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Prison de Val-de-Reuil : Alerte sur les effectifs du probatoire

Une charge alourdie. Une promesse faite. Une promesse oubliée.

Depuis fin 2024, l’équipe probatoire a absorbé l’unité C3. Un bâtiment supplémentaire, des détenus sous régime d’observation ou de confinement disciplinaire, une pression quotidienne de plus en plus forte. Ce n’était pas une décision neutre c’était une charge de travail en plus, sur des postes déjà exigeants.

À l’époque, l’ancienne direction avait pris un engagement clair, formulé en instance CSA : l’équipe serait portée à 30 agents pour absorber cette charge. C’était la condition posée et la contrepartie annoncée.

Quelques mois après où en est-on de cet engagement ?

L’équipe est à 21 agents sur 30, la catastrophe !

9 postes manquants. La promesse n’a jamais été tenue.

Ce que les agents vivent à chaque roulement, c’est la réalité de ce manquement : des rappels sur repos qui s’accumulent, des semaines sans vraie coupure, une fatigue profonde et une lassitude qui grandit.

L’équipe tient mais elle tient sur la volonté des collègues, pas sur des effectifs conformes à ce qui avait été promis.

L’ancienne directrice est partie mais le problème, lui, est resté.

FO Justice Val de Reuil a alerté le nouveau directeur, qui a accusé réception de la situation. Accuser réception ne suffit pas, une promesse faite en CSA engage l’administration, pas seulement la personne qui l’a formulée.

FO Justice exige que cet engagement soit enfin honoré : 30 agents effectifs à l’équipe probatoire, couverture réelle des postes, fin des rappels systématiques sur repos. Si aucune mesure concrète n’est prise localement, nous porterons ce dossier devant la DISP et la DAP.

Les agents du probatoire ne sont pas une variable d’ajustement. Ils méritent les moyens de faire leur travail.

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FO Justice PJJ – Grand-Nord : Chronique d’un drame annoncé

Depuis les annonces de fermeture des Centres Éducatifs Fermés et la création des Unités Judiciaires à Priorité Éducative (UJPE), la Protection Judiciaire de la Jeunesse connaît un bouleversement majeur qui ne doit pas occulter la question de la violence et la sécurité voire le respect de la dignité des agents.

Force Ouvrière Justice PJJ Grand Nord alerte sur la situation particulièrement préoccupante de plusieurs unités sur le territoire et le plus particulièrement le traitement inadmissible des situations de violence.

► Tentative de meurtre à l’UEHC de Lille

Les agents de l’UEHC Lille ont eu à vivre ces derniers mois plusieurs épisodes de violence ininterrompus. La semaine dernière, un collègue a été victime d’un étranglement de plusieurs minutes alors que celui-ci ne faisait qu’aider une collègue à lever un mineur placé. Cette tentative de meurtre n’a pas suffi au Parquet pour déferrer, estimant que certaines zones d’ombres les en empêchaient et ce, malgré les écrits de la Direction.

Fort heureusement les jeunes ont été déplacés mais nous nous inquiétons du message envoyé par les juridictions à nos collègues ! Sommes-nous de la chair à canon ? Le traitement aurait-il été le même si un magistrat avait été le réceptacle de la même violence ?

Notre Organisation Syndicale dénonce avec force cette situation ubuesque dans laquelle les agents du ministère de la Justice dépositaires d’une mission de service public sont désormais des cibles de violence extrême dans l’indifférence d’une direction interrégionale située à quelques encablures de l’unité et qui n’a pas jugé utile de se déplacer…

► Procédure abusive et humiliation au CEF de Cambrai

Le CEF de Cambrai traverse actuellement des difficultés majeures, notamment en matière de ressources humaines et d’organisation du temps de travail.

Les équipes sont mises à rude épreuve et les agents doivent faire face à des conditions de travail dégradées qui ne peuvent plus durer.

À cela s’ajoute une situation particulièrement préoccupante : un jeune a récemment accusé un éducateur de l’avoir violenté, sans qu’aucune preuve ne vienne étayer ces accusations et les poursuites ont été abandonnées,

Suite à cette dénonciation, l’éducateur a été convoqué au commissariat, où il a dû se soumettre à une prise d’empreintes, un relevé photographique ainsi qu’à un prélèvement ADN. Une situation humiliante pour notre collègue et une direction aux abonnés absents.

Pour Force Ouvrière, cette situation est inadmissible.

Les professionnels ne peuvent pas être exposés à de telles procédures et à de telles atteintes à leur intégrité professionnelle sur la base de simples accusations non vérifiées.

► CEF de Liévin

Au CEF de Liévin, la situation est tout aussi préoccupante.

Plusieurs professionnels ont récemment été victimes d’agressions par un jeune, entraînant le dépôt de nombreuses plaintes.

Les agents nous ayant saisi ne comprennent pas la décision ayant conduit à remettre ce jeune dans la même structure, alors que plus de cinq plaintes ont été déposées par des professionnels et par un jeune. La DT 62, informée de cette situation a pris la mesure de la difficulté en essayant de trouver une solution rapidement.

Encore une fois les magistrats ont décidé de replacer le jeune sur la structure en dépit du bon sens.

Lorsque des professionnels considèrent qu’ils ne sont plus en capacité de travailler avec un jeune, et qu’ils arrivent à bout physiquement et psychologiquement, l’Administration et l’autorité judiciaire doivent prendre leurs responsabilités.

Les agents de la PJJ ne peuvent pas être exposés durablement à des situations de violence, de mise en cause ou d’humiliation publique sans réponse institutionnelle adaptée. Notre organisation syndicale s’interroge sur le travail de sensibilisation de la direction interrégionale à l’endroit des juridictions.

► UEHC d’Amiens : des accusations graves et un agent fragilisé

À l’UEHC d’Amiens, un éducateur s’est vu notifier une demande de suspension suite à des dénonciations de jeunes placés, l’accusant de violences physiques.

Ces accusations se sont finalement révélées mensongères, les jeunes ayant reconnu avoir menti.

Le milieu ouvert s’est pourtant empressé de faire un article 40 sans même prendre l’attache de l’établissement de placement ou de la direction territoriale !!! Nous exigeons que la lumière soit faite sur ce traitement honteux !

Pourtant, avant même que la situation ne soit clarifiée, cet éducateur a dû faire face à une procédure de suspension, avec toutes les conséquences humaines et professionnelles que cela implique.

Quid du traumatisme subi par ce professionnel, à qui l’on annonce une suspension avant que l’administration ne se rétracte une fois la fausseté des accusations reconnue ?

Cette fois, la direction interrégionale a été extrêmement réactive. Que faut-il comprendre ?

Pour FO Justice-PJJ, Il ne peut pas y avoir de sanctification de la parole des jeunes.

Cette parole doit être certes entendue, analysée et prise en compte, mais elle doit également être confrontée aux faits et soumise au contradictoire avant toute décision administrative lourde de conséquences.

Nous refusons la systématisation des demandes de suspension lorsqu’il n’existe aucune preuve avérée, mais uniquement des dénonciations.

Dans le même temps, les professionnels se retrouvent régulièrement filmés par les jeunes, puis exposés sur les réseaux sociaux.

Cette situation est inadmissible et il est urgent que l’administration fasse cesser ce fléau qui touche aujourd’hui de nombreuses unités.

► Force Ouvrière exige :

La prise en compte immédiate de la parole des professionnels.

Des mesures concrètes pour protéger les agents victimes de violences.

Une réévaluation des décisions de placement lorsque la sécurité des équipes est compromise.

Des moyens humains suffisants pour permettre aux équipes d’exercer leurs missions dans des conditions dignes.

La fin des décisions précipitées de suspension sur la base de simples accusations.

Des mesures fermes contre la diffusion d’images de professionnels sur les réseaux sociaux.

Les agents de la PJJ méritent respect, protection et considération !

En tant que 1ère organisation syndicale du Grand Nord, FO Justice PJJ est extrêmement inquiète. Dans le cadre de la mise en place des UJPE, la question de la violence à laquelle sont confrontés les agents doit occuper une place centrale. La sécurité des agents dans les futures UJPE doit être absolument priorisé et le positionnement de l’administration clarifié.

FO continuera à porter la voix des personnels et à exiger des réponses concrètes de l’administration.

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Évasion au CP de Villepinte : FO Justice apporte son soutien aux personnels

FO Justice tient à apporter tout son soutien aux personnels du Centre Pénitentiaire de Villepinte, une nouvelle fois exposés et injustement mis en cause après l’évasion d’un détenu à la suite de la présentation de faux mandats par des individus se faisant passer pour des forces de l’ordre.

Avant toute chose, FO Justice rappelle une réalité : les Personnels Pénitentiaires travaillent quotidiennement dans un système encore largement archaïque, où les procédures reposent trop souvent sur des documents papier, facilement falsifiables.

Cette situation n’est malheureusement pas nouvelle. Elle illustre une nouvelle fois les failles structurelles d’un système qui peine à se moderniser, alors même que les organisations criminelles, elles, s’adaptent et innovent.

Le drame d’Incarville avait déjà mis en lumière les limites d’un fonctionnement où des informations cruciales peuvent être détenues par différents services, à différents endroits, sans véritable outil permettant leur centralisation et leur partage en temps réel.

FO Justice refuse que les Personnels servent de fusibles face à des défaillances systémiques qui relèvent avant tout de choix politiques et administratifs.

Nous réaffirmons avec force :

La nécessité urgente de moderniser les procédures pénitentiaires ;

La mise en place d’outils numériques sécurisés permettant de vérifier en temps réel les décisions judiciaires et les extractions ;

Une meilleure coordination entre les services judiciaires, policiers et pénitentiaires.

Les Personnels Pénitentiaires ne peuvent pas continuer à travailler avec des moyens d’un autre temps face à une criminalité du XXIème siècle.

FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les Personnels et exiger les moyens nécessaires à la sécurité de tous !!!

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Prison de Bourges : La structure et les agents vont bien. Aveuglement ? Sûrement

« La structure et les agents vont bien » : vraiment ?

Dans son dernier communiqué, l’UFAP UNSa Justice de la MA de Bourges tente de donner des leçons tout en affirmant avec aplomb que « la structure et les agents vont bien ». Une affirmation aussi péremptoire qu’étonnante. Pendant que certains rédigent des communiqués satisfaits de leur utopisme syndical, les personnels, eux, vivent une réalité bien différente sur le terrain.

Chaque semaine ou presque, des téléphones portables et des produits stupéfiants sont découverts après des livraisons par drones.

La surpopulation carcérale continue d’étouffer la structure et d’alourdir la charge de travail des agents.

Au quartier d’isolement, l’interphonie est en panne depuis plusieurs semaines, obligeant les agents à effectuer des rondes horaires jour et nuit pour compenser une défaillance technique qui aurait dû être traitée en urgence.

Au quartier femmes, le problème récurrent d’eau chaude perdure.

Les surveillantes doivent désormais composer avec l’aléatoire du système et négocier les douches avec les personnes détenues selon les moments où l’eau chaude daigne fonctionner.

Dans le même temps, le système de pause méridienne pose toujours problème, avec un fonctionnement qui s’éloigne dangereusement du respect de la réglementation.

Et pendant ce temps, la chambre de repos de nuit des premiers surveillants attend toujours sa réfection.

Mais selon l’UFAP, tout va bien ! À ce niveau, ce n’est plus de l’optimisme. C’est de l’aveuglement volontaire.

Il est vrai que le rôle de syndicaliste devient particulièrement confortable lorsque l’on choisit de se bander les yeux sur les difficultés du terrain.

Fermer les yeux sur les problèmes et répéter que tout va bien permet effectivement de chiller paisiblement pendant que les agents, eux, continuent de gérer les difficultés du quotidien.

Mais ce qui frappe surtout dans la communication de nos homologue syndicaux, c’est l’extraordinaire contradiction dont ils font preuve.

Ceux qui prétendent dénoncer les manipulations et donner des leçons de morale n’hésitent pas, dans le même pamphlet, à se livrer à des attaques ad personam particulièrement déplacées fleurtant voir dépassant les limites légales, visant directement des personnes plutôt que de débattre des faits. Curieuse conception du débat syndical… Accuser les autres de manipulation tout en menant soi-même des attaques personnelles n’est pas seulement incohérent. C’est surtout révélateur à minima d’un manque d’arguments sur le fond. Quand on ne peut pas répondre aux problèmes, on attaque les personnes.

Pourtant, le rôle d’un syndicat n’est pas de régler des comptes personnels, ni d’alimenter des polémiques stériles. Le rôle d’un syndicat est de défendre les personnels et d’affronter la réalité, même lorsqu’elle dérange. Et la réalité, c’est que les difficultés existent. Affirmer que « la structure et les agents vont bien » alors que les agents doivent composer avec des dysfonctionnements, des problèmes de sécurité, une surpopulation persistante et une charge de travail toujours plus lourde, relève soit d’une méconnaissance du terrain, soit d’une volonté assumée de dissimuler les problèmes. Dans les deux cas, les personnels apprécieront.

Si tout va réellement aussi bien que certains l’affirment, nous supposons qu’il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter des risques psychosociaux ? Aucune raison de parler de surcharge de travail, de pression professionnelle ou de fatigue des agents ? Aucune impression de ne pas voir le bout du tunnel ? La réalité est évidemment toute autre.

Mais reconnaître les problèmes impose de travailler pour les résoudre.

Cela demande sans doute un peu plus d’engagement que de simples déclarations autosatisfaites.

À force de vouloir présenter une version idéalisée de la situation, l’UFAP donne l’image d’un syndicat utopiste, qui préfère modeler la réalité pour qu’elle corresponde à son discours et aux intérêts personnels de la direction plutôt que de défendre concrètement les agents.

Pour notre part, nous faisons un autre choix ! Celui de regarder la réalité en face, de faire remonter les difficultés et de travailler à des solutions concrètes pour améliorer les conditions de travail des personnels.

Les agents, eux, savent faire la différence entre ceux qui parlent et ceux qui agissent. Le moment venu, nous en avons la conviction, ils sauront également quel syndicat défend réellement leurs intérêts.

Le SLP FO Justice Bourges continuera, pour sa part, à porter la parole des personnels et à défendre leurs conditions de travail sans détour, sans faux-semblants et sans fermer les yeux sur les réalités du terrain.

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FS de l’Administration Centrale : Déclaration liminaire du 10 mars 2026

Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs,

FO Justice tient tout d’abord à vous remercier pour l’organisation de cette formation spécialisée de l’Administration Centrale, qui nous réunit aujourd’hui.

Cependant, FO Justice ne peut que constater, avec une vive préoccupation, la multiplication des situations de souffrance au travail au sein du ministère de la Justice.

Les signalements qui nous parviennent, émanant de différentes directions, révèlent une détérioration préoccupante, pour ne pas dire alarmante, des conditions de travail :

Une augmentation des risques psychosociaux ;

Une charge mentale devenue insoutenable pour de nombreux agents ;

Un manque manifeste de soutien institutionnel.

Ces situations sont inacceptables. Les agents de la Justice, qui s’engagent quotidiennement pour assurer la continuité du service public, ne peuvent être abandonnés face à :

Des réorganisations brutales ;

Un sous-effectif chronique ;

Des pratiques managériales parfois défaillantes.

FO Justice dénonce fermement cette dérive et exige des réponses immédiates et concrètes pour protéger la santé physique et mentale de nos collègues.

Les agents de ce ministère méritent des conditions de travail dignes, respectueuses et protectrices.

FO Justice remercie l’administration d’avoir enfin mis à disposition du service RH de la DGAP ce jour, un bureau identifié par notre organisation syndicale depuis le 25 février 2026.

Ensemble, agissons pour une Justice humaine et protectrice !

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QSL Caen-Ifs : Transfert urgent sous peine de mouvement social

Une nouvelle fois, la gestion de certaines situations laisse les personnels dans une incompréhension totale et soulève de sérieuses interrogations sur la protection accordée aux agents.

Hier, le détenu H, bien connu au QSL pour son pedigree et son comportement problématique, a franchi une ligne rouge particulièrement grave.

Face à un surveillant, ce dernier s’est permis de tenir des propos inacceptables et inquiétants, allant jusqu’à évoquer la vie privée de l’agent. Le détenu a ainsi cité son adresse personnelle, son temps de trajet pour se rendre au travail, et a même prononcé son nom devant l’ensemble des personnes détenues présentes sur le secteur.

Il s’agit là d’une atteinte directe à la sécurité et à l’intégrité d’un agent, mais également d’un message d’intimidation extrêmement grave, susceptible de mettre en danger non seulement le collègue concerné, mais également sa famille.

Le signalement a immédiatement été effectué afin que des mesures de sûreté adaptées puissent être prises.

Mais contre toute attente, la réponse apportée laisse les personnels stupéfaits.

Plutôt que d’écarter le « VOYOU » à l’origine des menaces, c’est l’agent qui se retrouve déplacé et exclu de plusieurs postes, notamment du QSL, de la PEP et de l’accueil, afin d’éviter tout croisement avec ce détenu.

Pendant ce temps, le détenu reste tranquillement affecté sur le secteur, comme si les faits reprochés n’avaient aucune gravité.

Pour Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS cette décision est totalement incompréhensible et inacceptable. La sécurité des agents et de leurs familles n’est pas négociable.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige le transfert immédiat de ce détenu vers un établissement adapté à son profil et à son comportement.

Si aucune décision de transfert n’est prise d’ici mercredi soir, notre organisation déclenchera un mouvement social devant la SAS de l’établissement dès jeudi matin à 7h00.

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Pour la DEPAFI IDF-OM : FO Justice PJJ réclame la saisine de l’IGJ

Dès 2022, FO Justice PJJ – IDF-OM avait dénoncé l’existence d’une situation de risques psychosociaux (RPS) au sein de la DEPAFI.

Notre organisation syndicale a de nouveau lancé une nouvelle alerte en 2025 auprès de la DIR IDF-OM qui a conduit au tract du 3 mars 2026.

Dans ce communiqué, nous avions dénoncé le manque de prise en considération sérieuse d’une situation qui ne cesse de s’aggraver.

Nous avions également contesté le choix d’une enquête interne qui ne garantissait pas l’objectivation des situations de souffrance.

Suite à notre publication nationale du 6 mars 2026, il semblerait que l’administration ait changé de position.

À l’épreuve des faits et sous l’insistance de notre organisation syndicale, le directeur interrégional IDF-OM a décidé d’annuler l’enquête interne conformément à notre revendication.

► En effet, le DIR a annoncé l’externalisation de l’enquête par un cabinet extérieur.

Pour FO Justice PJJ, cela reste insuffisant. Le recours à un cabinet extérieur choisi et financé par la DIR IDF OM demeure problématique.

Raison pour laquelle nous avons réclamé auprès du directeur de la PJJ la saisine de l’Inspection Général de la Justice. Un arbitrage est attendu très prochainement.

FO Justice PJJ se tiendra toujours aux cotés des agents en souffrance et reste pleinement mobilisé pour faire entendre votre voix !

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Mobilisation des SPIP parisiens : J-7 !

Suite à l’injustice vécue par notre collègue CPIP de la SAS 95, FO JUSTICE CPIP s’est positionnée conformément aux attentes des agents, suite à l’AG du 26/02/26.

En effet, les agents du SPIP 95 en milieu fermé et milieu ouvert ont exigé :

– La venue au SPIP de la plus haute hiérarchie pénitentiaire afin que le soutien à notre collègue et plus largement aux missions des CPIP puissent être réaffirmés.

👉 La directrice adjointe de la DISP s’est donc déplacée au service dès le lendemain de l’AG et le DGAP se rendra au SPIP 95 le 12/03/26, à la rencontre des agents et des syndicats.

– Qu’une mobilisation puisse être organisée en lien avec les OS devant le TJ de Nanterre, le commissariat de police ou devant le millénaire.

👉 FO JUSTICE s’est positionnée en proposant aux agents d’organiser une mobilisation le 17/03/26 à 14h00 devant le TJ de Nanterre car c’est le lieu précis où la décision injustifiée d’une garde à vue de notre collègue a été prise et nulle part ailleurs.

– Qu’une inspection puisse être diligentée afin de comprendre les raisons qui ont abouti à cette situation et ainsi veiller à ce qu’elle ne puisse jamais se reproduire.

👉 FO JUSTICE a donc sans attendre saisi le ministre par lettre ouverte le 03/03/26.

Face aux positions inverses de certaines organisations syndicales à savoir : ne pas demander à saisir l’IGJ et se mobiliser place Vendôme, FO JUSTICE CPIP a donc fait le choix de ne pas s’associer à cette intersyndicale et d’agir seule, comme à son habitude.

En effet, les autres OS préfèrent se mobiliser le même jour que notre OS, dans un lieu où ils savent pertinemment que tout regroupement sera quasi impossible et qui ne faisait pas partie des attentes des agents concernés.

Si leurs motivations étaient sincères, ils se rendraient plutôt devant le TJ de Nanterre à 14h aux côtés des agents du SPIP 95 et de notre collègue Ben. Mais force est de constater qu’ils font le choix d’aller ailleurs, sans doute de peur de vexer les organisations syndicales de magistrats auxquelles ils sont associés, avec pour seule boussole de nuire à notre mobilisation, au détriment de l’intérêt des agents.

Nous espérons donc que les collègues des SPIP d’Ile de France ne perdront pas leurs matinées inutilement et viendront nombreux devant les portes du TJ de Nanterre le 17 mars 2026 à 14h00 afin de témoigner le soutien et la solidarité dus à notre collègue et afin de rappeler aux autorités judiciaires, qui semblent encore l’ignorer, qui sont les CPIP !

Nous rappelons à ce titre que les collègues qui souhaitent participer à notre mobilisation sont invités à nous contacter sur la boîte mail suivante :

cpip@fojustice.fr

Enfin, nous invitons les collègues qui seront présents à faire appel à leur créativité pour l’élaboration de pancartes et banderoles afin de rappeler le rôle essentiel du CPIP.

UN RDV A NE PAS LOUPER :

LE 17/03/2026 A 14H00 DEVANT LE TJ DE NANTERRE

NOUS COMPTONS SUR LA FORCE DU NOMBRE POUR MONTRER QUI NOUS SOMMES.

NE MANQUEZ PAS CETTE OPPORTUNITÉ DE FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES CPIP !

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ENAP : Déclaration liminaire CA du 10 mars 2026

Madame la présidente du conseil d’administration,

Monsieur le directeur général de l’administration pénitentiaire,

Madame la directrice de l’école nationale d’administration pénitentiaire,

Mesdames et messieurs les membres du conseil d’administration,

Le syndicat FO Justice a souhaité prendre la parole lors de ce conseil d’administration afin de revenir sur plusieurs sujets d’actualité à l’ÉNAP et notamment parce-que lors du dernier CA, nous n’avons pas eu ou trop peu de réponse.

Avec votre présence, Monsieur le directeur général, nous espérons en avoir cette fois-ci.

Le premier sujet concerne les agents non titulaires (ANT) de l’école et plus particulièrement la rémunération de ces agents.

Il ressort qu’en 2019, un cadre de gestion a été voté lors du conseil d’administration du 27 juin 2019.

Ledit cadre de gestion devait permettre une rémunération plus favorable aux agents contractuels de l’école mais également à ceux recruté postérieurement à la mise en œuvre de ce cadre de gestion.

Or, il n’en est rien.

Ce qui est scandaleux sur ce sujet, c’est que la direction générale de l’administration pénitentiaire, qui rappelons-le, n’ai pas l’employeur des agents non titulaires de cette école ; c’est l’école elle-même, se permet de mettre son nez là où elle ne devrait pas.

La tutelle pourtant intervient sans vergogne sur ce sujet et refuse que l’école fasse évoluer ce cadre de gestion de peur de voir les ANT de l’ÉNAP mieux rémunéré que les ANT de l’administration centrale.

C’est purement et simplement un scandale.

Pour FO Justice, la DGAP, et je m’adresse à vous Monsieur le directeur général de l’administration pénitentiaire, doit laisser l’école gérer la rémunération de ses ANT avec Madame le contrôleur budgétaire dont elle dépend.

Autre sujet particulièrement préoccupant dans cette école : les risques psychosociaux

Une nouvelle page s’ouvre mais serait-ce le jour sans fin ?

Nous avons beau prévenir, alerter, signaler, informer, force est de constater que rien n’évolue si ce n’est dans le mauvais sens et on se trouve à court de synonyme.

La situation est pour le moins préoccupante, de plus en plus de collègues sont à bout.

La fatigue physique et mentale se ressent dans tous les services. L’explication est toute simple :

L’Institution, la direction générale de l’administration pénitentiaire et la direction locale demandent aux équipes de faire plus à moyen constant au prix des souffrances susmentionnées.

Que dire sur le budget

FO Justice a déjà dénoncé ce budget insincère lors du CA du 26 novembre 2025.

Au 1er janvier 2026, le fond de roulement est à 98 jours de fonctionnement pour terminer à une trentaine de jours au 31 décembre 2026.

À cela s’ajoute des contraintes liées à la diminution de la subvention pour charge de service public (CSP) : le 1er quartile qui est ponctionné de près de 25% ; sur 8.6 millions d’euros initialement prévu, l’école n’aura perçu que 6.7 millions d’euros.

En résumé, en décembre 2026 cela correspondrait à un reliquat de 13.86 jours de fond de roulement…

FO Justice ne fera pas plus de commentaire….

Doit-on y voir un signe de démission complète de la DGAP ? Comment répondre au fort besoin formatif, lié au recrutement, si l’on n’est pas soutenu financière par notre tutelle ?

Avez-vous un commentaire Monsieur le directeur général ?

Le montant retiré du 1er quartile sera-t-il consacré à la communication de la nouvelle dénomination de l’administration centrale : à savoir passer de DAP à DGAP ?

FO Justice terminera son allocution en parlant de la situation des élèves surveillants du pacifique qui, pour la 224è, n’ont toujours pas leur carte vitale.

Ils sont arrivés le 26 janvier 2026 et habituellement, leur carte vitale est disponible en un mois. Ici, et malgré l’engagement du « service paye » de l’école, ce n’est toujours pas le cas pour bon nombre d’entre eux.

Quant aux élèves surveillants des 222è et 223è promotion, une minorité n’a toujours pas accès à l’espace en ligne de la mutuelle référencée…

Que pouvez-vous répondre à ces agents ? Comment font-ils pour se soigner ?

Décidément notre administration est plus prompte à se réorganiser en plus haut lieu mais oublie de plus en plus régulièrement les personnels qui sont les poumons même de cette institution.

FO Justice continuera, comme toujours, à défendre sans relâche les droits, la sécurité et la dignité des personnels.

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Prison de Mont-De-Marsan : Semaine Exécrable à Pemegnan…

Tout commence, ce lundi 2 mars, par la valse sans ménagement des officiers de l’établissement. Il faut certes composer avec la vacance de 4 postes non remplacés depuis des mois, alors évidemment, la charge de ceux présents augmente. Une situation qui n’est plus tenable engendrant une augmentation constante des missions, des responsabilités lourdes, des astreintes répétées…L’accumulation de la fatigue, la pression persévérante et cette absence de renforts tant attendus, conduisent à un risque clair qui s’appelle les risques psycho-sociaux…Les officiers tiennent… Mais pour combien de temps encore ?

Et bien pourquoi ne pas bousculer les uns et les autres et voir qui résiste après déjà des semaines de suspens ?

Par la suite, la pression est mise sur les postes fixes et la chasse au trinôme. Bien sûr des problèmes ont été remontés sur certaines associations peu fonctionnelles. De là à faire voler en éclat les équilibres pourtant fragiles qui permettent malgré tout que le travail soit fait, il y a un pas immense ! Chacun tremble alors pour son avenir, nouvel opus…

Après quoi, les mois de politique de remplissage de l’établissement ont eu les conséquences prévisibles et tant redoutées par notre organisation.

En effet, jeudi soir, lors de la distribution du repas, un surveillant a été lâchement et violemment agressé par un détenu et ce malgré la consigne d’ouverture avec un gradé. Est-il utile de préciser qu’il s’agit encore une fois d’un profil psy inadapté à nos détentions ordinaires ? Lors de la montée en prévention, le détenu s’en prend de nouveau à un collègue en le mordant au bras.

Dans un second temps, un incendie en cellule mobilisera encore une équipe de personnels toujours plus vigilants que jamais.

Le bilan est lourd : jours d’ITT, traumatisme profond, entorses de la cheville et du genou, morsure…

Enfin, la journée se termine de nouveau sur des heures supplémentaires et une fouille sectorielle de nuit. Les quelques trouvailles devenues désormais banales n’en sont pas moins inquiétantes et ne permettront pas aux organismes toujours plus éprouvés de se remettre du manque de sommeil afin d’assurer pourtant leurs missions dès le lendemain matin.

Le Bureau local FO CP MDM tient à saluer le travail remarquable de tous les personnels, tous corps et grades confondus.

Grâce à leur courage, leur dévouement, leur disponibilité sans faille et leur professionnalisme, l’établissement est maintenu à flot dans des conditions de plus en plus dégradées.

Le Bureau local FO CP MDM demande le transfert immédiat de ce détenu, après l’exécution d’une sanction disciplinaire exemplaire.

Le Bureau local FO CP MDM souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessés, tant physiquement que psychologiquement et se tient à leurs côtés pour les aider dans l’ensemble des démarches.

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