EPM de Meyzieu : Stop à la violence et stop à la maltraitance !

Il y a trois semaines, l’impensable s’est produit : une détenue, particulièrement violente, a agressé une surveillante avec une brutalité inouïe ainsi qu’un brigadier-chef. La détenue a même simulé un malaise pour mieux attaquer, en lui assénant des coups-de-poing.

Ce qui est encore plus incroyable, c’est la réaction de la direction : au lieu de prendre des mesures concrètes et immédiates, elle annonce que la surveillante victime de cette agression sera reçue en entretien à son retour d’accident du travail. La direction envisage de la faire passer en entretien pour savoir si elle accepte de reprendre le travail avec la détenue qui l’a violemment agressée, sans aucune considération pour sa sécurité ni pour sa santé mentale.

C’est une véritable honte. La stupeur a été générale, personne n’a pu trouver de mots face à cette violence institutionnelle.

Ce dimanche 14 décembre 2025, une bagarre a éclaté entre deux détenues, une scène que tout le monde voyait venir. Pourtant, comme d’habitude, nos chefs, qui ne prennent pas en compte notre expertise, n’ont rien anticipé. Ils ne pensent qu’à une chose : réduire les groupes de promenade sans mesurer les conséquences de leur gestion.

L’horreur ne s’arrête pas là. L’agent, gravement blessé, doit être évacué aux urgences en civière, en uniforme. Mais surprise : personne ne reste avec lui. Il est laissé seul, comme si sa sécurité ne comptait plus.

Vous semblez oublier le drame d’Incarville. Pour nous, c’est inoubliable. Ce qui s’est passé là-bas doit nous servir de leçon.

Où est donc passé le bon sens ? Où est passée l’humanité que l’on nous doit ?

Nous sommes profondément inquiets pour notre administration. La hausse alarmante des burn-outs est le signe que la pression devient insupportable, que nous sommes à bout. Il faut agir, vite, avant que cela ne devienne une catastrophe encore plus grande.

Nous demandons des comptes. Nous exigeons que nos conditions de travail, notre sécurité, notre dignité soient enfin respectées. Il est temps que la vérité éclate. Il est temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités.

FO Justice exige le transfert immédiat de cette mineure, sans délai. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi aucune demande de transfert n’a encore été formulée.

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