Publié le Laisser un commentaire

Prison de Charleville-Mézières : Bonne décision ?

En début de soirée du 21/07, un détenu placé au QSL de Charleville ne se sent pas bien. Ce détenu, classé en escorte 0, doit bien évidemment recevoir les soins médicaux nécessaires, mais est-ce au point de mettre en difficulté la détention ?

Un détenu en escorte 0 peut être pris en charge par le SAMU ou les sapeurs-pompiers sans escorte pénitentiaire, et encore moins avec trois agents mobilisés. Sinon, pourquoi lui maintenir le statut de semi-liberté ?

En prenant cette décision, vous avez mis en danger les agents qui assuraient la sécurité de l’établissement.

Vous craignez que ce détenu fasse des erreurs la nuit, mais vous le laissez sortir librement la journée, sans aucune restriction.

Le bureaux régional

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Aix-Luynes : QAE, des Agents à bout de souffle

Dans la nuit du lundi 20 juillet, les agents de nuit ont dû intervenir en urgence au QAE pour maîtriser un important incendie de cellule. La personne détenue a dû être évacuée vers l’hôpital dans un état particulièrement préoccupant. ?

Le lendemain matin, les trois agents affectés sur ce quartier ont pris leur service dans un environnement totalement dégradé : odeur persistante de fumée, cendres dans les locaux, conditions de travail indignes. Malgré l’intervention de la société de nettoyage, la reprise de l’activité s’est faite dans des conditions très difficiles.

Comme trop souvent, le manque chronique d’effectifs a conduit à une nouvelle improvisation organisationnelle. Un agent du secteur a été retiré de son poste pour assurer la surveillance des promenades.

A la suite de la reprise de ce service après un lourd incendie, II ne restait plus que deux agents pour gérer ce quartier spécifique. Est-ce cela, la conception de la sécurité de notre administration ?

Et pourtant ce quartier spécifique demande du temps, des moyens humains et de la sérénité. Aujourd’hui, les personnels n’ont plus rien de tout cela.

Le QAE accueille un nombre toujours plus important de profils complexes :

Détenus MOS ;

Personnes issues du QI ;

Mineurs devenus majeurs qui ne sont pas orientés vers le QJM et restent au QAE ;

Plusieurs situations psychiatriques particulièrement sensibles.

À cette charge déjà considérable s’ajoutent les mouvements permanents, les accueils quotidiens et, ce même soir, l’arrivée annoncée de deux nouveaux détenus MOS.

Combien de temps les agents pourront-ils encore tenir dans ces conditions ?

Les personnels du QAE sont épuisés, démoralisés et ont le sentiment d’être totalement abandonnés. Ils assurent leurs missions avec professionnalisme, mais ils ne peuvent plus compenser, seuls, les défaillances de l’administration.

FO JUSTICE EXIGE :

La fin des prélèvements d’agents du QAE pour pallier les manques dans d’autres postes. Le QAE ne peut plus être la variable d’ajustement des carences de l’établissement ;

Une adaptation des effectifs à la réalité du public accueilli, composé de détenus MOS, de personnes issues du QI, de jeunes majeurs maintenus au quartier et de profils présentant des troubles psychiatriques nécessitant une vigilance constante ;

Une réévaluation de l’organisation du QAE avec un renfort durable, afin de tenir compte de la multiplication des mouvements, des arrivées quotidiennes et des situations de crise qui mobilisent durablement les personnels ;

Une reconnaissance de la charge de travail des agents du QAE, confrontés quotidiennement à des missions de plus en plus complexes sans moyens supplémentaires ;

Des décisions immédiates pour garantir la sécurité des personnels, qui ne doivent plus être contraints d’assurer leurs missions dans des conditions dégradées et avec des effectifs insuffisants.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

CSA – Ministériel du 23 juillet 2026 : Déclaration liminaire

Madame la Secrétaire générale,

FO Justice ouvre, une nouvelle fois, ce CSA ministériel avec colère et gravité.

⇒ Cette colère, dont nous nous faisons l’écho aujourd’hui, c’est celle des personnels qui, dans les juridictions, les établissements pénitentiaires, les services de la protection judiciaire de la jeunesse, les SPIP, les services administratifs et les services techniques, font tenir le ministère à bout de bras.

À leurs niveaux respectifs, tous compensent les vacances de postes, absorbent la charge de travail, régulent les tensions, et subissent la dégradation de leurs conditions de travail. Pour autant, ils assurent chaque jour la continuité du service public de la Justice avec professionnalisme, loyauté et abnégation.

Mais un ministère ne peut pas durablement fonctionner sur le seul sacrifice de ses agents.

Madame la Secrétaire générale,

Nous ne pouvons ouvrir cette instance sans revenir sur la décision du tribunal administratif de Caen, concernant le centre pénitentiaire d’Alençon–Condé-sur-Sarthe.

Saisi en urgence par l’observatoire international des prisons et ses alliés, après la publication du rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, le tribunal a ordonné au ministre de la Justice de prendre toute mesure utile pour faire cesser des comportements contraires à la déontologie supposément commis par certains personnels pénitentiaires.

Si tant est qu’ils soient matériellement établis, jamais FO Justice ne niera ou minimisera de tels faits. Mais nous refusons qu’un établissement entier et, au-delà, toute une profession soient publiquement condamnés sur la base d’allégations, d’accusations unilatérales, sans aucun débat contradictoire.

Une accusation n’est pas une preuve.

Une allégation n’est pas une vérité.

Un rapport n’est pas un jugement.

Trop souvent, des personnels pénitentiaires sont publiquement mis en cause sur la seule base de déclarations de personnes détenues. Leur honneur, leur dignité et leur professionnalisme sont atteints avant même que les faits aient été sérieusement vérifiés. Leurs familles et leurs proches subissent eux aussi les conséquences de cette exposition médiatique et publique. Cela doit cesser !

Le 20 juillet, à l’appel de FO Justice, la majorité des établissements pénitentiaires a fait entendre sa colère par des retards de prise de service. Cette mobilisation nationale a exprimé bien davantage qu’un soutien aux collègues de Condé-sur-Sarthe. Elle a traduit un ras-le-bol profond face à la multiplication des accusations et au sentiment d’abandon ressenti par les personnels.

Lorsque l’honneur des agents du ministère est attaqué, le silence ne saurait constituer une réponse acceptable.

Lorsque leur réputation est détruite, l’institution doit agir. Lorsque des accusations mensongères ou diffamatoires sont formulées, le ministère doit protéger ses personnels et engager les procédures nécessaires.

La protection fonctionnelle ne doit pas intervenir lorsque le mal est déjà fait. Elle doit être rapide, effective et accompagnée d’une défense institutionnelle et politique claire.

Pour FO Justice, cette affaire engage l’autorité du ministre, la crédibilité de l’institution et la confiance que les personnels peuvent encore placer dans leur administration.

Cette décision survient au moment où l’administration pénitentiaire est au bord de la rupture. Les établissements sont saturés, les effectifs sont insuffisants, les agressions se multiplient et les agents sont épuisés. Malgré cela, ils continuent d’assurer la sécurité, la garde, l’accompagnement et la réinsertion des personnes placées sous main de justice.

On ne peut pas demander aux personnels de tenir les quartiers accueillant les détenus les plus dangereux, notamment ceux liés à la criminalité organisée, et parallèlement venir fragiliser publiquement leur autorité dès la publication d’un rapport à charge.

On ne peut pas construire une politique de sécurité sans protéger celles et ceux qui l’incarnent.

La surpopulation carcérale est en passe de devenir un mode de fonctionnement. Les matelas au sol, la saturation des détentions, les tensions quotidiennes et l’usure des agents ne sont plus exceptionnels… ils sont devenus une norme… ce que jamais FO Justice ne cautionnera ni n’acceptera.

⇒ FO Justice continuera de défendre l’extension de la prime de surencombrement à l’ensemble des personnels concernés, ainsi que la mise en œuvre de la prime d’encadrement. Mais une prime ne remplacera jamais une véritable politique pénitentiaire. La réponse doit aussi porter sur la régulation carcérale, les recrutements, la fidélisation des personnels et les moyens accordés aux services.

Les annonces de recrutements ne suffisent plus. Les personnels veulent savoir combien d’agents seront réellement recrutés, formés et affectés. Ils connaissent trop bien la différence entre une promesse pluriannuelle et un collègue qui franchit effectivement la porte d’un établissement.

La sécurité des personnels en SPIP, plus particulièrement en milieu ouvert, doit également devenir une priorité. Les événements survenus en Martinique ont rappelé que les agents exerçant dans ces structures peuvent être confrontés à des individus très dangereux et à de véritables risques de passage à l’acte violent, voire meurtrier.

En effet, les personnels du SPIP de Fort de France ont été victimes d’une tentative de meurtre avec préméditation, formulée explicitement dans une vidéo toujours accessible sur les réseaux sociaux et ce juste avant les faits. Les agents ont par ailleurs été consternés de constater la qualification des faits par le procureur en « violences avec armes » et le renvoi en septembre, soit après le départ du dit magistrat en d’autres lieux.

Il serait irresponsable d’attendre un mort pour sécuriser les locaux, renforcer les dispositifs d’alerte et protéger les personnels.

La sécurité des agents ne peut pas devenir une question idéologique. Elle doit être une obligation de l’employeur.

Madame la Secrétaire générale,

L’ensemble des personnels du ministère attend désormais des actes.

Les personnels administratifs en ont assez d’être les invisibles indispensables. Sans eux, aucune direction, aucune juridiction et aucun établissement ne peut fonctionner. Pourtant, leur CIA stagne, leur pouvoir d’achat s’érode et le réexamen quadriennal de l’IFSE demeure, pour trop d’agents, une promesse non tenue.

Dans le même temps, les grilles indiciaires des catégories C et B sont progressivement rattrapées, et même dépassées, par le SMIC. Comment parler d’attractivité lorsque les carrières perdent leur sens ? Comment parler de reconnaissance lorsque l’expérience n’est plus rémunérée et que les engagements signés ne se traduisent pas sur les fiches de paie ?

Les personnels administratifs ne veulent plus de calendriers repoussés ni de promesses recyclées. Ils veulent que la parole donnée par le ministère retrouve sa valeur.

La filière technique connaît le même décalage entre les annonces et la réalité. La réforme était attendue depuis des années, mais son déploiement demeure lent, incomplet et insuffisamment préparé.

Une réforme ne vit pas par la seule publication d’un décret. Elle existe lorsqu’un agent est promu, lorsqu’un poste est créé, lorsqu’une formation est financée et lorsqu’un recrutement est réalisé. Sans cartographie des postes, sans doctrine d’emploi, sans calendrier précis et sans visibilité sur les recrutements, cette réforme ne restera qu’une promesse de plus.

Toutes ces situations révèlent la même faiblesse : la communication est rapide, mais l’action est lente. Les annonces sont immédiates, les engagements sont solennels, mais leur mise en œuvre demeure incertaine.

Les personnels, eux, vivent dans le temps réel. Ils subissent aujourd’hui et maintenant le manque d’effectifs, la perte de pouvoir d’achat, la violence et la dégradation de leurs conditions de travail.

Ils ne peuvent plus attendre que l’administration se mette au rythme de leurs difficultés.

Madame la Secrétaire générale,

La loyauté ne peut pas être à sens unique.

Les personnels servent l’État et attendent que l’État les protège. Ils respectent leur institution et exigent que leur institution les respecte. Ils assurent la continuité du service public et attendent en retour que les engagements pris à leur égard soient enfin tenus.

Respecter les personnels, ce n’est pas seulement leur rendre hommage après un drame. C’est aussi et surtout les défendre lorsqu’ils sont attaqués, les protéger avant qu’ils ne soient blessés, les rémunérer à la hauteur des missions qui leur sont confiées, et leur donner les moyens de s’acquitter de leurs tâches dans des conditions dignes.

⇒ FO Justice ne laissera aucun personnel du ministère être abandonné, méprisé ou jeté en pâture. Nous continuerons à défendre tous les corps, toutes les filières et tous les services.

Nous continuerons à agir et, chaque fois que cela sera nécessaire, à mobiliser.

Car lorsqu’un ministère ne protège plus ses personnels, il finit toujours par perdre leur confiance. Et lorsque la confiance disparaît, c’est toute l’institution qui vacille.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison du Port : Gabegie financière au CD, ça suffit !

PLUS D’ARGENT DÈS LE MOIS DE JUIN !

Cherchez l’erreur…

  • Pénurie de fournitures de bureau
  • Pénurie de gants jetables
  • Pénurie de papier toilette
  • Cartes bancaires refusées

OÙ EST PASSÉ LE BUDGET ACT 2025 ?

Des budgets ont disparu en 2025…
Repoussés à 2026…

Et où passera le budget ACT 2026 ?

DES PROMESSES, ENCORE DES PROMESSES…

Bla, bla, bla…

On ne croit plus au Père Noël !

FO JUSTICE DIT STOP !

FO Justice exige :

  • La transparence sur les budgets ;
  • Des moyens pour travailler ;
  • Des explications immédiates.

AGENTS MÉPRISÉS, SERVICES FRAGILISÉS !

ASSEZ DE CETTE GABEGIE FINANCIÈRE !

FO Justice exige des réponses et des actes immédiats !

Quand les promesses s’accumulent et que les moyens disparaissent, il est temps de rendre des comptes.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison du Port : Les découvertes se multiplient mais les moyens se font toujours attendre

FO JUSTICE tient à saluer le professionnalisme, la vigilance et l’engagement quotidien de l’ensemble des personnels.

Grâce à leur investissement sans faille, des objets illicites ont été découverts au sein du CD du Port lors de la fouille de deux bâtiments du CDR le mercredi 22 juillet dès 6h45.

Ces saisies démontrent une nouvelle fois que ce sont les personnels qui assurent chaque jour la sécurité de nos établissements, malgré des conditions de travail toujours plus difficiles et des moyens qui peinent à suivre l’évolution des menaces.

Les discours ne suffisent plus.

FO JUSTICE EXIGE des moyens à la hauteur des enjeux.

FO JUSTICE REVENDIQUE :

*La mise à disposition d’un tunnel mobile à rayons X, indispensable pour renforcer le contrôle des colis lors des fouilles quartier Haut et bas.

*Des moyens techniques modernes pour lutter efficacement contre les projections et les trafics.

*Des investissements financiers conséquents pour garantir durablement la sécurité des établissements.

*Une sectorisation au quartier haut adaptée permettant d’optimiser la surveillance et les capacités d’intervention.

La sécurisation du domaine pénitentiaire ne peut plus attendre.

FO JUSTICE RÉCLAME le bardage complet de la périphérie du quartier haut, la rehausse des murs d’enceinte longeant la route nationale, la fermeture et la sécurisation de l’accès aux logements des personnels par un portail avec contrôle d’accès, l’arrêt immédiat de l’activité du concessionnaire implanté sur le quartier haut, l’interdiction d’accès au domaine pénitentiaire à tous les concessionnaires.

RESPECTEZ le plan VIGIPIRATE RENFORCÉ toujours en VIGUEUR.

Le concessionnaire responsable du parc photovoltaïque doit respecter sans délai la mise en place d’une société de gardiennage conformément au contrat signé.

Les contrats sont faits pour être respectés, si vous n’y arrivé pas, nous bloquerons l’établissement.

Des actes, pas des promesses.

Notre engagement est total. Notre détermination est intacte.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

DI de Strasbourg : Quand on veut on peut

Suite à notre tract d’hier et après de longues discussions avec les différents services de la DI, nous avons abouti à un consensus profitable à tous les PREJ de notre DI.

L’arrêt des doubles missions, avec inévitablement un risque d’impossibilité de réaliser certaines extractions.

Les magistrats utiliseront donc davantage la visioconférence, et c’est tant mieux.

L’interdiction pour les équipages PREJ d’effectuer des mouvements avec une détenue sans l’apport de personnel féminin. Les établissements concernés ont reçu des consignes qu’ils doivent désormais respecter.

Aucun changement de service ne sera toléré du jour au lendemain, a minima.

Nous nous félicitons de ces avancées, mais il reste encore des sujets à faire aboutir, et certains sont déjà en cours de finalisation.

À savoir : la dotation en habillement, l’obtention des badges d’accès aux tribunaux encore manquants et, grâce à ces mesures, l’instauration d’un équilibre entre vie professionnelle et vie privée enfin décent.

Nous remercions les différents interlocuteurs pour leur écoute et saluons ce pas en avant en faveur des collègues qui arpentent les routes de notre DI tout au long de l’année.

Le bureau régional FO Justice et les représentants PREJ de la DI Grand Est

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nantes : Que fait-il au QCD du CP ???

Le 7 juillet 2026 le centre de détention accueillait un détenu de 31 ans arrivant de Nancy en MOS.

Incarcéré en 2015, libérable en 2043 et un CV d’agressions en tout genre plus long qu’un bras se retrouve au QCD de Nantes, établissement vétuste avec un QD en travaux depuis 1 an….

Si les personnels ont l’habitude d’accueillir des profils inadaptés suite au désencombrement des maisons d’arrêt, là les décisionnaires de cette affectation décrochent la timbale.

Malheureusement, la timbale est aujourd’hui synonyme de sang et de traumatisme pour notre officier agressé.

Comment un détenu présentant des troubles comportementaux et ancré dans une telle violence peut-il se retrouver chez nous ?????

En effet, ce jour vers 14h30 l’officier référent se déplace pour effectuer des notifications concernant des permis de visite et de numéros de téléphone.

Mécontent des réponses apportées par notre collègue officier ce « voyou » lui a asséné un violent coup de poing à la mâchoire.

Suite à sa perte de connaissance l’officier s’est alors blessé à la tête.

Le détenu s’apprêtant à revenir à la charge nos valeureux collègues du QD sont parvenus à le maîtriser et à l’immobiliser en attendant les renforts.

Le détenu sera conduit au quartier disciplinaire…… du QMA, passage inévitable au vu du profil du pensionnaire et que seuls les responsables de cette affectation refusaient ou ne voulaient pas voir alors qu’il s’agissait d’une évidence et qu’il n’y avait pas besoin de boules de cristal.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes s’insurge qu’un tel détenu puisse se retrouver au QCD de Nantes.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes remercie l’ensemble des personnels (agents, encadrement, direction) pour leur présence et la gestion de cette terrible agression.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes souhaite un bon rétablissement à notre officier et attend des suites judiciaires exemplaires et une Administration plus intelligente pour la prochaine affectation de cet agresseur multi récidiviste.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Angoulême : La surpopulation a encore frappé ! Un collègue mordu en pleine mission, ça suffit !

Une nouvelle fois, les personnels de la Maison d’Arrêt d’Angoulême paient le prix d’une politique pénitentiaire incapable de répondre à la surpopulation carcérale.

Cette fois encore, ce sont les agents qui en font les frais.

Lors d’un changement de cellule, un détenu sortant du Quartier Disciplinaire, refusant sa nouvelle affectation, a violemment mordu l’un de nos collègues.

Une agression de plus.

Un collègue blessé de plus.

Et toujours la même question :

Qui paie les conséquences de la surpopulation ?

Les personnels, toujours les personnels.

Chaque jour, les surveillants assurent leurs missions dans des conditions toujours plus dégradées. Les établissements débordent, les cellules manquent, les affectations deviennent de véritables casse-têtes, les tensions explosent… et ce sont les agents qui sont au charbon, tous les jours, au péril de leur sécurité.

Pendant ce temps, aucune réponse durable n’est apportée pour désengorger les maisons d’arrêt.

FO Justice MA Angoulême exige :

  • Le transfert immédiat de ce détenu vers un établissement adapté.
  • Une sanction disciplinaire exemplaire, à la hauteur de la gravité de cette agression.
  • Une réponse pénale ferme contre l’auteur de ces faits.
  • De véritables mesures de désencombrement afin que la surpopulation cesse enfin de mettre les personnels en danger.

La violence contre les agents ne doit jamais devenir une fatalité.

À chaque nouvelle agression, c’est l’échec d’un système qui laisse les personnels seuls face à une situation devenue incontrôlable.

FO Justice continuera à dénoncer cette politique du “toujours plus” sans les moyens nécessaires.

Nous refusons que les surveillants pénitentiaires soient les victimes collatérales de la surpopulation carcérale.

Le respect des personnels commence par leur protection.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Fleury-Mérogis : Compte rendu Comité Social d’Administration de la Formation Spécialisée 21 juillet 2026

Le mardi 21 juillet 2026 s’est tenue à la demande de Force Ouvrière Justice un CSA dans sa formation spécialisée. En ouverture de séance notre organisation a fait lecture d’une déclaration liminaire.

Lors de cette instance notre organisation professionnelle a porté avec détermination les préoccupations des personnels. Les débats ont principalement porté sur les risques psychosociaux, le décès tragique de notre collègue de la PEP, ainsi que sur les mesures de prévention liées à la canicule.

À l’issue des échanges, une délégation de visite a été adoptée à l’unanimité concernant les services : Greffe/ DAF / Régie des Comptes Nominatifs.

Cette délégation sera mise en œuvre à compter de la mi-septembre 2026.

Cette décision s’inscrit dans les compétences de la Formation Spécialisée prévues par :

L’article L.253-5 du Code général de la fonction publique, relatif aux missions des formations spécialisées en matière de santé, sécurité et conditions de travail ;

Les articles 88 à 92 du décret n°2020-1427 du 20 novembre 2020, permettant notamment aux représentants du personnel d’effectuer des visites des services afin d’évaluer les conditions de travail et de formuler des propositions de prévention.

Force Ouvrière Justice veillera à ce que cette délégation ne soit pas une simple formalité administrative mais débouche sur des mesures concrètes, un calendrier de mise en œuvre et un suivi régulier.

Concernant la demande de délégation d’enquête relative au décès tragique de notre collègue de la PEP survenu le 6 avril 2026, Force Ouvrière Justice s’est abstenu et l’UFAP a voté pour.

Notre abstention repose exclusivement sur la temporalité des faits et ne remet absolument pas en cause la nécessité d’analyser ce drame.

Force Ouvrière Justice considère que l’administration aurait dû réunir la Formation Spécialisée et engager une enquête dans les plus brefs délais, conformément aux dispositions relatives aux enquêtes en matière de santé et sécurité prévues par :

L’article L.253-5 du Code général de la fonction publique ;

Les articles 90 et suivants du décret n°2020-1427 du 20 novembre 2020, qui permettent à la Formation Spécialisée de procéder à une enquête à la suite d’un accident de service grave ou d’un événement présentant un caractère grave.

Plus de trois mois après les faits, une délégation d’enquête ne peut plus produire les mêmes effets qu’une enquête déclenchée immédiatement.

En revanche, Force Ouvrière Justice a demandé la réalisation d’un RETEX (retour d’expérience) afin :

D’analyser objectivement la gestion de cet événement ;

D’améliorer la coordination des secours ;

De définir un process spécifique aux postes protégés ;

De permettre son évaluation et son adaptation selon les particularités de chaque poste sécurisé.

Pour Force Ouvrière Justice, l’objectif n’est pas de rechercher des responsables mais d’analyser et tirer les conclusions dans la gestion d’un tel incident.

Concernant la canicule pour Force Ouvrière Justice il faut des actes pas de mesures improvisées.

Force Ouvrière Justice a rappelé que les épisodes de fortes chaleurs deviennent désormais récurrents.

Nous avons dénoncé la dégradation des conditions de travail et rappelé notre position constante et qui n’a pas évolué concernant le gilet pare-lames.

Force Ouvrière Justice refuse toute systématisation.

Son port doit relever du discernement, en tenant compte :

Des missions exercées ;

De l’exposition réelle au risque ;

Des conditions climatiques.

La protection des personnels ne peut pas conduire à les exposer à un autre risque lié aux fortes chaleurs.

Force Ouvrière Justice demande un véritable plan local canicule

Nous avons revendiqué :

La pérennisation de la Base Vie comme outil de travail.

La pose de filtres anti-UV.

La climatisation de l’ensemble des bureaux de détention.

Un partage équitable de la climatisation de la salle Casquette ainsi que des salles 71 et 45 pour l’ensemble des personnels administratifs concernés.

L’établissement d’un calendrier précis des travaux.

L’anticipation des commandes (eau, brumisateurs, ventilateurs…).

La révision du marché des fontaines à eau, dont le faible débit entraîne une eau rapidement tiède.

La prise en compte des zones isolées (ateliers, enseignement, formation, etc.…)

Le déploiement de gourdes individuelles pour tous les personnels, projet déjà validé par la DISP.

L’aménagement de la galerie des promenades afin de limiter les effets des fortes chaleurs comme des basses températures.

La définition de véritables zones de pauses fraîcheur.

FORCE OUVRIERE JUSTICE RAPPELLE LES PROJETS QU’ELLE PORTE POUR LES PERSONNELS

Force Ouvrière Justice a également rappelé les nombreux dossiers qu’elle défend :

La sécurisation du parking des personnels incluant la signalétique de grande taille, rehaussement des grillages et pose de brise vue, installation d’un tourniquet pour contrôler les entrées piétons et sorties.

Calendrier prévisionnel : début septembre pour 3 semaines de travaux

La création d’un City Stade à proximité du gymnase des personnels.

Calendrier prévisionnel :mi-septembre pour une réception fin septembre.

La création de trois places supplémentaires PMR sur le parking MAH (effectuée).

La poursuite de la rénovation des salles de repos, sur le modèle du bâtiment D2.

Calendrier prévisionnel : D5 début septembre, durée des travaux estimée 3semaines.

D4 une programmation des travaux en fin d’année.

Pour le D3 /D1 en attente de validation du budget.

Force Ouvrière Justice a réitéré sa demande d’agrandissement des vestiaires des personnels.

Force Ouvrière Justice a également demandé que soient rapidement définies les modalités de déploiement de la bombe incapacitante pour l’ensemble des personnels :

Les modalités de stockage ;

Les conditions de conservation ;

L’organisation pratique de la dotation.

FORCE OUVRIERE JUSTICE RESTERA VIGILANTE

Cette Formation Spécialisée ne doit pas être qu’une simple vitrine administrative Force Ouvrière Justice attend désormais des résultats concrets.

Notre organisation continuera d’agir avec détermination pour défendre :

La santé des personnels ;

Leurs conditions de travail ;

Leur sécurité ;

Et la reconnaissance de leur engagement quotidien.

Force Ouvrière Justice : Agir, Proposer, Obtenir.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prime de surpopulation : FO Justice obtient une 1ère avancée… mais qui doit profiter à tous !!!

Depuis plusieurs mois, FO Justice porte auprès du ministère et de l’administration pénitentiaire des demandes précises concernant la prime de surpopulation carcérale.

Face à une situation devenue insoutenable dans de nombreux établissements, FO Justice a notamment revendiqué :

– une revalorisation de son montant,

– l’abaissement du seuil d’occupation,

– une prise en compte des quartiers de maison d’arrêt dépassant le seuil de 150 % d’occupation,

– son élargissement à l’ensemble des Personnels subissant quotidiennement les conséquences de la surpopulation.

Le passage de cette prime de 100 à 300 euros annoncé par le garde des Sceaux constitue donc une première avancée. FO Justice se félicite d’avoir fait bouger les lignes et d’avoir obtenu une meilleure reconnaissance de la charge de travail supportée par les Personnels exerçant dans les structures les plus surpeuplées, même si ce n’est qu’un premier pas.

Lors du CSA de la DGAP du 22 juillet 2026, l’administration a également apporté des réponses aux interpellations de FO Justice. Elle a confirmé que la situation des quartiers de maison d’arrêt dépassant 150 % d’occupation serait bien prise en compte, y compris lorsque le taux moyen de l’établissement reste inférieur à ce seuil.

Donc, lorsqu’un établissement comprend un quartier de Maison d’Arrêt dépassant 150 % d’occupation, l’administration a indiqué que l’ensemble de la structure pourrait bénéficier de la prime, y compris les Personnels affectés dans les autres quartiers. Cette évolution permettra de limiter certaines injustices que Force Ouvrière avait précisément dénoncées.

Pour autant, cette première avancée ne peut constituer un aboutissement.

La surpopulation carcérale ne dégrade pas uniquement les conditions de travail des Personnels de surveillance.

Elle frappe tous les Collègues qui interviennent dans les établissements : Personnels Administratifs, Techniques, d’Insertion et de Probation, Psychologues et personnels des autres corps.

Tous subissent l’augmentation de la charge de travail, des tensions, des incidents, des mouvements, des procédures et des risques psychosociaux.

► FO Justice revendique donc l’élargissement de cette prime à l’ensemble des Personnels exerçant dans les établissements concernés.

Cette prime ayant désormais un caractère pérenne, FO Justice demande l’ouverture, dès à présent, de discussions dans le cadre de la préparation du budget 2027, afin de dégager les moyens nécessaires à son extension à l’ensemble ainsi qu’une évolution des textes qui permettra cette mesure.

La reconnaissance ne peut être partielle lorsque les conséquences de la surpopulation sont, elles, supportées collectivement.

► FO Justice continuera d’agir et de négocier pour transformer cette première avancée en véritable mesure d’équité pour tous.

FO JUSTICE : FAIRE BOUGER LES LIGNES, OBTENIR DES RÉSULTATS, DÉFENDRE TOUS LES PERSONNELS !

Lire le communiqué