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UISP Paris : Déclaration Liminaire du CSA Formation Spécialisée du 3 Juillet 2026

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du CSA de Formation Spécialisée,

Nous sommes réunis aujourd’hui à la demande de FO Justice Paris, dans le cadre de cette Formation Spécialisée, afin d’évoquer le plan canicule mis en œuvre au sein de notre direction interrégionale et d’évaluer les mesures prises pour protéger les personnels face aux épisodes de fortes chaleurs qui frappent désormais notre pays avec une intensité et une fréquence inédite.

Le ministère de la Justice a rappelé, dans sa note du 16 juin 2026 relative au risque « chaleurs et canicule », que les employeurs publics doivent mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires afin de préserver la santé des personnels. Cette note recommande notamment le recours au télétravail lorsque les missions le permettent, l’adaptation des horaires de travail ainsi que toute mesure de prévention adaptée.

Pour FO Justice Paris, ces recommandations doivent désormais se concrétiser par des actes sur le terrain. Il s’agit d’un enjeu majeur pour préserver la santé et la sécurité des personnels exerçant au sein du ministère de la Justice, mais également pour garantir des conditions de prise en charge compatibles avec la sécurité des personnes détenues.

Pourtant, le constat, dans le contexte actuel, est implacable.

La surpopulation carcérale atteint des niveaux jamais égalés.

Les établissements fonctionnent sous tension permanente.

Les sous-effectifs chroniques constituent aujourd’hui un frein majeur à la souplesse pourtant recommandée dans l’organisation du travail et dans l’application des différentes instructions ministérielles destinées à protéger les personnels durant ces épisodes caniculaires.

À cela s’ajoute un patrimoine immobilier vieillissant, souvent inadapté aux températures extrêmes.

Certains personnels de surveillance assurent leurs missions dans des miradors, des coursives, des PCI, des sas, des postes protégés ou des secteurs de détention où les températures dépassent largement les 35°C.

Certains personnels administratifs travaillent dans des bureaux dépourvus de climatisation, où la température devient parfois supérieure à celle de l’extérieur.

Certains CPIP reçoivent le public dans des locaux insuffisamment ventilés.

Certains personnels techniques interviennent dans des ateliers ou des locaux techniques transformés en véritables fournaises.

Certains personnels des ESP effectuent des interventions particulièrement exigeantes physiquement, équipés de protections individuelles lourdes, sous des températures extrêmes.

Certains personnels des ERIS poursuivent leurs entraînements et leurs interventions opérationnelles dans des conditions climatiques particulièrement éprouvantes.

Certains personnels des PREJ effectuent des extractions judiciaires pendant plusieurs heures dans des véhicules où la chaleur devient rapidement insupportable. Nous constatons également l’absence de glacières dans de nombreux véhicules. Les bouteilles d’eau distribuées deviennent rapidement tièdes,voire chaudes, alors même que ces missions imposent des déplacements prolongés sans possibilité de se réapprovisionner facilement.

Certains personnels affectés aux greffes, aux SPIP, aux structures de semi-liberté, aux services administratifs, aux plateformes, aux missions extérieures ou aux services spécialisés sont eux aussi confrontés à des conditions de travail qui nécessitent une véritable adaptation.

FO Justice Paris souhaite également attirer l’attention sur les conditions de formation.

Comment accepter que des formations obligatoires continuent à être dispensées dans des salles dépourvues de climatisation, transformées en véritables bouilloires thermiques où il devient parfois difficile de rester assis plusieurs heures sans risque pour la santé ?

Former les personnels ne doit jamais signifier les exposer.

FO Justice Paris constate également que le télétravail demeure encore trop peu développé alors même que le ministère recommande expressément d’y recourir lorsque les missions le permettent.

Nous demandons qu’en période d’alerte canicule, le télétravail soit systématiquement privilégié dès lors que les fonctions sont compatibles avec cette organisation.

Nous demandons également la mise en œuvre d’un véritable plan pluriannuel de climatisation de l’ensemble des bureaux, salles de réunion et salles de formation de l’administration pénitentiaire.

La sobriété énergétique ne peut devenir un frein à l’amélioration des conditions de travail ni justifier que les personnels exercent leurs missions dans des locaux devenus insupportables durant plusieurs semaines chaque année.

FO Justice Paris demande également :

  • Un état précis des mesures réellement mises en œuvre dans chaque établissement et service au titre du plan canicule
  • La mise à disposition systématique d’eau fraîche en quantité suffisante
  • L’équipement des véhicules des PREJ en glacières afin de garantir une hydratation efficace des équipages
  • L’installation de zones rafraîchies accessibles aux personnels lorsque cela est possible
  • L’adaptation des horaires de travail pour les missions les plus exposées
  • Un allègement du port du gilet pare-lames lorsque les conditions opérationnelles le permettent et que l’évaluation des risques le justifie, afin de limiter les risques liés aux fortes chaleurs
  • L’actualisation des DUERP afin d’intégrer pleinement le risque lié aux fortes chaleurs
  • Une véritable stratégie d’anticipation des prochains épisodes caniculaires.

Les épisodes caniculaires ne constituent plus des événements exceptionnels.

Ils représentent désormais une réalité durable à laquelle l’administration doit répondre par une politique ambitieuse, cohérente et pérenne.

Les personnels n’attendent plus des recommandations.

Ils attendent des décisions, des investissements et des mesures concrètes.

FO Justice Paris sera particulièrement attentive aux réponses qui seront apportées aujourd’hui et veillera à ce que les engagements pris soient suivis d’effets, au bénéfice de l’ensemble des personnels.

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Prison de Rennes-Vezin : Agression pour un filet de linge !

Ce jeudi 2 juillet 2026, au Centre de détention (CD) du CP de Rennes-Vezin, un de nos collègues a été violemment agressé par un détenu pour un simple filet de linge.

Vers 14h30, lors de mouvements internes, le détenu B. se montre particulièrement énervé, son filet de linge n’ayant pas été ramassé par la buanderie.

Voyant que la surveillante de la buanderie est sur son aile, le détenu la rejoint et exige qu’elle le récupère.

Cette dernière lui rappelle alors la procédure de remise. Refusant toute explication, il devient immédiatement insultant et adopte une attitude agressive.

Constatant que la situation dégénère, un détenu présent à proximité tente de maîtriser l’agresseur. Ce dernier lui assène plusieurs coups de coude pour le repousser. Notre collègue du RDC intervient alors afin de faire retomber la tension. Il est violemment poussé, obligeant nos deux collègues à procéder à la maîtrise du détenu.

Lors de cette intervention, celui-ci oppose une violente résistance et assène plusieurs coups de genou au niveau du flanc de notre collègue. Alertés par le déclenchement de l’alarme, les renforts interviennent rapidement. Malgré leur arrivée, le détenu continue de se débattre avec violence avant d’être finalement maîtrisé puis conduit au Quartier Disciplinaire (QD).

Ce détenu n’en est malheureusement pas à sa première agression. Au mois de mars, alors qu’il était en régime ouvert au CD, il avait agressé un surveillant, ce qui lui avait valu un premier séjour au Quartier Disciplinaire avant son placement en régime fermé.

Bilan : notre collègue souffre de vives douleurs à la suite des coups reçus et déposera plainte. Un second agent présente également une douleur à la main gauche à la suite de la maitrise.

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue lâchement agressé pour un motif aussi dérisoire et reste à sa disposition pour l’ensemble de ses démarches administratives et judiciaires.

Le bureau local FO Justice exige une sanction disciplinaire à la hauteur de la gravité des faits ainsi que le transfert immédiat à l’issue de son séjour au Quartier Disciplinaire.

Le bureau local FO Justice apporte également tout son soutien aux personnels du Centre de détention. Les fortes chaleurs ne font qu’aggraver des conditions de travail déjà éprouvantes, alors que les bureaux restent toujours dépourvus de moyens de rafraîchissement pourtant demandé depuis plusieurs années.

Cette nouvelle agression rappelle qu’en détention, une situation en apparence anodine peut rapidement dégénérer et mettre en danger les personnels.

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Prison de Reims : Apprentis Voyous et Corbeaux Anonymes – La Lâcheté a assez duré !

Depuis quelque temps, les affiches et le matériel de FO JUSTICE font l’objet de dégradations rageuses, de tags et d’insultes anonymes (comme sur notre panneau syndical honteusement barbouillé). En parallèle, des tracts de caniveau circulent, colportant des mensonges grotesques sur de prétendus « avantages indécents » et des délires sur les représentants du personnel.

Que les choses soient claires : nous travaillons chaque jour dans une prison, et force est de constater que les voyous ne sont pas toujours derrière les barreaux. Certains portent le même uniforme que nous, mais partagent manifestement la même mentalité que la population pénale.

ARRÊTEZ DE RASER LES MURS, VENEZ NOUS VOIR !

À ces courageux de la nuit qui agissent en cachette quand les bureaux sont vides : si vous avez des choses à nous reprocher, ayez le courage de vos opinions et venez nous voir en face ! Nos délégués sont des agents de terrain, ils ne se cachent pas, eux.

Mais pour venir débattre à visage découvert, il faut des arguments. C’est tellement plus facile de cracher sa frustration sur un morceau de papier ou de fantasmer sur des « salaires à 5 chiffres » et des « voitures de fonction » pour masquer son propre néant syndical. Qui peut croire à de telles inepties ? Pendant que vous gribouillez, FO JUSTICE monte au créneau pour défendre les intérêts des camarades et les conditions de travail.

LA RÉCRÉATION EST TERMINÉE : DÉPÔT DE PLAINTE

Saccager le matériel d’une organisation syndicale n’est pas un jeu, c’est un délit. C’est une attaque directe contre la liberté de représentation de tous les agents.

Nous ne tolérerons plus aucun acte de vandalisme, aucune insulte, aucun comportement digne d’un détenu de maison d’arrêt. FO JUSTICE va systématiquement déposer plainte pour chaque dégradation et chaque diffamation. L’administration sera mise devant ses responsabilités pour visionner les caméras et identifier ces corbeaux de coursive.

Nous laissons la bave et la jalousie aux impuissants. FO JUSTICE reste droit dans ses bottes, au service exclusif des agents qui, eux, ont encore une conscience professionnelle et le sens de la camaraderie.

LA LÂCHETÉ NE NOUS FERA JAMAIS RECULER ! FO JUSTICE : REGARD DROIT, VISAGE DÉCOUVERT ET POING LEVÉ !

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UISP Strasbourg : Réponse à l’UFAP !

L’UFAP Grand Est a choisi de publier un tract mettant en cause une délégation FO Justice lors d’une visite au Centre Pénitentiaire de Metz.

Face à ces allégations, il convient de rétablir plusieurs vérités.

Tout d’abord, nous rappelons que les représentants FO Justice ont respecté les dispositions en vigueur lors de leur entrée dans l’établissement. À notre connaissance, aucune note de service locale ne définissait précisément les modalités d’utilisation du Portique à Ondes Millimétriques (POM) et pour cause celle-ci est en discussion à la DGAP.

Une question se pose alors : pourquoi l’officier en civil à 15H45 qui était au milieu des familles ne nous a pas demandé d’explications et empêcher le portier de nous ouvrir ?

Si un problème de sécurité existait réellement, où était le gradé ou l’officier censé encadrer la mise en œuvre du dispositif ? Pourquoi avoir laissé un agent seul, gérer une situation qui nécessitait manifestement un arbitrage hiérarchique ?

Avant de distribuer les responsabilités, encore faudrait-il s’interroger sur l’organisation mise en place et sur les consignes réellement données aux personnels.

Nous constatons également que les responsables régionaux de l’UFAP semblent aujourd’hui davantage préoccupés à donner des leçons de syndicalisme qu’à défendre concrètement les intérêts des personnels, bizarrement cette publication est restée au niveau de la région car nationalement il serait bien étrange que la position de passer les agents sous le POM sans directives fassent l’unanimité ?

À FO Justice, nous ne faisons pas de populisme syndical. Nous sommes présents quotidiennement sur le terrain, au contact de l’ensemble des personnels, tous corps et grades confondus. Nous échangeons avec les collègues là où ils travaillent réellement, en détention comme dans les différents services.

Contrairement à certains, nos visites ne se limitent pas aux bureaux administratifs ou aux rencontres institutionnelles.

Nous nous souvenons notamment d’une publication de l’UFAP concernant une visite à Charleville-Mézières, affirmant avoir rencontré l’ensemble du personnel de détention.

Pourtant, plusieurs collègues présents ce jour-là indiquent n’avoir vu aucun représentant de votre organisation dans leurs secteurs et pourtant la structure et de petite taille.

La crédibilité syndicale ne se construit pas à coups de publications Facebook ou de polémiques stériles. Elle se construit par la présence, l’écoute, le travail de terrain et la défense quotidienne des agents d’où l’importance de nos délégations et des participants à nos réunions.

Avant de donner des leçons aux autres organisations syndicales, il serait peut-être opportun de commencer par balayer devant sa porte.

FO Justice restera fidèle à ses valeurs : proximité, engagement et défense sans compromis des personnels et pas à la maison ou cacher dans un bureau.

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SDGF : Vous avez chaud ? Vous vouliez vous rafraîchir ? On vous retire l’eau fraîche !

À partir du 10 juillet, les six fontaines à eau des sites Leclerc et Péri du Tribunal Judiciaire de Toulon seront retirées.

Oui, en pleine période de fortes chaleurs.

Oui, alors même que de nombreux agents travaillent déjà dans des bureaux mal isolés, sans climatisation, parfois vétustes et difficilement ventilés.

Dans n’importe quelle administration normalement organisée, une telle situation apparaîtrait absurde. À la justice, elle devient presque banale.

Faute d’anticipation et à la suite de l’interruption d’un marché public, la solution trouvée consiste désormais à déposer des palettes de bouteilles d’eau dans un hall, quand les agents continueront, eux, à travailler dans des locaux parfois étouffants.

Pendant ce temps, les discours institutionnels sur la « modernisation », « l’attractivité » ou encore la “qualité de vie au travail” continuent tranquillement de circuler.

La réalité, elle, est beaucoup plus simple : quand il fait 35°, les personnels de justice aimeraient simplement pouvoir travailler dans des conditions dignes… et avoir accès à de l’eau fraîche.

Manifestement, c’est devenu trop demander !

Peut-être devrions nous aller travailler directement au SAIJ à Aix-en-Provence ??? Et, pour paraphraser Coluche : Dites-nous de quoi vous avez besoin, et le SAIJ vous expliquera comment vous en passez…

► FO Justice rappelle que la protection de la santé et des conditions de travail des agents ne relève ni du confort, ni du luxe, ni d’un détail logistique.

Les personnels de justice méritent mieux que des bâtiments surchauffés, des solutions improvisées et une gestion permanente dans l’urgence.

À force de faire des économies sur l’essentiel !

C’est le respect même des agents qui finit par s’évaporer.

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Prison de Châlons-en-Champagne : Tous ensemble, Sauvons notre Mess !

Suite à la décision économique de notre administration de nous laisser sans lieu de restauration, par le non renouvellement du contrat de notre gérante contractuelle et/ou la non « rentabilité » à la vue de la faible fréquentation du lieu, notre syndicat a décidé de reprendre la main sur ce dossier en interpellant l’action sociale et en mettant tout en œuvre pour trouver une solution pérenne pour la restauration des personnels de la MA.

La date de fin du contrat de l’agent concerné étant connue depuis plusieurs mois, il paraît légitime de s’interroger sur les mesures d’anticipation qui auraient pu être mises en œuvre afin d’éviter une suppression de l’offre de restauration sans solution de remplacement identifiée.

L’accès à une solution de restauration constitue, en effet, un élément important des conditions de travail, du bien-être des agents et de leur pouvoir d’achat.

À ce titre, la préservation de l’offre existante ou, à défaut, la recherche d’une solution alternative apparaît comme un enjeu essentiel.

Madame la directrice, dans un contexte où les enjeux de qualité de vie au travail, de cohésion des équipes et de pouvoir d’achat sont régulièrement mis en avant par notre ministère, cette situation mérite, me semble-t-il, une attention particulière. Ainsi, notre syndicat a d’ores et déjà transmis un mail sur la situation à la DHRAS, au CRAS et au SGA FO justice.

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Prison de Condé-sur-Sarthe : Reconnaître l’engagement des agents – Écouter leur parole !

Dans notre établissement, de nombreux agents accomplissent leurs missions avec sérieux, professionnalisme et sens du service public. Ils s’investissent chaque jour pour assurer le bon fonctionnement des services et cherchent, par leurs initiatives, à améliorer les pratiques.

Pourtant, un constat revient régulièrement : cet engagement est de moins en moins reconnu.

Les agents qui proposent des améliorations, signalent des difficultés ou formulent des remarques constructives ont parfois le sentiment de ne pas être entendus. Trop souvent, leurs propositions restent sans réponse, leurs remontées de terrain sont minimisées, voire écartées.

Cette situation interroge également certaines pratiques de management. Un management efficace ne se limite pas à donner des directives : il repose sur l’écoute, la confiance, le dialogue et la reconnaissance du travail accompli. Lorsque les échanges se réduisent, que les remontées de terrain sont ignorées ou que l’expression des difficultés est perçue comme une contestation, le climat de travail se dégrade et les équipes se démobilisent.

Depuis quand vouloir améliorer le fonctionnement d’un service serait-il un manque de loyauté ? Depuis quand faire remonter des difficultés professionnelles reviendrait-il à remettre en cause la hiérarchie ?

Les personnels de terrain ne sont pas des opposants. Ils connaissent la réalité quotidienne des services et leur expérience constitue une véritable richesse. Une organisation progresse lorsque la parole des agents est écoutée, respectée et prise en considération.

À l’inverse, lorsque les agents ont le sentiment que leur expression dérange, c’est la motivation, l’implication et la confiance qui s’affaiblissent.

FO Justice réaffirme son engagement pour :

  • Une véritable écoute des personnels ;
  • La reconnaissance de l’investissement des agents ;
  • Un management fondé sur le dialogue, la confiance et le respect ;
  • Le droit, pour chacun, de s’exprimer librement sans être soupçonné de déloyauté.

Les agents investis ne sont pas des problèmes à gérer. Ce sont des professionnels engagés, dont les compétences, l’expérience et les propositions méritent d’être entendues.

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Prison du Havre : Dévouement Exemplaire – Mal-Être Extrême !

Jour après jour, nuit après nuit, les personnels pénitentiaires du CP Le Havre répondent présents. Malgré le nombre des mouvements et d’activités, malgré le manque d’effectifs, malgré un climat de plus en plus pesant, les agents tiennent la baraque !

Par pure conscience professionnelle et par dévouement pour le service public, ils accomplissent leurs missions de manière irréprochable. Sécurité, greffes, insertion, détention, services administratifs et techniques… Aucun maillon ne faiblit.

MAIS À QUEL PRIX ?

L’accomplissement ne se fait plus dans la sérénité, il se fait au détriment de notre santé. Le mal-être au travail s’enracine ! Fatigue physique intense ! Charge mentale saturée ! Équilibre entre vie professionnelle et vie privée ! Et la liste peut se prolonger.

UNE CORDE PLUS QUE TENDUE !

Les gestions quotidiennes de la détention et des plannings sont devenues un exercice de funambulisme et un véritable casse-tête pour pallier les postes vacants, et certains jours il est nécessaire d’avoir recours « à l’îlotage ».

Il ne faut pas que cela entre dans les mœurs. Ces routines ont créé un climat malsain, où beaucoup d’agents ne s’étonnent même plus du peu de considération qui leur est accordée

Les agents ne sont pas des machines ! Le dévouement a des limites : celles de leur dignité et de leur santé !

FO justice CP Le Havre exige :

  • Une réelle prise en compte du mal-être par des mesures concrètes
  • Que tous les agents expriment leurs ras-le-bol et problèmes à la direction dès qu’ils en ont l’occasion pour rapporter la réalité du terrain. La parole et les propositions ne doivent pas être bridées.
  • Un plan d’attractivité et de recrutement massif qui fera baisser les pressions qui pèsent sur les épaules de tous les personnels.

FO justice salue le professionnalisme hors norme de tous les agents qui, malgré la tempête, continuent d’honorer leurs missions avec fierté.

FO justice vous accompagne tous les jours dans la galère et vous soutiendra dans toutes les démarches.

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Prison de Rouen : Suspicion d’introduction d’armes – Une réaction rapide pour sécuriser l’établissement

Hier soir, à la suite d’une suspicion d’introduction d’armes au sein de l’établissement, une fouille d’urgence a été organisée.

L’ERIS de Rennes, accompagnée d’un chien spécialisé, sont venues en renfort de l’ELSP, des agents volontaires, des officiers ainsi que des membres de la direction afin de procéder à des fouilles ciblées.

Au total, cinq cellules ont été fouillées. Ces opérations ont permis la découverte de :

  • 200 € en espèces.
  • 7 téléphones : 5 de marque Apple et 2 mini smartphones et leurs accessoires.
  • 6 IPTV
  • Environ 70 grammes de substances s’apparentant à de l’herbe de cannabis.
  • 6 pastilles blanches non identifiées et 14 sachets roses.

Si aucune arme n’a finalement été découverte, les objets et produits saisis démontrent que les projections illicites constituent une menace permanente pour les personnels et l’établissement.

Le Bureau Local FO Justice remercie la direction pour sa réactivité et la mise en place rapide de cette opération, indispensable à la sécurisation des personnels et de l’établissement.

Le Bureau Local FO Justice tient également à saluer l’engagement exemplaire de l’ensemble des personnels, tous grades confondus.

Malgré les fortes chaleurs, le manque chronique de personnel, quel que soit le grade, les heures supplémentaires qui s’accumulent et les rappels de plus en plus fréquents, les agents répondent une nouvelle fois présents avec professionnalisme.

Le Bureau Local FO Justice remercie également les équipes ERIS de Rennes et Paris pour leur intervention aux côtés des personnels de l’établissement lors de cette opération de sécurisation.

Le Bureau Local FO Justice alerte depuis plusieurs mois sur la nécessité d’installer un système anti-drone performant autour de l’établissement. Les projections illicites se multiplient et représentent une menace grandissante pour la sécurité des personnels.

N’attendons pas qu’un drame survienne pour agir. Il est temps que l’administration donne aux établissements les moyens de lutter efficacement contre ce phénomène.

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