Objet : Note de mobilité des CPIP et mépris des CIMM
Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,
Lors des débats houleux sur la note de mobilité des CPIP, FO Justice avait tiré la sonnette d’alarme. Nous avions voté contre ce texte, car nous avions anticipé la dérive gravissime qu’il autorise à savoir permettre à l’administration de muter des agents sans CIMM avant ceux qui détiennent pourtant cette priorité légitime.
Pendant ce temps, d’autres organisations syndicales, à l’instar de la CGT IP/PÉNITENTIAIRE et du SNEPAP-FSU, préféraient valider cette régression en CSA SPIP et CSA AP.
Aujourd’hui, les faits nous donnent malheureusement raison, et le prix à payer est humainement inacceptable.
La situation de la Polynésie cette année en est l’illustration parfaite et révoltante : 3 postes étaient ouverts.
Deux de nos collègues CPIP, actuellement en métropole et détenteurs des CIMM avec raisons particulières (RC, RS) pour ce territoire, attendaient légitimement leur retour.
Résultat ? L’administration a choisi de muter 3 agents non-originaires, laissant nos 2 collègues sur le carreau. Comment l’administration peut-elle justifier un tel traitement RH ? Comment regarder en face des agents à qui la loi reconnaît un lien structurel avec leur territoire d’origine, et leur préférer des profils sans attaches prioritaires, au mépris des règles de transparence les plus élémentaires ?Face à cette injustice, FO Justice n’a pas attendu la publication de cette lettre ouverte pour agir. Nos équipes se sont immédiatement coordonnées pour mener la riposte à tous les échelons :
Au niveau national, en exigeant et en engageant le réexamen de la situation des collègues indûment bloqués
Au niveau régional, à travers une journée de mobilisation massive organisée le jeudi 18 juin 2026
La colère des personnels est profonde, légitime, et elle s’est exprimée. Le problème de fond reste entier et l’arbitraire ne peut devenir la règle. Notre organisation syndicale a été la seule à intervenir à tous les niveaux et a obtenu la mutation dans l’intérêt du service de nos 2 collègues CPIP pour la Polynésie.
Ce phénomène destructeur n’est malheureusement pas l’apanage des CPIP. FO Justice observe avec la même gravité cette gestion opaque et hors-sol de la mobilité avec CIMM au sein du Corps de
Commandement et des Personnels Techniques. C’est tout un système de gestion des ressources humaines qui dysfonctionne à l’échelle de votre direction et qui lèse les personnels ultramarins, tous corps confondus.
Ce passe-droit institutionnalisé détruit des projets de vie et bafoue les droits des agents ultramarins.
L’Administration Pénitentiaire ne peut se complaire dans une telle injustice sous prétexte que certaines organisations syndicales ont été signataires de ce recul social.
Pour ces raisons, FO Justice exige fermement et solennellement la révision immédiate et sans délai de la note de mobilité des CPIP sur la question des CIMM, afin de sanctuariser la priorité absolue due aux agents originaires, conformément aux dispositions de l’article L512-19 du Code Général de la Fonction Publique.
Il est temps que l’administration assume ses responsabilités, entende la contestation qui s’est exprimée dans les territoires et cesse de fragiliser ses personnels.
FO Justicecombattra sans relâche ces pratiques et exigera le rétablissement de l’équité pour tous les agents des outre-mer.
Ce mardi 30 juin 2026 se tenait le CSA le la DGAP, le tout premier présidé par notre nouveau Directeur Général.
► LE PORT DE L’ARME
► FO Justiceconstate des avancées… mais déplore un manque flagrant d’ambition !
Deux projets de décrets ont été présentés. Le premier autorise les personnels des ESP à conserver leur arme de service dans leur hébergement lors des missions avec découché. Le second permet aux agents des ERIS, sous autorisation du DISP, de conserver leur arme à leur domicile ainsi que durant leurs trajets domicile-travail.
Si ces dispositions constituent une première évolution,FO Justicerefuse de s’en satisfaire. Après les engagements pris à la suite des événements dramatiques où de nombreux collègues ont été menacés devant leur domicile, ces textes restent très en deçà des attentes des personnels. Ils ne répondent ni à la réalité des risques encourus ni à la nécessité de garantir une protection permanente des agents.
► FO Justicea donc défendu des amendements sur ces deux textes, visant à permettre :
À l’ensemble des ESP de conserver leur arme de poing sur eux lors des missions longues avec découché, et non dans « un contenant sécurisé, sous surveillance constante ».
Aux ERIS de bénéficier d’un port d’arme élargi pour les trajets domicile/travail et non avec des restrictions excluant « les transports en commun » et les « établissements recevant du public ».
L’administration s’est retranchée derrière les contraintes juridiques et la potentielle opposition du Conseil d’État pour refuser toute évolution.
En cohérence, FO Justice a donc voté contre ces deux décrets qui ne répondent en rien aux attentes, et se révèlent contre-productifs, voire dangereux pour les agents. FO Justice continuera d’exiger un véritable droit au port d’arme adapté aux missions des personnels pénitentiaires et conforme aux engagements pris par le Garde des Sceaux.
Nous ne pouvons laisser sous silence la posture de l’UFAP, de la CGT et du SPS. En effet, les deux premiers se sont abstenus, et le troisième a voté pour… alors même que certains ont présenté des amendements que l’administration a rejetés.
Au-delà du manque de cohérence flagrant d’une telle posture, ces syndicats permettent l’adoption d’un texte insatisfaisant, incomplet, et, FO Justice l’affirme, qui va mettre plus encore nos collègues en difficulté sur le terrain.
Mais, plus grave encore, ils permettent à l’administration de « cocher une case » en satisfaisant une commande du Ministre, avec un contenu pourtant très éloigné de ses engagements pris au lendemain des attaques « DDPF ». Ils nous privent, par la même occasion, de toute possibilité de rouvrir ce dossier dans un avenir proche. Les collègues apprécieront…
► LES CAMÉRAS EMBARQUÉES
Un projet de décret relatif au déploiement des caméras embarquées dans les véhicules pénitentiaires nous a été présenté. Près de 5000 équipements sont prévus afin de couvrir le parc automobile. Ce dispositif constitue une avancée importante pour renforcer la sécurité des missions et objectiver les incidents.
► FO Justice est intervenu afin que la protection de l’identité des personnels soit pleinement garantie. À notre demande, l’administration s’est engagée à ce que les agents soient identifiés par leur matricule et non par leur nom, dans la doctrine d’emploi des caméras.
Cette garantie constitue une victoire pour FO Justice, qui restera particulièrement vigilant sur les conditions de déploiement et d’utilisation de ces nouveaux équipements.
► L’EXPÉRIMENTATION DES ÉTABLISSEMENTS « INSERRE »
Les débats ont été particulièrement nourris et de nombreux amendements ont été discutés. Plusieurs propositions portées par FO Justice ont été retenues par l’administration.
► Voici les avancées obtenues par FO Justice :
•Trinôme : intégration de toute la filière expertise dans sa composition (proposition FO Justice adoptée).
•Transfert après incident grave : rétablissement du délai maximal de 48h, supprimé dans une version antérieure, adopté à l’unanimité.
•Entretien des locaux : suppression de la mention « en capacité physique de le faire », jugée inutile par FO Justice.
•Tabac :FO Justice demandait la suppression totale des dispositions incompatibles avec la loi Évin.
L’administration a proposé un compromis, avec des fumoirs dédiés et la possibilité de fumer dans les espaces extérieurs non couverts, hors lieux de travail.
•Restauration :FO Justice s’est fermement opposé au forfait monétisé (~6€/repas), dénonçant les risques de trafics, racket, monnaie interne et tensions. L’administration a cédé sur ce point et retenu un système de points non fongibles.
•Commissions de vie (art. 27 à 29)
Dans un premier temps, FO Justice a soutenu l’amendement de suppression totale porté par l’UFAP, finalement rejeté par l’administration, au nom du caractère expérimental de l’établissement.
Devant ce refus, FO Justice a porté un deuxième amendement visant à s’opposer, sur le principe, à toute forme de représentation des personnes détenues. Nous avons obtenu une modification sémantique importante en remplaçant les termes « instance représentative » par « comité de vie » et la suppression du terme « représentant » s’agissant des personnes détenues. Ces formulations beaucoup plus neutres sont plus en adéquation avec notre vision de la parole donnée à la population pénale, et plus sécurisantes pour le devenir du projet INSERRE.
Curieusement, nos amendements, visant à mieux encadrer le dispositif, n’ont pas été soutenus par l’UFAP et le SPS. Pourquoi n’ont-ils pas voulu essayer de contenir la portée de cet article ? FO Justicese pose toujours la question…Préféraient-ils laisser le texte dans son écriture initiale, avec les dérives que l’on pouvait craindre ?
► FO Justices’est donc abstenu sur l’ensemble du texte, reconnaissant les avancées obtenues sur plusieurs points tout en maintenant ses réserves sur les commissions de vie.
► Là encore, il est important de connaître les votes des autres OS : L’UFAP s’est abstenue alors que la plupart de ses amendements ont été rejetés… étrange autant qu’incohérent. Le SPS s’est abstenu… mais il s’était déjà abstenu de présenter des amendements… tout en soutenant ceux de l’UFAP… Allez comprendre.
Quant à la CGT… ils étaient tout simplement absents, partis au moment de la pause déjeuner, sans doute avaient-ils mieux à faire en cet après-midi ensoleillé.
► LA TRANSPOSITION DE LA DIRECTIVE 2003/88/CE DU PARLEMENT EUROPÉEN
Trois textes (un décret, un arrêté et une note) nous étaient présentés « pour information » avant d’être soumis à l’avis du CSA-M le 8 juillet prochain. Ce sujet a déjà été longuement débattu lors de trois multilatérales au cours desquelles FO Justice a porté des amendements, et a fait part, sans détour, de ses doutes et de ses inquiétudes.
Après plus de 20 ans d’allègres dérogations à cette directive, censée encadrer le temps de travail des personnels et apporter des garanties strictes, l’administration se décide soudainement et sans doute un peu précipitamment, à rentrer dans le rang.
► La directive européenne impose deux nouvelles règles majeures en matière de garanties sur le temps de travail :
• La moyenne des heures (heures supplémentaires comprises) ne peut pas dépasser 48 heures hebdomadaires sur une période glissante de 6 mois.
Il sera toutefois possible, pour les agents volontaires, de déroger à cette limite par une procédure dite « opt-out ».
C’est un engagement individuel, qui ne peut pas être imposé par l’administration et qui ne peut porter grief à l’agent s’il ne consent pas à déroger.
• Le repos quotidien de 11 heures devient une règle absolue, sans possible dérogation. L’administration sera tenue de faire récupérer à chaque agent le temps de repos dû et non pris, et ce, dans les plus brefs délais, et quoi qu’il en soit dans la limite de 14 jours.
Ces mesures sont, à priori, destinées à préserver les temps de repos des agents et leur apporter des garanties supplémentaires.
Toutefois, conscient de l’état de nos effectifs, et de la difficulté d’appliquer strictement ces règles nouvelles, mais aussi de la propension de certains chefs de service à interpréter, voire à détourner une règle protectrice pour en faire un dispositif en défaveur des personnels, FO Justicea martelé son exigence de fermeté et de transparence sur les consignes qui seront données pour l’application de ces textes. C’est également en ce sens que nous avons largement fait amender la note qui accompagnera la diffusion de ces textes, afin de verrouiller, autant que faire se peut, la stricte application du texte dans l’esprit de la directive européenne.
► Mais une autre inquiétude demeure : en l’état, l’applicatif ORIGINE n’est pas en mesure d’automatiser les calculs et d’émettre des alertes aux planificateurs, que ce soit pour le dépassement de la moyenne sur les 6 mois ou la récupération des 11 heures de repos sur 14 jours. Même la « v2 de ORIGINE », dont le déploiement est déjà bien laborieux, n’intègrera pas non plus ce calcul.
► FO Justice a insisté pour qu’une demande de modification soit faite, en urgence, auprès du prestataire, afin d’implémenter cette disposition dans le logiciel. Dans l’attente, il est hors de question que pèsent sur les BIOS ou les planificateurs la charge et la responsabilité de procéder à des calculs alambiqués à la main ou sous forme de tableurs.
C’est pourquoiFO Justice insiste pour que ces textes ne rentrent en application que lorsque ORIGINE permettra, d’un point de vue pratique et technique, de s’assurer de leur stricte application. Dans le cas contraire, et dans l’hypothèse malheureuse où un agent serait victime d’un quelconque accident ou incident alors que son temps de repos n’a pas été respecté, FO Justicesaura rappeler à l’administration qu’elle est seule responsable.
► FO Justice vous apportera plus d’éléments à ce sujet après présentation des textes en CSA-M.
Certaines organisations promettent monts et merveilles en déclaration, puis s’effacent au moment du vote.
FO Justice ne joue pas à faire semblant !
Nous restons dans le vrai, dans les faits, dans les actes !
Une lame de cutter découverte hier… deux couteaux retrouvés aujourd’hui, au bâtiment Nord et au bâtiment Sud.
Plus grave encore, l’un des couteaux retrouvés aujourd’hui proviendrait de la formation cuisine du quartier femmes, où un couteau avait été constaté manquant.
Ce qui devait être une alerte devient une réalité inquiétante : la sécurité en détention se dégrade et les personnels sont exposés.
Les agents ne veulent pas attendre qu’une arme blanche soit utilisée lors d’une agression pour que l’urgence soit enfin reconnue.
La livraison par drone d’objets interdits est devenue un véritable fléau. Chaque livraison qui aboutit fragilise un peu plus la sécurité de l’établissement et fait peser une pression supplémentaire sur les personnels.
La Maison d’Arrêt de Brest ne doit pas devenir un coupe-gorge où les agents prennent leur service avec la crainte permanente de ce qu’ils vont retrouver derrière une porte.
Mais cette situation n’est pas isolée. Elle est le résultat d’un établissement sous tension permanente :
Surpopulation carcérale, sous-effectif chronique, missions toujours plus nombreuses, conditions de travail qui se dégradent :les voyants sont au rouge.
Les personnels ne peuvent plus être la seule réponse aux difficultés d’un système qui arrive à saturation.
LeBureauFOJustice exige des mesures immédiates :
✔ LA MISE EN PLACE DE FOUILLES SECTORIELLES DE GRANDE AMPLEUR, AFIN DE SÉCURISER L’ÉTABLISSEMENT ET RETROUVER LES OBJETS INTERDITS ENCORE PRÉSENTS ;
✔ UN RENFORCEMENT URGENT DES EFFECTIFS, POUR PERMETTRE AUX PERSONNELS D’ASSURER LEURS MISSIONS DANS DES CONDITIONS DE SÉCURITÉ ACCEPTABLES ;
✔ DES MOYENS TECHNIQUES ADAPTÉS POUR LUTTER CONTRE LES LIVRAISONS PAR DRONE, QUI REPRÉSENTENT UNE MENACE GRANDISSANTE ;
✔ UNE BAISSE DU NOMBRE DE PERSONNES DÉTENUES EN DÉTENTION, AFIN DE RETROUVER DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE SÉCURITÉ NORMALES ;
✔ L’ARRÊT DE LA FORMATION CUISINE AU QUARTIER FEMMES TANT QU’UN AGENT N’EST PAS AFFECTÉ SPÉCIFIQUEMENT À CE POSTE, AFIN DE GARANTIR UN ENCADREMENT ET UNE SÉCURISATION ADAPTÉS.
Le bureau localFOJustice alerte : la situation ne doit pas attendre le drame pour provoquer une réaction.
Combien de couteaux faudra-t-il encore retrouver ?
Combien d’alertes faudra-t-il encore lancer ?
Faudra-t-il qu’un agent soit victime d’une agression grave pour que des décisions soient enfin prises ?
Le bureau localFOJusticerefuse d’attendre l’irréparable.
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS PÉNITENTIAIRES N’EST PAS NÉGOCIABLE.
Depuis plusieurs jours, la vie au sein de notre établissement est devenue un véritable chemin de croix pour les agents. Pressurés, exténués, poussés au bout de leurs forces physiques et psychologiques, les personnels n’en peuvent plus ! Une chaleur humaine et climatique digne du purgatoire. C’est dans cette atmosphère suffocante que l’on ose nous demander l’impossible, en nous imposant d’effectuer toutes les missions quotidiennes comme si de rien n’était, comme si tout le monde était présent, alors que nous sommes pris au piège d’un mode d’ilotage dégradé.
Avec un effectif réduit à une peau de chagrin , on exige de nous la continuité totale du service. Théoriquement, l’ilotage impose de hiérarchiser, de maintenir le strict minimum vital et de geler le non essentiel. Mais à VLM on refuse de trancher, aucune tache n’est retirée ! C’est une hérésie totale, un mépris flagrant pour notre propre sécurité.
Pour couronner le tout, la gestion des incidents et des mouvements vire au calvaire. Aujourd’hui encore, les agents ont dû endosser leur armure d’intervention. Résultat, plus de 2h30 d’attente interminable , sous une chaleur de plomb, simplement pour le passage d’un détenu au prétoire suivi d’un rendez-vous psy !
Rien n’est fait pour accélérer les procédures, rien n’est pensé pour écourter ces moments et permettre aux collègues de se déséquiper, d’enlever le matériel et de pouvoir enfin souffler. Ce manque d’anticipation et de considération pour la santé des agents est inadmissible.
Devant l’immobilisme général face à cette crise, si rien n’est fait pour réduire drastiquement les taches au minimum et protéger les agents, FO JUSTICE des lors que nous estimerons que la sécurité des agents n’est plus garantie, nous n’hésiterons pas à donner des directives claires pour suspendre les mouvements et activités non sécurisés et exiger l’arrêt de toute tache non essentielle.
Lundi 29 juin, à la suite d’un différend entre deux mineures, la PJJ sollicite l’intervention de la collègue en charge du secteur, alors en renfort sur la remontée promenade MA. Depuis le déménagement de la MA, lors de ces mouvements, la collègue n’a en effet d’autres choix que de quitter le quartier mineures.
À son arrivée, la détenue mineure C. 15 ans, est en pleine crise dans sa cellule : cris, agitation extrême et projections d’objets au sol. Malgré une première tentative d’apaisement menée avec le gradé de secteur, la situation continue de se dégrader.
La détenue pousse alors une chaise en direction de notre collègue. Cette dernière intervient immédiatement afin de maîtriser les bras de la détenue C., tout en sollicitant des renforts avec le gradé.
Durant toute l’intervention, la détenue, d’un bon gabarit, se montre particulièrement violente et virulente, assénant des coups de pied dans les jambes de notre collègue, tout en la menaçant de déposer plainte contre elle, et allant jusqu’à proférer des menaces de mort à son encontre.
La collègue PJJ et les collègues détention en renfort en sont heureusement témoins. Ce n’est qu’après un long moment que la détenue finira par retrouver son calme.
FO Justice CP Rennes condamne avec la plus grande fermeté ces agissements.
Mineure ou pas, les insultes, les violences physiques et les menaces de mort sont totalement inadmissibles et inacceptables.
Toute enquête doit être prise au sérieux, rien n’excuse un tel comportement, le respect et la sécurité des personnels ne se négocient pas !
FO Justice exige le transfert de la détenue, à l’issue d’une sanction disciplinaire exemplaire.
FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans toutes ses démarches, administratives ou judiciaires.
FO Justice réitère sa demande d’augmentation de l’effectif en surveillantes MA, en doublant chaque étage. En l’état, la sécurité n’est pas au rendez-vous.
FO Justiceest et restera pleinement mobilisée pour défendre les intérêts de l’ensemble des personnels.
Suite à notre saisie du service RH de la DISP Rennes, il est annoncé que la DGAP a enfin fait son retour auprès des Directions Interrégionales.
Le réexamen quadriennal pour les années 2025 et 2026 est lancé et devrait sauf retard pouvoir être mis en paiement sur le salaire de fin septembre 2026.
Le mardi 30 juin 2026, dès 6h45, une fouille XXL a été réalisée au Centre de Détention du Port, conformément aux directives du ministre de la Justice.
Cette opération d’envergure a permis la découverte de nombreux objets interdits, ainsi que de produits stupéfiants en quantité limitée.
FO JUSTICE SALUE :
L’engagement et le professionnalisme des personnels présents
L’appui des services de police et des douanes
La mobilisation des collègues du Port et de Saint-Pierre
FO JUSTICEREMERCIEégalement l’ensemble des services extérieurs présents, ainsi que les collègues de Saint-Pierre et du Port, pour leur implication et leur efficacité.
FO JUSTICEDÉPLOREl’absence de la Cheffe de détention et de son Adjointe lors d’une opération aussi sensible.
À qui profitent ces absences ?
FO JUSTICE a également constaté plusieurs défaillances dans l’organisation :
Quantité insuffisante de repas pour l’ensemble des personnels mobilisés
Absence de gants de grandes tailles, pourtant indispensables pour ce type d’intervention
DES ABSENCES ET DES CARENCES INACCEPTABLES
FO JUSTICEREGRETTE que cette fouille :
N’ait pas concerné les deux bâtiments,
N’ait pas bénéficié de renforts humains et matériels suffisants, notamment en provenance des autres établissements du département.
UNE OPÉRATION INCOMPLÈTE
FO JUSTICEEXIGE :
Une véritable politique sécuritaire pour le CD du Port
Des moyens humains et matériels à la hauteur des enjeux
Des opérations complètes et cohérentes sur l’ensemble des structures
Une organisation irréprochable lors de missions sensibles
FO JUSTICE : ENGAGÉ POUR LA SÉCURITÉ ET LE RESPECT DES PERSONNELS
Au sein du CD du Port, le Complément Indemnitaire Annuel (CIA), censé récompenser l’investissement professionnel et la manière de servir dans le cadre du RIFSEEP, dérive aujourd’hui de son objectif initial. Ce dispositif, présenté comme un outil de reconnaissance, devient au contraire :
Un outil arbitraire, dépendant des appréciations individuelles.
Un facteur de division entre collègues.
Un moyen de pression sur les personnels administratifs, notamment les plus précaires.
UNE RÉALITÉ INACCEPTABLE.
Aujourd’hui, sur le terrain :
Ceux qui travaillent le plus sont souvent les moins reconnus.
Les Adjointes Administratives et les Secrétaires Administratives, considérés comme des « petites mains » pour certains, mais indispensables au fonctionnement des services, sont dévalorisées.
Le CIA alimente un sentiment profond d’injustice et de démotivation.
Au CD du Port, tu es Chef de service, tu commets des erreurs, tu prends un Demande d’Explication, mais pour te récompenser, on AUGMENTE le montant de ton CIA.
Est-ce cela, la reconnaissance du mérite ?
En instaurant une logique de compétition entre agents, le CIA :
Fragilise la cohésion des équipes.
Oppose les collègues entre eux.
Renforce les inégalités et le favoritisme.
UNE LOGIQUE DANGEREUSE.
FO JUSTICE REFUSE :
L’opacité des critères d’attribution.
Les inégalités de traitement.
L’instrumentalisation du CIA comme outil de management.
FO JUSTICE EXIGE :
Des critères clairs, transparents et équitables.
Une reconnaissance réelle du travail de tous les agents.
La fin des pratiques injustes et arbitraires.
La révision immédiate du montant alloué à chaque agent.
Le mérite ne doit pas diviser.
Le respect du travail doit être une règle, pas une exception.
À quelques mois des élections professionnelles, un phénomène bien connu refait son apparition !
Certaines organisations syndicales, restées particulièrement discrètes pendant quatre ans sur les problématiques des personnels administratifs, découvrent soudainement.
Communiqués, déclarations liminaires, prises de position… Les personnels administratifs semblent, tout à coup, être devenus leur priorité.
Chez FO Justice, NOUS, Personnels Administratifs ne devenons pas importants seulement tous les quatre ans.
NOUS LE SOMMES EN PERMANENCE !
Depuis des années, FO Justice porte sans relâche les revendications de la filière administrative :
Une réforme statutaire ambitieuse
Une refonte des grilles indiciaires
La révision des textes régissant le RIFSEEP
La revalorisation de l’IFSE et du CIA
La révision des socles, des plafonds et des modalités d’attribution
La promotion SUR POSTE pour les personnels administratifs occupant déjà des fonctions d’un corps supérieur.
► FO Justice a notamment obtenu :
Un plan de requalification de C en B pour 2022-2025
Un plan de requalification de C en G à hauteur de 700 postes
La création de majorations de l’IFSE pour les personnels des régies des comptes nominatif
La révision des textes régissant le RIFSEEP
La signature d’un relevé de conclusions engageant le ministère de la Justice sur un plan triennal portant :
La revalorisation de l’IFSE
La poursuite et l’amplification du plan de requalification de C en B pour 2026-2029 avec 1 000 promotions
La création d’un plan de requalification de B en A
La correction d’injustices indemnitaires pénalisantes telles que l’abattement appliqué sur l’IFSE des personnels des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire.
► Depuis des années, FO Justice agit concrètement :
Défense des recours individuels
Accompagnement personnalisé des collègues
Permanences syndicales
Rencontres de terrain en juridictions, en établissements pénitentiaires, en administration centrale et dans les services déconcentrés de toutes les directions du ministère de la Justice
Interventions quotidiennes auprès de l’administration
Revendications nationales portées sans relâche.
Pendant que certains découvrent aujourd’hui les personnels administratifs…
FO Justice est à leurs côtés depuis toujours et chaque jour.
ÊTRE MAJORITAIRE… POUR QUELS RESULTATS ?
Depuis des années, certains revendiquent le statut de syndicat majoritaire au ministère de la Justice.
Une question mérite d’être posée :
Quelles avancées majeures ont réellement été obtenues pour NOUS, personnels administratifs ?
Aujourd’hui encore :
Des grilles indiciaires écrasées sous l’effet des revalorisations successives du SMIC
Une reconnaissance statutaire insuffisante
Des rémunérations qui ne reflètent ni les responsabilités exercées ni les compétences attendues
Des effectifs toujours insuffisants
Des personnels administratifs régulièrement oubliés des réformes.
Être majoritaire n’a de sens que si cela permet d’obtenir des avancées concrètes. Nous attendons des résultats, pas des promesses renouvelées tous les quatre ans.
Chez FO Justice, nous ne recherchons pas un titre ou une place.
En revanche, nous voulons faire avancer celle des personnels administratifs.
NOUS, PERSONNELS ADMINISTRATIFS MERITONS MIEUX !
► Les collègues ne jugeront pas les organisations syndicales sur leurs slogans. Ils les jugeront :
Sur leur travail
Sur leur présence
Sur leur disponibilité
Sur leur capacité à défendre les agents toute l’année.
NOUS, Personnels Administratifs, ne sommes pas une voix à conquérir tous les quatre ans.
NOUS, Personnels Administratifs, sommes des agents à défendre chaque jour.
Parce que notre engagement ne dure pas une campagne électorale, il dure toute l’année
NOUS, Personnels Administratifs, nous ne sommes pas une variable électorale !
NOUS sommes une composante essentielle du ministère de la Justice !
Le 29 juin est paru un tract du SPS intitulé : “Groupe de travail … nuit en mode dégradé”, où ils omettent de dire que leur représentante était venue avec un projet de nuit à 11 Agents sans “PEP DORMANTE” et en proposant que les rondiers soient SEULS pour faire les rondes en service de nuit !!
A ce groupe de travail, une représentante de l’Ufap était également présente avec 2 autres propositions de nuit à 11 agents “sans PEP en 12 heures”
FO JUSTICE avait, elle, élaboré 2 propositions de nuit (carrées !) à 11 agents sans “PEP continue”. (12heures)
MEDIOCRES :
Comme à son habitude, le SPS est venu avec un torchon de service improvisé fait à la dernière minute gribouillé sur une feuille d’un cahier scolaire de primaire avec la marge pour ne pas déborder !
Un projet tellement nullissime … qu’ils ne l’assument plus aujourd’hui devant les Agents !!
MENTEURS :
Le SPS a proposé une “plaquette de nuit à 11 agents sans “PEP dormante” en 12 heures” que la “représentante” a montré fièrement à la directrice adjointe et aux autres O.S dès le début de la réunion !
(??)
Cette même personne qui proposera l’idée débile de faire “tourner les rondiers SEULS en service de nuit” tout en osant écrire dans leur tract “ne pas souhaiter alourdir la charge des tours de nuit”!??
…. Cherchez l’erreur !??
MALHONNÊTES :
Incapables du moindre projet sérieux, le SPS travesti la réalité faute d’arguments et par fainéantise.
Leur spécialité locale est de faire des “copiés-collés” des comptes rendus de la Direction !!
Plus fort dans l’hypocrisie :
Pendant toute la durée de la réunion, le SPS (et l’Ufap) ont modifié une des deux plaquettes de FO en y modifiant des tours pour dire ensuite que c’est celle de FO JUSTICE ? … Quelle basse manœuvre !!
Aujourd’hui, le SPS ment effrontément aux Agents de détention faute de vouloir assumer.
Quand on propose soi-même une plaquette de nuit à 11 agents et l’arrêt de la “PEP dormante”, on se tait !
Quand on est cohérent(e), on ne vient pas en réunion avec un détachement pour y venir ! On boycotte !
Diffuser des documents de travail est un procédé minable et indigne de la part d’une prétendue “syndicaliste” d’un SPS (-Origine) qui n’a plus aucune crédibilité !!
Que les choses soient bien claires pour toutes et tous :
FO JUSTICE ne validera pas cette proposition de service.
FO JUSTICE fera SA proposition aux Agents !
SANS LES MEDIOCRES, LES MENTEURS ET LES MALHONNÊTES !
LE SPS NE DEVRAIT PAS ATTAQUER GRATUITEMENT FO JUSTICE….
ILS N’EN ONT NI LA COMPETENCE, NI LA CREDIBILITE !!