Plusieurs détenus ont refusé de réintégrer à l’issue de la promenade. L’intervention des ERIS a été nécessaire pour rétablir l’ordre. Les détenus concernés ont été placés au quartier disciplinaire.
CE MERCREDI MATIN
Lors de la distribution du repas, l’un de ces détenus, manifestement mécontent de sa situation, a porté un coup de poing au visage d’une de nos collègues gradée.
Notre collègue a dû être transportée à l’hôpital pour recevoir des soins.
Pour FO Justice, cette agression est tout simplement INACCEPTABLE ! Nos collègues ne sont pas des punching-balls et ne doivent en aucun cas subir la violence de détenus qui se croient tout permis.
AU 112,
CE N’EST PAS
LA POPULATION PÉNALE
QUI DÉCIDE !
FO JUSTICE EXIGE LE TRANSFERT IMMÉDIAT
DE L’AGRESSEUR PAR LES ERIS !
➜ Des sanctions exemplaires pour cet acte inacceptable.
➜ Le transfert immédiat de l’agresseur.
➜ Un soutien total à notre collègue agressée.
➜ Des moyens renforcés pour garantir la sécurité des personnels.
➜ Une réponse ferme de l’administration.
TOLÉRANCE
ZÉRO !
SOUTIEN TOTAL À NOTRE COLLÈGUE !
SOUTIEN À TOUS LES PERSONNELS !
Au ministère de la Justice, les personnels administratifs sont indispensables au fonctionnement quotidien de nos services
Dans tous les services et toutes les directions, nous sommes en première ligne :
• Traitement et suivi de dossiers sensibles et complexes ;
• Gestion des carrières et de la paie des agents du ministère ;
• Rigueur budgétaire : évaluation et justification de chaque centime dépensé ;
• Accueil des justiciables et gestion des urgences au quotidien ;
• Maintien de la continuité du service public avec toujours moins d’effectifs et plus de charge de travail !
POURTANT, NOTRE RÉMUNERATION NE REFLÈTE NI LA RÉALITÉ DE NOTRE ENGAGEMENT,
NI L’EXPLOSION DE NOS RESPONSABILITÉS. C’EST INACCEPTABLE !
1. Gel du point d’indice et blocage des grilles : stop au mépris !
Des années de gel ont dévoré notre pouvoir d’achat face à l’inflation. Pour les secrétaires administratifs, et plus encore pour les adjoints administratifs (catégorie C), la situation n’est plus seulement difficile : elle est scandaleuse.
• Des traitements indiciaires sous le SMIC : Dans le premier grade, les agents restent bloqués pendant des années avec un traitement inférieur au minimum légal.
• Le leurre de l’indemnité différentielle : L’administration verse une compensation pour ‘boucher le trou’, mais CETTE INDEMNITÉ NE COMPTE PAS POUR LA RETRAITE ! C’est le ‘tout bénef’ pour l’État, qui fait des économies sur le dos de nos pensions futures !
COMMENT ACCEPTER QU’UN AGENT EXERÇANT À TEMPS PLEIN AU MINISTÈRE DE LA JUSTICE
PERÇOIVE UN TRAITEMENT INDICIAIRE INFÉRIEUR AU SMIC
ET SE FASSE SPOILER SES DROITS À LA RETRAITE ?
2. Nos compétences explosent, nos salaires stagnent : ça doit changer !
Nos métiers se sont considérablement complexifiés en 20 ans :
• Procédures de plus en plus lourdes et outils numériques omniprésents ;
• Pression constante des délais, urgences et situations humaines de crise ;
• Transferts permanents de charges et de responsabilités appartenant normalement au niveau supérieur.
NOS COMPÉTENCES SE SONT DÉVELOPPÉES, NOS RESPONSABILITÉS SE SONT ACCRUES :
NOS SALAIRES DOIVENT ÉVOLUER EN CONSÉQUENCE !
3. Reconnaître enfin l’expérience et l’ancienneté
Un agent engagé et investi depuis plusieurs années doit constater une véritable progression de sa rémunération.
Le tassement des grilles écrase nos carrières. L’ancienneté, l’expérience acquise, la maîtrise des procédures et la gestion de la complexité doivent être reconnues à leurs justes valeurs,
L’EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE N’EST PAS UNE FAVEUR :
C’EST UNE EXPERTISE AVÉRÉE ET UNE VALEUR QUI NE DOIT PLUS ÊTRE INVISIBLE,
MAIS QUI DOIT SE PAYER !
► NOS REVENDICATIONS CLAIRES ET FERMES
Nous ne demandons ni aumône ni privilège : nous exigeons justice et respect !
Face à l’impact du gel du point d’indice, aux grilles indiciaires toujours aussi faibles, pour ne pas dire indécentes, et à la non-application des règlementations par notre ministère, FO JUSTICE revendique :
►Revalorisation significativedu point d’indice et rattrapage des pertes accumulées de pouvoir d’achat.
►Refonte et revalorisation globale des grilles indiciaires des personnels administratifs (particulièrement de catégorie C) ;
►Véritable revalorisation quadriennale et non un simple réexamen de situation symbolique et sans effet.
►Application immédiate des textes en vigueur concernant les éléments du RIFSEEP et travail sur l’évolution de l’IFSE et du CIA avec une revalorisation réelle et équitable !
DES SALAIRES DIGNES POUR CELLES ET CEUX QUI FONT VIVRE LE SERVICE PUBLIC !
Si le ministère de la Justice fonctionne, c’est aussi grâce au dévouement
et au travail des personnels administratifs.
VOUS N’ÊTES PAS SEULS : FO JUSTICE EST À VOS CÔTÉS !
Face à l’administration, ne restez pas isolés.
Ensemble, faisons respecter nos métiers et nos fiches de paie.
En visite de terrain comme depuis des mois, FO Justice SDGF était lundi sur Dijon.
Nous y avons trouvé des agents en souffrance, exténués, écrasés par la surcharge de travail et par les déploiements multiples, rapides, sans concertation et toujours avec des calendriers extrêmement courts qui ne permettent pas aux agents d’absorber les changements dans de bonnes conditions.
► Le greffe correctionnel subit des audiences tardives à répétition au mépris de la circulaire Lebranchu du 6 juin 2001 qui, rappelons-le, prévoit que la durée des audiences commençant en début de matinée ou d’après-midi ne doivent pas excéder 6 h, cette durée incluant le temps du délibéré des affaires évoquées le même jour. On en est loin, parfois très loin !
► Les permanences pénales week-end qui sont censées traiter les urgences impérieuses qui ne peuvent pas attendre le lundi sont utilisées comme des journées de travail supplémentaires classiques où on traite de dossiers qui ne relève pas de l’urgence.
► Le JLD pénal subit des déferrements très tardifs depuis la rentrée.
La chaîne pénale est à bout, au bord de la rupture.
L’arrivée de Monsieur le Procureur sera peut-être l’occasion de réajuster la charge des audiences et de rappeler les priorités notamment sur les permanences week-end, en tout cas, espérons-le.
La course à la dématérialisation et au « tout numérique » impacte tous les services et se fait au détriment de la santé des agents. Les déploiements se font à la va-vite avec des logiciels qui ne sont pas aboutis, qui ne sont pas performants ou qui sont incompatibles les uns avec les autres.
► Le CPH subit une augmentation du contentieux avec des séries liées à la conjoncture économique locale et une augmentation des dossiers devant la section encadrement. L’ajout d’audience sans effectif supplémentaire pour éviter l’allongement des délais se fait là aussi au détriment de la santé des agents qui ne peuvent pas se dédoubler pour tenir ses audiences.
Il est urgent de prendre des mesures pour préserver la santé des agents qui, par devoir et conscience professionnelle, s’épuisent jour après jour.
Leur santé devrait être une priorité tant au niveau local que national car la justice ne peut pas (encore) être rendue sans humains et ces humains vient leurs limites sans cessent repoussées.
➢ La situation dijonnaise n’est pas isolée, elle s’inscrit dans une généralité nationale de lassitude et de découragement liée au manque de moyens et de reconnaissance régulièrement décriés dans la Justice.
FO Justice ne veut cependant pas fermer les yeux et le dénonce à nouveau et continuera de réclamer que la Justice soit à la hauteur de ses ambitions en y allouant un budget digne et que la préservation de la santé des agents devienne une réelle priorité.
FO Justice vous informe du lancement de la campagne de mobilité restreinte du Corps de Commandement au titre de l’année 2026.
►Date limite pour formuler un vœu est fixée au 30 septembre 2026.
► Date limite pour le retour des comptes rendus d’entretien est fixée au 9 octobre 2026.
►La publication des résultats interviendra à compter du 19 octobre 2026.
►La date de prise de fonction interviendra à compter du 1er janvier 2027.
DISP
Affectation
PV / PSDV
Poste non profilé
Poste profilé
Fonction
BORDEAUX
CD Bedenac
PV
1
Chef d’établissement
CD Bedenac
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
Sous-Total Bordeaux
2
DIJON
MA Belfort
PV
1
Chef d’établissement
MA Lons Le Saunier
PV
1
Chef d’établissement
MA Nevers
PV
1
Chef d’établissement
MA Belfort
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
MA Bourges
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
MA Nevers
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
Siège DISP
PV
1
Responsable ARPEJ
Siège DISP
PV
1
Adjoint au chef du Département Sécurité Détention (DSD)
Siège DISP
PV
1
Adjoint au chef du Département Sécurité Détention (DSD)
Sous-Total Dijon
9
ENAP
ENAP
PV
1
Adjoint au chef de la section Tir
Sous-Total Enap
1
LILLE
CP Maubeuge
PV
1
Chef de détention
Sous-Total Lille
1
LYON
CSL Lyon
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
CP Valence
PV
1
Chef de detention
Sous-Total Lyon
2
MARSEILLE
MA Ajaccio
PV
1
Chef d’établissement
Sous-Total Marseille
1
PARIS
EPSN de Fresnes
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
CP Fleury-Mérogis
PV
1
Responsable de greffe
Siège DISP – URFQ
PV
1
Responsable du centre d’enseignements théoriques et opérationnels pénitentiaires CETOP (CFC)
Siège DISP – Département recrutement et formation
PV
1
Chef du département recrutement et formation
Sous-Total Paris
4
RENNES
MA Fontenay
PV
1
Chef d’établissement
MA Laval
PV
1
Chef d’établissement
Sous-Total Rennes
2
STRASBOURG
CD Ecrouves
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
Sous-Total Strasbourg
1
TOULOUSE
MA Mende
PV
1
Adjoint au chef d’établissement
CP Béziers
PV
1
Chef de détention
Sous-Total Toulouse
2
DSPOM
CD Tatutu de Papeari
PV
1
Officier
CP Faaa Nuutania
PV
1
Officier
Sous-Total Outre Mer
2
AC / DGAP
DGAP/EMS3
PV
1
Adjoint chef de section ELSP/PREJ/UH
DAP/MCI
PV
1
Inspecteur
SM/SP/EMS1
PV
1
Responsable de secteur (centre opérationnel)
DGAP/SA/RH/RH4
PV
1
Chef de section – Corps de Commandement
Sous-Total AC / DGAP
4
Sous – TOTAL
2
29
TOTAL
31
POSTES DU RENSEIGNEMENT PENITENTIAIRE (SOUS RESERVE D’HABILITATION)
DISP
Affectation
PV
Poste profilé
Fonction
SNRP
DGAP – SNRP 2 – Section des sources humaines
1
1
Chef de section
Sous-Total AC/DGAP
1
1
Sous-Total SNRP
1
1
Les vœux de mutation sur un poste profilé doivent être saisis dans le SIRH (Harmonie) conformément aux règles précisées dans les fiches de procédure jointes (annexes 4 et 5) et être systématiquement accompagnés d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitae.
De plus, les agents doivent impérativement solliciter un entretien auprès du responsable mentionné dans la fiche de poste. À défaut, ils sont invités à prendre attache avec la direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) compétente.
Hier, AU QI/QD, les personnels ont fait face à une succession d’incidents graves :
– Refus, insultes et crachat : lors de la réintégration de promenade, le détenu M. s’est rebellé et s’est extirpé pour cracher directement sur le gradé tout en l’insultant.
– Jet de produit chimique : Lors du repas, ce même détenu a projeté du détergent, touchant directement deux agents. Sans le bouclier et le casque, l’impact aurait pu être bien plus grave !
– Agressions gratuites envers le personnel : Deux autre détenus en crise simultanée (tapages, vaisselle jetée, menaces, insultes…) pour des motifs sur lesquels les agents n’ont strictement aucun pouvoir ni aucune responsabilité…
– Matériel inadapté : Des trappes de cellules mal conçues qui compliquent les dé-menottages et mettent les agents en danger.
Face à cette violence, les agents ont fait preuve d’un sang froid et d’un professionnalisme exemplaire.
Le Bureau Local FO Justice tient à remercier les personnels, qui se sont rendus directement sur le terrain, aux cotés du personnel en première ligne.
Le Bureau Local FO Justice demande :
– Le transfert Immédiat du détenu auteur des crachats et du jet de détergent !
– Des sanctions disciplinaires et pénales ferme pour l’ensemble des agresseurs !
– Une meilleure mise aux normes des équipements de sécurité au QI/QD qui se doivent d’être adaptées à la gestion des interventions.
– Nous restons bien entendu à la disposition des collègues concernés pour les accompagner dans toutes leurs démarches administratives.
FACE A L’INSECURITE, RESTONS SOLIDAIRE : C’EST NOTRE AFFAIRE A TOUS !
Les organisations syndicales de la Fonction publique appellent l’ensemble des personnels à se mobiliser par la grève et les manifestations le mardi 29 septembre 2026.
FO Justice s’inscrit pleinement dans cette mobilisation nationale et appelle l’ensemble des personnels du ministère de la Justice à se mobiliser massivement !
Les premières orientations budgétaires pour 2027 font peser de nouvelles menaces sur les services publics, les rémunérations et les conditions de travail des agents publics.
Après des années de dégradation des conditions d’exercice, on ne peut plus accepter d’être la variable d’ajustement des politiques budgétaires !
►FO Justice porte les revendications communes de l’intersyndicale Fonction publique :
– Des mesures salariales générales, avec une revalorisation significative de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation ;
– Une refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière, la sortie des débuts de carrière du niveau du SMIC et la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
– Le rétablissement de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat, la GIPA ;
– Le maintien à 100 % de la rémunération des agents placés en congé de maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
– L’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
– Des moyens budgétaires à la hauteur des besoins et des missions des services publics ;
– Le maintien du pouvoir d’achat des retraités ;
– Une Fonction publique en capacité d’assurer partout l’égalité d’accès aux services publics et la continuité de ses missions d’intérêt général.
Ces revendications trouvent un retentissement particulier au sein du ministère de la Justice : Sous-effectifs, surcharge de travail… Les personnels ont suffisamment donné ! Les missions de la Justice ne peuvent être assurées sans des femmes et des hommes reconnus, correctement rémunérés et disposant des moyens nécessaires pour exercer leurs missions.
Le 29 septembre 2026, FO Justice appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser et à prendre part aux cortèges ! Pour nos salaires ! Pour nos carrières ! Pour nos conditions de travail ! Pour un service public de la justice à la hauteur de ses missions !
25 TÉLÉPHONES, 169 G DE STUPÉFIANTS, UNE ARME ARTISANALE… COMBIEN FAUT-IL ENCORE ATTENDRE ?
À la suite de la rixe survenue en cours de promenade au bâtiment D3, au cours de laquelle des armes artisanales ont été utilisées, Force Ouvrière Justice avait, dans son communiqué du 13 septembre 2026, demandé clairement : Une fouille d’envergure « opération prison propre » en complémentarité des fouilles XXL.
Cette demande n’était pas une posture syndicale.
Elle répondait à une réalité de terrain.
La fouille XXL réalisée hier soir est venue confirmer nos inquiétudes.
UN BILAN QUI FAIT FROID DANS LE DOS
Avec l’appui des ERIS, EROS, de la brigade cynophile, l’équipe infra-sécurité et des agents de détention, les personnels mobilisés ont découvert :
• 25 téléphones, dont 24 iPhones et 1 L8STAR
• 169 g de stupéfiants
• 32 câbles de chargeurs
• 7 prises de chargeurs
• 1 boîtier IPTV
• 4 embouts TORX
• 1 PUFF
• 1 arme artisanale
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.
Ils démontrent surtout que les trafics et les objets interdits sont toujours bien présents au sein de nos détentions.
IL EST TEMPS DE PASSER À L’ACTION !
Force Ouvrière Justicele répète depuis longtemps : nos collègues doivent disposer de moyens modernes et efficaces pour faire face aux nouvelles formes de menace.
Nous demandons donc une nouvelle fois la mise en place d’un portique à ondes millimétriques au sein de l’établissement.
Nous demandons également des dispositifs de détection et de neutralisation des drones (Brigade Anti Drones).
Les drones sont aujourd’hui devenus un véritable vecteur d’introduction de produits et d’objets interdits en détention.
Nous ne pouvons pas continuer à demander aux personnels de faire toujours plus avec toujours moins de moyens.
La sécurité pénitentiaire doit évoluer avec les menaces.
FO JUSTICE DIT MERCI AUX PERSONNELS
Force Ouvrière Justice tient à saluer l’ensemble des agents engagés dans cette opération.
ERIS, EROS, brigade cynophile, l’équipe sécurité et personnels de détention : MERCI.
Merci pour votre investissement, votre disponibilité et votre professionnalisme.
Une fouille XXL représente une mobilisation importante de personnels et d’énergie. Une fois encore, les agents ont répondu présents et ont démontré leur engagement pour la sécurité de l’établissement et de leurs collègues.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICE RESTERA VIGILANTE
Force Ouvrière Justice demande désormais que cette réalité soit prise en compte et que les moyens nécessaires soient déployés.
PORTIQUE À ONDES MILLIMÉTRIQUES + ANTI-DRONES : CE N’EST PLUS UNE OPTION, C’EST UNE NÉCESSITÉ !
La sécurité des personnels ne doit jamais être une variable d’ajustement.
QSL : ON NE GÈRE PAS UNE PRISON AVEC DES TABLEAUX EXCEL !
Depuis le début de l’été, la DGAP a demandé à la Direction Interrégionale de saisir la Direction locale de Toulouse-Seysses afin de « remplir » le QSL.
Oui, vous avez bien lu : l’Administration s’étonne de constater des places disponibles !
FO JUSTICE SEYSSES pourrait évidemment comprendre la volonté de l’Administration d’utiliser pleinement les capacités d’accueil existantes. Mais encore faut-il que cela soit pensé, préparé et réalisable !
Et surtout, encore faut-il que cela soit fait dans des conditions permettant d’assurer la sécurité des personnels et des personnes détenues.
DEUX RÉGIMES DE DÉTENTION DANS UN SEUL QUARTIER : CHERCHEZ L’ERREUR !
La solution trouvée serait donc de rechercher des personnes détenues en fin de peine afin d’alimenter le QSL, mais sous un régime de détention. Dans le même temps, des personnes détenues relevant du régime de semi-liberté séjournent déjà au sein des murs.
FO JUSTICE SEYSSES pose donc une question simple :
COMMENT PEUT-ON SÉRIEUSEMENT ENVISAGER DE FAIRE COHABITER DEUX MODES DE DÉTENTION DIFFÉRENTS DANS UN SEUL ET MÊME QUARTIER ?
Et cela, bien évidemment :
SANS PERSONNEL SUPPLÉMENTAIRE,
SANS TRAVAUX ADAPTÉS,
SANS ORGANISATION REPENSÉE,
SANS MOYENS SUPPLÉMENTAIRES.
Et avec, en parallèle, l’exigence que ce quartier soit hermétique, sécurisé et parfaitement maîtrisé.
FO JUSTICE SEYSSES S’INSURGE CONTRE CETTE MÉTHODE !
FO JUSTICE SEYSSES reste persuadé qu’avant de prendre ce type de décision depuis un bureau, il aurait été indispensable de venir sur le terrain afin de voir les installations, de rencontrer les personnels, de mesurer les contraintes et de vérifier concrètement si cette organisation est réalisable à court ou moyen terme.
Car sur le terrain, la réalité est tout autre :
➜ Pas de téléphonie adaptée.
➜ Pas de parloirs.
➜ Pas d’activités suffisantes.
Du coup, peu de conditions permettent aujourd’hui de rendre ce quartier attractif pour des détenus susceptibles d’y être affectés.
Alors, comment s’étonner que certaines personnes détenues, lorsqu’on leur propose ce dispositif, préfèrent finalement rester dans leur bâtiment d’origine ?
Comment s’étonner que certains préfèrent malheureusement être trois en cellule plutôt que d’intégrer un dispositif qui, dans les conditions actuelles, ne répond pas aux attentes ?
Une nouvelle fois, qui va devoir absorber les conséquences de décisions prises bien loin du terrain ?
Il est demandé à deux surveillants et à un major encadrement de faire fonctionner et « tourner » ce quartier.
Dans le même temps, les réorganisations nécessaires entraînent forcément des conséquences sur les autres structures.
FO JUSTICE SEYSSES ne peut que constater qu’un nouveau travail de « tricotage » organisationnel semble être à l’œuvre :
PLUS DE MISSIONS, PLUS DE CONTRAINTES, PLUS DE RESPONSABILITÉS… MAIS TOUJOURS PAS PLUS DE PERSONNELS !
SUR LE TERRAIN, L’ÉPUISEMENT ET LES TENSIONS S’ACCENTUENT !
FO JUSTICE SEYSSES confirme aujourd’hui l’épuisement du personnel, auquel s’ajoutent l’agacement et la colère.
Les tâches quotidiennes demandées, auxquelles viennent s’ajouter la surcharge spécifique liée aux entrées et sorties, aux mouvements sanitaires, aux futurs parloirs et à l’organisation de la téléphonie, ne peuvent être réalisées dans le temps imparti.
Le risque d’erreur s’en trouve augmenté pour l’ensemble des agents et des gradés. La gestion des tensions et des incidents est devenue critique pour la sécurité des personnels de surveillance, du SPIP et des intervenants.
FO JUSTICE SEYSSES pointe du doigt la direction de secteur : celle-ci ne daigne même pas se déplacer pour échanger, constater, évaluer…
Pendant ce temps, les consignes et les ordres arrivent en chute libre, sans que les réalités du terrain puissent être réellement prises en compte.
LES PERSONNES DÉTENUES SONT ELLES AUSSI TRÈS TENDUES !
Le 18 septembre 2026, un détenu a dû changer de cellule à trois reprises en à peine 72 heures.
Des tensions sont également apparues entre l’auxiliaire et les personnes détenues de la MA.
Ce bâtiment est devenu une véritable poudrière, tant du côté des personnels que des personnes détenues, avec, en supplément, un manque total de sécurité.
LE POSTE DE GRADÉ QSL : SURVEILLANT, GRADÉ ET ADJOINT À LA FOIS !
À cela s’ajoute la « nouvelle » fiche de poste du gradé QSL, à qui l’on demande d’assurer simultanément les fonctions de surveillant, de gradé et d’adjoint.
Aucune note ne vient encadrer ce régime de détention : tout est dit à l’oral et les personnels doivent broder au jour le jour.
FO JUSTICE SEYSSES rappelle qu’elle n’est pas valable puisqu’elle n’a pas été votée lors de l’instance officielle (CSA) !
Et par conséquence, FO JUSTICE SEYSSES demandera à voter celle des officiers. Puisque nul doute qu’elles ont dû être modifiées également.
L’épuisement mental et physique touche donc autant les agents que les gradés.
LES AGENTS DE CE SECTEUR SONT AU BORD DE LA RUPTURE !
Il va être temps de les écouter. Sinon on part direct à la catastrophe !
Cette situation ne peut plus être considérée comme une simple difficulté d’organisation : elle touche directement aux conditions de travail et à la sécurité.
Et comme si cela ne suffisait pas, les personnels de la SAS et leurs gradés sont eux aussi impactés.
Des choix ont dû être opérés. Des remaniements au sein des major encadrement ont dû être pilotés. Et tout cela pour répondre à une injonction venue des hautes sphères.
DE LA DGAP À LA DISP, DE LA DISP À LA DIRECTION LOCALE : LA PRESSION DESCEND… ET LES PERSONNELS LA PRENNENT DE PLEIN FOUET !
FO JUSTICE SEYSSES tient d’ailleurs à apporter tout son soutien aux personnels du QSL, mais également à ceux de la SAS, qui subissent directement les conséquences de cette organisation.
SI LE QSL DOIT ÊTRE REMPLI, ALORS REMPLISSONS-LE AVEC LE BON RÉGIME !
FO JUSTICE SEYSSES le dit clairement : nous ne sommes pas opposés au fait que le QSL fonctionne à pleine capacité.
Mais si l’objectif est réellement de remplir le QSL, alors qu’on y affecte les profils correspondant au régime de semi-liberté !
Cela paraît pourtant relever du simple bon sens.
Pourquoi vouloir créer une usine à gaz en faisant cohabiter plusieurs régimes, alors qu’une partie des personnes concernées relève déjà du dispositif de semi-liberté ?
À FORCE DE VOULOIR FAIRE SIMPLE EN FAISANT COMPLIQUÉ, ON FINIT PAR METTRE TOUT LE MONDE EN DIFFICULTÉ !
LES MATELAS AU SOL NE DISPARAÎTRONT PAS AVEC UN SIMPLE PANSEMENT !
FO JUSTICE SEYSSES refuse que le problème de la surpopulation carcérale soit traité par des mesures improvisées.
Ce n’est pas ce pansement à deux balles qui fera baisser les matelas au sol !
La problématique est structurelle. Elle nécessite une véritable politique pénitentiaire, des moyens, des infrastructures adaptées et surtout des décisions cohérentes avec la réalité du terrain.
FO JUSTICE porte depuis longtemps des propositions concrètes auprès de l’Administration.
➜ Incarcération à domicile
➜ Aménagements de peine
➜ Dispositifs adaptés
➜ Développement des solutions alternatives lorsque les profils le permettent…
Ces propositions ont été développées dans nos communications nationales, nos lettres ouvertes et nos différentes interventions.
ALORS, POURQUOI NE PAS ÉCOUTER CEUX QUI SONT SUR LE TERRAIN ?
Pourquoi continuer à chercher des solutions de circonstance alors que des propositions sont déjà sur la table ?
FO JUSTICE SEYSSES demande officiellement à la DGAP d’abroger cette organisation précipitée et de reprendre le dossier dans sa globalité.
Avant toute décision :
➜ Il faut venir sur le terrain ;
➜ Il faut écouter les personnels ;
➜ Il faut analyser les contraintes ;
➜ Il faut donner les moyens nécessaires ;
➜ Il faut adapter les infrastructures ;
➜ Il faut définir clairement les régimes de détention ;
➜ Et surtout, il faut arrêter de croire qu’une capacité disponible sur le papier constitue automatiquement une capacité exploitable dans les conditions de sécurité attendues.
FO JUSTICE SEYSSES DIT STOP !
ON PLACE UNE FOIS DE PLUS LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS !
C’EST EN FAISANT N’IMPORTE QUOI QUE
L’ON DEVIENT N’IMPORTE QUI ! (Rémi Gaillard)
Une gestion honteuse et un manque de considération qui ne peuvent plus être banalisés.
Au retour de l’officier du secteur de la SAS-QSL, entre la fin du mois d’août et le début du mois de septembre, la société IDEX, intervenant pour l’administration pénitentiaire, a été mandatée afin de transférer le mobilier de la chambre de veille sans organiser le retrait des effets personnels au préalable.
FO JUSTICE SEYSSES s’interroge : était-il réellement nécessaire de confier cette tâche à une société extérieure alors qu’aucun personnel de l’établissement n’était présent pour accompagner ou superviser cette opération ?
Imaginez s’il y avait des objets de valeur… pire… des effets vestimentaires « féminins » ?
Mais le plus choquant reste la manière dont les effets personnels de nos collègues ont été traités.
Les affaires personnelles des gradés ont été posées à même le sol, sans ménagement, comme de vulgaires chiffons que l’on pourrait abandonner au milieu d’une pièce.
Le gradé de journée, découvrant cette situation, a été profondément marqué par ce qu’il a constaté. Il a dû commencer lui-même à ramasser ses propres affaires puis, tant bien que mal, celles de ses collègues, avant de les déposer dans… des poches poubelle.
OÙ SOMMES-NOUS ? AU MOYEN ÂGE ?
Comment peut-on accepter qu’une telle situation puisse se produire au sein de notre institution ?
Comment peut-on traiter de cette manière des personnels qui exercent depuis des années sur ce secteur, qui ont œuvré et continuent d’œuvrer quotidiennement au service de l’administration pénitentiaire ?
Et surtout, quelle gestion est-on en train de nous imposer ?
LE SYMBOLE EST PARTICULIÈREMENT DÉSASTREUX
Le soir venu, lorsque le gradé de nuit est arrivé, il a récupéré son sac d’effets personnels pour rejoindre le QSL.
Un sac poubelle à la main, comme un détenu rentrant de semi-liberté.
Cette image est difficilement acceptable pour des personnels qui méritent, comme tous les agents :
RESPECT, CONSIDÉRATION ET DIGNITÉ.
Il existe pourtant un code de déontologie. Il existe surtout des valeurs humaines et professionnelles qui devraient s’appliquer à tous, sans distinction.
Pour FO JUSTICE SEYSSES, cet épisode n’est malheureusement qu’une goutte d’eau dans un vase déjà largement rempli.
Et parce que nous ne voulons pas que ces pratiques deviennent la norme, la suite se lira dans un prochain communiqué.
FO JUSTICE SEYSSES DEMANDE À LA DIRECTION LOCALE D’AGIR EN CONSÉQUENCE
L’ensemble des personnels doit être traité avec la même considération, le même respect et la même dignité.
Il n’est pas acceptable que des agents qui ont donné des années de leur carrière à notre institution puissent être ainsi considérés et traités de cette manière.
FO JUSTICE SEYSSES apporte son soutien plein et entier aux gradés de la SAS, mais également à l’ensemble des personnels qui œuvrent quotidiennement sur ce secteur.
FO JUSTICE SEYSSES restera pleinement mobilisé aux côtés des agents, pour défendre leurs droits, leurs conditions de travail et leurs revendications.