FO Justicesouhaite ouvrir ce CSA d’administration centrale en rappelant un principe non négociable : la qualité de vie et les conditions de travail, ainsi que la prévention des risques psychosociaux, doivent constituer le socle de toute politique de réforme et de gestion des ressources humaines. Il ne peut y avoir ni modernisation durable, ni performance réelle, lorsque les agents sont placés sous tension permanente.
Les documents soumis à ce CSA, et notamment ceux relatifs aux réorganisations en cours et à la situation des agents contractuels, confirment une évolution profonde à l’administration centrale : intensification du travail, complexification des missions, accroissement des responsabilités, et recours massif à des agents non titulaires pour répondre à des besoins pourtant permanents.
FO Justice rappelle que la précarité statutaire, l’instabilité professionnelle et l’absence de perspectives claires sont des facteurs reconnus de risques psychosociaux. Le fait que près de 40 % des effectifs de l’administration centrale soient aujourd’hui composés d’agents contractuels, dont une part importante en CDD sur des missions pérennes, ne peut être analysé uniquement sous l’angle des effectifs ou des statuts. C’est une question de santé au travail.
La succession de contrats, l’incertitude sur l’avenir professionnel, la pression liée aux résultats, les charges de travail élevées, combinées à une reconnaissance parfois insuffisante, fragilisent les agents, altèrent le sens du travail et augmentent les risques d’épuisement professionnel.FO Justiceconstate que ces situations sont particulièrement marquées dans les secteurs à forte technicité et à forte sollicitation, notamment dans les fonctions financières, de gestion et du numérique.
FO Justice alerte également sur les effets des réorganisations successives sur les collectifs de travail. La multiplication des réformes, la modification des circuits décisionnels, l’éloignement hiérarchique ou fonctionnel, ainsi que l’insuffisance de moyens humains, sont autant de facteurs qui dégradent les conditions de travail et génèrent du stress, des tensions et un sentiment de perte de repères professionnels.
En matière de QVCT et de prévention des RPS, FO Justice rappelle que les obligations de l’employeur public ne se limitent pas à des intentions ou à des discours d’accompagnement. Elles impliquent :
➢ une évaluation réelle et partagée des charges de travail,
➢ une anticipation des impacts humains des réorganisations,
➢ un accompagnement renforcé des agents, sans distinction de statut,
➢ et des mesures concrètes de prévention, inscrites dans la durée.
FO Justicesera particulièrement vigilante au respect des principes annoncés concernant le volontariat, le maintien des rémunérations, les conditions d’accueil et l’accès aux dispositifs de mobilité. Ces garanties doivent être effectives et contribuer à préserver l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, élément central de la qualité de vie au travail.
En conclusion, FO Justice demande que la QVCT et la prévention des risques psychosociaux deviennent des axes structurants et transversaux des politiques menées en administration centrale. Les agents, titulaires comme contractuels, ne doivent jamais être les variables d’ajustement de choix organisationnels ou budgétaires.
FO Justicecontinuera de porter avec détermination la défense de la santé, de la dignité et des conditions de travail des agents, conditions indispensables au bon fonctionnement du service public de la Justice.
Le bureau local Force Ouvrière Justice tient à dénoncer une nouvelle fois la gestion calamiteuse des travaux de sécurisation de l’établissement.
Il aura fallu que FO menace de publier un communiqué pour dénoncer l’incompétence manifeste du maître d’œuvre, notamment concernant le positionnement aberrant du portail, pour que la direction Interrégionale, valide enfin la création d’une entrée distincte pour le parking visiteurs.
Pourtant, Force Ouvrière avait alerté dès le départ : si le portail avait été positionné à proximité du rond-point, comme nous le préconisions, le contribuable n’aurait pas à supporter aujourd’hui une facture supplémentaire liée à cette mise en œuvre tardive et mal pensée.
Mais au-delà de ce constat accablant, le bureau local Force Ouvrière Justiceconstate surtout que la sécurisation effective de l’établissement s’enlise, sans aucune date claire ni calendrier précis pour la réalisation des travaux.
Depuis l’ouverture du QLCO, la situation est devenue intolérable et dangereuse. Chaque matin, les agents prennent leur service au milieu d’une file interminable de véhicules, mêlant personnels et familles de détenus pour se rendre au parloir.
De plus, les familles stagnent au niveau de l’APV, pourtant fermé.
Elles disposent d’une visibilité directe sur les plaques d’immatriculation des véhicules des agents, puis sur le visage des personnels prenant leur service ou le quittant.
Pour le bureau local Force Ouvrière Justice, il s’agit d’une aberration sécuritaire totale.
Les agents expriment une colère légitime et réclament depuis des mois une anonymisation minimale et une sécurisation digne de ce nom.
Pendant ce temps, l’administration reste inactive, malgré les alertes répétées et alors même que des solutions existent, comme cela a été mis en place dans des établissements comparables, notamment à Vendin-le-Vieil, qualifié de « sœur jumelle ».
A défaut de réponse rapide et concrète, le bureau local Force Ouvrièrealerte solennellement les hautes sphères, la colère des agents est à son point de rupture. Si celle-ci venait à exploser, l’administration porterait l’entière responsabilité d’un nouveau mouvement de contestation des surveillants, déterminés à obtenir des travaux pourtant légitimes et indispensables à leurs sécurité.
Le bureau local Force Ouvrière ne pourra contenir indéfiniment la colère des personnels, exposés quotidiennement et laissés sans protection.
La sécurité des agents n’est ni une option ni une variable d’ajustement.
FO Justicevous informe du nombre de postes offerts au concours professionnel pour l’accès au grade de Brigadier-Chef pénitentiaire de la filière « encadrement » au titre de l’année 2026.
► Le nombre total de postes offerts au concours professionnel pour l’accès au grade de brigadier-chef de la filière Encadrement au titre de la session 2026 est fixé à 196.
FO Justice, sans démagogie ni populisme tient ses engagements et mène à bien sa réforme HISTORIQUE!
Suite au retard imputable à l’administration concernant la parution des lettres de classement relatives à la mobilité des Surveillants, Brigadiers, Brigadiers-Chefs Expertise et Majors Expertise.
FO Justice se doit d’intervenir !
Ce retard ne permet pas aux Collègues concernés de disposer de l’ensemble des éléments nécessaires pour prendre une décision éclairée quant au maintien ou à l’annulation de leurs vœux de mobilité.
En conséquence, FO Justicedemande le report de la date limite d’annulation des vœux, initialement fixée au 19 décembre 2025, d’au minimum une dizaine de jours, afin de garantir à chaque agent la possibilité d’agir en toute connaissance de cause, notamment à l’approche de la période des congés.
FO Justice restera particulièrement vigilant sur ce dossier et ne manquera pas de revenir vers les Personnels en cas de modification ou d’évolution de la situation.
Il y a trois semaines, l’impensable s’est produit : une détenue, particulièrement violente, a agressé une surveillante avec une brutalité inouïe ainsi qu’un brigadier-chef. La détenue a même simulé un malaise pour mieux attaquer, en lui assénant des coups-de-poing.
Ce qui est encore plus incroyable, c’est la réaction de la direction : au lieu de prendre des mesures concrètes et immédiates, elle annonce que la surveillante victime de cette agression sera reçue en entretien à son retour d’accident du travail. La direction envisage de la faire passer en entretien pour savoir si elle accepte de reprendre le travail avec la détenue qui l’a violemment agressée, sans aucune considération pour sa sécurité ni pour sa santé mentale.
C’est une véritable honte. La stupeur a été générale, personne n’a pu trouver de mots face à cette violence institutionnelle.
Ce dimanche 14 décembre 2025, une bagarre a éclaté entre deux détenues, une scène que tout le monde voyait venir. Pourtant, comme d’habitude, nos chefs, qui ne prennent pas en compte notre expertise, n’ont rien anticipé. Ils ne pensent qu’à une chose : réduire les groupes de promenade sans mesurer les conséquences de leur gestion.
L’horreur ne s’arrête pas là. L’agent, gravement blessé, doit être évacué aux urgences en civière, en uniforme. Mais surprise : personne ne reste avec lui. Il est laissé seul, comme si sa sécurité ne comptait plus.
Vous semblez oublier le drame d’Incarville. Pour nous, c’est inoubliable. Ce qui s’est passé là-bas doit nous servir de leçon.
Où est donc passé le bon sens ? Où est passée l’humanité que l’on nous doit ?
Nous sommes profondément inquiets pour notre administration. La hausse alarmante des burn-outs est le signe que la pression devient insupportable, que nous sommes à bout. Il faut agir, vite, avant que cela ne devienne une catastrophe encore plus grande.
Nous demandons des comptes. Nous exigeons que nos conditions de travail, notre sécurité, notre dignité soient enfin respectées. Il est temps que la vérité éclate. Il est temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités.
FO Justice exige le transfert immédiat de cette mineure, sans délai. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi aucune demande de transfert n’a encore été formulée.
La double évasion du 27/11 n’est que le reflet d’une politique locale et régionale hors sol et coiffée d’œillets. Si l’Administration cherche des responsables, ils sont pour nous tout désigné !
Le SLP FOJustice MA Dijon n’a eu de cesse de dénoncer les failles de sécurité de l’établissement. Le 1er Juillet nous demandions déjà une fouille générale !
Le 8 Septembre vous étiez alerté par notre déclaration liminaire en CSA. Le 18 Novembre l’UISPFOJustice Dijon dénonçait la découpe des caillebotis fraichement posé. Le 21 Novembre l’un des deux évadés était retrouvé en possession de lame de scie ! Madame la Présidente, vous qui vouliez la main sur tout et en toute circonstance, vous devriez donc en tirer toutes les conclusions qui s’imposent ! ! !
Madame la Présidente, vous êtes arrivée sur l’établissement le 1er Septembre 2025. Le SLP FOJustice MA Dijon constate que vous faites d’ores et déjà l’unanimité mais malheureusement pas à l’avantage du personnel de la MA Dijon. Vous avez déjà plusieurs records à votre actif. Record d’impopularité, record de tracts syndicaux dénonçant vos pratiques, record de précocité de blocage du rondpoint par les agents, double évasions… ET CELA EN SEULEMENT 3 MOIS ! Les remontées du terrain et d’absolument tous les services de la MA sont accablants et vont tous dans le même sens : Vos méthodes de décisions unilatérales, la façon de vous adresser, d’ordonner et d’exiger systématiquement à vos subordonnées ont déjà épuisés la quasi-totalité du personnel de l’établissement.
Le SLPFOJustice MA Dijon se refuse de jouer un rôle en CSA, votre grande pièce de théâtre où ses acteurs ne seront pas entendus. Vous avez fait le choix de vous affranchir des organisations syndicales. Vous nous avez exclu de vos discussions et de vos réflexions. Pour preuve la modification de l’organisation au QF ou du service de nuit fait dans l’urgence par note de service et dont vous avez dû faire machine arrière tant par son imprécision que par son application tout simplement beaucoup trop éloignée de la réalité du terrain. Vous ne nous en voudrez donc pas si nous refusons de participer à ce CSA de façade teinté de mépris puisque vous avez déjà décidé de tout sans nous !
Le personnel de la MA Dijon vous a déjà démontré sa solidarité et soyez assuré que ce n’était que le commencement.
Madame la Présidente, Vous ne semblez pas mesurer la puissance de la déflagration que vous avez causé. Ne vous méprenez pas, vous allez être seule à l’affronter !
Du service EX1 de la Direction de l’Administration Pénitentiaire
De la direction du CD du Comtat Vénaissin
Copie à :
La Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires de Marseille
Objet :
Transmission d’une analyse consolidée, d’une note précontentieuse et d’éléments d’alerte relatifs au dimensionnement des effectifs
Ouverture du centre de détention du Comtat Venaissin
Pièce jointe :
Note précontentieuse – Ouverture du centre de détention du Comtat Vénaissin
Analyse des effectifs du centre de détention du Comtat Vénaissin
Madame, Monsieur,
Dans le cadre de la préparation de l’ouverture du centre de détention (CD) du Comtat Venaissin, FO Justice PACA-Corse vous transmet, pour information et examen, une analyse consolidée portant sur les effectifs prévus pour l’ouverture de cet établissement.
Ce document s’appuie exclusivement sur les éléments figurant dans les documents officiels remis aux organisations syndicales (OS), notamment l’ordre de répartition du 26 août 2025 ainsi que le document de visite des OS du 3 décembre 2025. Il propose une lecture globale, organisationnelle, opérationnelle et humaine des moyens humains envisagés, en appréciant leur soutenabilité dans la durée, conformément aux obligations qui s’imposent à l’administration pénitentiaire.
L’analyse met en évidence que les effectifs actuellement prévus permettent un fonctionnement strictement théorique, sans marge opérationnelle, dans un établissement de grande capacité, à sécurité passive, dont la typologie pénale n’est pas encore définie. Plusieurs services structurants, notamment les équipes locales de sécurité pénitentiaire (ELSP), les secteurs en lien avec les parloirs et l’accueil des familles, ainsi que le quartier arrivant, apparaissent d’ores et déjà calibrés à flux tendu, indépendamment même de toute absence.
Cette organisation ne prend pas en compte les absences de droit, pourtant normales et prévisibles, telles que les congés annuels, les congés maladie ordinaires, les congés formations, les congés maternité et paternité, les temps partiels, etc…, alors même que ces situations relèvent du fonctionnement normal des ressources humaines et doivent être intégrées dans toute organisation durable.
Une telle configuration est susceptible d’engendrer, dès l’ouverture, une dégradation des conditions de travail, une exposition accrue aux risques professionnels et une fragilisation de la sécurité, en contradiction avec les obligations de l’administration en matière de protection de la santé et de la sécurité des agents placés sous son autorité.
Par ailleurs, l’analyse souligne une fragilité structurelle concernant le service sport. Les éléments transmis font apparaître un effectif limité à deux moniteurs de sport pour l’ensemble de l’établissement, ne permettant pas d’assurer la continuité de service en cas d’absence, de congé ou de formation. Or, les activités sportives constituent un levier reconnu de régulation de la détention, participant à la prévention des tensions et, par voie de conséquence, à la sécurité des personnels et au bon ordre de l’établissement.
Dans une logique de prévention, d’anticipation et de responsabilité juridique, ce document conclut à la nécessité :
d’intégrer dès l’ouverture une marge minimale d’effectifs de surveillance, estimée à quinze personnels, ce seuil constituant un minimum incompressible, destiné à rehausser des services structurellement sous-dotés et à sécuriser le fonctionnement de l’établissement, avant même la prise en compte des absences de droit,
de manière distincte et complémentaire, de renforcer a minima le service des moniteurs de sport par l’ajout d’un poste, afin de garantir la continuité de ce service essentiel.
FO JusticePACA- Corse continuera à exercer pleinement ses responsabilités syndicales sur ce dossier.
Ce jeudi s’est tenu le vote pour valider ou non la charte des temps des gradés et des officiers du CPML. Depuis plus de 2 ans, la direction a demandé aux différentes OS de travailler ce chantier. Une chose qui aurait dû être mis en place bien avant l’ouverture de notre structure en 2021.
Fo Justicea toujours été clairs dans ses revendications, en adéquation avec la reforme des officiers (réforme qui permettait aux gradés de passer officier afin d’occuper des postes d’adjoints de bâtiment) nous désirions que l’intégralité des gradés du CPML soit positionné au roulement. Plus tard en considérant la vie familiale des collègues qui occupaient les poste fixes, FO Justiceavait présenté un planning en gardant 1 poste fixe par bâtiment et des gradés en 12h sur le reste du roulement.
La direction a été catégorique, « NON, nous n’avons pas assez de personnel ».
La commande de la DI s’est adjointe à nos revendications en demandant l’année dernière une ouverture et une fermeture couverte par le personnel encadrant, sans donner de directives claires et sans assumer ses positions.
Après une proposition d’ouverture et de fermeture en décalé, faite par une OS, FO Justice est à nouveau monté au front et ne pouvait entendre qu’un système fonctionnant « en s’arrangeant » soit viable. Cependant face aux nombreux refus de la direction sur nos propositions qui n’a laissé aucune place à un compromis, FO Justicea fait des concessions en pensant à la sécurité de l’établissement et de ses personnels. Cette charte des gradés et des officiers n’est sans doute pas la meilleure des propositions sur le papier mais elle rejoint une commande imprécise, et permet d’avoir une couverture plus complète sur l’établissement. FO Justicea donc voté pour une charte des temps des gradés et des officiers qui lui semblait acceptable au vu des ressources en personnel afin d’avoir un fonctionnement acté sur le papier.
Mais rien n’est figé dans le marbre
FO Justiceréclamera toujours un fonctionnement avec des gradés polyvalent en 12H sur les secteurs.
FO Justices’est toujours battue pour que le CPML et les agents qui y travaille soit en sécurité.
Le Vendredi 12 Décembre 2025 vers 15h20, un avocat fait de nouveau parler de lui alors qu’un personnel de surveillance effectue les nouvelles mesures de contrôle d’accès à l’établissement en vigueur depuis l’ouverture du Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée.
Ce PROFESSIONNEL, déjà défavorablement connu de nos services pour avoir tenté d’introduire un routeur wifi ainsi qu’une liasse de billet dans divers établissements, se voit refuser l’accès après 3 tentatives de passage au POM. Ce dernier a marqué 3 fois précisément sur la zone intime.
Le Chef d’Etablissement présent sur le mouvement lui annonce donc la sentence !!!
Ce refus d’accès n’est pas une atteinte aux droits, c’est une mesure de sécurité légitime, les agents ont fait leur travail !!!
L’avocat, représentant de la justice, se permet par mécontentement de jeter ses chaussures vers l’agent en poste.
Va-t-on devoir rappeler et afficher le serment prêté lors de leur entrée en fonction : « Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité”.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite les agents présents pour leur sang-froid et apporte tout son soutien dans l’exercice de leurs nouvelles missions.
Le bureau local Force Ouvrière demande que l’accès à l’établissement de cet avocat soit retiré immédiatement.