Publié le Laisser un commentaire

Prison de Basse-Terre : Démantèlement Acte 2, jusqu’où faudra-t-il aller ?

JEUDI 27 AOÛT 2026 — MA DE BASSE-TERRE UN COUTEAU. DES STUPÉFIANTS, DES TÉLÉPHONES, DU MATÉRIEL ÉLECTRONIQUE…

Et toujours la même question : QUAND LA DIRECTION VA-T-ELLE ENFIN PRENDRE LA MESURE DU DANGER ?

Aujourd’hui encore, la réalité du terrain vient nous rappeler que notre établissement est devenu une véritable POUDRIÈRE. Lors du départ en promenade, une bagarre, qui s’apparente à un règlement de comptes, éclate. Puis vient la découverte qui glace le sang : un COUTEAU retrouvé sur la coursive ! Dans une prison.

À quelques mètres des personnels. À quelques mètres des personnes détenues.

Aujourd’hui, nous avons peut-être évité un drame. Mais demain ? Face à cette situation, la Direction engage les ELSP sur une opération de fouille. Et une nouvelle fois, le résultat est édifiant :

  • 6 téléphones portables, dont des Iphones
  • 133 grammes de produits stupéfiants : cannabis, résine et crack
  • 1 balance électronique
  • 1 clé TORX
  • 1 montre connectée
  • câbles, écouteurs et divers accessoires téléphoniques

CE N’EST PLUS UNE ALERTE. CE N’EST PLUS UN SIMPLE PROBLÈME. C’EST UN SIGNAL D’ALARME MAJEUR !

Et pendant ce temps, les personnels continuent de travailler sous pression, en sous-effectif, avec des moyens qui ne sont pas toujours à la hauteur des menaces auxquelles ils sont confrontés. FO Justice Basse-Terre le dit haut et fort :

  • Nous refusons d’attendre qu’un collègue soit blessé pour que la direction réagisse.
  • Nous refusons d’attendre un « poignardage » pour que la direction prenne des mesures
  • Nous refusons que la sécurité des personnels devienne une variable d’ajustement

Comment des couteaux, des stupéfiants, des téléphones et du matériel permettant d’alimenter les trafics peuvent-ils encore se retrouver dans nos murs ?

QUI CONTRÔLE RÉELLEMENT CE QUI RENTRE DANS L’ÉTABLISSEMENT ?

Parce qu’aujourd’hui, c’est un couteau. DEMAIN, CE SERA QUOI ? Un agent agressé ? Un collègue poignardé ? Un règlement de comptes qui dégénère ? Un drame que tout le monde viendra ensuite déplorer ?

NOUS REFUSONS DE JOUER À LA ROULETTE RUSSE AVEC LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS !

FO Justice Bastè dit STOP ! Nous adressons nos félicitations et notre soutien total aux agents ELSP, une nouvelle fois mobilisés et pleinement engagés dans cette opération. Leur professionnalisme démontre une chose : QUAND ON DONNE AUX AGENTS LES MOYENS D’AGIR, LES RÉSULTATS SONT AU RENDEZ-VOUS.

FO Justice Bastè salue également l’implication du surveillant des vestiaires et de la surveillante de la buanderie, qui ont apporté leur concours lors de cette opération.

Monsieur le Directeur : IL EST TEMPS D’AGIR. Pas demain. Pas après le prochain incident. C’EST MAINTENANT !

FO Justice Bastè ne veut plus de belles paroles. FO Justice Bastè ne veut plus de constats rédigés APRÈS les incidents. FO Justice Bastè veut DES ACTES !

  • Renforcement immédiat des contrôles.
  • Sécurisation réelle des accès.
  • Moyens humains adaptés aux missions et aux risques.
  • Moyens matériels à la hauteur des enjeux.
  • Fouilles et opérations de sécurisation régulières.
  • Lutte renforcée contre les trafics et les projections.
  • Une véritable stratégie de sécurisation de l’établissement.

Car pendant que certains constatent les problèmes depuis des bureaux, CE SONT LES PERSONNELS QUI SONT EN PREMIÈRE LIGNE. Ce sont eux qui ouvrent les portes. Ce sont eux qui accompagnent les mouvements. Ce sont eux qui assurent les promenades. Ce sont eux qui interviennent lorsque la situation dégénère.

NOS COLLÈGUES NE DOIVENT PAS PAYER LE PRIX DES FAILLES DE SÉCURITÉ QUE NOUS DÉNONÇONS DEPUIS DES MOIS !

Aujourd’hui, nous avons peut-être évité un drame. Mais combien de temps allons-nous encore compter sur la chance ?

FO JUSTICE BASTÈ PRÉVIENT : NOUS NE NOUS TAIRONS PAS. NOUS NE BANALISERONS PAS. NOUS NE NOUS HABITUERONS PAS À L’INACCEPTABLE. NOUS NE LAISSERONS PAS LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS ÊTRE SACRIFIÉE.

MONSIEUR LE DIRECTEUR : PROTÉGEZ VOS AGENTS AVANT D’AVOIR À LES PLEURER. POUR FO JUSTICE BASTÈ LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Rouen : Service des sports, lorsque les projections sèment le trouble !

Jeudi 27 août, aux alentours de 16h00, trois colis sont projetés et atterrissent sur le terrain de sport alors que plusieurs personnes détenues s’y trouvent.

Les agents présents appliquent immédiatement le protocole prévu en cas de projections, lequel prévoit notamment la réintégration en cellule des personnes détenues concernées sans passage préalable par les douches.

Mécontent de l’application de ce protocole, le détenu D. refuse de réintégrer et incite les autres personnes détenues à faire de même, compliquant ainsi la réintégration.

Face à cette situation, des renforts de personnels ainsi que certains officiers sont venus prêter main- forte afin de sécuriser le secteur, procéder à la fouille des personnes détenues et permettre leur réintégration en cellule.

Pendant que certains étaient au contact et participaient activement à la gestion de cet incident, d’autres ont préféré regarder la situation de loin…

Une attitude d’autant plus difficile à comprendre lorsque l’on sait que parmi eux se trouvait l’officier en charge de l’infra sécurité de l’établissement.

Une nouvelle fois, les projections venues de l’extérieur perturbent directement le fonctionnement de l’établissement et compliquent les conditions d’intervention des personnels.

FO JUSTICE DEMANDE UN CHANGEMENT DU CIRCUIT DE CIRCULATION !

Le Bureau Local FO Justice demande que les personnes détenues de la division 1, lors de leurs déplacements vers ou depuis le terrain de sport, transitent par le rez-de-chaussée de la division 2 plutôt que par le chemin d’intervention.

En effet, des colis projetés se retrouvent régulièrement bloqués dans les filets situés au niveau de ce chemin d’intervention.

Il n’est pas cohérent de continuer à faire circuler les personnes détenues dans une zone où des projections et colis peuvent régulièrement être présents.

Cette modification du circuit permettrait de limiter les risques de récupération de colis et de sécuriser davantage les mouvements ainsi que le travail des personnels.

Le Bureau Local FO Justice tient à saluer le professionnalisme et la maîtrise des agents présents, des renforts ainsi que des officiers qui se sont réellement mobilisés à leurs côtés, permettant de gérer cette situation et de rétablir l’ordre.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Angoulême : Festival du film… ou festival du “je fais ce que je veux” ?

Ce jeudi matin, à l’occasion de la projection d’un film du Festival du Film Francophone d’Angoulême (FFA) à destination de la population pénale, notre établissement avait visiblement adopté de nouvelles règles de sécurité…

Enfin, de nouvelles règles pour certains !

LES AUTORISATIONS NE SONT PAS EN RÈGLE ?

Pas grave, le patron est là !

LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE ?

Visiblement, elles deviennent beaucoup plus souples quand il faut recevoir du monde et soigner l’image de l’établissement.

Et pendant ce temps-là, les personnels, eux, doivent respecter les consignes, les notes de service et les procédures à la lettre.

FO JUSTICE POSE DONC UNE QUESTION SIMPLE :

LES RÈGLES DE SÉCURITÉ S’APPLIQUENT-ELLES À TOUT LE MONDE ?

Nous n’avons absolument rien contre le Festival, ni contre l’organisation d’activités culturelles pour la population pénale.

Mais la sécurité d’un établissement pénitentiaire ne doit jamais devenir secondaire pour une opération de communication.

On peut vouloir faire briller l’établissement.

On peut vouloir montrer une belle image à l’extérieur.

Mais avant de donner des leçons aux personnels, encore faut-il commencer par être exemplaire soi-même.

À LA MA D’ANGOULÊME,

LES RÈGLES NE DOIVENT PAS ÊTRE À LA CARTE !

FO JUSTICE MA ANGOULÊME

La sécurité ne fait pas relâche, même pendant le Festival.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Rennes-Vezin : La Direction et ses petits protégés

Depuis plusieurs mois, un détenu classé auxiliaire maintenance adopte un comportement de plus en plus incompatible avec son poste : menaces, refus d’obtempérer, provocations… Et malgré tout cela, notre chère direction refuse toujours de le suspendre.

Le 31 mars 2026, ce détenu passe une première fois en Commission de Discipline pour des insultes envers un personnel en service de nuit : 15 jours de quartier disciplinaire avec sursis.

Malgré cet incident, il est classé auxiliaire maintenance dès le 1er avril 2026, un choix surprenant lorsqu’on sait que ce type de poste est normalement confié à des détenus capables d’adopter un comportement irréprochable.

Le 18 juin 2026, nouvel incident : il incite à un mouvement collectif de blocage de la cour de promenade du CD. Résultat : un avertissement. Aucun déclassement.

Le 14 juillet 2026, il est clairement identifié par plusieurs agents comme participant à une agression sur un autre détenu. Là encore : aucune suspension.

Les 20, 21 et 25 août, ce détenu fait l’objet de trois CRI, pour violences verbales envers les personnels et plusieurs refus d’obtempérer. À cette succession d’incidents viennent s’ajouter de nombreuses observations et CRI faisant état de manquements dans son travail. Il va même jusqu’à se vanter auprès des agents que la direction ne les soutiendra pas.

Au regard de la situation actuelle, difficile de lui donner tort, la direction refuse de le suspendre de son poste dans l’attente de son passage en CDD. Il nous est même désormais affirmé qu’aucune suspension ne devrait avoir lieu avant une Commission de Discipline.

Face à cette accumulation de faits, la direction ne lui accordera finalement qu’un gentil recadrage. Nous ne doutons pas une seconde qu’il en soit ressorti profondément bouleversé…

Que faut-il donc à notre direction pour enfin déclasser un détenu ? Cherche-t-elle désespérément de pauvres âmes à sauver ? Met-elle à ce point en doute la parole et les écrits de ses propres agents ?

Le message envoyé aux personnels devient de plus en plus clair : vous pouvez signaler et multiplier les CRI, cela ne pèsera pas bien lourd face aux petits protégés de la direction.

Il ne faut pas oublier que la réinsertion passe aussi par l’apprentissage du respect d’un cadre, d’un règlement et des personnels représentant l’autorité.

Mesdames les directrices, comment voulez-vous que les personnels puissent faire respecter leur autorité lorsque des détenus constatent qu’ils peuvent multiplier les incidents tout en continuant à bénéficier de votre protection ?

À force de vouloir préserver vos petits protégés, attention à ne pas oublier ceux que vous êtes censées soutenir au quotidien et qui méritent, eux, véritablement votre soutien !

Le bureau local FO Justice exige la suspension immédiate de ce détenu de son poste d’auxiliaire maintenance ainsi que son déclassement à l’issue de la Commission de Discipline.

Le bureau local FO Justice rappelle donc une évidence : tout détenu qui ne respecte pas les personnels doit répondre de ses actes et en assumer les conséquences.

À force de protéger les mauvaises personnes, ne vous étonnez pas que les personnels finissent par se demander de quel côté se trouve réellement leur direction.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nouméa : La prévention des risques n’est pas une option !

Monsieur Vincent DUPEYRE

Directeur Interrégional

Direction des Services Pénitentiaires d’Outre-Mer

48, rue Denis PAPIN

94200 Ivry-sur-Seine

Objet : Conditions de travail, d’hygiène et de sécurité – Entrave à l’exercice syndical

P.J. : Relance écrite adressée au médecin de prévention

Réf : Décret n° 2011-184 du 15 février 2011 article 37 et 34 relatif aux comités techniques dans les administrations et les établissements publics de l’Etat ; Décret n°82-447 du 28 mai 1982 article 18-1 relatif à l’exercice du droit syndical dans la fonction publique ;

Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique ;

Décret n°2020-1427 du 20 novembre 2020 relatif aux comités sociaux d’administration dans les administrations et les établissements publics de l’Etat ;

Article R4121-4 du code du travail ;

Charte du dialogue social

Copie adressée à : Monsieur le Député et Monsieur le Sénateur de la Nouvelle Calédonie, autorités administratives territoriales concernées

Monsieur le Directeur Interrégional,

Par une lettre ouverte à votre attention, en date du 26 mars 2026, FO JUSTICE vous a alerté sur un manque de transparence concernant la transmission des informations et des documents nécessaires au travail d’évaluation des risques professionnels, définis comme suit :

  •  Le rapport social unique ou bilan social ;
  •  Le rapport de l’agent de prévention ;
  •  Le rapport du médecin de prévention.

Dans le cadre de la première Formation Spécialisée, en date du 29 mai 2026, FO JUSTICE a une nouvelle fois constaté l’absence de présentation dédit rapports.

Nous vous rappelons que ces documents constituent des éléments essentiels à l’information d’indicateurs, à l’élaboration du programme annuel de prévention des risques professionnels, mais également au recensement des données relatives à la santé, la sécurité et aux conditions de travail.

Or, dans le cadre de l’exercice de ses compétences, le CSA doit pouvoir disposer de ces données afin d’exercer pleinement ses prérogatives en matière d’amélioration des conditions de travail des agents du service public. À ce titre, les données issues de la base de données sociales, ces indicateurs obligatoires constituent un support indispensable aux débats relatifs à l’évolution des politiques de ressources humaines. Le manque de transparence concernant les moyens et la communication marque un sentiment d’entrave à l’action syndicale, et porte atteinte à la mise en place et au bon exercice des missions des représentants du personnel, ainsi qu’à l’exercice du droit syndical.

FO JUSTICE exige légitimement l’accès à l’ensemble des pièces nécessaires afin de pouvoir exercer pleinement ses prérogatives et mener un travail approfondi en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels. Nous vous demandons donc de bien vouloir remédier à cette situation dans les plus brefs délais.

Autre point constaté qui pose question : outre l’absence du rapport du médecin de prévention, document permettant au comité et à la FS de mesurer l’activité de la médecine de prévention au sein de l’établissement. À la demande des représentants du comité, une visite de site ainsi qu’une intervention ont été réalisées le 10 décembre 2025 en présence du médecin, afin d’identifier et de retranscrire certaines situations de travail relevant de risques professionnels. Malgré une relance écrite adressée au médecin (PJ), FO JUSTICE est au regret de constater qu’à ce jour, aucun signalement écrit n’a été réalisé ni transmis à la suite de ces interventions.

Il est à rappeler que le médecin de prévention, dans une position de neutralité, a l’obligation de signaler par écrit au chef de service les risques pour la santé des agents qu’il constate et qui sont en rapport avec leur milieu de travail. Il est également tenu de rédiger chaque année un rapport d’activité, transmis au chef de service ainsi qu’à la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail ou, à défaut, au comité social d’administration. Au regard de ces éléments, nous vous demandons de remédier à cette situation dans les plus brefs délais.

Autre point également, concernant les missions relevant de l’agent de prévention, FO JUSTICE dénonce le fait que les conditions nécessaires à leur exercice ne sont aujourd’hui plus réunies. Il convient de rappeler qu’en date du 21 janvier 2026, à la suite de la démission de l’agent de prévention (ADP), ce poste n’a, à ce jour, toujours pas fait l’objet d’un appel à candidature. Cette situation entraîne de fait un défaut dans l’identification des besoins, ainsi que dans la mise en œuvre des travaux et des actions de prévention à engager au sein de l’établissement.

Pourtant, à plusieurs reprises, FO JUSTICE a pris ses responsabilités en vous faisant valoir des propositions concrètes visant à résoudre ou à améliorer cette situation. La persistance de cette situation pose également question sur la réelle volonté de votre autorité, en sa qualité de garante de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des agents, de prendre les mesures nécessaires pour régler durablement cette problématique.

La situation en matière de prévention des risques psychosociaux (RPS), prévue par l’accord cadre et la circulaire du ministère de la Justice de 2013, qui doivent être mis en application localement, demeure totalement carencée.

À ce jour, aucun diagnostic partagé des facteurs de risques psychosociaux n’a été présenté ni débattu au sein du comité. De même, aucun programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail n’intègre de plan d’action spécifique en matière de prévention des RPS, assorti d’objectifs précis et d’un calendrier clairement défini.

Nous déplorons qu’à ce jour, aucune politique efficace de prévention des risques psychosociaux ne soit mise en œuvre au sein de l’établissement et déclinée au sein des différents services. Pourtant, l’évaluation et la prévention des RPS s’inscrivent pleinement dans la démarche globale de prévention des risques professionnels et participent directement à l’amélioration des conditions de vie au travail des agents de la fonction publique.

FO JUSTICE vous rappelle que le protocole d’accord relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique, impose à l’administration une obligation de protection de la santé physique et mentale des agents publics, et plus particulièrement des personnels des services pénitentiaires.

Par ailleurs, lors de la séance de la FS, une pratique courante et non conforme a été relevée concernant les interventions des agents de surveillance lors des coupures de courant au sein des bâtiments. En effet, les personnels se retrouvent livrés à eux-mêmes pour palier ces situations et sont amenés, dans certains cas, à intervenir directement sur les tableaux électriques afin de rétablir le courant, sans aucune préconisation ni consigne adaptée, et dans des conditions présentant un risque.

Or, il s’avère qu’un agent a bénéficié, il y a plus de deux ans, d’une formation à la sensibilisation aux risques électriques dont l’objectif était d’assurer une mission de formation destinée aux personnels exposés.

FO JUSTICE constate que cet agent ne répond pas au cadre de la mission qu’il lui a été attribuée et que, parallèlement, la direction locale n’assure plus son rôle de contrôle, laissant ainsi se développer des situations de travail à risque pour les agents de terrain.

Au vu des situations relevées et recensées, il apparaît aujourd’hui clairement que votre autorité doit être en mesure d’apporter des réponses concrètes, au regard des responsabilités qui sont les vôtres.

À ce titre, FO JUSTICE entend vous en rappeler les fondamentaux :

  •  En application de l’article R4121-4 du code du travail, le chef de service doit indiquer à ses agents les modalités d’accès au DUERP et du registre de santé et de sécurité au travail afin de les informer des mesures de prévention des risques identifiés ainsi que des consignes de sécurité.
  •  En application du Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique, les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité.
  •  Au titre de l’article L 4121-1 du Code du travail, l’employeur doit prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, notamment par le biais d’actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, d’action d’information et de formation, et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés ». L’évaluation des risques professionnels constitue une obligation de l’employeur.

Dans l’attente de votre positionnement sur ces sujets, nous vous prions de croire Monsieur le Directeur Interrégional, à notre profond attachement au service public pénitentiaire mais également, à la protection de celles et ceux qui le font vivre.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Fresnes : Une journée sous très haute tension !

Les personnels du Centre pénitentiaire de Fresnes ont, une nouvelle fois, dû faire face à une journée particulièrement éprouvante.

INTERVENTION EN DÉTENTION : SIX AGENTS PRIS EN CHARGE !

Lors d’une affectation de cellule, une personne détenue a refusé l’arrivée d’un nouveau codétenu et s’est opposée physiquement et avec virulence à l’intervention des personnels.

Les surveillants présents, accompagnés d’un brigadier-chef encadrant et d’un major, ont dû intervenir afin de reprendre le contrôle.

PLUSIEURS COLLÈGUES ONT ÉTÉ BLESSÉS ET CERTAINS EXPOSÉS À DES PROJECTIONS DE SANG.

➡️ SIX AGENTS ont nécessité une prise en charge médicale à l’issue de l’intervention.

FO Justice apporte son soutien total à l’ensemble de nos collègues concernés et leur souhaite un prompt rétablissement.

INTEMPÉRIES : LES PERSONNELS ENCORE MOBILISÉS !

Dans le même temps, les fortes intempéries ont provoqué plusieurs inondations au sein de l’établissement et de ses structures rattachées.

Là encore, les personnels ont répondu présents pour sécuriser les secteurs, gérer les conséquences de la montée des eaux et assurer la continuité du service.

Selon les dernières informations portées à notre connaissance, la situation est désormais maîtrisée.

D’importantes opérations de nettoyage sont prévues afin de remettre les secteurs concernés en état.

AGRESSION, BLESSURES, INTEMPÉRIES :

NOS COLLÈGUES TOUJOURS EN PREMIÈRE LIGNE !

En quelques heures, nos collègues auront encore dû faire face à l’exceptionnel tout en continuant d’assurer leurs missions.

➡️ À nos collègues blessés : tout notre soutien.

➡️ À l’ensemble des agents, gradés et personnels mobilisés aujourd’hui : votre engagement mérite d’être reconnu.

FO Justice restera particulièrement attentif aux suites de ces événements, à l’accompagnement des agents concernés et aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Besoin d’un accompagnement, d’une intervention ou simplement de nous faire remonter une difficulté : sollicitez-nous.

NOUS SOMMES PRÉSENTS À VOS CÔTÉS.

FACE À L’EXCEPTIONNEL, LES PERSONNELS RÉPONDENT PRÉSENTS.

FO JUSTICE AUSSI !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Besançon : Quartiers mineurs, l’alerte est lancée !

FO Justice – Bureau local de Besançon tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme concernant la situation du quartier mineurs de la Maison d’arrêt de Besançon.

L’effectif des mineurs incarcérés connaît actuellement une augmentation alarmante, avec des profils de plus en plus complexes et difficiles à prendre en charge.

Pourtant, face à cette situation, les moyens humains restent totalement insuffisants.

19 places… et seulement UN agent mineur par jour !

Cette situation est totalement inadmissible et fait peser un risque majeur, aussi bien sur les personnels que sur les mineurs eux-mêmes.

À cela s’ajoute une réalité particulièrement préoccupante : pratiquement aucune activité n’est proposée aux mineurs détenus. Un quartier mineur sans activités suffisantes, sans prise en charge adaptée, avec des moyens humains dérisoires et des locaux inadaptés n’a finalement de « quartier mineurs » que le nom.

Les personnels doivent quotidiennement composer avec des situations de plus en plus tendues, sans disposer des moyens nécessaires pour assurer leur mission dans des conditions acceptables de sécurité.

LEURS CONDITIONS D’INCARCÉRATION SONT NOS CONDITIONS DE TRAVAIL !

FO Justice refuse de banaliser cette situation.

Nous avons alerté à plusieurs reprises l’administration sur la nécessité de renforcer les moyens humains et d’améliorer la prise en charge des mineurs.

Malgré ces alertes, aucune réponse à la hauteur de la situation n’est apportée.

Cerise sur le gâteau, les mineurs incarcérés à Besançon proviennent désormais de régions de plus en plus éloignées.

Cette situation génère également des difficultés importantes en matière d’extractions judiciaires, notamment du fait des distances à parcourir. Ces extractions mobilisent des personnels et des moyens opérationnels que notre administration n’a déjà pas ! Et que dire des risques encourus lors de ces transports longues distances.

Pendant que nos effectifs sont déjà sous tension, nous devons donc encore mobiliser des agents pour assurer ces missions.

Combien de temps faudra-t-il attendre ?

Faudra-t-il, comme trop souvent, attendre qu’un incident grave survienne pour que l’administration prenne enfin la mesure du problème ?

FO Justice Bureau local de Besançon exige :

  • Le renforcement immédiat des effectifs affectés au quartier mineurs.
  • Une véritable prise en charge éducative et des activités adaptées.
  • Des moyens à la hauteur de l’augmentation des effectifs et de la complexité des profils.
  • Une prise en compte des contraintes générées par les extractions judiciaires.
  • Une évaluation urgente des conditions de sécurité des personnels et des mineurs.

NOUS AVONS PRÉVENU. L’ADMINISTRATION DOIT MAINTENANT AGIR !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

DI de Lyon : Gratuité des TCL pour les forces de l’ordre, les personnels pénitentiaires sont-ils concernés ?

M LUI-HIN-TSAN Didier A Madame SARSELLI Véronique Secrétaire Régionale FO Justice Lyon Présidente de la Métropole de Lyon Présidente de SYTRAL Mobilités

Objet : Gratuité des TCL pour les personnels pénitentiaires

Madame la Présidente,

L’Union Interrégionale des Services Pénitentiaires FO Justice Lyon a bien pris acte de votre volonté de rendre gratuits les TCL pour les forces de l’ordre, lors de votre intervention aux médias du 25 août 2026 afin de renforcer la sécurité des citoyens lyonnais dans les transports en commun.

Nous prenons cette annonce avec beaucoup d’enthousiasme et ne pouvons qu’être satisfaits d’une telle mesure.

En tant que 3ème force de sécurité intérieure, notre intégration à ce dispositif constituerait une marque de reconnaissance de notre professionnalisme.

Notre présence permettrait un élargissement des ressources humaines, capables de renforcer et d’assurer la sécurité dans les transports.

Nos missions au quotidien ciblent la sécurisation intérieure et périmétrique des établissements pénitentiaires, la garde et la protection des personnes qui nous sont confiées, ainsi que des missions extérieures sur la voie publique.

Nous sommes formés en grande partie aux techniques d’intervention, à l’utilisation des armes et à la gestion des conflits. De nous avoir à vos côtés sera un plus pour les usagers.

Votre annonce laisse à penser que notre intégration à ce dispositif est de fait, de par notre statut de force de sécurité de l’État.

Dans le cas contraire, nous vous demandons de prendre en considération notre courrier.

L’UISP FO Justice Lyon reste à votre disposition pour tout échange afin de vous apporter des éléments complémentaires pouvant motiver votre décision quant à notre intégration à ce dispositif.

Comptant sur votre diligence, je vous prie d’agréer, madame, l’expression de notre haute considération.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Brest : Quartier Femmes, la sécurité passe par des moyens adaptés !

5 TÉLÉPHONES DÉCOUVERTS EN 4 CELLULES

Dans la nuit du 26 août 2026, une fouille sectorielle a été réalisée au quartier femmes.

→ 8 détenues contrôlées

→ 5 cellules fouillées

→ 1 cellule sans découverte

→ 5 téléphones retrouvés dans 4 cellules

Ces découvertes démontrent une nouvelle fois la nécessité de renforcer les moyens de contrôle et de détection sur ce secteur.

• FO JUSTICE DEMANDE UN PORTIQUE DE DÉTECTION !

Le bureau local FO Justice insiste une nouvelle fois sur la nécessité d’installer un portique de détection au quartier femmes.

Les résultats de cette fouille sont sans équivoque : 5 téléphones retrouvés dans 4 cellules.

Un portique de détection constituerait un outil supplémentaire indispensable pour renforcer les contrôles, limiter l’introduction d’objets interdits et améliorer la sécurité sur le secteur.

La sécurité passe par des moyens humains, mais également par des moyens matériels adaptés.

Il est temps de donner aux personnels les outils nécessaires pour assurer leurs missions dans de meilleures conditions.

FÉLICITATIONS AUX AGENTS !

Le bureau local FO Justice adresse ses félicitations à l’ensemble des agents ayant participé à cette opération pour leur investissement, leur professionnalisme et leur engagement.

La sécurité de l’établissement repose avant tout sur l’implication des personnels.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Annoeullin : 25 août, violences, incendies… une journée sous haute tension

UNE JOURNÉE QUI MET NOS PERSONNELS À RUDE ÉPREUVE

Le mardi 25 août 2026, notre établissement a été confronté à une succession d’événements particulièrement graves, mettant à rude épreuve l’ensemble des personnels.

En quelques heures, agression d’une collègue, insultes, découverte de produits illicites et de matériels interdits, puis plusieurs départs de feu au quartier disciplinaire se sont succédé.

Les agents ont dû intervenir dans l’urgence, avec réactivité et professionnalisme, pour maintenir la sécurité de l’établissement.

INSULTES, VIOLENCES : NOS COLLÈGUES NE DOIVENT PLUS ÊTRE DES CIBLES

Dans la matinée, lors d’une fouille programmée d’une cellule du bâtiment B, les personnels ont découvert 7,6 grammes de substances s’apparentant à de la résine de cannabis ainsi qu’un câble de chargement pour téléphone portable.

À l’issue de cette fouille, la personne détenue concernée a adopté un comportement particulièrement virulent, multipliant les insultes et le tapage.

Lors de la distribution des repas, la situation a dégénéré. Après de nouvelles insultes et alors qu’une dégradation de la télévision de la cellule était constatée, la personne détenue s’est volontairement dirigée vers une surveillante, l’a saisie au visage et au cou, provoquant sa chute dans l’entrée de la cellule.

Pour assurer sa sécurité, la collègue a dû refermer la porte de la cellule. La mise en prévention a finalement constitué le seul moyen de mettre fin à l’incident.

FO JUSTICE apporte son soutien total à notre collègue victime de cette agression.

PUIS LES INCENDIES SE SONT ENCHAÎNÉS !

Comme si cela ne suffisait pas, les personnels ont ensuite été confrontés à plusieurs départs de feu au quartier disciplinaire.

Peu avant 13h, une personne détenue a volontairement mis le feu à son matelas, ses draps et sa couverture dans sa cellule. L’intervention des agents a été nécessaire pour éteindre l’incendie, avant une prise en charge médicale par les personnels soignants et les sapeurs-pompiers.

Vers 15h15, un incendie a été déclenché dans une autre cellule du QD, là encore au niveau du matelas, des draps et de la couverture. Les collègues ont dû intervenir pour maîtriser le feu.

Puis, en soirée, la situation a pris une nouvelle dimension.

Vers 20h30, un détenu a volontairement mis le feu à des morceaux de draps, provoquant une propagation des flammes sur la toiture du QD. L’intervention du service de nuit avec le RIA a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.

La mobilisation des personnels pour contenir le sinistre et sécuriser les personnes détenues présentes dans le secteur a été exemplaire.

QUAND LES AGENTS DOIVENT FAIRE FACE À TOUT… AVEC TOUJOURS LES MÊMES MOYENS !

Cette succession d’événements pose la question des conditions dans lesquelles nos personnels exercent leur mission.

Violences, agressions, trafics, dégradations, incendies… Les agents doivent être capables de répondre à toutes les situations, parfois dans l’urgence, et toujours avec le même objectif : assurer la sécurité de tous.

Pourtant, derrière chaque intervention, il y a des collègues qui prennent des risques.

Nous refusons que ces risques deviennent une banalité du quotidien pénitentiaire.

FO JUSTICE SALUE LE PROFESSIONNALISME DES PERSONNELS

Face à cette succession d’incidents, FO JUSTICE tient à saluer l’ensemble des personnels mobilisés au cours de cette journée et de cette soirée.

Les agents sont intervenus face aux violences, ont assuré les fouilles, ont maîtrisé les différents incendies et ont participé à la sécurisation du quartier disciplinaire.

Leur vigilance, leur sang-froid, leur réactivité et leur professionnalisme ont permis d’éviter que ces situations ne prennent une ampleur encore plus importante.

FO JUSTICE demande que l’engagement des personnels ayant participé à ces interventions soit reconnu et récompensé, notamment par des gratifications et des mises à l’honneur.

ASSEZ DE PAROLES : DES MOYENS !

Ces événements démontrent que les personnels pénitentiaires sont en première ligne face à des situations toujours plus complexes et dangereuses.

FO JUSTICE continuera d’exiger les moyens humains, matériels et sécuritaires nécessaires pour permettre aux agents d’exercer leurs missions dans des conditions dignes et sécurisées.

NOS COLLÈGUES NE SONT PAS DU MATÉRIEL JETABLE.

ILS MÉRITENT DES MOYENS.

ILS MÉRITENT LA PROTECTION.

ILS MÉRITENT LA RECONNAISSANCE.

Lire le communiqué