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SPIP 59 – ALIP du CP d’Annoeullin : Lundi 28 septembre 2026, compte-rendu de visite

Une délégation FO Justice s’est rendue au centre pénitentiaire d’Annœullin le 28 septembre 2026. Ce compte rendu a été rédigé à la suite des observations effectuées et des témoignages recueillis auprès de l’ensemble des personnels rencontrés lors de notre visite.

L’établissement est constitué de deux quartiers maison d’arrêt (MA) hommes, d’un quartier centre de détention (CD) hommes, d’un quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) et d’un quartier SMPR.

1. Effectifs et charge de travail :

Du côté du SPIP, les effectifs sont presque au complet (PA, DPIP, ASS, coordinateur socio-culturel), à l’exception notable des CPIP où 2 postes manquent encore à l’appel.

La charge de travail reste quant à elle très importante. Le quartier maison d’arrêt est saturé mais continue de se remplir. Face à cette situation, les agents dédiés aux autres secteurs sont contraints de venir prêter main-forte à l’équipe de la MA, notamment pour assurer les permanences. Cette option apparaît comme le moindre mal, évitant d’affaiblir un autre secteur pour renforcer celui des maisons d’arrêt. Un planning de réservation des bureaux d’entretien (qui sont partagés entre CPIP, ASS et PREFACE) vient ajouter de la complexité dans l’exercice des missions, mais s’avère nécessaire en considération de locaux insuffisamment pourvus.

Concernant les quartiers de prise en charge de la radicalisation (QPR), les conditions d’exercice ne semblent pas non plus au beau fixe. En effet, le projet initialement présenté mettait fièrement en lumière un programme ciblé de désengagement de la violence pour les personnes radicalisées. Aujourd’hui, cette ambition d’origine semble s’être éteinte : une bonne partie des détenus refuse de communiquer avec le SPIP, tandis que l’étanchéité promise face aux profils prosélytes pose question.

La note sur les seuils de criticité est en cours de rédaction au niveau départemental. Les spécificités locales semblent avoir été entendues. À défaut pour les agents de pouvoir exercer leur métier dans des conditions idéales, cela permettra peut-être, enfin, de souffler un peu.

Enfin il serait également opportun que l’équipe du SPIP puisse bénéficier d’une salle de pause dédiée, mais des limites structurelles ne semblent pas permettre l’accès à une pièce supplémentaire.

2. Relations avec la direction de l’établissement :

Les relations avec la direction de l’établissement sont quasi inexistantes. Alors que le SPIP avait été purement et simplement écarté de toute transmission par mail, il a été récemment réintégré aux correspondances. Cette situation interroge assez largement sur le positionnement de la direction et le fondement d’une telle prise de parti.

Pourquoi refuser d’intégrer à la vie de la détention le SPIP, qui fait pourtant partie intégrante du personnel de l’établissement ? Les agents ne doivent-ils pas être informés si un incident s’est produit en détention ? Si une évasion a eu lieu ? Si un profil s’avère inquiétant ou si une personne détenue ne doit pas être reçue par un personnel féminin ?

Pourquoi ne pas créer des groupes de travail avec le SPIP afin d’améliorer le fonctionnement de l’établissement et de faciliter les relations entre l’ensemble des personnels du SPIP et le reste de la détention ? Les objectifs et les missions du SPIP ne sont-ils pas corrélés à ceux de l’établissement ?

Une meilleure prise en charge au sein de l’établissement prépare une sortie plus efficace. Et sans aucune utopie, c’est ainsi que la récidive pourra reculer.

Notre objectif n’est pas d’attiser des réticences déjà bien réelles à travailler avec le SPIP, mais véritablement d’interroger ce positionnement de la direction qui nous apparaît tout à fait inopportun et contre-productif.

FO Justice remercie chaleureusement l’ensemble des agents qui ont pris le temps d’échanger avec la délégation et notamment la direction du SPIP avec qui nous avons pu avoir un réel échange.

Nous restons à l’entière disposition des agents, en particulier de ceux que nous n’avons pas pu rencontrer lors de cette journée

Lire le communiqué

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Prison de Bar-le-Duc : Appel à un mouvement collectif en service de nuit

Dans la nuit du 28 au 29 septembre, les personnels de la Maison d’arrêt de Bar-le-Duc ont une nouvelle fois été confrontés à une situation particulièrement tendue et dangereuse.

En début de soirée, à la suite d’un appel au chaos lancé par deux détenus déjà connus pour de nombreux comptes rendus d’incidents (CRI), un détenu a commencé à mettre le feu au niveau de sa fenêtre.

La situation s’est rapidement dégradée avec un tapage particulièrement important : coups de pieds dans les portes, coups de casseroles sur les portes et le mobilier dans plusieurs cellules, hurlements aux fenêtres… Un véritable chaos qui a fortement perturbé le service de nuit pendant une longue période.

Face à cette situation, le gradé de nuit a dû solliciter l’officier d’astreinte, qui a décidé de faire intervenir l’équipe ELSP d’astreinte.

UNE PREMIÈRE INTERVENTION À RISQUE

Dans un premier temps, les agents de nuit, accompagnés du gradé et de l’officier d’astreinte, ont procédé à l’extraction du détenu ayant mis le feu à sa fenêtre et continuant à provoquer un tapage important.

Lors de cette intervention, un pic artisanal a également été découvert dans sa cellule.

Le détenu a dû être placé dans une autre cellule afin de mettre un terme à l’incident.

UNE SECONDE INTERVENTION NÉCESSAIRE

Vers 21h50, une seconde intervention a été nécessaire, avec l’appui de l’ELSP d’astreinte et des agents de nuit, afin de mettre en prévention les deux principaux fauteurs de troubles, après avoir libéré des places au quartier disciplinaire, celui-ci étant déjà complet et une cellule étant hors service.

Durant la nuit, de nombreux CRI ont dû être rédigés à l’encontre de détenus ayant participé au tapage et refusé de mettre fin à leurs agissements.

TROP, C’EST TROP !

Cette nouvelle nuit particulièrement mouvementée intervient dans un contexte déjà extrêmement difficile pour notre établissement.

Incidents à répétition, livraisons de drones, découvertes régulières de stupéfiants et présence de trop nombreux téléphones portables : la situation ne peut plus être banalisée.

100 détenus, c’est le seuil de rupture : au-delà, nos moyens humains, matériels et logistiques ne permettent plus d’assurer une gestion normale et sécurisée.

Les personnels constatent que certains protagonistes sont régulièrement impliqués dans les incidents qui frappent l’établissement.

Il est désormais indispensable que des décisions de transfèrement soient prises rapidement concernant les détenus qui multiplient les incidents et mettent en difficulté le fonctionnement et la sécurité de notre établissement.

La Maison d’arrêt de Bar-le-Duc est historiquement un établissement relativement calme. Nous refusons de voir cette situation se dégrader davantage.

Les personnels ne doivent pas attendre qu’un incident beaucoup plus grave survienne pour que des mesures soient enfin prises.

FO Justice exige :

Des transfèrements rapides des détenus régulièrement impliqués dans les incidents ;
Une réponse ferme face aux trafics de stupéfiants et de téléphones ;
Une prise en compte réelle des conditions d’intervention des agents de nuit ;
Des mesures adaptées afin que les personnels puissent exercer leurs missions dans des conditions de sécurité acceptables.

Le bureau local FO Justice tient à féliciter et remercier l’ensemble des agents qui sont intervenus durant cette nuit particulièrement difficile.

Grâce à leur professionnalisme, leur sang-froid et leur engagement, les différents incidents ont pu être maîtrisés.

Nous saluons également les collègues ayant assuré le service le lendemain, notamment lors des ouvertures à deux agents, afin de garantir leur propre sécurité et celle de l’établissement.

NOTRE SÉCURITÉ N’EST PAS NÉGOCIABLE !

Quand les incidents se multiplient, il faut agir.

Quand les personnels sont exposés, il faut les protéger.

Quand certains détenus multiplient les troubles, il faut prendre des décisions.

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Prison d’Osny : Ils sauvent une vie… et finissent blessés !

DES FAITS D’UNE EXTRÊME VIOLENCE

Ce mercredi 30 septembre 2026, vers 10h40, le CP Osny-Pontoise a été le théâtre d’un incident d’une extrême gravité au bâtiment A2.

Selon les premiers éléments, à la suite du refus d’une mutation, une personne détenue a tenté de mettre fin à ses jours par pendaison.

Grâce à la vigilance et à la réactivité du collègue d’étage, le pire a été évité.
Notre collègue est immédiatement intervenu et a réussi à décrocher le lien, empêchant ainsi le passage à l’acte.

Dans la continuité de l’incident, la personne détenue a tenté d’avaler une lame de rasoir. Une nouvelle fois, notre collègue est intervenu pour l’en empêcher.

Plusieurs personnels, dont un officier, sont intervenus pour maîtriser la situation.
Au cours de l’intervention, l’officier a reçu un coup de lame au visage, occasionnant une plaie d’environ 4 centimètres.
Le collègue d’étage a quant à lui été blessé à l’épaule lors d’une chute au sol pendant l’intervention.

L’officier a été pris en charge par l’hôpital.

UN PROFIL À RISQUE QUI INTERROGE

La personne détenue, âgée de 26 ans, est prévenue dans le cadre d’une procédure criminelle pour meurtre.
Elle est identifiée comme vulnérable en raison d’un risque suicidaire. Elle n’avait jusqu’alors commis aucune agression sur le CP Osny-Pontoise.

Pour FO Justice, cet épisode démontre une nouvelle fois qu’un profil vulnérable peut basculer en quelques secondes dans une situation de danger extrême, tant pour lui-même que pour les personnels chargés d’intervenir.


Mais faut-il attendre qu’un passage à l’acte suicidaire se transforme en agression et que des personnels soient blessés pour réévaluer réellement la prise en charge ?

Lorsque l’état de santé d’une personne détenue le justifie médicalement, l’évaluation spécialisée et, si nécessaire, l’orientation vers une UHSA ou toute structure de soins adaptée doivent pouvoir être mises en œuvre en amont.
La prévention et une prise en charge adaptée sont indispensables pour éviter que des situations de détresse ne se transforment en violence contre les personnels.

LA PRÉVENTION, CE N’EST PAS ATTENDRE L’AGRESSION POUR AGIR !

FO JUSTICE EXIGE

  • ▶ Une évaluation psychiatrique immédiate de la situation et, si l’indication médicale est retenue, une hospitalisation en UHSA ou dans toute structure adaptée, sans attendre un nouveau passage à l’acte.
  • ▶ Le transfert immédiat de la personne détenue vers une structure adaptée à son profil pénal, psychiatrique et suicidaire.
  • ▶ La prise en charge complète des deux personnels blessés, tant sur le plan médical qu’administratif.
  • ▶ La reconnaissance de l’imputabilité au service des blessures subies.
  • ▶ La mise en œuvre de la protection fonctionnelle et l’accompagnement juridique des personnels qui souhaiteront déposer plainte.
  • ▶ Une analyse approfondie de cet incident et des conditions de prise en charge de cette personne détenue.
  • ▶ Des moyens renforcés pour assurer la sécurité des personnels et une prise en charge adaptée des profils vulnérables.
FO JUSTICE APPORTE SON SOUTIEN TOTAL À L’OFFICIER BLESSÉ ET AU COLLÈGUE D’ÉTAGE.
LEUR SOUHAITE UN PROMPT RÉTABLISSEMENT ET SALUE LE SANG-FROID DE TOUS LES PERSONNELS INTERVENUS.
À OSNY-PONTOISE, LES PERSONNELS SAUVENT DES VIES.
ILS NE DOIVENT PAS Y LAISSER LEUR SANTÉ !
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SPIP 59 – ALIP du CP de Sequedin : Lundi 16 septembre, compte-rendu de visite

Une délégation FO Justice s’est rendue au centre pénitentiaire de Sequedin le mercredi 16 septembre 2026. Ce compte rendu a été rédigé à la suite des observations effectuées et des témoignages recueillis auprès de l’ensemble des personnes rencontrées lors de notre visite.

1. Situation générale de l’établissement :

La crise liée à la surpopulation carcérale n’épargne pas le centre pénitentiaire de Sequedin. Bien au contraire, à l’instar des autres établissements de l’interrégion, la structure souffre d’un taux d’occupation critique qui sature quotidiennement les services.

Parallèlement, de lourdes problématiques de ressources humaines impactent de plein fouet l’ensemble des corps de métiers présents. Le manque d’effectifs est criant :

  • le secrétariat ne dispose plus que d’une seule adjointe administrative au lieu de deux,
  • la direction est fragilisée par le départ imminent d’une directrice pénitentiaire d’insertion et de probation (DPIP),
  • l’équipe de terrain se trouve largement amoindrie par de nombreuses absences non remplacées chez les CPIP. Malgré ce contexte de pénurie de personnel, la charge de travail globale ne faiblit pas et le volume des missions quotidiennes reste inchangé, augmentant mécaniquement la pression sur les agents en poste.

2. Quartier de semi-liberté :

Depuis le début de l’année 2025, la gestion du quartier de semi-liberté a été confiée à une équipe restreinte de trois agents dits « volontaires ». Toutefois, le quotidien de ce pôle s’avère particulièrement difficile. Les obligations administratives et sécuritaires, liées notamment à l’accueil constant des nouveaux arrivants, rendent l’organisation extrêmement complexe et contraignent lourdement l’activité des personnels. Ce modèle d’organisation arrive aujourd’hui à bout de souffle et ne pourra pas s’inscrire dans la durée, car il fait peser une charge de travail et une responsabilité disproportionnée sur seulement trois agents.

Face à ce constat, plusieurs interrogations légitimes doivent être soulevées :

  • La pertinence du pôle : pourquoi avoir fait le choix d’isoler cette activité au sein d’un pôle dédié plutôt que de l’intégrer globalement ?
  • Le choix du milieu : pourquoi privilégier une gestion par le milieu fermé (MF) au détriment d’une prise en charge par le milieu ouvert (MO) ?
  • L’équité de la charge : pourquoi ne pas envisager une répartition équitable de cette charge de travail sur l’ensemble de l’équipe de l’antenne ?
  • Le respect du cadre temporel : pourquoi ne pas imposer une planification des convocations des personnes placées sous-main de justice (PPSMJ) qui respecte strictement les créneaux fixés par la charte des temps pour laisser partir les agents plus tôt ?

Il devient urgent de mener une réflexion approfondie et concertée avec toutes les équipes concernées. L’objectif est de dégager rapidement des solutions pérennes pour retrouver des conditions de travail décentes et sécurisées.

Pour conclure, le SPIP a récemment fait l’objet d’un audit relatif aux risques psychosociaux (RPS). À l’image des conclusions tirées dans d’autres antennes ayant traversé la même démarche, les réponses et les mesures correctives apportées par l’administration sont jugées par les agents comme totalement inadaptées, superficielles et insuffisantes face la situation.

Nous restons à l’entière disposition des agents, en particulier de ceux que nous n’avons pas pu rencontrer lors de cette journée.

FO Justice remercie chaleureusement l’ensemble des agents qui ont pris le temps d’échanger avec la délégation.

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Prison de Montmédy : Une journée sous tension

3 incidents majeurs sur une seule journée : le personnel encore une fois en première ligne !

VENDREDI 25 SEPTEMBRE : UNE JOURNÉE QUI AURA MIS À RUDE ÉPREUVE
NOS COLLÈGUES

Ce vendredi 25 septembre, nos collègues ont une nouvelle fois dû faire face à plusieurs incidents successifs nécessitant sang-froid, professionnalisme et réactivité.

1 BLOCAGE DE PROMENADE – COUR B

Le détenu B a procédé à un blocage de la promenade sur la cour B.

La gradée de roulement ainsi que la collègue du 262 se sont rendues sur place afin de tenter de comprendre les raisons de ce blocage. Le détenu a refusé tout dialogue et s’est contenté de les insulter et de les menacer de représailles.

La Cheffe B1 est alors intervenue à son tour afin de tenter de ramener le calme et de mettre fin à la situation. Face à l’échec du dialogue, elle a ordonné le déplombage du mirador 1, l’équipement de deux équipes de trois agents, ainsi que le déploiement d’une équipe dans le no man’s land avec le FAP.

La mise en prévention au Quartier Disciplinaire a finalement été nécessaire afin de mettre un terme à l’incident.

Si le détenu B n’a pas opposé de résistance lors de sa sortie de la cour de promenade, la situation s’est ensuite tendue au moment de son arrivée en cellule. Après la fouille intégrale, le détenu s’est rebellé. Le dernier collègue équipé du bouclier a dû intervenir pour le maîtriser.

2 MENACES DE PASSAGE À L’ACTE – CPROU / 261

En fin de journée, un deuxième incident est venu mobiliser nos collègues.

Le détenu D, sorti de CPROU afin d’être placé au 261, a déclaré une fois dans la cellule :

«« Vous allez revenir, parce que je vais me foutre en l’air. »»

Face à ces menaces, la gradée de jour a immédiatement demandé aux surveillants de s’équiper afin d’intervenir dans la cellule et de remettre le détenu en CPROU.

Une nouvelle fois, nos collègues ont dû faire preuve de sang-froid et de professionnalisme dans une situation particulièrement sensible.

3 REFUS DE RÉINTÉGRER

Pour terminer cette journée déjà particulièrement chargée, lors de la fin de la distribution des repas, un détenu a demandé qu’un plat préparé sur un autre étage lui soit transmis.

La collègue du 222 a refusé, conformément aux règles en vigueur. Le détenu a alors refusé de réintégrer sa cellule.

Les renforts ont été sollicités. À leur arrivée, le détenu avait finalement regagné sa cellule.

3 INCIDENTS. UNE SEULE JOURNÉE. DES AGENTS TOUJOURS EN PREMIÈRE LIGNE.

Le bureau local FO Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels mobilisés pour leur professionnalisme, leur réactivité et leur sang-froid lors de ces trois incidents.

Ces événements démontrent une nouvelle fois les difficultés auxquelles les personnels pénitentiaires sont confrontés quotidiennement.

La sécurité des personnels ne peut pas être une variable d’ajustement.

Le bureau local FO Justice restera pleinement mobilisée pour défendre les conditions de travail, la sécurité et l’intégrité de l’ensemble des personnels.

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ARTICLE 10 Pour le CDC : Le Ministre enterre définitivement les mensonges

À la question posée par FO Justice lors du CSAM du 28 septembre : « Qu’en est-il de l’article 10 pour le corps de commandement ? »

► La réponse du ministre de la Justice, par la voix de son DGAP, est sans ambiguïté :

« Il n’y aura pas de généralisation de l’article 10 pour le corps de commandement au 1er janvier 2027.
La bascule se fera selon une logique par fonction qui reste à déterminer lors de prochaines discussions. »

Cette clarification permet de mettre définitivement un terme aux mensonges, aux approximations et aux manipulations entretenus par certains sur ce sujet.

► FO Justice ne peut que condamner ces postures malsaines et ces manœuvres purement électoralistes.

► FO Justice rappelle notamment que la crédibilité d’un syndicat et de ses représentants repose, en tout temps, sur le sérieux et la vérification de la portée officielle de ses communications.

Les échéances électorales à venir ne font pas exception !

► Le bilan de la réforme portée par FO Justice pour le corps de commandement est sans appel. En trois ans, FO Justice a obtenu :

  • Une revalorisation considérable de l’IFO pour l’ensemble du corps de commandement depuis 2024.
  • Plus de 450 promotions vers les grades de commandant et de commandant divisionnaire, ainsi qu’à la classe supérieure du grade de capitaine.
  • Au 1er janvier 2027, le reclassement AUTOMATIQUE des capitaines de classe normale sur la grille définitive de capitaine pénitentiaire de catégorie A, ainsi qu’une nouvelle revalorisation de l’IFO.

Nous attendons maintenant avec impatience le bilan de ces organisations syndicales : au cours de ces trois dernières années, qu’ont-elles obtenu ?

Et, à part un plan de requalification fumeux, voire foireux, qu’ont obtenu ceux qui sont restés majoritaires pendant 30 ans, en faveur des officiers ?

Notre boussole a toujours été la défense des intérêts des officiers,
comme en témoignent le respect de nos engagements,
la mise en œuvre de l’intégralité de notre réforme historique
ET NOTRE BILAN, NOTAMMENT SUR LE PLAN STATUTAIRE !
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Prison de Caen-Ifs : Fouille sectorielle en MAH2

Ce Mercredi 30 Septembre 2026 matin, lors d’une fouille de secteur en MAH2, les personnels ont procédé à une saisie majeure, démontrant à nouveau les enjeux sécuritaires majeurs auxquels notre établissement est confronté actuellement.

4 téléphones portables dont 1 IPhone

Environ 31 grammes de substance s’apparentant à de la résine de cannabis

Et beaucoup de cellules détériorées dont des réfrigérateurs.

Cette nouvelle saisie démontre une fois de plus que les objets interdit et illicites pullulent en détention et perdure à constituer une réelle menace directe pour la sécurité des personnels au sein de l’établissement mais aussi à son extérieur.

Malgré la surcharge des cellules, malgré la violence quotidienne et malgré la chaleur les collègues ont mené cette fouille avec rigueur, sang-froid et efficacité.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à féliciter l’ensemble des agents mobilisés pour leur professionnalisme, leur vigilance et leur engagement exemplaire et demande à la Direction de les féliciter comme il se doit.

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Prison de Nouméa : Appel au blocage !

À la suite de l’incident survenu dans la nuit du 24 au 25 septembre 2026, une réunion s’est tenue à l’initiative de la direction le mardi 29 septembre 2026, en présence de l’ensemble des organisations syndicales. À l’ordre du jour : la situation des travaux au QM et la délocalisation des détenus mineurs.

La majorité pensait que cette réunion permettrait enfin de rechercher, collectivement, des solutions concrètes permettant d’améliorer les conditions de travail et de garantir la santé et la sécurité des personnels concernés. Or, de manière unilatérale, la direction nous a informés, sous couvert de la DISPOM, que les travaux seraient maintenus en présence des agents affectés, y compris les agents de la DPJEJ et de la PJJ.

UNE DÉCISION INACCEPTABLE

FO Justice a pourtant réitéré une proposition conciliant sécurité, continuité du service et protection des personnels. Une nouvelle fois, elle est rejetée sans aucun argument concret. Pire encore, la direction évoque, l’éventualité que la responsabilité de l’incident pourrait être imputée aux personnels du service de nuit.

MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

Les personnels ne sont pas des rustines destinées à compenser les carences structurelles et sécuritaires d’un établissement en ruine. Depuis plus d’un an, les agents du quartier mineur tiennent à bout de bras un bâtiment en travaux, dans des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Ni la DISPOM, ni la direction, ni personne n’aurait accepté de tenir aussi longtemps.

Alors même que les agents sont confrontés quotidiennement à des conditions de travail indignes, deux agents du quartier mineurs se voient aujourd’hui empêchés de quitter l’établissement pour consulter un médecin, au motif que le cadre ne serait pas respecté. Dans le même temps, un agent du CD2 est agressé à 13H15. La responsabilité de préserver la santé physique et psychologique des agents incombe au chef de service et à l’ensemble de la chaîne hiérarchique. La protection des personnels ne peut pas être suspendue à une décision prise à 22 000 km.

FO JUSTICE A DIALOGUÉ – FO JUSTICE A ALERTÉ – FO JUSTICE A PROPOSÉ

Le temps du dialogue social a désormais atteint ses limites. Depuis des mois, nos alertes restent lettre morte, c’est une humiliation de plus pour les personnels. Le CPN demeure continuellement confronté à des travaux, tandis que de nouveaux chantiers sont encore annoncés. Des budgets conséquents sont mobilisés chaque année, sans pourtant répondre durablement aux difficultés structurelles et sécuritaires de l’établissement. Mais combien d’années encore faudra-t-il dépenser l’argent public dans une structure dont les limites sont chaque jour davantage démontrées ? La Nouvelle-Calédonie a besoin d’un nouvel établissement pénitentiaire à Nouméa. Ce n’est plus une revendication accessoire : c’est une nécessité urgente !

Aujourd’hui ça suffit ! Face à une situation devenue inadmissible et aux conditions auxquelles les agents du QM seront une nouvelle fois confrontés, FO Justice prend ses responsabilités et passe à l’action.

Un préavis de blocage est engagé à compter du
lundi 05 octobre 2026 à 05H45

Les personnels du CPN ne demandent aucun privilège. Ils réclament simplement les moyens
d’exercer leurs missions en sécurité et des conditions de travail dignes.

SLP FO JUSTICE – Nouméa, le mercredi 30 septembre 2026

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Délégation nationale à Koné et Nouméa : rencontrons-nous !

RENCONTRONS-NOUS !

DÉLÉGATION NATIONALE À KONÉ

Adhérents, sympathisants, collègues et invités

Vous êtes en repos ? Vous êtes aussi les bienvenus !

LUNDI 26 OCTOBRE 2026

11 h à 12 h 45 • DÉJEUNER
Un moment convivial avec le bureau FO CDK et la délégation.

13 h à 16 h 30 • VISITE ET ÉCHANGE
Visite du tribunal et, à l’issue, échange avec les agents du CDK.

MARDI 27 OCTOBRE 2026

11 h 10 à 13 h • TEMPS D’ÉCHANGES
Personnels de tous corps, notamment ceux indisponibles le matin ou l’après-midi.

13 h 10 à 14 h 30 • DÉJEUNER
Retrouvons-nous autour d’un repas pour échanger.

14 h 45 à 18 h • DÉTENTION DU CDK
Passage dans les quartiers et échanges avec les personnels.

QUESTIONS LOCALES OU NATIONALES :

VENEZ EN PARLER AVEC NOUS !

Aux déjeuners, pendant les échanges ou lors de notre passage en détention, n’hésitez pas à nous solliciter.
Profitez de cette venue pour poser vos questions et vous informer.

À VOTRE ÉCOUTE, À VOS CÔTÉS.

PROGRAMME DU DÉPLACEMENT

Mercredi 28 octobre 2026 :

11h15 à 12h45 : Déjeuner avec les membres du bureau FO TPI.
13h00 à 16h30 : Visite du TPI de Nouméa, temps d’échanges dans les différents services et audience avec les chefs de cour, si possible.

Jeudi 29 octobre 2026 :

07h00 à 10h00 : Visite du SPIP et des PA du CP de Nouméa et temps d’échanges avec les agents rencontrés.
10h10 à 11h00 : Audience avec le CE du CPN.
11h10 à 13h00 : Créneau consacré aux personnels de tous corps, non disponibles le matin ou l’après-midi.
13h10 à 14h30 : Déjeuner avec les membres du bureau FO CPN et les adhérents disponibles.
14h45 à 17h15 : Temps d’échanges avec les personnels de tous corps disponibles.

Vendredi 30 octobre 2026 :

07h00 à 11h00 : Visite de la détention du CPN et temps d’échanges avec les agents rencontrés (CEA, CDC et PT).
11h10 à 13h00 : Créneau réservé aux personnels de tous corps, non disponibles le matin ou l’après-midi.
13h10 à 14h30 : Déjeuner avec les membres du bureau FO CPN et les adhérents disponibles.
14h45 à 17h15 : Temps d’échanges avec les personnels de tous corps disponibles.

QUESTIONS LOCALES OU NATIONALES :

Aux déjeuners, pendant les échanges ou lors de notre passage en détention, n’hésitez pas à nous solliciter. Profitez de cette venue pour poser vos questions et vous informer.

À VOTRE ÉCOUTE, À VOS CÔTÉS.

Lieux des déjeuners et modalités : auprès du bureau FO Justice CPN. snp.fo.cp.noumea@gmail.com

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Prison de Foix : La vigilance paye !!!

LA VIGILANCE
PAYE !!!

Dimanche, grâce à l’attention et à la réactivité de nos collègues, 3 livraisons par drone ont été observées durant la nuit de dimanche à lundi.

Lors de la dernière, le drone s’est emmêlé dans le concertina et a chuté.

2 téléphones portables + 94 g de substance illicite ont été récupérés en zone neutre dans le concertina.

Ce matin, lors de 2 fouilles de cellules réalisées par les agents de détention et l’ELSP de Foix, ce sont 4 téléphones portables qui ont été découverts, malgré des modes de dissimulation toujours plus élaborés.

FO JUSTICE MA FOIX tient à féliciter et à remercier l’ensemble des personnels tous grades confondus pour leur professionnalisme, leur réactivité et leur engagement.

La MA de FOIX N’ÉCHAPPE PAS AUX TRAFICS MAIS
LA MOBILISATION CONTRE CE FLÉAU EST TOTALE.

Dans un contexte de surpopulation carcérale toujours important, ces trafics viennent encore compliquer le travail quotidien des personnels et les conditions de sécurité.

FO JUSTICE MA FOIX met à l’horreur les personnels qui restent mobilisés pour le bien-être et la sécurité de tous.

Pour FO JUSTICE MA FOIX, cela se résume en 3 mots :

VIGILANCE • RÉACTIVITÉ • SÉCURITÉ

FO JUSTICE MA FOIX – Le 28/09/2026

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