Pour faire suite à notre communiqué du 17 décembre relatif à la régularisation de la PSS et nos doutes sérieux sur la fiabilité des mesures prises par la DAP pour interrompre la prescription quadriennale.
FO Justice a maintenu sa position
► La DAP a eu beau tenter de nous rassurer avec des arguments juridiques que nous contestions…
► L’UFAP-UNSa a eu beau les soutenir benoîtement et se présenter en « sauveur de la PSS »…
L’analyse juridique de FOJustice est restée la même : les termes de la publication faite sur la Newsletter « Étapes Hebdo » du 10 décembre 2025 ne suffisent pas à interrompre la prescription quadriennale.
FO Justice a minutieusement analysé les dispositions de l’article 2 de la loi du 31 décembre 1968 et a exigé de la DAP une nouvelle communication :
• Sous le format d’une note dûment signée
• Avec une rédaction plus précise, satisfaisant sans la moindre ambiguïté aux critères établis.
ET NOUS AVONS ÉTÉ ENTENDUS, LA NOTE EST SIGNÉE !
ELLE EST CONFORME À NOS EXIGENCES CELLES QUI GARANTISSENT LES DROITS DES AGENTS !
Ainsi, ça n’est que grâce à la vigilance et l’expertise juridique de FO Justice que l’interruption de la prescription quadriennale est désormais acquise et certaine. Aucun des agents concernés ne sera lésé par la perte des rappels dus pour l’année 2021.
FO Justice se félicite de cette issue et, une nouvelle fois, vous met en garde contre les vendeurs de rêves et experts de pacotille qui, par précipitation, ignorance ou amateurisme, mettent en péril vos intérêts, y compris financiers.
FO Justice ne peut se résoudre à accepter ce type de pratiques et ne cessera de les dénoncer.
Dans ce dossier, que la DAP ait pêché par excès de confiance ou d’optimisme… nous ne pouvons pas nous en étonner… ils n’avaient rien à perdre, bien au contraire.
En revanche, que l’UFAP-UNSa leur ait donné raison aveuglément, sans la moindre vérification, sans aucune maîtrise technique du sujet et qu’ils aient crié victoire sans même comprendre les enjeux…
C’est tout simplement irresponsable
FO JUSTICE NE TRANSIGERA JAMAIS AVEC LA DÉFENSE DES INTÉRÊTS DES PERSONNELS !
Toute l’année, les agents du PREJ répondent présents.
Ils assurent les escortes, les extractions, les kilomètres, la vigilance, la pression.
Ils le font parce que le service public doit tenir.
Cette mission était initialement programmée le 18 décembre, mais à la suite d’une erreur matérielle du logiciel ROMEO, elle a été reprogrammée au 24 décembre, C’est un message clair envoyé aux personnels : leur vie personnelle passe après tout le reste.
Le 24 décembre 2025, une mission escorte 3 est maintenue, pour une cour d’appel, avec des contraintes disproportionnées : 1126 km aller-retour, environ 10 heures de route, pour un acte annoncé de 3 heures.
Et au-delà de la fatigue, le SLP FO Justice PREJ 45rappelle une réalité: ce type de mission ne se résume pas à “un trajet.
Le détenu concerné présente un potentiel risque extérieur, et cela impose un niveau d’alerte permanent, des mesures de sécurité renforcées, et une exposition accrue des agents.
Résultat : 5 agents du PREJ 45 seront mobilisés le soir du réveillon, loin de leurs proches, sur une mission longue distance, sous tension, avec un risque opérationnel réel.
SLP FO Justice PREJ 45 le dénonce : ce n’est ni acceptable, ni responsablequ’une mission lourde de ce type soit imposée à des agents le soir du réveillon de Noël.
SLP FO Justice PREJ 45 demande que cet acte soit programmé en VISIO afin d’éviter un déplacement inutile, limiter l’exposition au risque et respecter la vie personnelle des agents.
À défaut, SLP FO Justice PREJ 45 exige que la mission soit repositionnée et qu’aucun agent ne soit contraint de partir sur ce type de mission au réveillon.
Les agents ont donné toute l’année.
Ils ne doivent pas, en plus, payer le prix d’une organisation judiciaire qui oublie l’humain et la sécurité.
Mesdames, Messieurs les membres du Comité Social d’Administration – Formation Spécialisée (CSA-FS),
À l’occasion de cette dernière instance de l’année 2025, à l’approche des fêtes de fin d’année,le bureau local Force Ouvrière adresse à l’ensemble des personnels ses vœux de santé, de courage et de solidarité.
DE NOMBREUX COMBATS RESTENT A MENER.
Si l’établissement d’Avignon–Le Pontet tient encore debout, ce n’est pas grâce à des moyens adaptés, mais bien grâce à l’engagement sans faille des agents, tous corps et grades confondus, qui assurent leurs missions avec professionnalisme malgré des conditions de plus en plus exigeantes.
L’année 2026 s’annonce difficile !
Les agressions envers le personnel sont chaque année plus violentes, plus fréquentes, et il est hors de question que cela devienne une normalité.
Soyez-en certains, nous ne laisserons pas ces faits être banalisés.
La charge de travail ne cesse d’augmenter, alors que les effectifs, eux, restent désespérément constants, tous services confondus.
La présence régulière de stupéfiants, en quantité préoccupante, est un autre fléau.
La mise en place de fouilles sectorielles régulières sera l’un de nos chevaux de bataille en 2026, comme le sont déjà nos relances répétées auprès de la direction interrégionale.
La direction locale doit également valoriser davantage ses agents. Il est essentiel que les efforts fournis soient reconnus par de véritables remerciements et félicitations. Nous y tenons fermement. Les personnels sont à bout, épuisés, souvent agressés, et leur vie personnelle en est profondément impactée. Pourtant, ils tiennent bon. Ils méritent d’être vus, entendus et soutenus.
FO Justice poursuivra, en 2026 comme les années précédentes, son engagement total pour la sécurité des personnels et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Et si, une fois encore, nos alertes restent lettre morte, nous n’hésiterons pas à nouveau à tout mettre en œuvre pour nous faire entendre, quitte à faire entendre notre colère, jusqu’à ce que la fumée noire soit impossible à ignorer !
Nos revendications sont claires :
– Davantage d’agents, de gradés et d’officiers.
– Fermeture du QSL la nuit ou installation de serrures magnétiques.
– Renforcement des effectifs en petite et grande semaine, jusqu’à atteindre une majorité « volontaire ».
– Mise en place d’une prime d’assiduité.
– Suppression des rappels obligatoires.
Et encore bien d’autres ……
FO Justice continuera de se battre pour des effectifs renforcés, pour la sécurité de toutes et tous, et pour des conditions de travail dignes.
Enfin, le bureau local Force Ouvrière souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année à l’ensemble des personnels, et adresse une pensée particulière à celles et ceux qui seront de service pendant les réveillons, loin de leurs proches.
Même en cette période, FO Justice reste aux côtés des agents, sur le terrain.
Une nouvelle fois, les personnels du CP Caen-Ifs ont été confrontés à des faits graves de violences, illustrant l’escalade continue à laquelle ils sont exposés quotidiennement.
Aujourd’hui, au QI, vers 12h00, lors de la distribution du repas, le détenu E refuse de réintégrer sa cellule malgré les injonctions répétées de la gradée.
Repoussé une première fois, il revient à la charge et bloque volontairement la porte avec son corps. Sur ordre de la gradée, la porte est rouverte afin de procéder à la maîtrise du détenu.
Celui-ci refuse toute coopération, tente d’agripper un agent au niveau du cou, et assène plusieurs coups de pied au gradé parloir présent, atteignant ses jambes.
Les personnels ont dû recourir à la force strictement nécessaire pour maîtriser le détenu et rétablir la sécurité.
Résultat : 3 agents blessés.
En milieu d’après-midi, lors de l’arrivée du détenu R pour un placement en CPROU, celui-ci refuse catégoriquement d’intégrer le secteur QAE.
Lorsque l’officier du bâtiment s’approche afin d’instaurer un dialogue, elle constate que le détenu tient une lame de rasoir dans sa main droite.
Malgré plusieurs injonctions claires de déposer l’objet au sol, le détenu refuse, se rapproche de l’officier et avance de manière déterminée, la lame dirigée vers elle.
Alors que l’agent recule pour préserver son intégrité, le détenu accélère sa progression, maintenant sa posture menaçante.
Face à la dangerosité immédiate de la situation, la décision est prise de refermer la porte du QAE et de solliciter des renforts. Le détenu sera finalement maîtrisé par un officier arrivé en renfort.
Compte tenu du profil du détenu et des motifs du mouvement initial, le placement en CPROU a été maintenu.
Les faits de cette journée illustrent une réalité désormais impossible à nier. La violence s’installe durablement et franchit chaque jour un nouveau seuil. Coups, menaces, refus d’obtempérer et désormais arme blanche… jusqu’où faudra-t-il aller pour que des décisions fortes soient enfin prises ?
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFSsouhaite un prompt rétablissement aux collègues et se tient pleinement à leur disposition pour les accompagner dans l’ensemble de leurs démarches.
Aujourd’hui 19 décembre 2025 à l’issue de leur parloir, deux personnes détenues ont déclenché à plusieurs reprises le portique de détection. Lors de la fouille de ces personnes détenues, il a été saisi 500 euros en billets et 5 paquets de cigarettes qu’ils avaient dissimulés sur eux.
Depuis le début de l’année malgré les rappels de la réglementation aux familles et aux personnes détenues les saisies se multiplient aux parloirs.
FO Justicede la Maison d’Arrêt de NANCY demande à la Direction de féliciter les agents pour leur professionnalisme.
Force-Ouvrière Justice félicite les agents pour leur professionnalisme et leur rigueur.
Le CSA de la formation spécialisée s’est tenu le 15 décembre 2025 entre la direction du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, le pôle médico psycho social, le pôle SST et les organisations syndicales représentatives.
Cette instance a permis de faire un RETEX sur le décès tragique de notre collègue élève surveillante survenue le 8 novembre 2025 à l’unité de vie.
Un point sur les effectifs et l’organisation des services, ainsi qu’un large échange sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des agents.
Nous avons eu également une pensée émue pour notre collègue Rudy décédé il y a tout juste un an sur son lieu de travail au QER ;
Sur le point du RETEX, de nombreuses améliorations seront apportées au sein de l’unité de vie afin de garantir une communication constante avec les agents.
Le service formation, au regard de la gestion de cet incident, va perfectionner l’organisation des promotions à venir.
Force Ouvrière Justicea demandé :
Dans le cadre du plan Vigipirate et afin de ne pas mettre en difficulté les personnels en charge de cette mission, Force Ouvrière Justice a demandé à la direction du centre pénitentiaire de communiquer de manière claire pour l’ensemble des agents et intervenants pour que chacun respect les obligations de vérification en retirant tout couvre- chef (casquette, bonnet, capuche, etc.) lors de leurs entées dans l’enceinte de l’établissement.
Cette mesure vise à faciliter les contrôles d’identité fait par les agents de la PEP et garantir la sécurité de tous.
De repenser la gestion de l’unité de vie, avec une réflexion autour d’un fonctionnement de type « conciergerie » comme il existait il y a plusieurs années.
La mise en place d’un RETEX (retour d’expérience) sur la gestion d’événements graves.- La création d’un lien opérationnel entre l’unité de vie et la PEP.
La prise en charge de l’ensemble des acteurs impliqués.
Situation des effectifs
Un point a été fait sur les effectifs actuels du centre pénitentiaire :
Surveillants : 1199 en poste (-197 manquants).
BCE : 120 en poste (- 20 manquants).
CDC : 64 en poste (- 21 manquants).
Repas de fin d’année
Un échange a eu lieu concernant la distribution habituelle des repas de fin d’année aux personnels travaillant les jours de fêtes.
La direction a annoncé avoir fait le choix de ne pas maintenir ce dispositif.
Force Ouvrière Justice a rappelé à l’adjoint au chef d’établissement, qui présidait cette instance, que nous n’approuvons pas cette modification soudaine.
Force Ouvrière justice a dénoncé sans langue de bois un prétexte de restriction budgétaire.
Nous avons demandé la mise en place d’un groupe de travail afin qu’une proposition de repas puisse être élaborée conjointement avec les personnels et les organisations syndicales pour les prochaines fêtes.
L’adjoint au chef d’établissement a néanmoins souhaiter apporter les garanties sur la distribution de bûches et de chocolats aux personnels pour cette fin d’année.
Pour notre organisation syndicale, il était essentiel de maintenir ce repas solidaire, qui contribue à l’esprit de cohésion exigé tout au long de l’année, et plus encore durant la période des fêtes.
Médecine de prévention et suivi médical
La direction a indiqué travailler sur un nouveau processus, ainsi que sur la création de formulaires dédiés, afin d’améliorer la traçabilité :
Des suivis médicaux
Des refus de visites médicales.
Évolutions annoncées :
Mise en place d’un nouveau processus
Création de formulaires spécifiques.Force Ouvrière Justice rappelle qu’un CSA antérieur avait déjà acté la nécessité d’une meilleure traçabilité des suivis médicaux.
Interventions et revendications portées par Force Ouvrière Justice
Force Ouvrière Justice a notamment demandé :
La transmission systématique des dossiers d’accidents du travail (AT) au pôle médical afin d’assurer une continuité de traitement ;
La saisine du conseil médical en cas de non-imputabilité au service à la suite d’un accident du travail, avec : une réponse claire et une communication transparente des décisions prises.
Suite à l’intervention du pôle médical sur la santé des agents, Force Ouvrière Justicea rappelé la nécessité d’exploiter pleinement les infrastructures existantes sur le domaine, notamment : la salle de musculation et le terrain de football actuellement laissé à l’abandon.
Dans la continuité du dispositif de street workout, Force Ouvrière Justice a demandé la réhabilitation de la salle de musculation du gymnase, lieu essentiel pour le maintien de la condition physique des agents.
Depuis plusieurs années, l’UROPS mène de multiples interventions à destination des agents sur diverses thématiques de santé publique.
Force Ouvrière Justice propose au pôle médical, la création d’un « village santé », afin de sensibiliser et toucher un maximum de personnels.
Force Ouvrière Justicea demandé également :
La création d’un espace de convivialité pour les personnels au sein du centre pénitentiaire.
Une désinfection plus fréquente des bâtiments contre les nuisibles.
La réalisation d’un audit dédié au greffe, au regard des signalements répétés et des risques psychosociaux identifiés dans ce secteur.
Concernant la prise en charge psychologique, Force Ouvrière Justice a dénoncé les insuffisances actuelles des protocoles en cas d’agression et a réclamé :
Un renforcement de la prise en charge psychologique des agents avec le maintient de 4 psychologues suite aux différents départs.
Une meilleure détection de la souffrance au travail.
Force Ouvrière Justice a sollicité la mise en œuvre d’un plan local santé en concertation avec les acteurs de notre établissement pénitentiaire pour une meilleure prise en charge des personnels.
Force Ouvrière Justicea demandé la création d’un espace commun de convivialité au sein des foyers-hôtels, avec l’installation d’équipements permettant de cuisiner et de nettoyer le matériel de cuisine.
Objectif :
Pallier le manque d’équipements existants
Répondre aux problématiques récurrentes de plomberie dans les foyers.
Conclusion
Ce CSA a mis en évidence les difficultés persistantes en matière de conditions de travail, de santé et de sécurité.
Force Ouvrière Justice Fleury-Mérogis a porté des revendications fortes et concrètes, centrées sur la protection des agents, la prévention des risques psychosociaux, l’amélioration de la communication institutionnelle et l’aménagement des espaces de travail.
Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnestient d’abord à exprimer sa pleine solidarité avec notre collègue victime de cette agression d’une extrême violence, et salue le courage de l’ensemble des équipes présentes.
Ce 19 décembre 2025, vers 13h45, notre collègue du 1er Sud (1re Division) a été agressé avec une arme blanche par une personne détenue présentant des troubles psychiatriques.
La personne détenue a allumé un morceau de drap avec un briquet.
À l’intervention de notre collègue, elle a pointé un couteau de cantine sur lui et l’a violemment poussé.
En lutte, notre collègue a reçu plusieurs coups dans le dos sans pénétration grâce au gilet.
Il a fallu l’intervention de plusieurs agents pour maîtriser l’individu au sol.
Nous saluons le courage et la réactivité de notre collègue et des équipes présentes.
Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnesexige que son engagement soit immédiatement reconnu et honoré par l’administration.
Cette agression montre la violence extrême à laquelle nous sommes exposés, en particulier face à des profils psychiatriques maintenus en détention ordinaire.
Cette agression aurait pu être évitée si notre collègue avait eu accès à des moyens de neutralisation adaptés. Un gilet n’empêche pas de prendre des coups, une bombe incapacitante si.
Pas de bombes incapacitantes dans les étages accueillant des profils sensibles, Intervention à mains nues face à une arme blanche.
Pas de PIE (pistolet à impulsion électrique) déployé en quartier spécifique. Pas d’alternative à l’affrontement physique.
Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnesexige le déploiement immédiat des bombes incapacitantes et des PIE dans les quartiers et étages spécifiques.
L’UHSA sous-dotée
La personne détenue auteur de l’agression aurait dû être prise en charge à l’Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA).
Or, cette unité spécialisée est en crise.
Problème majeur : Le responsable de l’UHSA refuse illégitimement l’affectation de 5 agents supplémentaires, alors que l’unité est en sous- effectif chronique.
Conséquence : des profils psychiatriques restent en détention ordinaire, faute de place en UHSA, et mettent en danger les agents et la sécurité générale.
Soutien et reconnaissance immédiate pour notre collègue agressé.
Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Fresnes demande :
Le respect des effectifs de l’UHSA pour qu’elle puisse remplir sa mission et éviter que des détenus psychiatriques ne soient maintenus en détention ordinaire.
LE TRANSFERT IMMEDIAT de la personne détenue qui est déjà en CPROU et incompatible au quartier disciplinaire.
FO Justice vous informe des avancées obtenues à la suite de ses démarches :
Les plannings seront désormais affichés le mercredi, au lieu du vendredi, afin de faciliter la conciliation entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle.
FO Justicea sollicité la Direction Interrégionale dès le mois de mars, ce qui a permis l’obtention d’une rallonge budgétaire destinée à l’acquisition de nouveaux équipements pour les personnels PREJ.
Ces résultats sont le fruit d’un travail syndical sérieux, suivi et déterminé, mené exclusivement dans l’intérêt des agents.
FO Justice restera mobilisé pour défendre vos droits et vos conditions de travail.
Ce vendredi 19 décembre 2025, au Centre Pénitentiaire de Rennes-Vezin, l’un de nos collègues gradés a été victime d’une agression au Quartier Arrivant (QA), perpétrée par un détenu au profil psychiatrique reconnu, instable et inapte au Quartier Disciplinaire (QD).
Retour sur les faits
Depuis le début de la journée, le détenu B., placé en cellule CPROU (cellule de protection d’urgence) au QA, frappait violemment sa porte, mécontent de son placement.
À 09h40, le gradé sécurité, accompagné des agents du QA, décide d’ouvrir la cellule afin d’établir un dialogue. Ils constatent alors que l’œilleton est obstrué, supprimant toute visibilité à l’intérieur. À l’ouverture, le détenu avait plaqué son matelas contre la porte. Celui-ci tombe au sol lorsque le gradé le repousse pour pouvoir entrer.
À cet instant, le détenu monte brutalement en pression, se focalise sur le gradé et, malgré les tentatives d’apaisement, lui assène un violent coup de poing en plein visage.
Les agents présents parviennent à le maîtriser, non sans difficulté, le détenu opposant une forte résistance. Avec l’arrivée des renforts, il sera finalement placé au QD.
Retour en arrière
Le détenu B. est un détenu particulièrement instable, avec un passif récent bien chargé :
26 novembre 2025 : tentative d’incendie de sa cellule en service de nuit, placement au QD, levé dès le lendemain suite à une tentative de suicide (TS) et placement en CPROU.
Début décembre : placement à l’UHSA.
À son retour : réintégration en détention classique.
17 décembre 2025 : en salle d’attente du SMPR, il tente à nouveau de mettre le feu, agresse un collègue lors de l’intervention, est placé au QD… puis de nouveau retiré suite à une TS.
Retour en CPROU au QA, où il agressera finalement notre collègue.
La veille de l’agression, le détenu s’était déjà illustré en inondant volontairement sa cellule.
Face à l’incapacité manifeste de notre établissement à gérer ce détenu, et à l’inaction habituelle des « blouses blanches » du SMPR, le détenu B. a été transféré ce matin vers un autre établissement de la direction interrégionale.
Notre gradé ressort de cette agression avec des douleurs au visage et le choc d’une nouvelle agression physique gratuite.
Comment ne pas se rappeler l’agression similaire du 8 décembre, commise par un détenu au profil comparable, et dont notre collègue victime n’a toujours pas retrouvé l’intégralité de sa vision suite aux coups reçus à l’œil ?
Le bureau local FO apporte son soutien total et sans réserve à notre collègue agressé, énième victime d’une gestion défaillante des profils psychiatriques au CP Rennes-Vezin
Le bureau local FOexige que les responsables des déficiences dans la prise en charge psychiatrique rendent enfin des comptes, afin que les personnels pénitentiaires ne soient plus les seuls à payer les conséquences de ces défaillances.
Encore une fois, le laxisme psychiatrique engendre des agressions
À la suite de l’annonce du garde des Sceaux Gérald Darmanin concernant l’objectif « zéro téléphone en prison », une fouille de grande ampleur a été menée le mardi 16 décembre en soirée à la Maison d’Arrêt de Valenciennes afin de garantir un effet de surprise.
Les résultats de l’opération sont significatifs :
17 téléphones portables saisis
50 grammes de produits stupéfiants retrouvés
Du tout venant
Cette opération a permi de désemcombrer l’ensemble des cellules ciblées.
Aucun incident n’a eu lieu.Merci à l’Équipe Régionale d’Intervention et de Sécurité (ÉRIS) de Lille pour leur présence sur cette opération. ils sont fortement sollicités actuellement.
Le Bureau LocalFO Justice de la Maison d’Arrêt de Valenciennes félicite l’ensemble des personnels mobilisés lors de cette opération. Certains ont dû être présents pour le service du matin le lendemain. Leur cohésion, leur énergie et leur rigueur illustrent la qualité du travail mené chaque jour au sein de l’établissement.
Le syndicatFO Justice se réjouit de la réalisation de cette fouille XXL, jugée nécessaire, mais rappelle qu’il continuera à revendiquer des moyens de sécurité supplémentaires pour protéger les agents. Face au flux important de téléphones introduits illégalement.
FOJusticeestime également indispensable que l’engagement et la bravoure des personnels soient justement reconnus par l’attribution de la prime de fouille.
Le Syndicat Local FO Justice réaffirme enfin son soutien total à l’ensemble des agents, leur engagement quotidien dans un environnement difficile, et sa détermination à défendre leurs conditions de travail ainsi que leur droit au respect et à la sécurité.