extérieurs ou lors des mouvements, quelles mesures concrètes sont mises en œuvre pour préserver leur santé et leurs conditions de travail ?
FO JUSTICE SEYSSESrefuse cette logique qui consiste à toujours penser aux détenus avant de penser aux personnels qui font fonctionner l’établissement au quotidien.
Aujourd’hui, on distribue des bobs et de la crème solaire.
Demain, quoi encore ? Des transats ? Et après, une piscine ?
À force d’accumuler ce type de décisions, certains semblent avoir perdu tout sens des priorités.
Dans le même temps,FO JUSTICE SEYSSESdoit régulièrement intervenir, insister et parfois même supplier pour obtenir un simple ventilateur dans un bureau alors que plusieurs dizaines sont achetés pour équiper les détenus dit « vulnérables ». Cette situation est inadmissible. Certains services sont impactés par des CLIM qui sont HS …. Revoyez vos priorités ! Ce sont eux qui sont sur le devant de la scène !
FO JUSTICE SEYSSESattend désormais de la Direction des actes concrets en faveur des personnels, tous corps et grades confondus. Les agents méritent le même niveau de considération et de protection que celui accordé aux personnes détenues.
FO JUSTICE SEYSSESne lâchera rien et félicite l’ensemble des personnels qui luttent et œuvrent dans ces conditions. On continuera à défendre avec détermination l’ensemble des personnels.
Le respect dû aux personnels ne doit pas être une option mais une garantie !
Nous commencerons cette déclaration avec un mot de remerciement pour vous Mme la Sous-Directrice des ressources humaines des greffes pour votre disponibilité et la qualité d’écoute que vous nous avez apportez durant vos années à la Direction des services Judiciaires. Votre tâche n’était pas facile au vu de la situation dans laquelle notre ministère se trouve encore aujourd’hui.
La CAP de juin s’ouvre avec le début de la coupe du Monde de football, ou les Français espère voir gagner pour la troisième fois notre équipe. Pour la justice les Français espèrent et attendent beaucoup de nous, mais malheureusement la fin du match est sifflée et non commençons les prolongations.
► FO Justicen’a eu de cesse depuis des années de vous dénoncer à chaque CAP la dégradation des conditions de travail de nos collègues qui touchent aujourd’hui toutes les juridictions. Nous payons aujourd’hui les années de vaches maigres et faisons face à une nécessité d’augmentation des recrutements que nous ne pouvons assurer. Les murs de notre école des greffes ne sont malheureusement pas extensibles et nous avons du mal à faire face au besoin grandissant d’effectifs dans nos juridictions.
À croire que depuis longtemps nos dirigeants ont eu l’illusion de croire que la population française allant en augmentant, les saisines de nos tribunaux allaient être en baisse.
► FO Justicen’a jamais cessé de vous alerter sur le fonctionnement de nos applicatifs métiers qui mettent nos collègues en difficulté au quotidien. Et nous continuons à vous alerter sur les premiers retours que nous avons sur le logiciel « fabuleux » Portalis qui n’a rien de magique et augmentent la charge de travail de nos collègues.
► FO Justicevous a continuellement alerté sur les problèmes d’immobilier que rencontrent la majorité des juridictions. Les espaces sont étroits, parfois non adaptés au travail demandé et en ces temps de canicule nos tribunaux étouffent. Et alors que chaque minute compte dans ce ministère, nos collègues abandonnent des locaux transformés en sauna et ne peuvent faire face à la charge de travail. Le changement climatique n’est pas une illusion, il devient plus que nécessaire et urgent d’amener des solutions autres que le ventilateur vintage des années 70 sans prise à la terre dont se servent encore certains de nos collègues et qui ont vu passer trois générations de greffiers.
Mais au-delà de ces problèmes que nous ne cessons de faire remonter, il ne faut pas cacher la partie immergée de l’iceberg, et il est grand temps que notre administration prenne en compte le management toxique qui règne en maître sur une grande partie de nos juridictions.
Nos collègues sont épuisés, à bout de force et de bonne volonté. Les arrêts maladies pour burnout ne cessent d’augmenter. Et ceux qui sont encore dans les juridictions se voient multiplier leur tâche pour pallier aux absences et au non-remplacement lors de mouvement de mutation.
Dans un TJ un collègue nous explique qu’il a en charge cinq services et utilise quotidiennement plus de quinze applicatifs métiers. Un autre nous signale que pour avoir la labellisation procédure numérique, on a demandé de fermer les placards où il y avait encore des dossiers papiers pour faire croire que tout fonctionnait à merveille et avoir le beau diplôme affiché à l’entrée du SAUJ.
Nos collègues se voient valider leur congé d’été à peine quinze jours avant leur départ, les laissant ainsi dans l’incertitude de pouvoir bénéficier de congés tant mérités. Ils se plaignent du manque de reconnaissance et ont tous le même leitmotiv « c’est toujours les mêmes qu’on vient surcharger de travail ».
Ce mauvais management à des retentissements sur nos greffiers stagiaires à qui on ne laisse plus un réel temps d’apprentissage et à qui on donne dès le départ une mauvaise image du métier. Et que dire du télétravail qui se réduit comme peau de chagrin, car oui pour certaines juridictions les circulaires de la DSJ sont écrites en hiéroglyphes et chacun à sa propre pierre de rosette et son interprétation.
Les CPH de France sont en souffrance, la fusion des effectifs dans ceux des tribunaux judiciaires a eu pour la plus grande partie un effet tsunami laissant comme seul capitaine du bateau, un greffier parfois (s’il est chanceux) accompagnés d’un adjoint. Les chiffres ont certes diminué dans le contentieux du travail mais il ne faut oublier qu’un greffier CPH c’est un chef d’établissement, un assistant de justice, un greffier et un adjoint technique à la fois.
► FO Justicene cessera de défendre nos collègues, et de faire remonter la réalité de nos juridictions qui sont toutes aujourd’hui en grande souffrance.
Nous ne pouvons rester sans rien dire devant la détresse que nous rencontrons au quotidien lors de nos déplacements en juridiction !
Après les prolongations si rien ne change, viendra le moment des tirs au but et nous finirons par perdre le match !
Quelques jours seulement après notre dernier communiqué alertant sur la dangerosité d’un détenu au comportement inadapté et inquiétant, les faits se répètent… et s’aggravent. Malgré des signalements clairs, précis et répétés, aucune mesure concrète n’a été prise.
UNE SITUATION QUI DÉGÉNÈRE
Le détenu déjà dénoncé pour ses propos déplacés, obsessionnels et à connotation sexuelle envers un personnel féminin est revenu à la charge, poursuivant ses agissements sans être inquiété.
Dans le même temps, un second détenu au profil similaire, déjà connu pour des comportements inappropriés à caractère sexuel envers une surveillante, est affecté sur le même bâtiment.
Comme si un seul ne suffisait pas.
Comme si les alertes des personnels n’avaient aucune valeur.
DES AGENTS À BOUT, NON ÉCOUTÉS
Les personnels dénoncent un abandon total :
➢ Alertes ignorées
➢ Observations sans effet
➢ Sentiment de ne pas être entendus
➢ Ras-le-bol généralisé
COMBIEN DE TEMPS ENCORE FAUDRA-T-IL SUBIR ?
Les derniers événements viennent confirmer une montée en tension inquiétante au sein de l’établissement :
➢ Refus d’affectation à la sortie du quartier disciplinaire
➢ Violence extrême lors de la prise en charge
➢ Tentative de coup de tête sur agent
➢ Insultes graves et répétées envers le personnel
➢ Tentative de crachat sur un officier
➢ Nécessité d’intervention de plusieurs agents pour maîtriser la situation
Ces faits démontrent une nouvelle fois la dangerosité de certains profils détenus et l’urgence d’agir.
FO Justice apporte tout son soutien aux collègues victime ou blessés lors de ces derniers évènements !
UNE DIRECTION ABSENTE FACE AUX RISQUES
FO Justice CP Béziers dénonce avec fermeté l’absence de réponse adaptée de la direction, qui laisse les agents gérer seuls des situations de plus en plus explosives.
Pire encore, les décisions prises aggravent la situation en concentrant des profils dangereux sur un même secteur. Faut-il attendre une agression physique ? Faut-il attendre qu’une surveillante soit victime pour enfin réagir ?
FO Justice CP Béziers exige immédiatement :
➔Le transfert sans délai des détenus concernés vers des structures adaptées.
➔Une gestion cohérente des profils à risques, évitant leur concentration sur un même bâtiment.
➔Des mesures concrètes de protection pour les personnels, notamment féminins
➔Une réponse disciplinaire ferme et systématique face aux comportements violents et déplacés
LES PERSONNELS DONNENT LE MEILLEUR D’EUX-MEMES CHAQUE JOUR DANS DES CONDITIONS DE PLUS EN PLUS DEGRADEES.
Aujourd’hui, exercer nos missions semble devenir un risque.
FO Justice CP Béziers refuse que l’on attende l’irréparable pour agir.
Nous appelons la direction à prendre immédiatement ses responsabilités.
LA SECURITE DES PERSONNELS N’EST PAS UNE OPTION. C’EST UNE OBLIGATION.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les membres du Comité Social d’Administration (CSA),
FO Justice ALERTE !!!
Encore cet été, et malgré les relances répétées des représentants du personnel, plusieurs agents souffrent de la chaleur sur leurs postes de travail.
Comment demander aux personnels de donner le meilleur d’eux-mêmes quand certains ne disposent même pas de conditions leur permettant de se rafraîchir correctement, alors même que le gilet pare-balles, les rangers et l’ensemble des équipements de sécurité deviennent un véritable fardeau lors des fortes chaleurs ?!
Pourtant, au-delà des règles et des organisations de service, il est essentiel de ne pas perdre de vue la dimension humaine de nos missions. Les agents ne sont pas de simples matricules, ce sont des femmes et des hommes qui exercent un métier exigeant, souvent dans des conditions difficiles.
Cette prise en compte de l’humain n’est pas seulement une question de bon sens, elle constitue une obligation pour l’administration. L’article L.811-1 du Code général de la fonction publique (CGFP) garantit à chaque agent des conditions de travail de nature à préserver sa santé et son intégrité physique. Cette exigence est également consacrée par les principes généraux de prévention applicables aux employeurs publics et renforcée par les dispositions récentes relatives à la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense.
Respecter ces obligations, ce n’est pas uniquement appliquer des textes, c’est reconnaître que derrière chaque uniforme se trouve un agent qui doit pouvoir accomplir sa mission dans des conditions compatibles avec sa santé, sa dignité et sa sécurité, et notre établissement ne peut s’affranchir de cette réalité humaine.
Les personnels ne demandent pas un traitement de faveur, ils demandent simplement de pouvoir travailler dans des conditions dignes et compatibles avec les exigences de leurs missions.
À cela s’ajoute un fléau qui ne cesse de s’aggraver :
LA SURPOPULATION PÉNALE
Chaque jour, les agents doivent gérer des détenus toujours plus nombreux, toujours plus exigeants et parfois toujours plus instables. Cette pression constante entraîne mécaniquement une hausse des tensions, des agressions et des passages à l’acte violents.
>Comment garantir la sécurité quand 3 détenus doivent cohabiter dans des espaces prévus pour 2 ?!
>Comment maintenir l’ordre quand les coursives débordent et que les mouvements deviennent toujours plus complexes à gérer ?!!
CETTE SURPOPULATION N’EST PAS UN PHÉNOMÈNE PASSAGER, ELLE S’EST INSTALLÉE, ENRACINÉE ET RIEN NE LAISSE PENSER QUE SA FIN SOIT PROCHE.
Le CP d’Avignon-Le Pontet est composé de plusieurs structures, un Quartier Centre de Détention (QCD), une Structure d’Accompagnement vers la Sortie (SAS), un Quartier de Semi-Liberté (QSL), un Quartier Mineurs (QM), ainsi que deux quartiers Maison d’Arrêt (QMA).
Or, ce sont bien ces deux QMA qui concentrent aujourd’hui les plus fortes tensions. Les derniers chiffres dont nous disposons faisaient apparaître, une population pénale proche de 700 détenus pour une capacité d’environ 375 places. Même si ces chiffres évoluent quotidiennement, ils traduisent une réalité connue de tous, depuis plusieurs mois, les QMA évoluent autour d’un taux d’occupation avoisinant les 190 %.
Lorsque des agents travaillent sous de fortes chaleurs dans un établissement dont les QMA évoluent depuis plusieurs mois autour de 190 % d’occupation, la question n’est plus seulement organisationnelle, elle devient une question de santé et de sécurité au travail engageant directement la responsabilité de l’administration.
Aucun établissement ne peut durablement fonctionner dans de telles conditions sans conséquences pour les personnels. Derrière ces chiffres se cachent des cellules sur-occupées, des mouvements plus nombreux, une charge de travail toujours plus importante, des tensions permanentes et une exposition accrue aux incidents et aux agressions.
Un quartier d’isolement (QI) où les téléphones portables sont devenus monnaie courante. Une détention où les projections, les drones, les découvertes d’objets prohibés et parfois même d’armes artisanales deviennent presque banales. Et même si ces nouvelles ne sont déjà pas bonnes, une autre ombre plane sur notre établissement, la future Maison d’Arrêt 3, qui remplacera l’actuel QCD.
Derrière ce projet se cache une réalité simple, les personnels de surveillance, les personnels administratifs, les CPIP et les personnels techniques actuellement en poste ne suffiront pas à absorber durablement les nouvelles charges qui s’annoncent.
FO Justicele dit clairement aujourd’hui, ouvrir de nouvelles capacités de détention sans moyens humains à la hauteur reviendrait à aggraver des difficultés déjà bien réelles, il faut que :
>LES CHOSES CHANGENT POUR AVIGNON !
>LES PERSONNELS CESSENT DE TRAVAILLER EN PERMANENCE SUR LE FIL DU RASOIR !!
>LES CONDITIONS DE TRAVAIL S’AMÉLIORENT RÉELLEMENT !!!
>LES PROBLÈMES D’HYGIÈNE SIGNALÉS A PLUSIEURS REPRISES, Y COMPRIS LA PRÉSENCE DE FIENTES DE PIGEONS DANS CERTAINS SECTEURS, SOIENT DEFINITIVEMENT RÉGLÉS !!!!
Vous nous aviez promis sept personnels supplémentaires et la mobilisation des personnels et la détermination de FO Justiceont permis d’obtenir ces renforts, nous nous en félicitons. Mais au regard de ce qui nous attend, nous savons tous que ce n’était qu’une étape, le vrai combat, lui, ne fait que commencer.
Le bureau local FO Justice, continuera à se battre pour l’amélioration des conditions de travail des personnels, pour davantage de sécurité et pour des effectifs adaptés à notre établissement.
COMME NOUS L’AVONS TOUJOURS FAIT, NOUS SERONS PRÉSENTS SUR LE TERRAIN, AUX CÔTÉS DES PERSONNELS, POUR DÉFENDRE LEURS INTÉRÊTS, PORTER LEUR VOIX ET POUR AFFRONTER LES DÉFIS QUI ATTENDENT NOTRE ÉTABLISSEMENT.
PARCE QUE DERRIÈRE CHAQUE STATISTIQUE SE CACHENT DES FEMMES ET DES HOMMES QUI, DANS DES CONDITIONS PARFOIS EXTRÊMEMENT DIFFICILES, ACCOMPLISSENT UNE MISSION ESSENTIELLE AU SERVICE DE L’ÉTAT ET DES FRANÇAIS !
Compte rendu de la visite de Monsieur le Maire au sein de la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains
Le 24 juin 2026, la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains a reçu la visite de Monsieur le Maire de Digne-les-Bains, accompagné notamment de son adjointe en charge de la culture, du responsable technique de la commune ainsi que du chef de la police municipale.
Cette visite s’est déroulée en présence de la cheffe d’établissement et de son adjoint, ainsi que d’un représentant de FO Justice.
Plusieurs sujets concernant l’avenir de l’établissement et les conditions de travail des personnels ont été abordés.
Une nouvelle prison : un projet politique qui ne convainc pas les personnels
Le principal point de discussion a porté sur la volonté affichée par Monsieur le Maire de voir construire un nouvel établissement pénitentiaire en remplacement de l’actuelle Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains.
FO Justice a rappelé son opposition à ce projet et a exposé les nombreuses conséquences négatives qu’une telle opération pourrait engendrer :
• dégradation des conditions de travail des personnels ;
• augmentation potentielle des nuisances liées à une structure de plus grande capacité ;
• arrivée probable de détenus extérieurs au bassin dignois, modifiant profondément la population pénale actuellement accueillie ;
• risque de devenir un établissement de délestage pour les grandes structures surchargées de la région, notamment Aix-Luynes et Marseille ;
• accroissement des contraintes sécuritaires et organisationnelles pour les agents ;
• perte de l’identité et de la vocation actuelle d’un établissement à taille humaine.
La direction a également fait part de ses réserves et de sa vigilance concernant les conséquences qu’un tel projet pourrait avoir sur le fonctionnement de la structure.
De son côté, Monsieur le Maire a principalement mis en avant les bénéfices économiques et urbanistiques qu’il estime pouvoir retirer de cette opération. Son objectif serait notamment de récupérer le site historique actuel, installé dans un ancien château au cœur de la ville, afin de le transformer en espace culturel participant à l’attractivité de Digne-les-Bains.
Monsieur le Maire a indiqué souhaiter porter ce projet auprès du ministère de la Justice avec l’espoir qu’il soit retenu dans les futures programmations immobilières.
FO Justice rappelle toutefois que la création, le déplacement ou la fermeture d’un établissement pénitentiaire relèvent exclusivement des décisions du ministère de la Justice et de la Direction de l’Administration Pénitentiaire.
FO Justice suivra ce dossier avec la plus grande attention et réaffirme son opposition à toute fermeture de l’actuelle Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains. Les personnels ne sauraient être sacrifiés pour un projet d’aménagement urbain.
Réfection des marches d’entrée : un projet relancé
Concernant les marches situées à l’entrée de l’établissement, la municipalité semble reprendre le projet initié sous l’ancienne mandature.
La mairie se dit prête à fournir les matériaux nécessaires à la réalisation des travaux, tandis que l’administration assurerait la mise en œuvre.
FO Justice restera attentif à l’évolution de ce dossier et à son calendrier de réalisation.
Un abri pour les familles : une proposition accueillie favorablement
Le responsable technique de la commune a évoqué la possibilité d’installer un abri destiné aux familles à proximité de l’établissement.
Cette initiative permettrait d’améliorer les conditions d’accueil des visiteurs, notamment lors des périodes de fortes chaleurs ou d’intempéries.
FO Justice n’a formulé aucune objection à cette proposition.
Stationnement : enfin des avancées ?
FO Justice a une nouvelle fois attiré l’attention de la municipalité sur les difficultés de stationnement rencontrées quotidiennement par les personnels.
En réponse, la mairie a annoncé son intention de réunir prochainement les organisations syndicales et la direction afin d’étudier la mise en place d’une convention permettant aux agents de bénéficier de tarifs préférentiels au parking souterrain Gassendi.
Les modalités précises restent à définir.
FO Justice participera à ces discussions avec la volonté d’obtenir des solutions concrètes et avantageuses pour l’ensemble des personnels.
FO Justice continuera de porter la voix des agents, de défendre leurs conditions de travail et de s’opposer à tout projet qui ne répondrait pas aux intérêts des personnels et aux missions de proximité assurées par la Maison d’Arrêt de Digne-les-Bains.
FO JUSTICE A RÉPONDU PRÉSENT À LA SOLLICITATION DU DIRECTEUR INTERRÉGIONAL DE MARSEILLE AFIN D’ÉCHANGER SUR LES PROBLÉMATIQUES LOCALES.
NOTRE ORGANISATION A SAISI CETTE OCCASION POUR PORTER LA VOIX DES PERSONNELS ET FAIRE REMONTER LEURS PRÉOCCUPATIONS .
En tant que seule organisation syndicale représentative de la Maison d’Arrêt de Grasse, FO Justice a pleinement assumé son rôle en portant les difficultés quotidiennes rencontrées par les agents.
Lors de cet entretien, nous avons tenu à alerter une nouvelle fois l’administration sur la situation préoccupante du manque chronique d’effectifs en personnels. Cette carence impacte directement les conditions de travail des personnels, la sécurité des établissements ainsi que la qualité du service public pénitentiaire.
Nous avons également évoqué les difficultés persistantes de fidélisation des agents : les problématiques de logement, d’installation et d’intégration constituent aujourd’hui de véritables freins à l’attractivité de nos métiers.
Cette situation est encore plus marquée pour les personnels ultramarins, notamment originaires de Polynésie, qui se retrouvent confrontés à l’absence de continuité territoriale administrative, à des problèmes financiers et familiaux importants dès leur arrivée en métropole.
FO Justice a également dénoncé l’augmentation des violences verbales à l’encontre des personnels ainsi que la banalisation de certains comportements agressifs. Nous avons rappelé avec fermeté notre position : toute violence physique commise à l’encontre d’un surveillant doit systématiquement entraîner une demande de transfert de la personne détenue concernée afin d’apporter une réponse claire, rapide et dissuasive.
Le manque de dialogue social a également été au cœur des discussions. Les personnels et leurs représentants constatent un éloignement grandissant entre les réalités du terrain et certaines décisions prises, alimentant une exaspération légitime au sein des équipes.
Nous avons par ailleurs souligné les défaillances constatées dans l’accompagnement des surveillants stagiaires et élèves dans un contexte marqué par le sous-effectif et une charge de travail croissante.
L’augmentation constante des mouvements de détention ne pouvait être ignorée. FO Justice a notamment attiré l’attention sur les difficultés engendrées par certains mouvements notamment en termes de volumétrie des activités sportives sur certains secteurs de la détention.
La gestion des douches à l’issue du sport représente une source récurrente de tensions et de conflits entre les personnes détenues et les surveillants, contribuant à dégrader davantage le climat de détention et les conditions d’exercice des personnels.
Enfin, FO Justice a alerté le Directeur Interrégional sur la recrudescence des survols et projections par drones. Cette menace grandissante met en évidence les limites d’un système de lutte qui peine à suivre l’évolution rapide des moyens employés par les réseaux de narcotrafic.
Face à des organisations criminelles toujours plus innovantes, les établissements pénitentiaires doivent impérativement disposer d’équipements modernes et adaptés.
FO JUSTICE REMERCIE LE DIRECTEUR INTERRÉGIONAL POUR SON ÉCOUTE ATTENTIVE ET ATTEND DÉSORMAIS DES RÉPONSES CONCRÈTES AUX DIFFICULTÉS SOULEVÉES.
FO Justicecontinuera à défendre sans concession les intérêts des personnels de la Maison d’Arrêt de Grasse et à faire entendre leur voix.
Malgré de nombreuses alertes du personnel de détention et les ingérences subies par les personnes détenues, la direction du CPN persiste à conforter les privilèges et les largesses octroyés depuis des lustres à certains personnels ou services, par pure connivence, en toute conscience et parce qu’il faut préserver ses acquis pourtant illégaux et irrespectueux envers tous ceux qui subissent ces ajustements de complaisance.
En effet, une personne détenue, à une période précise de sa sentence pénale, est légalement éligible pour bénéficier d’un aménagement de peine sous plusieurs formes (semi-liberté, permission de sortir, placement extérieur, etc…) et afin de maintenir ses droits civiques, ses liens familiaux, trouver ou assurer un emploi, une formation et ainsi se réinsérer comme le stipule la loi et que l’administration pénitentiaire a l’obligation de mettre en œuvre.
Or, par pur laxisme et surtout parce qu’il « ne faut rien changer », bien que le personnel en détention soit en souffrance quotidienne et persistante, la direction du CPN permet ainsi au service du greffe pénitentiaire « élargi », par on ne sait quelle magie ? (sans audit, ni organigramme de référence établis dans les règles de l’art, pourtant réclamé par tous les personnels de l’établissement), de ne pas remplir toutes ses missions fixées réglementairement et en toute impunité.
Pour pallier cela, la direction du CPN insiste et ne trouve rien de mieux que d’enfoncer encore plus le personnel de détention, déjà sous les « chapeaux de roue », en invoquant « la solidarité » et par effet ricochet, en toute connaissance de cause, prendre le risque de léser les personnes détenues devant pouvoir jouir pleinement et légalement de leurs droits et ainsi volontairement générer des tensions entre le personnel en détention et les personnes détenues.
Laxisme, passe-droits et transfert de charges : la détention dit STOP !
Cerise sur le gâteau : aujourd’hui, une personne détenue est programmée pour une mutation au quartier maison d’arrêt des hommes. Rien d’anormal en apparence, sauf que l’intéressé avait formulé un appel de son jugement le 5 mai 2026. Or, cette information essentielle n’a été enregistrée par le service du greffe du CPN que le 15 juin 2026, soit plus d’un mois plus tard, sans qu’aucun service concerné n’en soit informé.
Une telle négligence aurait pu conduire à une affectation irrégulière et à des conséquences administratives particulièrement graves. Une fois encore, ce n’est ni l’organisation mise en place ni les procédures de contrôle du service du greffe qui ont permis d’éviter cette situation, mais bien le professionnalisme, la vigilance et la parfaite connaissance des dossiers par les responsables de bâtiments. Grâce à leur intervention, cette affectation illégale a pu être immédiatement corrigée et la personne détenue a été réorientée vers le secteur correspondant à sa situation pénale, à savoir la MAH.
Combien d’autres situations similaires échappent encore aux radars d’un service qui semble bénéficier d’une indulgence permanente ?
FO JUSTICEexige :
– La réattribution immédiate des prérogatives liées au service du greffe pénitentiaire ;
– Un audit pertinent, effectué par un organisme compétent et indépendant ;
– À la suite de cet audit, un organigramme de référence calibré en adéquation avec les réalités du terrain ;
– Un recrutement en conséquence pour tout corps et grades confondus.
« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. »