Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Caen-Ifs : Encore une agression, encore un week-end sous tension

Rien ne semble apaiser l’atmosphère de plus en plus explosive dans notre établissement. Après un week-end une nouvelle fois marqué par une avalanche de violences verbales à l’encontre des personnels, ce samedi 22 novembre 2025 a, lui aussi, apporté son lot d’agressions.

Vers 10h25, au 2ᵉ étage de la MAH2, le surveillant affecté au poste contacte la gradée pour un refus de fouille intégrale, faisant suite à la fouille de cellule et à une forte suspicion de détention d’objet interdit.

Malgré de multiples injonctions claires et répétées, le détenu T refuse catégoriquement de remettre l’objet illicite en sa possession.

Lors de la palpation, le détenu est placé face au mur conformément aux procédures.

C’est alors qu’il porte un violent coup de pied arrière, touchant la gradée à la cheville droite.

Dans le même instant, l’objet tant dissimulé tombe au sol :

Un mini-téléphone noir et doré, équipé d’une carte SIM.

La gradée et les agents présents ont immédiatement réagi avec sang-froid et professionnalisme.

La mise en prévention a été ordonnée, seule mesure permettant de mettre fin à l’incident.

Entre les insultes du week-end, les provocations quotidiennes et cette nouvelle agression physique, un constat s’impose. Nos personnels travaillent dans un climat où la violence n’est plus l’exception, mais un rituel bien installé.

Sans réponse disciplinaire adaptée, claire et ferme, la Direction semble cautionner l’escalade de la violence.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige des sanctions disciplinaires fermes à l’encontre de l’auteur des faits ainsi qu’une prise en compte urgente de l’épuisement des personnels, qui assurent le maintien de l’ordre malgré une pression constante.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS félicite l’ensemble des agents engagés, qui ont une nouvelle fois fait preuve de professionnalisme malgré une situation hostile et récurrente. Il apporte tout son soutien à la gradée agressée, lui souhaite un prompt rétablissement et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans l’ensemble de ses démarches.

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

UR UFAP Toulouse : De la famille du OULA-OULA

Le OULA-OULA est un oiseau équipé d’attributs extrêmement généreux qui claquent sur le sol lorsqu’il atterrit. Ses grosses bourses sont dues à un toupet et à une désinvolture des plus prononcés.

L’UR UFAP TOULOUSE s’est réveillée de sa léthargie profonde en grande pompe.

L’équipe ufapienne de notre ressort se proclame SAV de la réforme historique de FO JUSTICE.

À n’en pas douter, avant d’arriver aux élections professionnelles, l’UR UFAP TOULOUSE va nous certifier que les avancées majeures de toutes les réformes travaillées et gagnées par FO JUSTICE sont le fruit de leur labeur.

Les attaques incessantes contre FO JUSTICE sont le leitmotiv de L’UFAP.

Sans bilan à défendre, l’UFAP se joue de critique en critique. C’est petit…!

Si sur de nombreuses Directions Interrégionales les critiques et les dénigrements visant notre OS sont déclenchés depuis plusieurs jours, FO JUSTICE TOULOUSE pensait que sur notre ressort, le déversement de fiel ne viendrait que bien plus tard ou dans un délai plus proche des élections professionnelles.

C’était mal connaître la nouvelle équipe UR UFAP TOULOUSE menée par sa toute fraîchement nommée secrétaire.

FO JUSTICE TOULOUSE a bien compris que Toi et tes adjoints sont prêts à nous salir ou à mentir. Nous n’avons jamais eu besoin dans le passé et croyez nous dans le futur

également d’un SAV de votre part. Notre organisation tient sa 1ère place depuis la nuit des temps sur le ressort de Toulouse pour ces types de raisons (on en citera qu’une partie):

Un travail au quotidien pour défendre les droits et les conditions de travail des camarades et collègues.

Tenter et freiner les rouleaux compresseurs des bafoueurs de droits.

Un SAV rodé, de qualité et réactif pour toutes situations.

L’UR UFAP TOULOUSE se recroqueville derrière son « papier torché » du 20/11/ 2025 en tentant de faire croire aux collègues qu’ils sont les uniques représentants à assurer les droits. La vérité est toute autre et nos secrétaires locaux sur les PREJ peuvent en attester. N’hésitez pas à vous rapprocher d’eux, ils vous accompagneront dans vos démarches et vos droits.

FO JUSTICE TOULOUSE a été extrêmement réactif et incisif pour stopper une éventuelle injustice envers les collègues des PREJ qui désiraient concourir pour l’écrit de MAJOR EXPERTISE le 11 décembre 2025.

FO JUSTICE TOULOUSE a saisi immédiatement le Directeur Interrégional, la Directrice ESP et le Responsable de l’ARPEJ.

FO JUSTICE TOULOUSE a pris en compte les retours de nos interlocuteurs et reste extrêmement vigilant sur la suite qui sera donnée.

Pour FO JUSTICE TOULOUSE, tous les agents désireux de passer un examen ou un concours doivent pouvoir y prétendre. Hors de question pour FO JUSTICE TOULOUSE qu’une discrimination quelconque soit mise en place sur notre ressort.

FO JUSTICE TOULOUSE vous assure chers Camarades, chers Collègues de sa volonté constante et sans faille pour défendre vos droits.

Les multiples évolutions de grades sont les résultats d’une réforme historique décrochée par FO JUSTICE.

FO JUSTICE TOULOUSE ne laissera personne, que ce soit certains dirigeants ou responsables au service de l’administration barrer les promotions de nos collègues.

FO JUSTICE TOULOUSE ne laissera pas la nuée de OULA-OULA nous dicter nos actions.

Chers homologues régionaux,

Votre communiqué est bel et bien le reflet d’une dynamique nauséabonde que vous essayez d’instaurer sur le ressort.

Si vous persistez dans ce type de jet de fiente alors vous vous doutez que nos relations professionnelles vont se tendre.

Les seuls gagnants d’une telle politique seront les briseurs de droits, de liberté, et d’accords…

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Les JAP sabotent et tire le système pénitentiaire vers le fond ! FO Justice accuse !

→ Alors que la surpopulation carcérale atteint chaque mois de nouveaux records,

→ Alors que plus de 6 000 matelas au sol sont désormais la norme,

→ Alors que 11 000 bracelets électroniques dorment dans les tiroirs,

→ Alors que nos quartiers de semi-liberté restent désespérément vides et que les aménagements de peine s’effondrent, nous devons le dire clairement : si l’objectif était de faire imploser le système pénitentiaire, on ne s’y prendrait pas autrement.

Et comme si la situation n’était pas déjà assez explosive, fallait-il encore franchir une nouvelle étape ? Un juge de l’application des peines décide d’accorder une permission de sortie à l’un des 100 narcotrafiquants les plus dangereux, pourtant placé en QLCO.

Là, on n’est même plus dans l’erreur d’appréciation : on dynamite la logique même du dispositif.

Pourtant, la commission d’application des peines avait examiné ce dossier et rendu un avis défavorable. Un avis destiné à éclairer le JAP, qui a choisi de ne pas en tenir compte.

➢ Faut-il rappeler que certains syndicats de magistrats se sont opposés, tout comme certains syndicats de fonctionnaires pénitentiaires, à la création même des QLCO ?

➢ Faut-il rappeler que ces mêmes organisations ont dénoncé le protocole d’Incarville, y compris le jour de l’hommage national à Arnaud et Fabrice ?

➢ Faut-il rappeler enfin, que ces mêmes syndicats de magistrats s’allient aujourd’hui à d’autres organisations du ministère, tel deux boulets, pour préserver leur pré carré, au détriment de l’efficacité et de la sécurité ?

STOP à l’hypocrisie

Tout cela n’est plus tenable. FO Justice l’affirme avec force : il est urgent de revoir en profondeur le rôle et les missions des JAP !

→ Ceux qui sont au plus près de la population pénale, des réalités de terrain, des tensions, des risques : ce sont les personnels pénitentiaires !

→ Ceux qui gèrent, qui interviennent, qui rédigent les rapports sur lesquels les magistrats doivent s’appuyer : ce sont les personnels pénitentiaires !

Et pourtant, ce sont d’autres qui décident, souvent loin du terrain, en ignorant les alertes et les avis techniques.

Il est donc temps que les missions, aujourd’hui concentrées entre les mains du JAP, soient transférées à l’administration pénitentiaire, seule à même de prendre des décisions ancrées dans la réalité du terrain.

Évidemment, les syndicats corporatistes de magistrats et certaines associations d’avocats s’y opposent, par crainte d’une perte d’influence ou de moyens. Nous ne sommes pas dupes !

Nous ne pouvons plus continuer ainsi. L’administration pénitentiaire, éternelle voiture-balai d’une chaîne pénale dysfonctionnelle, refuse désormais de subir les conséquences de décisions prises hors-sol, par des magistrats coupés de la réalité, indifférents à la souffrance des personnels et à la gravité de la situation.

Il est enfin temps que les responsables politiques prennent la mesure du danger, qu’ils assument et comprennent que le pouvoir réel, aujourd’hui, n’est plus là où ils l’imaginent : il se situe dans les établissements pénitentiaires, auprès des femmes et des hommes qui, chaque jour, maintiennent debout un système au bord de la rupture.

FO Justice le répète : cela ne peut plus durer.

Il faut siffler la fin de la partie !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

Prison du Havre : L’attente n’est pas une solution

Le 30 septembre 2025, les surveillants ont montré leur ras-le-bol après des mois (des années ?) de sacrifices pour exécuter toutes les tâches qu’ils doivent réaliser. De cela a découlé des réunions de travail, d’information qui n’ont mené…à rien.

Tout a repris comme avant (…ou presque apparemment)

Tous les problèmes ont été dénoncés : le nombre de mouvements, des feuilles de mouvements illisibles avec des convocations saisies plusieurs fois, des mouvements parasites, des activités beaucoup trop nombreuses (liste non exhaustive).

Dénoncer, c’est bien !

Agir et chercher à solutionner pour obtenir des actions, c’est mieux !

Le 21 novembre 2025 s’est tenu un COPIL « surveillant acteur d’une DETENTION SECURISEE »

(n’oublions pas ces deux derniers mots). Celle-ci avait pour principal objectif de formaliser les audiences des personnes détenues par les surveillants.

INADMISSIBLE de donner des tâches supplémentaires alors que depuis bientôt 2 mois, les agents n’ont vu aucune différence dans leur amélioration de conditions de travail.

FO justice CP Le Havre est tous les jours à vos cotés ! Et nous partageons tous les jours vos difficultés. Nous ne faisons pas que les dénoncer.

FO justice CP Le Havre n’hésite pas à proposer des solutions pour simplifier la lecture des mouvements (décaler les horaires d’une petite minute par exemple), en ne saisissant qu’une seule fois une liste de 15 détenus à la MEME activité d’enseignement dans DEUX secteurs DIFFERENTS (il suffisait de chercher d’où venait le problème). Certains pourront se moquer mais les petites choses mises bout à bout révolutionneront le fonctionnement de l’établissement et amélioreront nos conditions.

L’équipe FO justice CP Le Havre n’attends pas que les solutions tombent toutes faites : elle les cherche, identifie les dysfonctionnements et propose des solutions et piste d’amélioration, après échanges avec les services concernés. Nous signalons chaque difficulté et incohérences à la hiérarchie.

De jour comme de nuit, FO justice CP Le Havre travaille à l’amélioration des conditions de travail des personnels usés à force de courir dans le non-sens

STOP aux aberrations !

STOP à l’indifférence !

OUI à la considération !

Lire le communiqué

Publié le — Laisser un commentaire

UISP Paris : Contre les Promesses Creuses ! Bilan Contre Bilan !

Force Ouvrière Justice Paris salue les avancées significatives obtenues grâce à la réforme de 2024 en matière de promotions au sein du Corps d’Encadrement et d’Application, et tient à vous informer des perspectives pour 2026.

Contrairement à certaines idées reçues, l’expertise reste une voie d’excellence et de reconnaissance, avec des postes attribués chaque année.

Elle permet une évolution sans mobilité imposée ni responsabilités supplémentaires, idéale pour ceux qui souhaitent valoriser leurs compétences techniques dans leur poste actuel. Cependant, pour ceux qui souhaitent accélérer leur progression, Force Ouvrière Justice vous encourage vivement à vous orienter vers les concours d’encadrement, qui offrent des débouchés plus nombreux et une évolution plus rapide.

Bilan 2026 des postes ouverts à l’avancement :

Major :

  • Major expertise : 264 postes (24 %) une reconnaissance essentielle des compétences techniques
  • Major encadrement : 835 postes (76 %) une opportunité massive pour évoluer rapidement

Brigadier-Chef :

  • Brigadier-Chef expertise : 1 980 postes (90 %)
  • Brigadier-Chef encadrement : 220 postes (10 %)

Ces chiffres montrent une volonté forte de promouvoir en interne, avec près de 3 promotions sur 4 en encadrement, une véritable chance pour gravir les échelons.

Des progrès concrets grâce à la réforme de 2024 et l’action syndicale :

Rappelons le chemin parcouru :

2 104 premiers surveillants historiques étaient en attente de promotion.

498 promotions en 2024, 771 en 2025, et 835 prévues en 2026**

Ces résultats témoignent d’une dynamique positive rendue possible par la réforme, là où les blocages étaient fréquents par le passé.

Une revendication réaliste et prioritaire : la prime d’encadrement

Force Ouvrière Justice porte une demande concrète et réaliste : la création d’une prime d’encadrement sous forme de NBI pour les Brigadiers-Chefs et Majors de la filière encadrement. Cette prime, déjà existante sous d’autres formes au ministère, reconnaîtrait financièrement leurs responsabilités accrues et compterait pour leur retraite. Nous ne demandons pas l’impossible, mais une mesure juste et réalisable : une NBI de 30 points (soit environ 147€ bruts/mois).

FO vous accompagne, mais agissez !

Ces opportunités ne se concrétiseront que si vous candidatez via le RAEP. Inscrivez-vous, préparez-vous, et saisissez ces opportunités ! Force Ouvrière Justice est à vos côtés pour vous conseiller et défendre vos droits.

Ne restez pas spectateur de votre carrière : prenez les devants !

Rejoignez-nous pour faire valoir vos ambitions et continuer à obtenir des avancées durables.

Avec FO, construisons ensemble une administration pénitentiaire juste et promotrice.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Nice : Agression Gratuite ! On tire la sonnette d’alarme… Elle ne fonctionne pas !

Les violences physiques faites aux personnels de la Maison d’Arrêt de Nice ne font que croître ces derniers mois et la triste agression de l’un des nôtres par un détenu, ce Jeudi 19 septembre 2025, en est la triste illustration.

Vers 10h30, au quartier arrivant, le collègue procède à un changement de cellule, mais se trouve rapidement confronté à un refus de s’y soumettre de la part du détenu.

Profitant de la bienveillante apparence du collègue, il va lui asséner gratuitement et sans préavis un coup de poing au visage.

En essayant d’actionner l’alarme, le collègue fait face à un dysfonctionnement et ne peut dorénavant compter que sur lui-même pour tenter de contenir l’individu. Il finira par atteindre, non sans difficulté, l’alarme coup de poing positionnée sur la coursive….

Toute la durée qui précèdera l’arrivée des renforts, le collègue sera l’objet du défoulement du voyou qui finira par être maîtrisé puis placé en prévention au quartier disciplinaire.

Le collègue a quant à lui été immédiatement pris en charge et transporté aux urgences.

Le bilan physique est sans gravité, contrairement au traumatisme psychologique qui est sans appel !

NOTRE COLLÈGUE A ÉTÉ VICTIME :

– DE VIOLENCE DIRECTE DE LA PART DU DÉTENU.

– DE VIOLENCE INSTITUTIONNELLE INDIRECTE PAR DÉFAUT DE FONCTIONNMENT DU SYSTÈME D’ALARME PORTATIF.

CET ÉVÉNEMENT DÉMONTRE L’URGENCE ABSOLUE DE RÉAGIR !

FAUT-IL ATTENDRE UN DRAME HUMAIN AVANT DE POUVOIR ESPÉRER UNE PRISE DE CONSCIENCE DE L’ADMINISTRATION ?

LE RÉCENT INCENDIE NOUS A MONTRÉ QU’AVEC DE LA VOLONTÉ LES MOYENS PEUVENT ÊTRE DÉBLOQUÉS ET DÉPLOYÉS RAPIDEMENT.

LE BUREAU LOCAL FO JUSTICE DÉNONCE LE DYSFONCTIONNEMENT DES ÉMETTEURS-RÉCEPTEURS DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES !

Il faut en finir avec les excuses et les justifications fourre-tout :

« Les tests et réparations sont effectués ! », « il n’y a pas de budget !»,

« nous faisons le maximum » !

STOP, PRENEZ VOS RESPONSABILITÉS, NOUS NE SERONS PAS LES PROCHAINS SACRIFIÉS DE VOTRE INACTION !!!

FO Justice exige le changement complet du parc des émetteurs-récepteurs ICOM qui est INSUFFISANT, OBSOLÈTE, DANGEREUX ET ENGENDRE UNE INSÉCURITÉ TOTALE !

Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé et choqué par cet incident.

Le bureau local FO Justice demande des sanctions exemplaires à l’encontre du détenu et son transfert à l’issue de sa sanction disciplinaire.

Le bureau local FO Justice répondra toujours présent pour soutenir les personnels sur leurs conditions de travail

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Chaumont : Barricadé et Armé !

Vendredi 21 Novembre, un événement d’une gravité extrême a mis en péril la vie même de nos collègues.

En effet, le détenu D s’est retranché et barricadé dans sa cellule en entassant toutes sortes d’objets devant la porte.

L’utilisation de la disqueuse pour ouvrir la porte de sa cellule par nos collègues a été nécessaire.

Lors de l’intervention, au moment crucial de désencombrer l’entrée, les collègues se sont retrouvés face à une projection d’objets divers et variés, lancés avec une violence inouïe.

Pire encore: le détenu a violemment tenté d’agresser nos collègues avec un morceau de miroir pointu !

Face à cette agression armée, préméditée et potentiellement mortelle, nos agents ont été confrontés à une tentative délibérée de nuire gravement, voire d’homicide.

Les agents ont réussi à neutraliser l’arme et à maîtriser le détenu empêchant le pire….

Le drame a été évité grâce à leur courage et à leur sang-froid.

Le détenu D a été placé au Q.D, assurant le retour au calme en détention.

Cet acte de bravoure et de professionnalisme est un rappel brutal des risques que nous affrontons quotidiennement.

Notre engagement assure la sécurité publique derrière les murs au péril de notre vie.

Face à la violence, notre seule force est l’union et notre professionnalisme.

F.O MA CHAUMONT demande que le professionnalisme de nos collègues ayant géré cette agression, soit reconnu et salué.

F.O MA CHAUMONT remercie l’ensemble des personnels, tous corps et grades confondus qui ont participés au rétablissement de l’ordre.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Prison de Rennes-Vezin : Directeur Limogé – Scandale sur Fond Politique !

Ce 21 novembre 2025, une semaine après l’évasion du détenu S., c’est avec une stupeur totale que les agents du CP Rennes-Vezin (CPRV) apprennent par les médias — et pire encore, par les détenus — que M. BRAHIMI, directeur du CPRV, vient de se faire limoger.

Près de 40 ans de carrière, une vie entière dédiée à l’administration pénitentiaire… et voilà le remerciement ! Face aux difficultés rencontrées depuis plus d’un an, la décision d’écarter le directeur relève davantage d’une manœuvre politique que d’une cohérence de gestion.

Que l’on apprécie ou non notre directeur, l’avis est unanime : c’est une honte. Depuis ce matin, nous constatons qu’on lui attribue toutes les responsabilités de l’évasion… à tort.

LA VERITÉ

Contrairement à ce que certains laissent entendre, la Direction Interrégionale était parfaitement informée de cette permission de sortir et avait même émis un avis favorable !

Le détenu S. avait demandé à plusieurs reprises des permissions de sortie — huit demandes au total — qui lui avaient toutes été refusées en raison de ses antécédents d’évasion. Dans ce dossier, la magistrature via le juge d’application des peines (JAP) a toutefois décidé, pour le « tester », d’autoriser une permission collective « à l’essai » et a validé sa participation à la sortie pour le Planétarium.

Qui est donc réellement responsable de cette évasion ?

ET QUE DIRE DU MANQUE DE COMMUNICATION ?

Ce matin, PERSONNE n’a informé les agents du limogeage du directeur. Ce sont les détenus eux-mêmes, après l’avoir vu dans les médias, qui ont informé les surveillants !

Quel manque de respect. Quel manque de considération pour l’ensemble des personnels de l’établissement. Personne n’a eu l’intelligence ni le simple réflexe d’avertir les agents avant de “balancer” l’info aux médias.

L’image médiatique serait-elle devenue plus importante que le personnel qui fait tourner la prison au quotidien ?

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à Monsieur BRAHIMI dans cette épreuve des plus difficiles.

Le bureau local FO Justice appelle l’ensemble des personnels du CPRV à participer à un débrayage demain matin dès 06h30 devant l’établissement afin de montrer notre soutien et le respect que nous portons à notre directeur.

Ce limogeage n’a rien d’une décision professionnelle : c’est un sacrifice offert à la pression médiatique et politique. Une injustice totale, maquillée en mesure d’autorité.

Lire le communiqué 

Publié le — Laisser un commentaire

Plan “Zero Portable en Prison “

Le ministère de la Justice engage une enveloppe globale de 29 millions d’euros destinée à renforcer la sécurisation de six établissements prioritaires :

  • MA Arras
  • CP Paris-La Santé
  • MA Toulouse-Seysses
  • CP Rennes-Vezin
  • CP Toulon-La Farlède
  • MA Dijon.

Ces investissements visent principalement à lutter contre l’introduction des téléphones portables, les projections d’objets illicites, et à améliorer la protection des personnels.

1. Mesures techniques contre les intrusions et objets illicites

  • Installation de portiques à ondes millimétriques (POM), de nouveaux tunnels à rayons X et de détecteurs mobiles (10 à 12 par établissement).
  • Déploiement de filets, couvertures de cours de promenade et caillebotis pour stopper les projections et les échanges illicites.
  • Renforcement de la sécurisation périmétrique (vidéosurveillance, concertina…).
  • Travaux spécifiques par site afin d’améliorer l’étanchéité des établissements vis-à-vis des téléphones portables.

2. Lutte anti-drones

  • 1,05 M€ investis pour équiper Dijon, Arras et Toulouse-Seysses, les trois autres étant déjà dotés.
  • Aujourd’hui, 58 prisons disposent de ce dispositif ; 19 autres seront équipées d’ici le 1er trimestre 2026.

3. Brouillage téléphonique

  • 22 établissements actuellement équipés ; 13 supplémentaires le seront d’ici début 2026.
  • 6,4 M€ dédiés à ce chantier.
  • Rappel : 79 526 téléphones et accessoires ont été saisis en 2024.

4. Renforcement de la sécurité des agents

  • 1,3 M€ d’équipements : tenues d’intervention, moyens de détection, PIE, aérosols…
  • Enveloppes spécifiques pour les établissements prioritaires (200 000€ chacun, 300 000€ pour La Santé).

FO Justice ne peut que se réjouir et se féliciter de ces annonces qui répondent à des revendications que nous portons, depuis plusieurs années pour certaines, en faveur de la sécurisation des établissements et de la protection des personnels.

Toutefois, cette enveloppe de 29 millions d’euros reste très insuffisante, ne concernant que 6 des 186 établissements du parc pénitentiaire, soit 5000 des 85 000 détenus actuellement hébergés.

Le Garde des Sceaux s’est engagé à étendre ce plan à l’ensemble des établissements. FO Justice fait de cette annonce une exigence à concrétiser à très brève échéance. La sécurité de nos personnels et des citoyens ne peut pas attendre.

► FO Justice déplore toutefois :

  • L’absence de concertation préalable de notre organisation
  • L’absence de logique dans certains choix, qui ne se sont pas portés sur la liste des établissements ciblés « criminalité organisée » en cohérence avec la note DAP du 10 octobre 2024.
  • L’absence de mesures concrètes pour traiter la surpopulation, pourtant au cœur des dysfonctionnements sécuritaires.

► FO Justice continue d’exiger :

  • Une sécurisation globale de l’ensemble du parc pénitentiaire,
  • Un plan d’ampleur nationale pour lutter contre les trafics et violences,
  • Des moyens renforcés pour la protection des agents,
  • L’accélération du déploiement des brigades cynophiles, revendiquées par FO Justice depuis 2018, et dont l’expérimentation est en cours actuellement,
  • Une lutte réelle contre la surpopulation carcérale, sans laquelle aucune stratégie “zéro portable” ne pourra être pleinement efficace.

Nous resterons mobilisés et vigilants pour que chaque établissement et chaque agent bénéficie des moyens nécessaires !

Lire le communiqué