Ce 21 novembre 2025, une semaine après l’évasion du détenu S., c’est avec une stupeur totale que les agents du CP Rennes-Vezin (CPRV) apprennent par les médias — et pire encore, par les détenus — que M. BRAHIMI, directeur du CPRV, vient de se faire limoger.
Près de 40 ans de carrière, une vie entière dédiée à l’administration pénitentiaire… et voilà le remerciement ! Face aux difficultés rencontrées depuis plus d’un an, la décision d’écarter le directeur relève davantage d’une manœuvre politique que d’une cohérence de gestion.
Que l’on apprécie ou non notre directeur, l’avis est unanime : c’est une honte. Depuis ce matin, nous constatons qu’on lui attribue toutes les responsabilités de l’évasion… à tort.
LA VERITÉ
Contrairement à ce que certains laissent entendre, la Direction Interrégionale était parfaitement informée de cette permission de sortir et avait même émis un avis favorable !
Le détenu S. avait demandé à plusieurs reprises des permissions de sortie — huit demandes au total — qui lui avaient toutes été refusées en raison de ses antécédents d’évasion. Dans ce dossier, la magistrature via le juge d’application des peines (JAP) a toutefois décidé, pour le « tester », d’autoriser une permission collective « à l’essai » et a validé sa participation à la sortie pour le Planétarium.
Qui est donc réellement responsable de cette évasion ?
ET QUE DIRE DU MANQUE DE COMMUNICATION ?
Ce matin, PERSONNE n’a informé les agents du limogeage du directeur. Ce sont les détenus eux-mêmes, après l’avoir vu dans les médias, qui ont informé les surveillants !
Quel manque de respect. Quel manque de considération pour l’ensemble des personnels de l’établissement. Personne n’a eu l’intelligence ni le simple réflexe d’avertir les agents avant de “balancer” l’info aux médias.
L’image médiatique serait-elle devenue plus importante que le personnel qui fait tourner la prison au quotidien ?
Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à Monsieur BRAHIMI dans cette épreuve des plus difficiles.
Le bureau local FO Justice appelle l’ensemble des personnels du CPRV à participer à un débrayage demain matin dès 06h30 devant l’établissement afin de montrer notre soutien et le respect que nous portons à notre directeur.
Ce limogeage n’a rien d’une décision professionnelle : c’est un sacrifice offert à la pression médiatique et politique. Une injustice totale, maquillée en mesure d’autorité.