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Prison de Vannes : Un Climat de Violence Inacceptable !

L’intersyndicale de la Maison d’Arrêt de Vannes dénonce avec force à l’ensemble des personnels l’agression grave survenue ce jour, marquant une nouvelle étape dans l’insécurité grandissante que nous subissons au quotidien.

Un détenu qui s’est déjà bien fait remarqué par ses sauts d’humeurs explosifs, a forcé le passage de sa cellule et violemment chargé nos collègues, provoquant le déclenchement immédiat de l’alarme.

Le bilan est lourd :

  • Une surveillante a été victime d’un coup au visage.
  • Un surveillant a été blessé au dos lors de l’intervention.
  • Le Chef de Détention a reçu des menaces de mort explicites.

L’agressivité du détenu était telle, qu’elle a nécessité la force de 6 agents pour maîtriser avec professionnalisme l’agresseur, puis procéder à sa mise en prévention au quartier disciplinaire.

En réponse à la gravité de cette agression et au profil particulièrement dangereux de l’individu, l’intersyndicale demande :

  • Le transfert immédiat de ce détenu. La Maison d’Arrêt de Vannes ne peut pas gérer ce genre d’individu. La sérénité de la détention en dépend.
  • La protection des agents. Nous restons attentifs à ce que les dépôts de plainte et le suivi administratif soient rigoureusement accompagnés par la direction.

L’intersyndicale exprime sa profonde solidarité envers nos trois collègues.

L’intersyndicale se réserve le droit à des actions si la direction banalise encore cet acte.

À nos collègues, nous vous présentons tous nos vœux de bon rétablissement. Nous vous encourageons vivement à prendre le temps nécessaire pour votre convalescence. La priorité absolue doit être votre santé et votre rétablissement complet avant toute reprise de service.

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Prison de Joux-la-Ville : Chronique d’un Échec Annoncé – Hurler sa compétence et se cacher des conséquences !

Nous touchons à la fin de l’année 2025. Cette fin d’année est synonyme de fin d’expérimentation.

In fine, quel bilan pouvons nous tirer de cette nouvelle organisation de service ?

Davantage d’équité ? Non. Moins d’heures supplémentaires ? Non. Facilité de rappel, fluidité d’organisation ? Non. Fin des M/N ? Non. DHM respectables, respect des rythmes biologiques ? Non. Etc… Etc…Etc…

Quelle ironie de constater qu’au sein d’un établissement fléché AICS il y ait eu si peu de considération pour l’expression du non-consentement !

Car le constat est bel est bien le suivant, après moulte CSA locaux où les OS représentatives ont unanimement et à chaque fois, dit NON à cette proposition d’organisation de service, il aura fallu attendre un CSA interrégional pour passer ce projet délétère en force.

Si nous avons d’abord été témoins du retournement de veste d’une OS qui localement a voté contre et s’est abstenu en région, nous avons pu également constater la complicité avec l’administration d’une autre OS qui ne siège même pas localement mais qui s’est empressée de voter pour cette expérimentation !

Aujourd’hui ces pourvoyeurs de magnum se fendent d’un mea-culpa tout en voulant dissimuler leur complicité derrière une empathie de circonstance !

Chacun est libre d’en penser ce qu’il veut …

Mais ne les accablons pas, ils ont au moins le mérite de reconnaître s’être fait duper par l’administration. Rajoutons simplement que l’administration aura été bien aidé par leurs régionaux !

Comme nous l’avions annoncé, les beaux discours de départ n’ont finalement été que des mensonges, les engagements du directeur interrégional n’ont pas été tenus : pas de réunion de méthode organisée et 1 seule réunion d’étape organisée sur les 3 prévues.

Maintenant que les agents sont en souffrance, le chef d’établissement fuit vers d’autre cieux laissant un champ de ruine derrière lui.

Après n’avoir eu de cesse d’affirmer les plus-values du projet, l’exactitude des calculs et projections, la grande expertise de l’équipe RH interrégionale, le futur bien être des agents, les RH de la DISP se cachent et se gardent bien d’organiser une réunion, un bilan de fin d’expérimentation !

Nous noterons que leur plus beau succès aura été de permettre à une OS non représentative de saboter le vote des OS représentative légitimement élues…

Quel beau travail d’équipe pour abuser les personnels de Joux la Ville !!!

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Prison de Vannes : Fouille XXL – Moyens et Résultats XXS !

Le 4 décembre dernier, notre chef d’établissement nous a annoncé pas une, mais deux fouilles XXL en nous assurant « mettre le paquet ». Encore une fois, c’est du grand BLABLA, et pas de résultat. On y avait presque cru, écoute, empathie, compassion, engagement… Mais le naturel revient au galop.

X agents pénitentiaires vannetais engagés sur l’opération, malgré la situation RH préoccupante, un OPJ et un conducteur Cynophile. Et seulement 2 renforts encadrement DI. Nous ne sommes pas dupes, il fallait bien suppléer le CE et son adjoint claqueur de doigts, qui avaient bien d’autres occupations pendant la fouille XXL.

Tous les éléments étaient donc réunis pour un échec :

  • Aucune discrétion sur la date de l’évènement
  • Absence d’équipe de sécurité
  • Maintien des douches pendant la fouille
  • Maintien des RDV Unité sanitaire
  • Maintien des ateliers
  • Maintien de la CAP (d’où la présence du Procureur, qu’on se le dise…)
  • Maintien des parloirs familiaux en pleine fouille
  • Organisation totalement anarchique

Et pour couronner le tout, la petite distribution des colis de Noël par les associations pour acheter la paix sociale, comme à l’habitude.

L’intersyndicale tient à féliciter le professionnalisme des agents vannetais qui ont su se mobiliser, malgré la situation RH précaire, mais également celui de l’ensemble des partenaires institutionnels pour leur aide précieuse pour mener cette fouille XXL à bien.

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Prison de Caen-Ifs : Mineur, mais pas moins dangereux

Une fois encore, les personnels ont été confrontés à des faits d’une extrême gravité, démontrant que la montée de la violence n’épargne aucun secteur, pas même le quartier mineurs.

Ce lundi 22 décembre 2025, vers 16h50, au niveau des abords du Quartier Mineurs, le détenu mineur S, connu pour des faits de violence, a insulté deux agents GEPSA et a projeté sur eux un liquide non identifié ainsi que du dentifrice.

Face à ces agissements inadmissibles, les agents sont intervenus afin de faire cesser immédiatement les faits.

Lors de l’intervention en cellule, la personne détenue a délibérément couru en direction d’un agent GEPSA, un couteau à la main, mettant gravement en danger l’intégrité physique des personnels présents.

La maîtrise s’est révélée indispensable afin de figer la situation et mettre fin à l’incident.

À l’issue de l’intervention, le détenu a été placé en confinement, son âge, inférieur à 16 ans, rendant toute affectation au quartier disciplinaire incompatible. Suite à cette mesure, il a saccagé l’intégralité de la cellule, se blessant au cours de ses agissements, ce qui a nécessité son extraction afin d’être pris en charge.

Ce nouvel épisode d’une violence inacceptable démontre une fois de plus que certains profils, y compris mineurs, ne peuvent être maintenus au sein de notre établissement sans mettre gravement en danger les personnels et les intervenants extérieurs.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige le transfert immédiat de ce détenu mineur vers une structure adaptée à son profil et à sa dangerosité, disposant des moyens humains et sécuritaires nécessaires. Le maintien sur site de ce type de profil ne fait qu’accentuer les tensions et expose inutilement les agents.

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Personnels Administratifs : Augmentation du SMIC, quand le minimum légal dépasse les grilles du ministère de la Justice… !

Le décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 prévoit une revalorisation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) de 1,18 % à compter du 1er janvier 2026.

Le SMIC brut mensuel s’établira ainsi, pour un temps plein, à 1 823,03 €, soit une hausse de 21,23 € brut.

Cette augmentation est certes nécessaire et bienvenue mais loin d’être suffisante. Elle met une nouvelle fois en lumière l’état de délabrement des grilles indiciaires des personnels administratifs du ministère de la Justice.

FO Justice exige la mise en conformité des grilles indiciaires eu égard à la publication du nouveau décret.

Sans ajustement rapide, le salaire de certains agents repassera sous le SMIC !

► Sont notamment concernés :

• Les échelons 1 à 5 de la grille des Adjoints Administratifs C1

• Les échelons 1 à 3 de la grille des Adjoints Administratifs C2

• Ainsi que de nombreux agents contractuels, recrutés sur des bases indiciaires ou forfaitaires devenues obsolètes.

► L’absence de réaction de l’administration serait doublement inacceptable :

➢ Socialement indigne car elle confirme l’indigence persistante des grilles indiciaires des personnels administratifs.

➢ Juridiquement illégale car aucun agent public, titulaire ou contractuel (ANT), ne peut percevoir une rémunération inférieure au SMIC.

► Compte-tenu de la situation, FO Justice exige :

➢ Une augmentation immédiate de la valeur du point d’indice,

➢ Un rééchelonnement des grilles indiciaires concernées,

➢ Une revalorisation des rémunérations des agents non titulaires (ANT), sur des bases au minimum conformes au SMIC.

Dans l’attente de ces mesures, et à défaut, FO Justice exige le versement d’une indemnité différentielle, dès le 1er janvier 2026, à l’ensemble des personnels concernés.

Le respect de la loi n’est pas une option

Encore moins au ministère de la Justice !!!

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EPM de Meyzieu : Et encore un drame évité grâce au professionnalisme et à la résilience des agents

Ce jour, vers 13h14, une détenue nous a alerté par interphone qu’une autre mineure venait de tenter de se suicider en se pendant, et qu’elle n’arrivait pas à retirer la corde. Sur place, nous avons constaté la mineure suspendue, la tête dans un nœud lié à la fenêtre. Nous l’avons décroché immédiatement en état de choc.

Il s’agit d’une nouvelle tentative d’auto agressivité pour cette mineure, qui sort à peine de l’UHSA. Nous le rappelons : nous ne sommes pas un hôpital psychiatrique. Il est urgent de trouver des solutions pérennes, cela ne peut plus durer.

La mineure a été placée sous surveillance renforcée, en attendant les secours.

Les pompiers et le SAMU se sont déplacés. La mineure a commencé à s’agiter violemment, à insulter le personnel, et a refusé d’être accompagnée en cellule de Protection d’Urgence. Elle a tenté de se barricader dans les toilettes de la coursive.

Malgré nos efforts de dialogue, elle a montré une agressivité extrême, griffant, crachant, et faisant preuve d’un comportement fortement violent, à la fois physiquement et verbalement.

L’intervention, qui a duré jusqu’à 15h15, a nécessité de la maintenir au sol pour éviter qu’elle ne blesse ou n’agresse davantage le personnel. La situation était très tendue, et la sécurité de l’équipe a été gravement mise en danger. Ce comportement est inacceptable. La sécurité de notre personnel doit être la priorité absolue.

Nous exigeons des mesures immédiates, notamment le transfert de cette mineure dans un établissement adapté, ainsi qu’un renforcement des protocoles pour prévenir de telles situations à l’avenir.

En parallèle, après chaque incident grave, des lettres de félicitations pour le professionnalisme des agents devraient devenir la norme, car leur engagement et leur sang-froid sont exceptionnels.

Nous tenons à remercier le personnel pour son travail de qualité.

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Prison de Toulon-La-Farlède : Fouille “XXL” pour CDD “XSS” ?

Le jeudi 19 décembre a u soir, une fouille “XXL” s’est déroulée sur l e C.P d e Toulon avec la mobilisation massive de 115 personnels de toute la région PACA (Surveillants, ELSP, PREJ, ERIS et renforts venus de Marseille, Aix et de Grasse, en coordination avec les Forces de Sécurité Intérieure présentes sur site).

Suite a u plan “zéro portable en prison” annoncé par le Garde des sceaux le 21 novembre 2025, le C.P d e Toulon-la Farlède attendait que son tour vienne ! … … E t les détenus aussi !

Malheureusement, notre établissement est ainsi fait qu’il est impossible d’arriver avec discrétion sur le secteur de la MAD sans se faire repérer par les détenus qui accueillaient notre grand cortège à coups d’insultes hurlées depuis leurs fenêtres! (Pour “l’effet de surprise”, c’est encore loupé !)

Près de 70 celules fürent ainsi fouilées en quelques heures avec sécurité, méthode et efficacité !

BILAN DE L’OPERATION :

– 11 téléphones portables

– 130 grammes de produits stupéfiants dont 8 grammes de cocaïne.

– Retrait de nombreux produits e t objets non autorisés e n cellule.

NOMBRE DE C.R.I : Près de 30 rapports ont été rédigés pour autant de détenus présents en cellule (parfois à 2 o u 3 !) qui auront beau jeu de ne pas assumer en C.D.D !

Il suffit de lire les C.R.I et de connaître la “politique locale” en Commission de Discipline pour savoir que cette “Opération XXL” accouchera au final… de “sanctions XXS”!!

Lisez donc les CRI des agents, ceux qui sont poursuivis et voyez leurs suites données en CDD !

Pour un téléphone portable et de la drogue en cellule : 1 mois de “privation de subsides” avec une période de sursis de quelques mois !… Bonjour la fermeté “zéro portable ni drogue”!?

Certains Auxis et Travailleurs ne sont pas déclassés même en état de récidive pour des faits similaires !

Certains C.R.I sont simplement supprimés avant la rédaction du “rapport d’enquête” du Gradé ! D’autres sont en gestation depuis les “calendes grecques” voire suspendus pour permettre le transfert d’un détenu à la SAS …. “blanc comme neige” sans être vu en Commission de Discipline !?

IL Y A L A FERMETE AFFICHEE DEVANT LES CAMERAS … ET L A REALITE DES SANCTIONS ! !

Les caméras e t les micros sont partis, comme les Autorités politiques et de l’Administration !

Espérons que ce rappel “de fermeté et de lutte contre l’insécurité” restera enfin ancré dans la mémoire de notre hiérarchie du C.P de Toulon-la Farlède… une fois toutes les lumières éteintes !

FO JUSTICE félicite l’ensemble des Personnels mobilisés pour leurs efforts et leur temps passé dans cette opération d’envergure et les remercie d’avoir retirés ces téléphones et stupéfiants de notre détention !

Chaque téléphone est une menace pour les Personnels et une violation du principe de “privation de Liberté” sensé protéger les victimes des menaces de représailles ou de harcèlement e t d’empêcher
toutes activités criminelles depuis nos prisons !… NE L’OUBLIEZ JAMAIS EN C.D.D !!!

C’EST ZERO TOLERANCE

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Prison de Condé-sur-Sarthe : QLCO, Une toute belle nouvelle note pour Noël ?

Suite à nos nombreuses alertes et interventions, nous vous informons que le directeur a décidé de modifier la note de service N°30-NO-25 relative à la sortie de cellule.

En effet cette note, que nous avions immédiatement dénoncée, était totalement aberrante, absurde et déconnectée de la réalité du terrain. Elle mettait inutilement les agents en difficulté et faisait peser des risques réels sur leur sécurité, sans aucune plus-value en termes de fonctionnement ou de sécurité globale de l’établissement.

Par retour d’expérience, cette note prévoit une ouverture de porte à 90 degrés, soit une ouverture bien au-delà des préconisations de la formation QLCO validée ISP qui la limite quant à elle à un quart de porte. Cette méthode enseignée lors de la formation initiale et continue, vise précisément à réduire les risques d’agression.

Il est important de rappeler qu’une ouverture limitée à un quart de porte permet à l’agent de conserver la maîtrise de la situation et de pouvoir refermer immédiatement la porte en cas de danger avec les arrêtoirs de portes installés pour le QLCO, contrairement à une ouverture à 90 degrés qui expose pleinement l’agent et l’empêche de se protéger efficacement.

Dès la parution de cette note inadaptée, le bureau local Force Ouvrière Justice a immédiatement transmis ces arguments précis, concrets et professionnels à la direction. Le chef d’établissement s’est donc engagé le 12 décembre 2025 à paraitre une nouvelle note.

Il est également acté que la nouvelle note de service sera transmise au MSP de l’établissement, afin qu’elle soit conforme à la formation reçue dans le cadre du QLCO et qu’elle respecte les procédures enseignées aux agents.

Le bureau local Force Ouvrière restera particulièrement vigilants sur le contenu de cette nouvelle note et sur sa mise en application, afin qu’elle garantisse la sécurité des personnels, le respect des procédures et des conditions de travail acceptables pour tous.

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Prison d’Arras : Ils sont de retour… Et en réalité, ils ne sont jamais vraiment partis !

Ce dimanche 21 décembre 2025, les collègues du service de nuit ont été confrontés à une situation particulièrement préoccupante au quartier arrivant de la Maison d’arrêt d’Arras.

Un détenu récemment réintégré, déjà bien connu de nos services pour de nombreux incidents, a adopté un comportement extrêmement dangereux et imprévisible !

Celui-ci s’est fracassé une assiette sur son propre visage et s’est amusé à y étaler tout son sang ressemblant à l’affiche du film : ” CARRIE “.

Une extraction médicale en urgence fût nécessaire.

Durant toute l’intervention, les agents ont été exposés à des risques importants, contraints de rester en alerte permanente face à un individu instable.

Et pourtant, après sa prise en charge médicale, le psychiatre de l’hôpital n’a pas jugé nécessaire de procéder à une évaluation psychiatrique approfondie, considérant manifestement ce type de comportement comme relevant d’une forme de “routine”.

Pour le syndicat local FO Justice, cette situation est intolérable et inadmissible.

Comment peut-on renvoyer un détenu au comportement aussi imprévisible en détention sans aucune mesure adaptée, laissant ainsi les agents reprendre leur service comme si de rien n’était ?

Une fois encore, ce sont les personnels pénitentiaires qui devront gérer, subir et contenir un individu dont l’historique démontre clairement qu’il ne quitte notre établissement que par transfert.

Et comme si cela ne suffisait pas, ce détenu n’est malheureusement pas un cas isolé.

Son voisin de cellule n’est autre qu’un détenu récemment revenu de l’UHSA, connu pour des faits graves, et dont la gestion avait nécessité l’intervention d’agents équipés de tenues de protection et de boucliers.

Ce retour intervient seulement quelques semaines après le dernier mouvement intersyndical et le blocage de l’établissement.

Le syndicat local FO Justice de la Maison d’arrêt d’Arras continue d’alerter la direction sur la gestion inadaptée des détenus à profil psychiatrique, en particulier ceux déjà identifiés comme dangereux.

Le quartier arrivant est devenu le théâtre récurrent de situations inacceptables, malgré nos demandes claires de transferts lors du dernier blocage.

Concernant les sept transferts annoncés, nous le disons clairement : le compte n’y est pas.

Le syndicat local FO Justice restera extrêmement vigilant quant à la suite donnée à ces situations.

Ces détenus n’ont rien à faire dans notre établissement, et leur maintien met gravement en danger les personnels.

Enfin, le syndicat local FO Justice tient à saluer et remercier les agents présents lors de cet incident, pour leur professionnalisme, leur sang-froid et leur engagement, une fois encore exemplaires.

L’évolution des profils de personnes détenues, de plus en plus variés et complexes, impose pour FO Justice, une réflexion urgente sur la classification des établissements. Adapter les structures aux publics accueillis est indispensables pour garantir la sécurité, des conditions de travail soutenables pour les personnels…

Reprenez vos cadeaux de Noël, les personnels arrageois n’en veulent pas.

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Prison de Fleury-Mérogis : Saisies de téléphones ! Un établissement hyper connecté

Force Ouvrière Justice félicite les agents ayant permis ce week-end du 20 au 21 décembre 2025, de découvrir pas moins de 14 téléphones et accessoires, 74 grammes de produits stupéfiants ainsi que des armes artisanales, malgré une fouille sectorielle récente menée au sein de l’établissement.

Ce constat est inquiétant, Il démontre une nouvelle fois que les mesures actuelles sont insuffisantes, inadaptées et déconnectées de la réalité du terrain,

DES CONSÉQUENCES GRAVES POUR LA SÉCURITÉ.

Nous rappelons que les téléphones en détention permettent

● la poursuite d’activités criminelles,

● les pressions sur les victimes et les familles,

● les trafics internes,

● la mise en danger directe des personnels pénitentiaires.

Chaque téléphone découvert est un échec du système, pas du personnel.

LES AGENTS NE PEUVENT PLUS TRAVAILLER SANS MOYENS.

Force Ouvrière Justice dénonce :

• le manque criant d’effectifs,

• l’absence de moyens technologiques efficaces (brouillage, détection),

• des fouilles ponctuelles sans stratégie globale,

• une réponse pénale trop faible face à l’introduction et à la détention de téléphones.

Les personnels sont exposés, épuisés face à ce fléau.

Force Ouvrière Justice EXIGE des mesures concrètes et réclame immédiatement :

– Des moyens humains supplémentaires,

– Des outils technologiques performants et adaptés,

– Une stratégie nationale cohérente et durable,

– Une loi ferme et dissuasive contre l’introduction, la détention et l’utilisation de téléphones en détention,

– Des sanctions réellement appliquées.

ASSEZ DES CONSTATS, PLACE À L’ACTION !

La sécurité des établissements pénitentiaires ne peut plus reposer uniquement sur le professionnalisme des agents. Sans moyens, sans loi ferme, sans volonté politique : le phénomène perdurera.

Force Ouvrière Justice restera mobilisée pour défendre les personnels et exiger des réponses à la hauteur des enjeux.

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