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Prison de Fresnes : Déclaration liminaire – CSA du 25 février 2026

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration,

À l’occasion de ce premier CSA de l’année 2026, FO Justice souhaite rappeler que cette instance n’est pas une formalité administrative, mais un espace de dialogue social structuré, encadré par les textes, ayant vocation à traiter des conditions de travail, de la santé, de la sécurité et de l’organisation des services. Nos interventions s’inscrivent dans ce cadre.

EXPERTISES MÉDICALES – GARANTIES STATUTAIRES

FO Justice a récemment alerté sur les conditions dans lesquelles certaines expertises psychiatriques ont été diligentées.

Nous rappelons plusieurs principes fondamentaux :

Une expertise médicale individuelle constitue un élément d’appréciation, elle ne saurait se substituer à la compétence décisionnelle du Conseil médical, toute mesure impactant l’aptitude au service doit être juridiquement sécurisée. Un arrêt de travail relève exclusivement d’une prescription médicale.

Nous avons constaté des situations dans lesquelles :

Des agents ont exprimé un manque de lisibilité de la procédure, des mesures conservatoires ont été prises sans sécurisation administrative claire, l’articulation avec le Conseil médical n’a pas été suffisamment explicitée.

FO Justice demande :

La saisine systématique du Conseil médical lorsque l’aptitude est en cause, la formalisation écrite et tracée des positions administratives des agents, le respect strict du contradictoire, une clarification des procédures internes applicables, la protection statutaire des agents ne peut souffrir d’approximation.

ABSENCE DE MÉDECIN DE PRÉVENTION

À ce jour, le CP Fresnes ne dispose pas de médecin de prévention, cette situation constitue une difficulté majeure au regard des obligations en matière de santé et sécurité au travail dans un établissement exposé à des risques psychosociaux élevés, à des contraintes sécuritaires fortes et à une charge opérationnelle importante. L’absence de médecine de prévention fragilise la politique de prévention primaire et secondaire.

FO Justice demande, un point précis sur les démarches engagées pour pourvoir ce poste.

CONDITIONS DE TRAVAIL – EFFECTIFS ET ORGANISATION

Le sous-effectif structurel continue d’impacter, Les services satellites, Le volume d’heures supplémentaires, l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle. Une politique de fidélisation ne peut être crédible sans amélioration concrète des conditions de travail.

FO Justice demande un état des lieux objectivé des effectifs réels, service par service.

FO justice maintient fortement sa demande de la mise en place de la fin du matin/nuit pour l’ensemble du personnel

Concernant la Maison d’arrêt des femmes FO Justice demande que dans chaque mirador soient mises à disposition les trois tailles de gilets pare-balles, comme cela est pratiqué au Grand Quartier.

L’équipement doit être adapté à la morphologie de chaque agent.

Nous demandons la réalisation de travaux sur le chemin de ronde avec mise en place de gravillons, à l’identique de ce qui a été réalisé au Grand Quartier.

Cette mesure vise à prévenir les risques de chute et à améliorer la stabilité des déplacements.

PROJET DE CITY STADE – POSITION DE FO JUSTICE

Monsieur le Directeur,

Lors de vos vœux, vous avez annoncé votre projet de création d’un city stade au sein du domaine pénitentiaire, FO Justice tient à rappeler que notre organisation s’est toujours montrée défavorable à ce projet en raison des contraintes structurelles qui entraineront mécaniquement une réduction du nombre de places de stationnement. Or la problématique du stationnement est déjà structurellement tendue. Totalement conscient que ce projet favoriserait la détente et le lien social autour d’activités sportives, la création d’un « work out » avec des appareils isolés « type parcours » serait plus adapté à la configuration actuelle de notre domaine pénitentiaire.

Moins de places de parking signifie :

Difficulté accrue pour les agents à stationner, Retards involontaires liés à l’absence de stationnement disponible, exposition accrue aux demandes d’explication ou procédures disciplinaires pour retards.

Il ne peut être admis que des agents soient pénalisés pour des difficultés organisationnelles résultant d’un choix d’aménagement.

FO Justice propose une alternative constructive :

La mise en place d’un véritable parcours sportif (vélos, barres de traction, équipements fixes etc…), implanté de manière à ne pas empiéter sur les places de stationnement existantes. Cette solution permettrait, d’encourager l’activité physique, de préserver les capacités de stationnement et De maintenir un équilibre entre qualité de vie et contraintes logistiques.

Nous demandons qu’une étude d’impact précise sur le stationnement soit communiquée en CSA avant toute décision définitive.

Monsieur le Directeur FO Justice aborde ce CSA avec une approche responsable et structurée.

Nous demandons, des réponses écrites, des engagements formalisés, des calendriers précis et un suivi en instance.

Le dialogue social ne peut être efficace que s’il repose sur la transparence, la sécurité juridique et le respect des agents.

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FO Justice revendique l’accès à la catégorie A+ pour les DS, la Chancellerie estime nos arguments légitimes

Le 24 février 2026 une délégation FO Justice PJJ composée notamment de directrices de service de la Protection judiciaire de la jeunesse a été reçue à la Chancellerie par le conseiller du garde des Sceaux en charge de la justice des mineurs en présence du directeur national de la PJJ monsieur LESUEUR et du sous-directeur des ressources humaines.

Cette audience a permis de porter auprès du ministère nos revendications pour l’accès au statut de catégorie A+ et une revalorisation de la grille indiciaire.

FO Justice PJJ a rappelé que les missions et les responsabilités des DS PJJ ont considérablement évolué : pilotage budgétaire et partenarial complexe, exposition accrue aux risques juridiques et sécuritaires, responsabilité pénale directe, gestions multisites, et mise en œuvre de réformes majeures telles que le CJPM ou la transformation des CEF et des UEHC en UJPE.

FO Justice PJJ a souligné les incohérences statutaires et hiérarchiques actuelles au sein du ministère de la justice.

Pour rappel, les Directeurs de Service exercent des fonctions de management, de conception et de pilotage comparables à celles des autres cadres A+ du ministère. De plus, les DS sont en permanence exposés aux devoirs de réactivité, de sécurisation des biens et des personnes, de maitrise des risques et de responsabilités majeures, qui sont devenus la norme et qui sont les marqueurs de l’encadrement supérieur.

Le passage en A+ constituerait une mesure d’équité, de reconnaissance et d’attractivité, permettant de fidéliser les cadres de direction, de renforcer leur autonomie dans un contexte d’élargissement des responsabilités, et d’inscrire pleinement la PJJ dans la dynamique interministérielle engagée dans le cadre de la loi de transformation de la fonction publique.

FO Justice PJJ a insisté sur le fait que les DS PJJ assument déjà sans la reconnaissance statutaire équivalente des fonctions propres à l’encadrement supérieur.

FO Justice PJJ a appelé la Chancellerie et la direction de la PJJ à reconnaître les enjeux forts, l’expertise, la technicité et l’engagement de ces directrices et directeurs au service d’une mission régalienne essentielle.

Le cabinet du Garde des Sceaux a reconnu la légitimité des revendications portées par FO Justice PJJ. A ce titre, ils se sont engagés à défendre auprès de Bercy une enveloppe budgétaire pour permettre une revalorisation statutaire.

De plus, Notre Organisation Syndicale a obtenu la mise en place de groupes de travail afin d’aborder en profondeur les grilles indiciaires et le règlement d’emploi.

FO Justice PJJ continuera à revendiquer l’obtention de la catégorie A+ et nous poursuivrons avec détermination notre action pour défendre les intérêts, la reconnaissance et la valorisation des Directeurs de la PJJ.

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SDGF : Loterie ou malhonnêteté ?

Chères et chers collègues,

Nous avons été destinataires tout comme vous d’un tract de l’UNSA relatif à une loterie et nous tenions à réagir vivement quant à une telle pratique qui n’a rien d’anodin !

Ce fait nous rappelle étrangement une situation analogue dans laquelle un certain multimilliardaire offrait chaque jour 1 million de dollar à un électeur américain d’un des sept États-clés où se jouait la présidentielle en 2024 en récompense de son soutien.

Nous nous demandons par ailleurs si la similitude va jusqu’à la désignation du gagnant « en fonction de son histoire personnelle » comme pour la tombola américaine.

Plus sérieusement nous trouvons particulièrement honteuse cette pratique digne d’une mauvaise manœuvre de corruption. Depuis quand achète-t-on un électorat ? Cela est d’autant plus malvenu s’agissant d’agents des services judiciaires. Quelle conclusion doit-on en tirer ?

De notre côté, nous considérons davantage les agents des services judiciaires et croyons en leur moralité et leur intégrité, que l’on peut percevoir au quotidien dans leur dévouement sans failles à l’institution judiciaire.

Nous attendons qu’aucune autre manœuvre de ce mauvais genre ne vienne polluer les élections professionnelles de 2026 car nos agents méritent mieux que cela et certainement plus de respect !

► Par ailleurs nous pointons du doigt le contexte de cette loterie qui est le lancement d’une campagne d’informations « tout savoir », qui rappelle étrangement ce que FO Justice fait depuis septembre 2025 avec sa diffusion mensuelle d’informations « Y’A QUELQU’UN QUI M’A DIT… ».

Mais nous comprenons, quand on n’a pas d’idée il est plus simple de piquer celles des autres et d’acheter son électorat…

FO JUSTICE, TOUJOURS PRÉSENT À VOS CÔTÉS !

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Prison de Majicavo : Violente agression d’un surveillant

Ce jour, aux alentours de 14h00, lors de la descente des promenades, un collègue surveillant a été victime d’une agression d’une extrême violence. Alors qu’il procédait à l’ouverture de la porte d’une cellule pour envoyer les détenus en promenade, les quatre occupants lui ont soudainement asséné un violent coup à la tête à l’aide d’une boîte de conserve.

Pris par surprise, notre collègue a ensuite subi une pluie de coups:

Coups portés au visage et au corps,

Coups de pieds,

Coups portés avec un pied de ventilateur,

Coups de casserole,

Coups de poêle.

Projeté au sol, il a continué à recevoir des coups d’une rare brutalité.

Son visage est aujourd’hui tuméfié et déformé. La coursive était maculée de sang.

Il aura fallu l’intervention de deux équipes d’intervention, appuyées par les gendarmes, pour maîtriser les quatre détenus particulièrement violents.

Le Procureur de la République s’est immédiatement déplacé sur les lieux.

Notre collègue, sérieusement blessé, souffre de multiples contusions et représente une fracture au niveau du nez.

Les quatre agresseurs ont été placés en garde à vue pour une comparution immédiate jeudi.

FO JUSTICE DÉNONCE

Cette agression barbare est inacceptable.

Elle illustre une nouvelle fois la violence à laquelle sont quotidiennement exposés les personnels pénitentiaires.

Il est urgent que l’État protège enfin ses agents et donne aux établissements les moyens humains, matériels et sécuritaires nécessaires.

FO JUSTICE APPELLE

FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue blessé ainsi qu’à ses proches.

FO Justice sera extrêmement vigilante quant aux suites judiciaires et administratives qui seront données à cette affaire.

Nous exigeons des sanctions pénales exemplaires.

Les personnels pénitentiaires ne sont pas des cibles.

Ils sont des agents de l’État.

Ils doivent être respectés et protégés.

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Prison de Nouméa : Quand l’autorité vacille, la violence s’installe !

Dans la soirée du 24 février 2026, aux alentours de 18 heures 30, lors des contrôles de sécurité des cellules du QMAH (serrures, taquets, surveillances spécifiques), un collègue rondier a été délibérément pris pour cible. Au travers de l’œilleton, un détenu lui a volontairement craché au visage, atteignant les muqueuses. Dans le même temps, sous une pluie d’insultes émanant de plusieurs cellules voisines, d’autres détenus ont tenté à leur tour de lui cracher dessus, contraignant le collègue à quitter immédiatement les lieux pour préserver son intégrité.

Le gradé de nuit et le chef de détention ont été immédiatement avisés. En soutien au collègue victime, les agents de piquet se sont tenus prêts à intervenir afin de rétablir l’ordre et garantir la sécurité.

Malgré la gravité des faits, aucune mise en prévention immédiate n’a été prise à l’encontre de l’auteur. Pire, devant plusieurs agents, le chef de détention a tenu, à l’égard des propos inacceptables :

« JE SAIS, C’EST DÉSAGRÉABLE, MAIS C’EST COMME ÇA »

FO Justice le dit clairement : non ce n’est absolument pas ainsi que l’on exerce l’autorité ! Un tel raisonnement n’est ni digne de l’institution, ni professionnel ! L’autorité ne peut être à géométrie variable, surtout lorsqu’il s’agit de protéger les personnels !

Plus tôt dans la journée, toujours au QMAH, deux personnes détenues ont été placées en prévention au QD. L’une pour refus d’obtempérer à une mutation, l’autre pour avoir forcé le passage pour sortir de sa cellule au moment du repas. Dans ces deux situations, la réponse disciplinaire a été immédiate.

Alors FO Justice pose les questions : Pourquoi une agression directe contre un agent, humiliante et psychologiquement violente, n’a-t-elle pas suscité une mesure tout aussi ferme et immédiate ?

Pourquoi mobiliser sans hésiter les surveillants de nuit pour gérer un incendie ou une TS… et refuser d’assumer une décision d’autorité claire lorsqu’un agent est victime d’une agression ?

« DEUX POIDS DEUX MESURES »

Pour FO Justice ces choix :

Dévalorisent les personnels et contribuent à la banalisation inacceptable des agressions ;

Installent un profond sentiment d’abandon et fragilisent l’autorité des personnels ;

Alimentent la défiance hiérarchique et encouragent la répétition de ces comportements violents.

FO Justice l’exige avec force :

Des sanctions disciplinaires fermes, immédiates et exemplaires,

La remise en état sans délai des œilletons de tous les bâtiments du CPN,

Un soutien hiérarchique réel et assumé, accompagné de décisions responsables et protectrices.

Protéger celles et ceux qui protègent n’est pas une option !

UN AGENT AGRESSÉ, FO JUSTICE RÉPOND !!!

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ÉNAP : Quand on veut faire piquer son chien, on déclare qu’il a la rage

Le bureau local Force Ouvrière – Justice s’étonne une nouvelle fois que sa parole puisse être mise en doute.

S’il est un lieu où la sincérité devrait aller de soi, c’est bien celui-ci. Pourtant, dès lors que nos propos dérangent, certains préfèrent nous accuser de déformer la réalité.

Madame la directrice, il serait sans doute utile de porter un regard attentif sur certains de vos collaborateurs. À force de vouloir masquer leurs insuffisances, ils finissent par arranger la vérité plutôt que de l’assumer. Il est toujours plus simple de travestir les faits que d’entendre ce que l’on ne souhaite ni voir ni reconnaître.

Le bureau local FO Justice est déçu, sans être réellement surpris. Nous vous l’avions pourtant clairement affirmé : nous ne vous avons jamais menti.

Il est certes plus confortable d’accorder davantage de crédit à vos collaborateurs qu’à des représentants syndicaux, parfois considérés par une certaine caste comme de simples défenseurs corporatistes, incapables de réflexion.

Pourtant, à plusieurs reprises, nous avons démontré l’inverse. Nous aussi, nous analysons, nous réfléchissons et nous agissons — que cela plaise ou non.

Dans le cadre des projets de restructuration des services et des secrétariats, nous avons initié des démarches de dialogue. Nous avons relayé fidèlement l’opposition ferme des personnels et travaillé à l’élaboration de solutions alternatives.

Remettre en cause notre parole, qui n’était autre que celle de personnels en souffrance, constitue une atteinte directe à l’engagement et à la dignité de l’ensemble des agents de cette école.

Sans les personnels, votre « école de l’excellence » n’existe pas. Et aujourd’hui, force est de constater que nous en sommes bien éloignés.

Je le dis donc clairement, en tant que secrétaire locale : que mes propos soient contestés, je peux l’entendre. En revanche, mettre en doute l’intégrité, la parole et l’engagement de mes collègues du bureau local et remettre en cause le mal être profond des personnels de cette école est inacceptable et ne saurait être toléré.

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Prison de Béziers : Des cellules saturées d’objets illicites

Lors de récentes fouilles de cellules en maison d’arrêt, les personnels ont procédé à des saisies d’une ampleur particulièrement préoccupante.

Les découvertes effectuées démontrent une nouvelle fois que nos détentions sont aujourd’hui envahies d’objets interdits, parfois volumineux, parfois dangereux, et en quantité toujours plus importante.

Objets saisis :

3 téléphones portables (dont 2 iPhone)

1 téléphone endommagé

3 chargeurs complets

Plusieurs câbles USB et câbles d’alimentation

1 clé Xiaomi avec télécommande

1 Chromecast avec télécommande

1 routeur Wi-Fi

1 carte SIM (puce SFR)

1 paire d’écouteurs sans fil

1 crêpière électrique

Des consoles Xbox nouvelle génération

Des gants de boxe

4 cigarettes électroniques type “puff”

5 paquets de cigarettes de marques espagnoles

De nombreux morceaux de substances illicites de couleur marron

5 petits flacons de parfum

Ces découvertes ne sont plus exceptionnelles.

Elles traduisent une réalité préoccupante : nos maisons d’arrêt deviennent progressivement des lieux où circulent librement matériels électroniques, produits stupéfiants et objets divers voir dangereux !

Le brouilleur anti-drone semble aujourd’hui montrer ses limites. Les projections persistent. Les récupérations s’organisent.

Pendant ce temps, les personnels continuent d’assurer leurs missions avec rigueur et professionnalisme, malgré des effectifs contraints et un climat déjà sous tension.

FO Justice CP Béziers tient à féliciter les agents ayant procédé à ces fouilles et exige une fouille générale d’ampleur des maisons d’arrêt, la mobilisation immédiate des ELSP et si nécessaire, le renfort des ERIS.

IL EST TEMPS D’ENVOYER UN SIGNAL FORT.

Laisser ces objets circuler en détention, c’est affaiblir l’autorité, c’est banaliser l’illégalité, et c’est, à terme, exposer les personnels à des risques toujours plus grands.

FO Justice CP Béziers le dit clairement avant qu’un drame ne survienne, il faut agir.

La sécurité des personnels ne peut plus être une option. Elle doit être une priorité absolue.

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ENAP Personnels : Déclaration Liminaire du CSA du 24 Février 2026

Madame la directrice de l’école nationale d’administration pénitentiaire, présidente du CSA, Mesdames et Messieurs les membres du CSA,

Par la présente déclaration liminaire, nous souhaitons attirer l’attention de cette instance sur la dégradation préoccupante des conditions de travail au sein de cette école, et plus particulièrement sur une situation devenue alarmante en matière de risques psychosociaux.

Prenons ici deux exemples parmi d’autres, cette liste n’étant pas exhaustif :

  • La section TIO du département sécurité
  • Les vacances de postes non pourvues

Sur nos murs est affichée une « Charte pour une meilleure qualité de vie au travail », qui formalise des engagements institutionnels clairs. Ces engagements s’inscrivent pleinement dans les principes portés par la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP), laquelle rappelle que la protection de la santé physique et mentale des agents constitue une responsabilité essentielle de l’employeur public.

FO Justice pointe du doigt l’absence de :

• la reconnaissance du travail accompli et des personnels, fiches de postes.

Une fois encore cette liste n’est pas exhaustive.

La hiérarchie doit anticiper et accompagner toute restructuration ou réorganisation en informant le personnel, conformément à la charte susmentionnée (réorganisation des bureaux et des services, par exemple).

Des éléments présents dans cette charte ne sont pas respectés : certain peuvent être imputés à la conjoncture, d’autres à la direction de l’ENAP.

La situation est grave et ne cesse de s’empirer.

Ne pourrions-nous pas nous inspirer de cette charte afin de rétablir un peu de bien-être au travail ? mais aussi de mettre un frein au climat délétère qui règne au sein de l’école ; peut-être, sait-on jamais, à nouveau rendre notre établissement attractif.

Ces éléments constituent des facteurs avérés de risques psychosociaux, engageant directement la responsabilité de l’employeur en matière de prévention.

L’affichage d’une charte engage l’institution. Elle ne peut se réduire à un simple outil de communication sans traduction concrète dans l’organisation du travail et les pratiques managériales qui engagent tous les niveaux hiérarchiques.

En conséquence, nous demandons :

  • la création ou la mise en conformité des fiches de poste avec les fonctions réellement exercées, en concertation avec les agents concernés, ainsi que l’accompagnement des agents en difficulté ;
  • un accompagnement effectif des réorganisations, avec information et consultation en amont des instances;
  • la formation des encadrants à la prévention des risques psychosociaux et la mise en œuvre de pratiques
    managériales respectueuses.

Nous attendons de cette instance des réponses claires, des engagements formalisés et un suivi effectif des actions engagées.

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Joux-la-Ville : La Semaine du 46 Heures – Chronique d’un Aveuglement Organisé

Le 19 février dernier avait lieu la réunion de suivi du service de Joux-la-Ville. Il nous aura bien fallu 5 jours pour nous remettre de cette parodie de dialogue que l’on peut résumer à 3 moments :

Fermez-la, on vous explique.

Nous avons super bien travaillé mais si ça marche pas c’est pas notre faute.

On se revoit en mai, si Dieu le veut, ça ira mieux.

Il faut parfois appeler les choses par leur nom. Ce que l’on nous présente comme une organisation optimisée, n’est rien d’autre qu’une mécanique d’usure, une architecture froide bâtie sur des colonnes d’heures supplémentaires, une gestion qui tient debout non pas grâce aux effectifs, mais grâce au sacrifice.

Voilà la solution de la DISP : 46 heures de Durée Hebdomadaire Moyenne de travail !

Et ils voudraient que nous trouvions cela raisonnable, que nous leur donnions un blanc-seing.

À cette DHM déjà hors sol, lorsqu’ils prévoient d’ajouter des rappels sur repos hebdomadaire, c’est normal qu’ils nous disent, nous devons dire amen et cautionner, limite dire merci mais certainement pas questionner !!!

Des heures supplémentaires programmées, des reliquats qui s’empilent 500…1000…1500… 1800 heures… chaque année de nouveaux records sont pulvérisés et toujours plus d’agents sont concernés !

Des mois, des années de travail en réserve.

Des années de vie différées, sacrifiées.

Il faut mesurer ce que cela signifie, non pas un pic d’activité, non pas une crise ponctuelle mais une organisation structurelle de la surcharge, de l’abus. Toujours plus de détenus, toujours moins d’agents, toujours moins de droits.

Depuis plus de vingt ans, la durée maximale moyenne de travail en Europe est plafonnée à 48 heures hebdomadaires, heures supplémentaires comprises.

Ce plafond n’est pas décoratif. Il est là pour protéger.

Protéger la santé. Protéger la sécurité. Protéger la dignité du travail.

Construire un système qui flirte en permanence avec cette limite, avec en réalité, la certitude de la dépasser, de l’exploser mois après mois, années après années, par l’empilement des rappels et des reliquats, ce n’est pas une maladresse. C’est un choix !

Nous assistons depuis des années au même rituel. L’art de l’écoute… sans jamais entendre.

On convoque des réunions. On parle de dialogue. On invoque l’écoute. Mais toute remarque devient une contestation. Toute critique devient une attaque. Toute alerte devient un excès.

On exige de l’écoute à sens unique. On prône la responsabilité mais toujours celle des autres.

Mais lorsque le système craque, lorsque les équipes s’épuisent, lorsque les indicateurs se dégradent, la réponse est prête : c’est la faute à pas de chance ou aux autres.

Jamais une remise en cause. Jamais un doute. Jamais une introspection.

Seulement l’autosatisfaction tranquille de ceux qui ne paient pas le prix des décisions qu’ils prennent.

L’administration veut vivre à crédit sur la santé des agents. Toujours plus de missions, toujours moins d’agents, toujours moins de considération.

Imposer le travail sans payer ça s’appelle comment ?

Des reliquats de plus 1 500 heures en attente de paiement ne sont pas des performance. Ce sont des signaux d’alarme devants lesquels les responsables tournent le dos.

Cela signifie qu’un agent a travaillé plus d’une année supplémentaire sans que cela soit apuré.

Sans que cela soit considéré, sans que cela lui rapporte quoique ce soit pour sa retraite.

Cela signifie que le repos, la vie de l’agent est devenu une variable d’ajustement.

Cela signifie que le travail effectué n’est plus payé à la hauteur de son intensité.

On ne peut pas demander engagement, rigueur, vigilance absolue et organiser simultanément l’épuisement chronique !

Dans nos métiers, la fatigue n’est pas abstraite.

Elle se paie en erreurs. Les erreurs deviennent sanctions !

Elle se paie en tensions. Les tensions deviennent usure !

Elle se paie en accidents. Les accidents deviennent des vie brisées !

Nous ne nous habituerons pas à l’inacceptable, nous ne cautionnerons pas vos inepties !

Non, la semaine de 50 heures n’est pas une fatalité !

Non, la banalisation des rappels sur repos hebdomadaire n’est pas normale !

Non, accumuler des centaines d’heures pour plus tard n’est pas une preuve de disponibilité au service !

C’est le symptôme d’un sous-effectif organisé que l’on refuse de nommer !

C’est une incapacité de remettre en question des choix qui empêchent le recrutement !

C’est un aveuglement qui provoque usures et départs !

C’est un management qui provoque mal-être, absentéisme et démissions !

Nous ne cautionnerons pas un modèle qui repose sur la résilience, sur la résistance physique des agents plutôt que sur une politique de recrutement ambitieuse et un management efficient.

Il arrive un moment où continuer à encaisser revient à valider.

Il arrive un moment où le silence devient un consentement.

Il arrive un moment où il faut regarder les choses en face.

Nous y sommes. Il ne s’agit pas de colère, il s’agit de lucidité.

Nous continuerons à porter ces chiffres qui vous dérangent.

Nous continuerons à rappeler le droit à la dignité et à la sécurité des agents.

Nous continuerons à dénoncer les organisations qui exposent les personnels pour dissimuler une incapacité à agir avec efficacité, une incapacité à obtenir des effectifs, une incapacité à les conserver et in fine une incapacité à assumer.

Nous en sommes là où nous vous avions dit il y a plus d’un an que nous irions… Dans le mur ! Incapable d’assumer vos choix, votre seul réponse est l’invective et le mépris. La nôtre est la suivante : nous avançons à découvert, notre boussole est l’intérêt collectif, alors non, nous n’avons pas de boule de cristal, mais nous ne jouons pas, nous, aux diseurs de bonne aventure.

Le CD de Joux la Ville mérite mieux qu’une gestion à flux tendu permanente.

Les agents méritent mieux qu’un système qui s’auto-congratule pendant qu’ils s’épuisent.

Le temps des constats est passé. Celui des choix commence.

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Prison d’Oermingen : À Bout !

Ce lundi 23 février

2026, nos collègues du bâtiment F ont fait face à la violence extrême d’une personne détenue !

Alerté par des bruits ! La cheffe du bâtiment a rapidement réagi. Notre collègue F1 a réussi à réintégrer non sans mal ce détenu très agité, sous un flot d’insultes et de menaces de mort !!

La venue des ELSP, elle est couronnée de projectiles !

Le récalcitrant s’étant barricadé et ayant confectionné une arme artisanale, il menaçait de l’utiliser contre les agents !!

Le renfort et l’intervention rapide des ERIS, sera nécessaire afin de placer l’individu au quartier disciplinaire !

FO Justice CD OERMINGEN se réjouit qu’il n’y ait pas de blessé et félicite l’ensemble des acteurs pour leur professionnalisme et leur sang froid !!

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