FOUILLES, STUPÉFIANTS, TÉLÉPHONES, DRONES : LES PERSONNELS NE PEUVENT PLUS COMPENSER SEULS LES FAILLES DU SYSTÈME !
Les découvertes réalisées le 24 août 2026 sont une nouvelle fois révélatrices : 98,5 grammes puis 202,5 grammes de résine, plusieurs téléphones, câbles et chargeurs, ainsi que divers objets dissimulés.
Ces saisies démontrent une réalité : les trafics évoluent et les personnels pénitentiaires doivent constamment s’adapter.
À cela s’ajoutent les projections et survols de drones, devenus une véritable menace pour la sécurité de nos établissements.
Pendant ce temps, la surpopulation carcérale accentue encore les difficultés : davantage de détenus, de mouvements, de tensions, de trafics et d’interventions.
On ne peut pas demander toujours plus aux personnels avec toujours moins de moyens.
ÇA SUFFIT !
Force Ouvrière Justice exige :
– des effectifs adaptés à la population carcérale ;
– des moyens modernes de détection et de lutte contre les drones ;
– une sécurisation efficace des établissements contre les trafics
– des équipements adaptés aux nouvelles menaces ;
– des mesures concrètes face à la surpopulation carcérale.
Force Ouvrière Justice salue une nouvelle fois la vigilance, le professionnalisme et l’engagement des personnels.
Mais leur professionnalisme ne doit pas devenir la variable d’ajustement d’un système sous tension.
La sécurité des établissements exige des actes, des moyens et des effectifs. Maintenant.
Ce lundi 24 août, dans la matinée, des détenus de la MA1 ont reçu une livraison par drone pendant leur promenade.
Les détenus trafiquants se sentent tellement intouchables qu’en plus d’être réapprovisionnés la nuit à leur fenêtre ils se font encore livrer en pleine journée !!!
S’agit-il d’une commande urgente ou veulent-ils narguer les personnels ?
En tout état de cause, l’insécurité de notre établissement se confirme chaque jour et seuls les personnels permettent à l’institution pénitentiaire de ne pas être totalement ridiculisée.
Avec le soutien des collègues ELSP, l’encadrement et les agents de la MA1 ont réalisé des saisies dont les chiffres se suffisent à eux-mêmes :
300 grammes de produits stupéfiants !!!
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite l’ensemble des personnels pour leur vigilance et professionnalisme.
Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite les agents qui malgré l’indigence et l’incurie de l’État colmatent un tant soit peu au prix de leur abnégation et de leur ténacité.
Plus qu’à attendre les privations de sport seule sanction possible….
Le jeudi 20 août 2026, Force Ouvrière Justice a été reçu en bilatérale par l’adjoint au Chef d’établissement et la Directrice de la Sécurité et des Détentions.
Cette rencontre était l’occasion de dresser un tableau de notre établissement pénitentiaire dans un contexte marqué par une surpopulation carcérale plus de 5000 détenus et près de 500 matelas au sol.
Et de partager les difficultés que les personnels rencontrent au quotidien, mais aussi de mettre sur la table des propositions concrètes pour améliorer notre sécurité et nos conditions de travail.
Drones, trafics, sécurisation de l’établissement, agressions, quartier disciplinaire, quartier mineurs…
Nous avons souhaité aborder les sujets sans détour, avec une priorité : la sécurité des agents et le fonctionnement de notre établissement.
DRONES : PLUS DE 60 SURVOLS EN UN MOIS !
Difficile aujourd’hui de parler de sécurité au CP de Fleury-Mérogis sans commencer par les drones.
Pour le seul mois d’août, plus de 60 survols ont été comptabilisés sur la zone. Un chiffre qui montre clairement l’ampleur du problème.
Des brouilleurs sont déjà présents sur le domaine. Malheureusement, le plan d’étanchéité n’est pas encore exploité au maximum de ses capacités.
Force Ouvrière Justicea sollicité un renforcement de la couverture de notre établissement.
Sur le terrain, les opérations menées aux abords du domaine commencent également à porter leurs fruits. Une douzaine de pilotes de drones ont été identifiés et interpellés, certains opérant à une distance importante de l’établissement.
Des comparutions immédiates ont suivi et, selon les éléments qui nous ont été communiqués, les condamnations prononcées vont de 10 à 24 mois d’emprisonnement.
Constater les survols ne suffit plus. Il faut maintenant être capable de les empêcher.
Force Ouvrière Justice a donc porté plusieurs propositions :
– installer des filets de protection sur les devantures des bâtiments, afin d’empêcher la récupération des colis largués.
– installer des projecteurs puissants avec détecteurs de mouvement pour perturber les approches nocturnes et faciliter la détection des drones.
– doter l’établissement d’un canon anti-drones, dans le cadre réglementaire applicable.
– développer les moyens de détection, de suivi et d’interception.
– créer une équipe spécialisée dans la lutte anti-drones au sein de notre établissement.
– renforcer les ESI et les ELSP, notamment sur la sécurité périmétrique.
– communication des sanctions en lien avec les drones à la population pénale.
– récompenses et mise à l’honneur des personnels dans la lutte contre les drones.
– légiférer sur des sanctions plus dissuasives.
Nous devons avoir les moyens d’agir avant que les colis n’arrivent en détention.
TRAFICS : NOS MÉTHODES DOIVENT AUSSI ÉVOLUER
La lutte contre les trafics est un enjeu majeur de sécurité de l’Etat qui mobilise aujourd’hui de nombreux acteurs : Gendarmerie, Police, Garde républicaine et brigades cynotechniques.
Conscient de ce fléau, une brigade de gendarmerie spécifique a été créé dans cette politique de lutte contre les trafics en soutien aux dispositifs existants.
Une première sur notre établissement qui a vocation à s’étendre s’il est concluant.
Mais les trafics évoluent. Nos façons de les combattre doivent donc évoluer elles aussi.
Nous avons notamment échangé sur la politique de fouilles menée au sein de nos établissements.
Un constat nous interpelle : certaines fouilles XXL semblent parfois moins fructueuses que des fouilles inopinées et ciblées.
Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe des fouilles de grande ampleur.
Mais lorsqu’une méthode fonctionne mieux qu’une autre, il faut savoir se poser les bonnes questions.
Force Ouvrière Justicesouhaite donc que nous réfléchissions à des actions « coup de poing » plus imprévisibles, innovantes et ciblées.
Nous demandons également une présence plus régulière et soutenue des équipes cynotechniques dans nos murs, notamment lors des parloirs.
L’objectif est simple : surprendre davantage les trafiquants et rendre nos contrôles plus efficaces.
SÉCURITÉ : IL RESTE DES FAILLES À CORRIGER
Force Ouvrière Justicea donc profité de cette bilatérale pour mettre en avant plusieurs points qui, pour nous, doivent évoluer.
– Le barreaudage
Nous demandons qu’un audit soit réalisé pour le renforcement du barreaudage et améliorer réellement l’étanchéité des bâtiments et limiter les possibilités de récupération des projections.
– Les cours de promenade
Avec une surpopulation carcérale qui ne cesse d’augmenter et des profils de plus en plus différents, nous demandons un découpage et sectorisation des cours de promenade.
Cela permettrait de mieux gérer les différents profils, de sécuriser davantage les mouvements et, surtout, de pouvoir avancer progressivement sur la couverture des cours.
L’objectif est là encore d’obtenir, étape par étape, une meilleure étanchéité face aux projections et aux drones.
– Le scanner palettes
Notre établissement dispose d’un scanner palettes qui, à ce jour, n’est toujours pas opérationnel.
Pour Force Ouvrière Justice, il est important que cet outil puisse enfin être mis en service.
Il apporterait un contrôle supplémentaire sur les marchandises et les livraisons qui entrent sur le domaine.
Un bureau doit également être créé pour les agents affectés à ce poste, afin qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions.
– Les bombes incapacitantes
Nous avons également insisté sur le déploiement des bombes incapacitantes à l’ensemble des personnels (effectif courant septembre)
Pour Force Ouvrière Justice, cet équipement est devenu un élément important de la protection des personnels.
La direction envisage l’installation d’armoires sécurisées dans les bâtiments pour permettre la conservation de ces dotations individuelles.
Nous resterons attentifs à la mise en place effective de ce dispositif.
Force Ouvrière Justice a insisté également sur la poursuite de la sécurisation du domaine. Sur ce point les travaux de sécurisation du parking débuteront mi-septembre.
FO JUSTICE : NE PAS SE CONTENTER DE CONSTATER
C’était aussi tout le sens de cette bilatérale.
Notre rôle était donc de les faire remonter, mais surtout d’arriver devant la direction avec des propositions.
Filets antiprojections, éclairage avec détecteurs de mouvement, canon anti-drones, renforcement des ESI et des ELSP, présence cynotechnique, fouilles inopinées, scanner palettes, découpage et couverture des promenades…
Nous voulons des solutions adaptées à la réalité du terrain.
AGENTS AGRESSÉS : NE LAISSONS PAS UN COLLÈGUE SEUL APRÈS LES FAITS
C’est un point sur lequel Force Ouvrière Justice a particulièrement insisté.
Lorsqu’un collègue vient d’être agressé, il ne doit pas se retrouver seul face à une montagne de démarches alors qu’il vient parfois de vivre une situation particulièrement violente.
L’accompagnement doit commencer dès les premiers écrits.
Nous demandons qu’un personnel dédié ou un membre de la direction puisse être présent pour accompagner l’agent dans cette étape.
Les écrits doivent être clairs, précis et factuels. Ils doivent relater correctement ce qui s’est passé sans contenir d’éléments ou d’imprécisions pouvant ensuite fragiliser la procédure.
Le pôle SST doit également être systématiquement sollicité afin que le collègue puisse être accompagné et orienté sur le volet médical, administratif et juridique.
Force Ouvrière Justicedemande enfin un véritable suivi des demandes de protection fonctionnelle.
Il ne doit plus y avoir d’oubli ou de défaut de suivi des délais.
Pour nous, accompagner un collègue agressé, ce n’est pas seulement prendre de ses nouvelles le jour des faits. C’est rester à ses côtés jusqu’au bout de ses démarches.
QUARTIER DISCIPLINAIRE : UNE SANCTION DOIT RESTER UNE SANCTION
Nous avons également abordé la réponse apportée aux agressions commises contre les personnels.
Pour Force Ouvrière Justice, lorsqu’une sanction de quartier disciplinaire est prononcée à l’encontre d’un agresseur, elle doit être exécutée dans son intégralité, dans le respect du cadre réglementaire.
Lorsque les faits et les conditions légales le permettent, nous demandons également une réponse judiciaire rapide, notamment par comparution immédiate.
Et il y a un autre point essentiel : la protection de l’agent victime après l’agression.
Lorsqu’une incompatibilité existe entre l’agresseur et le ou les agents victimes, il n’est pas acceptable que les collègues continuent à subir quotidiennement sa présence dans leur bâtiment.
Dans ce cas,Force Ouvrière Justicedemande un changement de bâtiment, afin de protéger les personnels concernés.
QUARTIER MINEURS : UN QM N’EST PAS UN EPM !
Nous avons également fait un point sur le Quartier Mineurs D4 et sur la complexité grandissante de sa gestion.
Aujourd’hui, plus de 72 mineurs y sont affectés pour une capacité maximale de 80 places.
Il faut rappeler une chose essentielle : un Quartier Mineurs n’est pas un Établissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM).
Les moyens, l’organisation et les infrastructures ne sont pas les mêmes.
La localisation actuelle du QM pose également de vraies difficultés aux personnels.
Son implantation au 3ᵉ étage entraîne de nombreux mouvements accompagnés et complique considérablement la gestion quotidienne.
Sa position, « en sandwich » entre des secteurs de détention majeurs, pose également problème. Cette proximité peut favoriser les contacts et expose certains mineurs au risque d’être utilisés comme « nourrices » pour les trafics internes des majeurs.
La diversité des profils et notamment du nombre conséquent de procédure criminelle impose une équipe complète, stable, formée et solide, capable de prendre en charge ce public dans de bonnes conditions.
Nous avons également rappelé qu’une vigilance particulière devra être portée aux profils des personnes détenues affectées au Quartier Centre de Détention.
Les difficultés de sécurité que nous connaissons déjà doivent impérativement être prises en compte dans les futures affectations.
SANTÉ PAR LE SPORT : UN PROJET POUR LES PERSONNELS
Nous avons conclu cette bilatérale sur un sujet qui nous tenait particulièrement à cœur : la santé par le sport.
Cela reste une priorité pour notre bureau local.
Force Ouvrière Justiceva transmettre à la direction ses propositions concernant la réhabilitation du terrain aujourd’hui inexploité situé entre le mess et l’unité de vie.
Nous souhaitons que ce projet soit intégré au plan d’extension et de rénovation de Fleury-Mérogis.
Pourquoi laisser cet espace inutilisé alors qu’il pourrait devenir un véritable outil pour les personnels ?
Le service formation, les ERIS, le PREJ 91, l’association sportive, mais aussi plus largement les personnels de l’établissement pourraient profiter de cet espace.
Entraînement, formation, préparation physique, sport, cohésion : ce terrain peut avoir une véritable utilité pour notre établissement et pour celles et ceux qui y travaillent.
NOTRE RÔLE : PORTER VOTRE RÉALITÉ DEVANT LA DIRECTION
Cette bilatérale nous a permis de mettre sur la table des sujets qui touchent directement le quotidien des personnels de Fleury-Mérogis.
Nous ne prétendons pas que tout peut être réglé du jour au lendemain.
Mais notre rôle est de faire remonter ce que vivent les agents, d’alerter lorsque cela est nécessaire, de proposer des solutions et surtout de suivre les dossiers dans le temps.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICECONTINUERA À ÊTRE PRÉSENT SUR LE TERRAIN ET À PORTER VOS REVENDICATIONS AUPRÈS DE LA DIRECTION.
Dans la soirée du 23 août 2026, l’agent en service de nuit entend un tapage provenant de la division 2.
Après avoir rapidement localisé la cellule à l’origine de ces bruits suspects, l’équipe de nuit intervient et procède à la sortie des trois personnes détenues afin d’effectuer une vérification complète des éléments de sécurité de la cellule.
La découverte est particulièrement inquiétante :
• Une vis du caillebotis a été totalement retirée.
• Une seconde est déjà sortie de moitié.
• Le scellement du barreaudage est brisé.
• Le barreaudage sorti de son emplacement.
QU’AVAIENT-ILS EN TÊTE ?
Une tentative d’évasion ? Faciliter la réception d’un colis livré par drone ?
Quelle que soit leur intention, les dégradations constatées sur les dispositifs de sécurité d’une cellule ne peuvent être prises à la légère.
Une nouvelle fois, c’est la vigilance et la réactivité des personnels qui ont permis de détecter la situation avant qu’elle ne puisse aller plus loin.
Le Bureau Local FO Justice demande qu’une vérification approfondie des dispositifs de sécurité des cellules de l’établissement soit effectuée et qu’une réponse ferme soit apportée à ces dégradations.
Le Bureau Local FO Justice félicite l’ensemble de l’équipe de nuit pour son professionnalisme et sa réactivité.
Ce matin, lors du départ en promenade au CD1, les personnels ont une nouvelle fois été confrontés à une situation particulièrement tendue qui aurait pu prendre une tournure bien plus grave.
Alors qu’un agent se rendait au niveau d’une cellule, à l’ouverture de la porte, il a constaté qu’un premier détenu se dirigeait vers lui avec une chaussette contenant manifestement un objet lourd. Face à cette situation, le collègue a immédiatement refermé la porte de la cellule et a demandé au second détenu de regagner la sienne.
C’est à ce moment-là que le second détenu est intervenu et a tenté de s’emparer des clés du collègue.
L’agent a dû réagir immédiatement afin de conserver le contrôle de ses clés et de la situation. Il a finalement réussi à maîtriser le détenu, avant que celui-ci ne soit conduit au quartier disciplinaire.
Une nouvelle fois, c’est grâce à la vigilance, à la réactivité et au sang-froid des personnels que la situation a pu être maîtrisée sans conséquence plus grave.
FO Justice CP Bézierstient à féliciter les collègues pour leur professionnalisme. Cet incident démontre une nouvelle fois que, derrière chaque mouvement de détention, les agents peuvent être confrontés en quelques secondes à une situation présentant un risque réel pour leur sécurité.
Qu’un détenu se déplace avec un objet lourd dissimulé dans une chaussette et qu’un autre tente, dans le même temps, de s’emparer des clés d’un agent n’est pas un simple incident du quotidien.
Ce sont des faits qui doivent interpeller et qui nécessitent une réponse à la hauteur de la situation.
FO Justice CP Béziersdemande que toutes les suites disciplinaires nécessaires soient données et demande qu’une enquête soit également menée afin de déterminer les intentions de ces deux protagonistes de façon à ce que la dangerosité de ces comportements soit pleinement prise en compte.
Les personnels ne doivent pas avoir à attendre qu’un incident se transforme en agression grave pour que les risques auxquels ils sont confrontés soient enfin considérés à leur juste niveau.
FO Justice CP Béziers apporte tout son soutien aux collègues impliqués et continuera de se battre pour que leur sécurité soit une priorité.
La vigilance des agents ne peut pas être le seul rempart à la violence en détention.
Samedi 22 août, à 17h10, l’auxiliaire d’étage interpelle l’agent J-P à la suite de nuisances sonores provenant du 2ᵉ étage.
Avec l’aide de l’agent JO, ils procèdent à l’inspection de plusieurs cellules.
À l’ouverture de la cellule 206, ils aperçoivent le détenu X en train de dissimuler un objet sous son tee-shirt.
L’agent J-P récupère immédiatement une lame de scie à métaux, soigneusement dissimulée dans un gant de toilette.
Le détenu avait d’ores et déjà commencé à scier le caillebotis de sa cellule, laissant craindre une tentative d’évasion.
Le détenu X a été placé au quartier disciplinaire, tandis que son codétenu a été placé en cellule d’attente.
La fouille de la cellule a également permis de retrouver deux téléphones portables, des stupéfiants ainsi que divers autres objets illicites.
Une fois encore, ce sont les personnels de surveillance qui, par leur vigilance et leur professionnalisme, ont permis de mettre au jour une situation particulièrement préoccupante et de prévenir un potentiel passage à l’acte.
Face à la multiplication des intrusions par drones et aux projections
récurrentes en cour de promenade, il est désormais largement temps de repenser et de renforcer la sécurité de nos établissements pénitentiaires.
QU’ATTENDEZ-VOUS POUR AGIR ?
Nous ne constatons, à ce jour, aucune réponse concrète à la hauteur des enjeux sécuritaires auxquels sont confrontés quotidiennement les personnels.
Il est inacceptable de continuer à reporter la charge de travail et la responsabilité de la sécurité sur les personnels de détention, tout en laissant persister des failles de sécurité susceptibles de mettre en danger les agents et l’ensemble de l’établissement.
IL VOUS INCOMBE DE VEILLER À LA SÉCURITÉ DES AGENTS !
FO JUSTICE demande que les agents soient félicités et valorisés pour leur professionnalisme, leur vigilance et leur réactivité, qui ont une nouvelle fois permis d’éviter le pire.
FO JUSTICE remercie également l’Officier de permanence, le gradé de roulement ainsi que le Chef de détention pour leur réactivité et leur implication dans la gestion de cet événement.
C’est ce matin même que notre collègue a été victime d’un fou furieux.
Arrivé dans notre établissement il y a un mois après avoir agressé un personnel à ST-MAUR, il ne lui aura pas fallu longtemps pour récidiver.
Étant insatisfait de son affectation à la Maison Centrale de MOULINS-YZEURE, il aura tout tenté : incendie en zone neutre, feu de cellule, automutilation…
Son objectif était clair : partir de MOULINS
Et pour cela, il n’a pas hésité à s’en prendre à notre collègue, muni d’une lame de rasoir, en lui assénant plusieurs coups au niveau du visage et du cou.
7 jours d’ITT.
La situation aurait pu être bien plus dramatique sans la réactivité et le professionnalisme des agents et du brigadier-chef encadrement.
En soutien à notre collègue agressé mais aussi aux camarades présents lors de cette attaque, nous appelons à un retard de prise de service dès demain matin 6h45.
Le Syndicat Local FO Justice exige son transfert immédiat à la suite de sa garde à vue.
Le Syndicat Local FO Justicesouhaite un bon rétablissement au camarade blessé et reste disponible pour les démarches à effectuer.
Le Syndicat Local FO Justice félicite l’ensemble des agents présents pour la gestion de cet incident choquant.
Dans la nuit du 21 au 22 août 2026, notre établissement a une nouvelle fois été confronté au phénomène des livraisons par drones.
Vers 2 heures du matin, une alarme a retenti de manière continue, sans localisation précise. Vers 3 heures, les personnels présents en zone neutre ont entendu un drone se diriger vers le secteur du quartier d’isolement.
Grâce à la vigilance des agents, au contrôle des caméras et à la coordination avec le mirador, deux cellules ont été identifiées comme tentant de récupérer le colis livré par le drone, notamment à l’aide d’un « yoyo ».
Les personnels ont immédiatement sollicité l’astreinte afin de pouvoir intervenir sur le toit du QI et récupérer le colis. À leur arrivée, le colis avait malheureusement déjà été introduit en cellule.
UNE NOUVELLE FOIS, DES OBJETS PROHIBÉS ET DES DÉGRADATIONS
La fouille ordonnée à la suite de cette livraison a permis de découvrir notamment :
un bloc chargeur ;
20 cigarettes non cantinables ;
ainsi que plusieurs dégradations dans la cellule, dont un caillebotis pourtant déjà réparé, ainsi que le combiné téléphonique et le bloc prise de la cabine.
Ces dégradations démontrent une fois encore la facilité avec laquelle certains détenus peuvent s’attaquer aux équipements de leur cellule pour contourner les dispositifs de sécurité.
Et alors que les personnels poursuivaient leur intervention, un second drone a été aperçu en direction du bâtiment B, côté promenade droite.
Les agents ont réussi à le faire fuir, mais la cellule ciblée n’a pas pu être identifiée.
ET TOUJOURS LES MÊMES PROFILS…
Ce qui est particulièrement préoccupant dans cette nouvelle nuit, c’est que le détenu « T », affecté dans notre quartier d’isolement labellisé « crim org », est une nouvelle fois directement impliqué dans une tentative de récupération de colis par drone.
Nous avions déjà dénoncé sa présence au cœur d’un épisode similaire lors de la nuit du 16 au 17 août dernier.
Quelques jours seulement après nos précédentes alertes, il récidive sans complexe. Il faut dire qu’il aurait tort de s’en priver : manifestement, rien ne semble aujourd’hui suffisamment dissuasif pour mettre un terme à ces agissements.
Combien faudra-t-il encore d’alertes et d’incidents pour que l’administration et les pouvoirs publics prennent enfin la mesure de la situation ?
Les personnels en ont assez d’être exposés au grand jour et de faire les frais d’une institution incapable, en 2026, de sécuriser correctement ses établissements pénitentiaires !
Cette situation est une honte et un échec total de l’institution.
NOS COLLÈGUES NE PEUVENT PAS ÊTRE LES SEULS REMPARTS
Une nouvelle fois, les personnels ont fait preuve de vigilance, de réactivité et de professionnalisme pour détecter les mouvements du drone, identifier les cellules concernées, intervenir et empêcher une nouvelle livraison vers le bâtiment B.
Mais soyons clairs :
on ne peut pas demander aux personnels de lutter à mains nues contre des réseaux et des technologies qui évoluent sans cesse.
FO JUSTICE réclame depuis des années des moyens matériels, technologiques et humains à la hauteur de la menace, mais nous ne voyons rien venir !
Pendant ce temps, le ballet aérien au-dessus de nos têtes se poursuit avec frénésie… Personne ne pourra dire « nous ne savions pas ». Et si un drame survient, il sera alors bien tard pour chercher des responsables et leur demander de rendre des comptes.
FO JUSTICE SALUE LA VIGILANCE DES PERSONNELS
FO JUSTICE tient à féliciter l’ensemble des personnels mobilisés au cours de cette nuit.
Grâce à eux, une nouvelle tentative de livraison a pu être perturbée et un second drone a pu être mis en fuite.
FO JUSTICE demande que l’investissement de ces agents soit reconnu et fasse l’objet de gratifications et de mises à l’honneur. Mais leur attente et la nôtre vont bien au-delà !
Nos collègues sont une nouvelle fois intervenus pour assurer la sécurité de l’établissement avec des moyens qui restent manifestement insuffisants face à l’ampleur du phénomène.
FO JUSTICE continuera d’alerter, de dénoncer et d’exiger les moyens nécessaires.
A la Maison Centrale d’Ensisheim, la tension en détention est palpable depuis quelques semaines déjà. Les incidents entre détenus et bagarres se multiplient.
Ce mercredi 19 août 2026, une nouvelle fois 2 détenus déjà impliqués dans des altercations précédentes et un 3ème « Street fignter » ont pris la cour de promenade pour un ring de boxe. Malheureusement cette fois, l’agent de surveillance promenade a été pris dans les échanges en tentant de préserver l’intégrité physique des individus.
Bilan du combat : 1 détenu envoyé à l’hôpital, 2 détenus placés en préventive et la surveillante avec de multiples contusions !!!
Heureusement pour notre collègue que l’intervention des renforts est venue très rapidement et a permis de limiter les dégâts car les conséquences auraient pu être plus dramatiques.
FO Justice félicite également l’efficacité de l’équipe ELSP qui a été récupérer les bagarreurs sur cour de promenade avec autorité et professionnalisme.
Enfin, FO Justice souligne l’implication immédiate de la hiérarchie et la gestion exemplaire de l’incident par l’officier présent et les membres de la
Direction qui assurent l’intérim en cette période de vacances estivales.
FO Justicedemande le transfert immédiat des détenus impliqués dans ces incidents.
FO Justice remercie l’ensemble des personnels présents tous grades confondus.
FO Justicesouhaite un bon rétablissement à notre camarade blessé dans l’altercation.