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Condé-sur-Sarthe : La CGT choisit le soupçon contre les personnels !

Lors du CSA de la DGAP de ce jour, le secrétaire général de la CGT Pénitentiaire a tenu les propos suivants, en réaction à la position de FO Justice dénonçant le rapport et les propos de la CGLPL qualifiant les Personnels « d’inexpérimentés », « d’ordures », « barbares » … :

« Pas de déclaration liminaire, mais une réaction aux attaques de FORCE OUVRIÈRE sur le silence de la CGT sur les événements de Condé. Nous faisons pleinement confiance à la CGLPL, l’administration pénitentiaire et au ministère de la Justice pour tirer au clair les recommandations de la CGLPL, dans le sens où il y a quand même des actes, en tout cas des actions, des agissements qui ont fait qu’elle a porté ça, en tout cas, en recommandations au niveau du garde des Sceaux… »

« Après, si elle fait acte de volonté de montrer ce qui se passe à Condé, c’est qu’il y a forcément, peut-être à mon avis, des choses qui ne sont pas très claires sur Condé. Bizarrement, il n’y a rien à Vendin, alors que Vendin est ouvert depuis plus d’un an… »

« J’ai eu la CGLPL au téléphone hier. Après, moi je suis chacun dans son rôle et l’administration pénitentiaire dans son rôle… »

CES PROPOS SONT GRAVES ET INDIGNES D’UNE ORGANISATION SYNDICALE CENSÉE REPRÉSENTER ET DÉFENDRE LES PERSONNELS !

Alors que les collègues de Condé-sur-Sarthe ainsi que toute la profession sont publiquement mis en cause, exposés, stigmatisés et jetés en pâture, la CGT choisit non pas de les soutenir, mais d’alimenter le doute et le soupçon.

Affirmer qu’il y aurait « forcément » des choses qui ne seraient « pas très claires » revient à accréditer les accusations portées contre les Personnels avant même que les faits ne soient établis de manière contradictoire.

Depuis quand un syndicat représentant les Personnels reprend-il à son compte les soupçons formulés contre ceux qu’il est censé défendre ?

Cette posture interroge, d’autant plus au regard des relations revendiquées ou entretenues par la CGT avec la CGLPL et de sa proximité politique avec le Syndicat de la magistrature.

Pendant que FO Justice défend l’honneur, la dignité et la présomption d’innocence des Personnels pénitentiaires, la CGT préfère faire confiance à ceux qui les mettent en accusation.

LES PERSONNELS APPRÉCIERONT !

► FO Justice condamne avec la plus grande fermeté ces déclarations, qui fragilisent davantage des Collègues déjà profondément atteints, ainsi que leurs familles.

Un syndicat doit protéger les Personnels, pas nourrir les accusations portées contre eux !

FO JUSTICE RESTERA TOUJOURS DU CÔTÉ DES PERSONNELS !

CONDÉ-SUR-SARTHE : SOUTIEN TOTAL AUX COLLÈGUES !

Lire le communiqué

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Prison de Ducos : Visite de Madame Béatrice Bellay, Députée de la Martinique

Rendez-vous le mercredi 22 juillet 2026

Madame Béatrice Bellay, députée de la Martinique, sera présente au centre pénitentiaire de Ducos afin de rencontrer les personnels, d’échanger avec eux et de constater la réalité de leurs conditions de travail.

À l’initiative de Force Ouvrière Justice, Madame Béatrice Bellay a accepté de se rendre au centre pénitentiaire de Ducos afin de rencontrer les personnels et d’échanger sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien.

Nous la remercions sincèrement pour sa disponibilité, son écoute et son engagement envers les personnels de l’administration pénitentiaire. En venant sur le terrain, elle témoigne de sa volonté de mesurer la réalité des conditions de travail et les difficultés auxquelles les agents sont confrontés.

Une réalité que chacun connaît

  • Une surpopulation carcérale toujours plus importante ;
  • Un manque chronique d’effectifs ;
  • Une surcharge de travail devenue permanente ;
  • Des rappels sur repos qui se multiplient ;
  • Une fatigue physique et psychologique grandissante ;
  • Des conditions de travail qui continuent de se dégrader, au détriment de la sécurité des personnels.

Les demandes de Force Ouvrière Justice

À cette occasion, Force Ouvrière Justice sollicitera Madame la députée afin qu’elle puisse :

  • Intervenir auprès du garde des Sceaux pour demander un renforcement urgent des effectifs du centre pénitentiaire de Ducos ;
  • Déposer une question écrite au Gouvernement afin d’obtenir une réponse officielle sur la situation de l’établissement ;
  • Solliciter un rendez-vous auprès du cabinet du ministre de la Justice afin de porter les revendications des personnels ;
  • Saisir la Direction de l’administration pénitentiaire afin d’obtenir un état des lieux précis des effectifs et des mesures envisagées ;
  • Relayer publiquement la situation du centre pénitentiaire de Ducos auprès des pouvoirs publics et de la représentation nationale.

Ensemble, faisons entendre la voix des personnels !

Cette visite constitue une véritable opportunité de porter la parole des agents au plus haut niveau de l’État et de rappeler l’urgence des mesures attendues.

Votre présence et votre témoignage seront essentiels pour faire connaître la réalité du terrain et faire avancer nos revendications.

Parce que les difficultés quotidiennes des personnels méritent d’être entendues, cette rencontre peut contribuer à faire évoluer concrètement la situation de notre établissement.

Une visite de terrain menée par une députée engagée, à l’écoute directe des personnels, aura davantage d’impact qu’une manifestation théâtrale ou des discours qui divisent.

Nous invitons l’ensemble des personnels à venir échanger avec Madame la députée le mercredi 22 juillet 2026. Plus nous serons nombreux à témoigner de la réalité de notre quotidien, plus notre message sera entendu.

N’attendons pas qu’un drame survienne pour agir.

Les personnels attendent des réponses concrètes.

Il est temps que des décisions fortes soient prises.

Lire le communiqué FO Justice et le communiqué de Madame Bellay

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Prison de Ducos : Visite du Député Marcellin Nadeau. À l’écoute des Personnels, aux côtés du SPIP

Force Ouvrière Justice remercie chaleureusement Monsieur le Député Marcellin NADEAU pour sa venue auprès des personnels du SPIP de Fort-de-France à la suite de la grave attaque dont le service a été victime.

Nous remercions également Monsieur le Député Jean-Philippe NILOR, qui, retenu par une réunion, a tenu à transmettre un message de soutien et de solidarité à l’ensemble des personnels. Ce témoignage a été particulièrement apprécié dans un contexte où les agents attendent avant tout des actes et une véritable reconnaissance.

Cette rencontre a permis des échanges directs, francs et constructifs avec les personnels, qui ont pu exposer la réalité de leurs conditions de travail ainsi que les conséquences de cette agression sur l’exercice quotidien de leurs missions.

Au cours de ces échanges, Monsieur le Député Marcellin NADEAU a confirmé avoir interpellé le Gouvernement sur cette attaque et annoncé son intention d’adresser un courrier à la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire afin que des réponses concrètes soient apportées.

UNE AGRESSION CONTRE UN AGENT

EST UNE AGRESSION CONTRE

TOUT LE SERVICE PUBLIC PÉNITENTIAIRE!

Cette attaque ne peut être réduite à un simple fait divers. Elle rappelle que les personnels du SPIP exercent leurs missions dans un environnement parfois particulièrement exposé et qu’ils doivent bénéficier de toutes les garanties nécessaires pour assurer leur sécurité.

Force Ouvrière Justice restera pleinement mobilisée jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur les faits et que des mesures fortes soient mises en œuvre afin de renforcer durablement la protection des personnels.

FO Justice remercie les parlementaires qui prennent le temps de venir sur le terrain, d’écouter les agents et de porter leur voix jusque dans les plus hautes instances de l’État.

Lire le communiqué

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Prison de Digne-les-Bains : Le Directeur Interrégional à l’écoute des personnels… FO Justice reste vigilante

Le 17 juillet 2026, à l’occasion de la visite de Monsieur PINEY , Directeur Interrégional de Marseille, une réunion s’est tenue en présence de la cheffe d’établissement, ainsi que des représentants FO Justice.

Plusieurs sujets essentiels pour l’avenir de notre établissement et les conditions de travail des personnels ont été abordés.

Avenir de la Maison d’Arrêt

Concernant les interrogations suscitées à la suite de la visite du Maire de Digne-les-Bains, le Directeur Interrégional a confirmé que la Préfecture avait adressé un courrier au Ministre de la Justice afin de signaler la vétusté de l’établissement ainsi que les difficultés liées à la surpopulation pénale.

M. PINEY a tenu à rassurer les organisations syndicales : la fermeture de la Maison d’Arrêt n’est absolument pas d’actualité.

Il a rappelé qu’un tel projet nécessiterait :

– la disponibilité d’un terrain

– un financement conséquent

– un délai moyen de sept années pour la construction d’un nouvel établissement.

À ce stade, aucun projet de fermeture n’est engagé.

Les effectifs : une réalité reconnue

FO Justice a une nouvelle fois attiré l’attention sur les difficultés liées au manque d’effectif.

L’organigramme de référence prévoit 23 surveillants.

À ce jour :

– 21 agents sont affectés à l’établissement ;

– 2 sont en congé longue maladie (CLM) ;

– 1 est en congé maladie ordinaire de longue durée (CMO) ;

– 2 occupent des postes fixes.

Il ne reste donc que 16 surveillants disponibles pour assurer la détention.

Un départ à la retraite sera prochainement compensé par une arrivée, tandis qu’un second départ est déjà annoncé pour le début de l’année 2027.

Le Directeur Interrégional a reconnu la faiblesse de notre effectif et la nécessité d’assurer un suivi ainsi qu’une anticipation des futurs départs en retraite. S’il n’a pas annoncé de solution immédiate, il s’est engagé à rester particulièrement attentif à l’évolution de la situation.

Il a également souligné les atouts de notre établissement :

– une maison d’arrêt attractive pour les surveillants ;

– une population pénale globalement bien tenue ;

– un service apprécié des personnels.

FO Justice restera toutefois particulièrement vigilant afin que cette attractivité ne masque pas les difficultés quotidiennes rencontrées par les agents.

Un deuxième véhicule envisagé

FO Justice a fait part de sa demande d’obtenir un deuxième véhicule léger, le Kangoo étant définitivement hors service et non réparable.

Le Directeur Interrégional a reconnu la nécessité de disposer d’un second véhicule. Une piste est actuellement étudiée consistant à attribuer à l’établissement un véhicule issu des biens confisqués dans le cadre des avoirs criminels.

FO Justice suivra ce dossier avec attention jusqu’à son aboutissement.

Équipes de Sécurité Pénitentiaire (ESP)

M PINEY a rappelé que les ESP ne constitueraient pas une équipe dédiée au sein de notre établissement.

L’objectif est de permettre la réalisation des extractions judiciaires sans solliciter systématiquement une équipe extérieure, y compris pour des déplacements de très courte distance.

Il a également relevé la nécessité que les agents intervenant dans le cadre d’une extraction médicale soient systématiquement armés.

FO Justice a toutefois alerté le Directeur Interrégional sur une réalité incontournable :

– le nombre de volontaires demeure très limité ;

– l’effectif actuel ne permet pas de libérer des agents pour suivre les formations nécessaires sans fragiliser davantage la détention.

Pour FO Justice, la formation des personnels ne doit en aucun cas se faire au détriment de la sécurité des agents présents en détention.

Cette visite a permis d’obtenir plusieurs confirmations importantes ainsi qu’une prise de conscience de certaines difficultés propres à notre établissement.

Si plusieurs sujets avancent, aucune réponse concrète n’a encore été apportée sur la problématique majeure des effectifs, qui demeure aujourd’hui la priorité absolue pour garantir la sécurité des personnels, des personnes détenues et le bon fonctionnement de la Maison d’Arrêt.

FO Justice poursuivra son action avec détermination afin que les engagements évoqués lors de cette visite se traduisent rapidement par des mesures concrètes au bénéfice de l’ensemble des personnels.

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Prison de Fleury-Mérogis : D3, les trafics prospèrent… les Surveillants tiennent la ligne !

Ce mercredi 22 juillet 2026, il a été découvert lors d’une fouille de cellule au bâtiment D3 de quoi alimenter une supérette clandestine !

519 grammes de produits illicites, des téléphones, des cordes artisanales, des gants d’intervention…

Une nouvelle fois, les personnels de surveillance démontrent leur professionnalisme et leur engagement. Grâce à leur vigilance, des objets et produits interdits ont été retirés de la détention.

Mais une question s’impose : combien de temps allons-nous continuer à constater les mêmes dérives ?

Ce n’est plus un fait isolé. C’est le symptôme d’une situation qui se dégrade.

Pendant que les personnels font leur travail avec rigueur malgré le manque d’effectifs, la surpopulation carcérale et des conditions d’exercice toujours plus difficiles, les trafics continuent d’alimenter les violences et de mettre en péril la sécurité de tous.

Force Ouvrière Justice refuse que ces découvertes deviennent une banalité !

Les collègues ne peuvent pas être les seuls remparts face à cette dérive permanente.

Force Ouvrière Justice exige :

• Des effectifs à la hauteur des enjeux.

• Des moyens matériels renforcés.

• Une politique pénitentiaire ferme contre les trafics.

• Une véritable reconnaissance du travail des personnels.

À chaque saisie, c’est le professionnalisme des agents qui parle. Mais la sécurité ne peut pas reposer uniquement sur leur engagement.

La sécurité ne se décrète pas. Elle se donne les moyens d’exister !

FO Justice un syndicat qui ne détourne jamais le regard !

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DI de Strasbourg : Il est temps que cela cesse

Les PREJ de notre Direction Interrégionale font déjà le maximum tout au long de l’année pour assurer la quasi totalité des missions qui leurs sont confiées ( impossibilité de faire 2-3%) MAIS cela ne suffit pas à l’ARPEJ qui en rajoute encore pendant la période estivale .

Ce moment de l’année, est celui où les effectifs sont au plus bas, il n’est donc pas concevable d’ajouter des doubles missions, de changer les planning au dernier moment et de programmer des extractions de détenues sans apport de personnels féminins.

Nous avons diffusé un tract il y a quelques semaines pour alerter sur ces conditions de travail qui ne permettent pas de concilier vie professionnelle et vie personnelle ainsi que le bafouement de l’application des règles.

La difficulté d’accéder aux tribunaux par l’obtention de PASS n’est toujours pas réglé, les box sécurisés pas toujours utilisés au bon vouloir du magistrat et les vêtements toujours pas livrés malgré plusieurs relances et un vrai manque de communication.

Nous demandons donc l’annulation des doubles missions, le changement des horaires de missions (si nécessaire) au minimum 48h avant et l’apport d’un personnel feminin pour les sorties avec détenues femmes, les agents prennent des risques inutiles qui sont partagés jusqu’au sommet de notre DI.

Messieurs de l’AREPJ le feu couve, la rentrée risque d’être difficile si nous ne sommes pas entendus.

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CSA – DGAP du 22 juillet 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

En préambule de cette instance, Force Ouvrière souhaite exprimer sa reconnaissance envers l’ensemble des Personnels de l’administration pénitentiaire, toutes catégories, tous corps et tous grades confondus, pour leur courage, leur dévouement et la qualité exceptionnelle de leur travail.

En dépit des conditions climatiques extrêmes, de la surpopulation carcérale indécente et du déficit d’effectifs abyssal, leur engagement quotidien assure le maintien opérationnel de nos établissements et la continuité du service public de la Justice.

Les établissements sont tenus, ils sont même soutenus, avec dévouement et abnégation par un personnel responsable et professionnel, en tout temps, en toutes circonstances.

Contrairement aux allégations du CGLPL et aux affirmations honteuses de Madame Simonnot dans les médias télévisés, le Personnel, qu’il soit de Condé-sur-Sarthe ou d’ailleurs, ne saurait être qualifié d’ordure.

De tels propos sont inacceptables.

FO Justice les condamne avec la plus grande fermeté !

Chaque jour, ces professionnels prennent en charge les personnes placées sous main de justice qui leur sont confiées, que ce soit en milieu ouvert ou en milieu fermé. Chaque jour, ils réalisent l’impossible avec des moyens dérisoires, ils sauvent des vies, assurent la protection des publics placés, les accompagnent dans toutes leurs démarches, y compris vers la réinsertion. Chaque jour, ils assurent la sécurité de nos établissements et, au-delà, la sécurité des citoyens.

FO Justice souhaite ici dénoncer le silence complice de la CGT et du SNEPAP, qui illustre, s’il en était encore besoin, leurs positions dogmatiques.

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

FO Justice tient également à exprimer son soutien total aux Personnels du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) de Martinique qui, par leur sang-froid et leur professionnalisme, ont déjoué le projet funeste d’un individu dangereux visant à attenter à la vie de représentants de l’État.

FO Justice plaide depuis plusieurs années en faveur d’une sécurisation plus accrue des SPIP en milieu ouvert, afin d’assurer la protection de nos Collègues.

Il est impératif de dépasser les positions doctrinaires de la CGT IP et du SNEPAP FSU qui s’opposent à cette démarche de sécurisation, allant même jusqu’à être dans un déni du risque de passage à l’acte de certains profils suivis par le SPIP.

N’attendons plus que le drame survienne pour agir !

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

Certains ont pu se gargariser, au lendemain des annonces du Ministre le 13 juillet, de l’augmentation de la prime de surencombrement. Ils pensent faire croire que cette décision fait suite à leur ersatz de mouvement du 27 avril, alors même qu’ils n’avaient pas formulé la moindre revendication indemnitaire ou statutaire… tout comme ils l’ont fait par le passé, lors du mouvement historique de 2018.

Force Ouvrière Justice, ayant négocié ce geste de soutien en faveur des Collègues confrontés à la surpopulation carcérale, souhaite que cette prime soit étendue aux quartiers des Maisons d’Arrêt et à l’ensemble du personnel y travaillant, par souci d’équité.

Pour autant, FO Justice rappelle que le véritable enjeu est de légiférer sur la régulation carcérale pour, enfin, mettre un terme à des conditions de travail insoutenables pour les Collègues et à des conditions de détention indignes pour les personnes détenues.

Il restera enfin, pour finaliser notre réforme historique, la mise en place de la prime d’encadrement. Là encore, FO Justice y travaille d’arrache-pied, depuis des mois, dans un contexte budgétaire particulièrement tendu.

Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,

FO Justice le dit avec gravité : jamais nous n’avons connu de situation aussi compliquée et tendue au sein de l’administration pénitentiaire.

Il nous faut urgemment une loi sur la régulation carcérale, nous ne pouvons plus continuer ainsi.

Il faudra également que le budget 2027, que le ministre annonce comme historique, puisse nous permettre de venir soulager le quotidien des Personnels, tous corps et grades confondus, de cette belle et grande administration, voiture-balai d’une société malade qui tient, mais pour combien de temps encore ?

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Prison de Rennes-Vezin : Fouille de cellule. Insultes, agressions et crachat

Dimanche 19 juillet 2026, au Centre de détention du CP de Rennes-Vezin, un nouvel incident est survenu lors d’une fouille de cellule, laquelle s’est terminée par un crachat au visage de l’un de nos collègues.

Vers 12h30, lors de la fouille programmée de la cellule 209, alors que les trois surveillants présents demandent au détenu D. de sortir de sa cellule, ils constatent immédiatement qu’un smartphone est posé sur la table. Alors qu’ils s’en saisissent, ils voient le détenu en dissimuler un autre dans son caleçon, puis glisser un morceau de stupéfiant dans son pli inter fessier.

Les agents lui demandent alors de remettre immédiatement les produits prohibés, mais celui-ci refuse et commence à s’énerver. Face à l’insistance de nos collègues, il finit par les insulter et tente d’agripper l’un d’eux par le cou puis assène plusieurs coups de pieds à un second durant sa maitrise.

Mais cet individu ne s’arrête pas là. Lors de son menottage, il se met à insulter l’un des agents en le traitant de « salope de Bounty », avant de lui cracher au visage.

Une fois placé au Quartier disciplinaire dans le cadre d’une mise en prévention, le détenu D. se remet à insulter les agents du secteur, refuse la fouille réglementaire et fait du chantage en menaçant de commettre une tentative de suicide.

Durant la nuit de dimanche à lundi, il bloquera toute visibilité de sa cellule du QD, obligeant les agents de nuit à intervenir afin de s’assurer de sa bonne intégrité physique.

Dès le lendemain matin, cet individu a eu une levée de sa prévention à la suite d’une extraction médicale pour une soi-disant douleur au ventre. Il aura donc fini par réussir à fuir le QD, du moins pour le moment, repoussant ainsi son passage devant la commission de discipline.

Quand l’agresseur retrouve son bâtiment avant même d’avoir répondu de ses actes

Ce mardi 21 juillet, le détenu a finalement réintégré notre établissement et a été directement affecté au rez-de-chaussée droit du Centre de détention, sur le même bâtiment que celui où exercent les collègues agressés.

Une décision incompréhensible et irresponsable de la part de notre direction, qui démontre un cruel manque de bon sens et de considération envers les personnels.

Le bureau local FO Justice exige que cet individu soit présenté sans délai devant la commission de discipline et qu’il soit condamné à une peine de QD à la hauteur de la gravité des faits.

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à nos collègues, victimes de ces actes ignoble, et les accompagnes dans leur démarches administratives et judiciaires.

Le bureau local FO Justice alerte une nouvelle fois sur la situation préoccupante du Centre de détention. Cet incident survient à peine quinze jours après l’agression d’un autre de nos collègues, qui avait subi plusieurs coups de genoux.

Il est inadmissible qu’un détenu auteur de tels faits puisse réintégrer le bâtiment sur lequel exercent les agents qu’il a insultés et agressés, avant même d’avoir eu à répondre de ses actes devant la commission de discipline.

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Prison de Nanterre : Visite du Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire. FO Justice exige des actes, pas des constats

À l’occasion de la visite du Directeur général de l’administration pénitentiaire au Centre pénitentiaire de Nanterre, FO Justice a porté un message clair : notre établissement ne peut plus fonctionner dans ces conditions.

Depuis des années, les personnels compensent les carences de l’administration au prix de leur santé, de leur sécurité et de leur vie familiale. Aujourd’hui, ils attendent des décisions concrètes.

DES EFFECTIFS À BOUT DE SOUFFLE

Le déficit chronique en personnels touche l’ensemble des filières :

  • Personnels de surveillance ;
  • Officiers ;
  • Personnels administratifs.

Chaque jour, les agents travaillent en mode dégradé.

Les conséquences sont connues :

  • Une sécurité fragilisée ;
  • La multiplication des postes découverts ;
  • Des rappels incessants ;
  • L’impossibilité de concilier vie professionnelle et vie personnelle ;
  • L’épuisement des équipes.

FO Justice exige un plan immédiat de renforcement des effectifs, accompagné d’un calendrier précis de recrutement.

LE LOGEMENT : PREMIÈRE CAUSE DES DÉPARTS

En Île-de-France, un agent nouvellement affecté dispose de quelques semaines seulement pour trouver un logement. Pour beaucoup, cette mission relève de l’impossible.

Certains dorment chez des collègues, à l’hôtel ou effectuent chaque jour des trajets interminables avant de demander leur mutation.

Cette situation est inacceptable.

Sans logement :

  • il n’y a pas de fidélisation ;
  • il n’y a pas d’attractivité ;
  • il n’y a pas de stabilité des équipes.

FO Justice demande la mise en œuvre urgente d’un véritable plan logement dédié aux personnels affectés à Nanterre, avec des solutions pérennes, accessibles et adaptées aux réalités franciliennes.

UNE ORGANISATION DU TRAVAIL À REBÂTIR

Le protocole d’Incarville prévoit une évolution profonde des rythmes de travail.

Pourtant, localement, le dossier est à l’arrêt alors que les agents continuent de subir une organisation dégradée.

Aujourd’hui, il devient courant qu’un seul agent assure plusieurs secteurs.

Cette situation :

  • augmente les risques professionnels ;
  • fatigue les personnels ;
  • favorise l’absentéisme ;
  • détériore la qualité du service public.

FO Justice exige que la réforme des cycles de travail soit engagée rapidement, mais uniquement avec les effectifs nécessaires pour garantir la sécurité des personnels.

UNE SURPOPULATION QUI MET L’ÉTABLISSEMENT SOUS TENSION

Avec un taux d’occupation dépassant les 200 %, le Centre pénitentiaire des Hauts-de-Seine a atteint un niveau critique.

Les conséquences sont immédiates :

  • violences accrues ;
  • tensions permanentes ;
  • surcharge de travail ;
  • conditions de détention dégradées ;
  • mise en danger des personnels.

Les agents ne peuvent pas être la variable d’ajustement de la politique pénale.

FO Justice demande des mesures nationales fortes pour réduire durablement la surpopulation carcérale et mettre fin aux doubles occupations qui deviennent la norme.

NOS EXIGENCES

FO Justice demande au Directeur général :

  • Un plan exceptionnel de recrutement pour le CP de Nanterre ;
  • Un véritable dispositif d’accès au logement pour les agents ;
  • Une réforme rapide des organisations de travail avec des effectifs suffisants ;
  • Des mesures immédiates contre la surpopulation pénale ;
  • Un calendrier précis de mise en œuvre ainsi qu’un suivi régulier des engagements pris;

LE TEMPS DES DIAGNOSTIQUES EST TERMINÉ

Les personnels ont trop longtemps fait preuve de professionnalisme dans des conditions toujours plus dégradées.

Ils attendent désormais des décisions.

FO Justice restera pleinement mobilisée jusqu’à l’obtention de réponses concrètes.

Les agents du CP de Nanterre méritent des moyens à la hauteur de leurs missions.

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Prison de Neuvic : Week-end mouvementé au Centre de Détention

Pendant des jours la température monte, monte. Les conditions de détention deviennent compliquées.

Les conditions de travail du personnel de Neuvic deviennent pesantes, personne n’est épargné !

Mais c’est avec l’accalmie de la canicule que finalement les esprits de certains de nos pensionnaires s’échauffent ! Cette vague de fraicheur agit comme un catalyseur !

Le premier détenu M… n’a cessé d’insulter le personnel, de crier, de provoquer des nuisances durant tout le week-end. Une extraction médicale « pour rien » a même dû être organisée afin de s’assurer de son état de santé. Encore une balade aux frais de l’administration !

On aurait pu penser que ces incidents marqueraient la fin des évènements du week-end, mais c’était sans compter sur l’imagination débordante d’un pensionnaire du QD : le détenu W., l’homme au 98 procédures disciplinaires ! Tout d’abord mécontent que personne ne lui rende visite pour les parloirs, il provoque du tapage et insulte gratuitement les agents en poste. Cerise sur le gâteau : pendant la distribution du repas du soir, il fera d’abord de la résistance pour réintégrer sa cellule et agressera gratuitement les surveillants, alors qu’ils ne faisaient que leur travail !

Il a fallu tout le professionnalisme et le sang-froid des agents pour maitriser le détenu connu pour ses excès de colère !

FO Justice exige une sanction exemplaire et le départ de l’agresseur à l’issu de sa peine QD.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux collèges blessés et/ou choqués et se tient à leur disposition pour les accompagner dans leurs démarches administratives et judiciaires.

FO Justice remercie les collègues pour leur solidarité et leur professionnalisme sur cet incident qui se produit très peu de temps après le précédent.

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