« Le bien-être et les conditions de travail du personnel sont une priorité pour nous »
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les membres du Comité Social d’Administration,
Aujourd’hui, cette instance aurait dû aborder le sujet de l’utilisation des crédits concernant l’Amélioration des Conditions de Travail (ACT).
L’Amélioration de Conditions de Travail n’est pas juste une écriture pour Force Ouvrière Justice.
Nous ne pouvons que déplorer la non-convocation du service DIOS pour cette instance. Cela aurait permis d’avoir des explications sur le fonctionnement de la mise en place du planning, l’effectif, les rappels qui ont un impact direct sur les Conditions de Travail.
Comme nous l’avions déjà signalé dans un communiqué en date du 29 juin 2023, la Qualité de Vie au Travail au sein de l’établissement ne cesse de se dégrader. La santé physique et mentale du personnel est plus que menacée.
Actuellement, nous avons un taux de couverture de 84% et un manque de 41 agents ce qui est plus qu’alarmant et inconcevable pour Force Ouvrière Justice.
Un an plus tôt, le taux de couverture était de 96%.
Pour rappel, il y a eu zéro place lors de la sortie de la promotion 214 de surveillant et pour la campagne de mobilité 1er semestre deux postes ouverts pour l’établissement.
Force Ouvrière Justice constate que les agents de l’établissement affectés ELSP et UHSA doivent être corvéables à la DISP Dijon via le Directeur ESP. En effet, ces agents sont systématiquement réquisitionnés pour faire des EXTRACTIONS JUDICIAIRES à la place du PREJ 45.
Ces réquisitions entraînent l’annulation de missions, pas de sécurisation périmétrique ou même à l’intérieur, et cela va même jusqu’à la non- couverture de certains postes au sein de l’établissement.
Monsieur le Président, Force Ouvrière Justice vous rappelle que le personnel de l’UHSA, ELSP et PREJ ont suivis la même formation et de ce fait le devoir d’entraide entre service à toute sa place et est légitime.
Par contre, cette entraide ne doit en aucun cas se faire dans un seul sens et surtout pas pour permettre à un nombre plus qu’exponentiel d’agents d’aller se dorer la pilule au soleil.
Force Ouvrière Justice invite le Directeur ESP à revoir sa copie ou à laisser sa place, s’il ne sait pas faire en sorte qu’il y ai une meilleure gestion de son effectif PREJ 45 durant la période estivale.
A croire que cette situation que nous qualifions de « CRISE » est prise à la légère par nos dirigeants et cela à toutes les strates.
Force Ouvrière Justice condamne ce mépris envoyé aux personnels de l’établissement.
Force Ouvrière Justice exige un apport conséquent d’agents issus de la prochaine sortie de promotion de surveillant du mois d’Août.
Force Ouvrière Justice constate que des décisions prises en instance ne sont pas mises volontairement en application au sein de l’établissement.
Force Ouvrière Justice se demande si l’expérimentation prévue pour l’été de tee-shirts pour le personnel de surveillance se fera durant l’hiver ce qui n’a aucune utilité.
Force est de constater, que ce seront toujours les mêmes qui seront épuisés physiquement et mentalement. Et au regard de la politique actuelle, l’établissement fonctionnera bientôt de 08h30 à 17h10.
Ainsi, Force Ouvrière Justice ne siègera pas à cette instance et exige du respect pour le si peu de personnel présent et qui travaille afin d’assurer la continuité de service.
Le Quartier disciplinaire a été le lieu d’une énième agression aujourd’hui vers 16H45.
Un détenu connu pour d’innombrables procédures disciplinaires est passé à l’acte une nouvelle fois aujourd’hui.
Alors qu’il était mis en prévention pour avoir agressé sans aucune raison son codétenu, il s’est jeté sur le gradé du QD lors de la fouille, et lui a assené un coup de poing au visage.
Lors de la maitrise il a continué et a réussi à frapper au niveau de l’œil le surveillant du QD.
Une nouvelle fois, malgré l’adversité les personnels présents ont fait preuve de professionnalisme pour maitriser l’individu violent.
La prise en charge des détenus violents au profil psychiatrique au sein du CP de ST DENIS pose question.
Le constat est encore sans appel aujourd’hui : 02 Blessés
Au vu de sa dangerosité, sa prise en charge en détention doit être revue ! des mesures doivent être prises !
Il faut définitivement empêcher tout nouveau passage à l’acte.
Le Bureau local FO Justice apporte son total soutien à nos collègues agressés, et se tient à sa disposition pour toutes démarches, qu’ils jugeront utiles.
Le Bureau local FO Justice attend une réponse pénale et disciplinaire à la hauteur de la gravite des faits.
Le Mardi 25 juillet 2023 en début de soirée, une fouille sectorielle a été opérée avec l’appui des ERIS et de la cellule sécurité ainsi que des surveillants du grand quartier.
Cette opération menée et préparée grâce au professionnalisme des agents, des gradés et des officiers y étant affectés avec le soutien des différents services transversaux et de la détention s’est déroulée en toute discrétion et sans incident notoire pendant le service de nuit.
Force Ouvrière Justice insiste sur la nécessité des croisements des informations pour faire face à la menace qui pèse au sein de nos différentes détentions.
Force Ouvrière Justice félicite les ERIS de Paris, la cellule sécurité et les agents mobilisés de chaque structure, pour leur efficacité et la contribution qu’ils ont apporté le temps de cette opération.
Elle s’inscrit dans la lutte contre l’insécurité ambiante et vise à rétablir l’ordre et la discipline face aux trafics divers et variés qui fleurissent de façon exponentielle au sein de nos détentions.
Selon nos sources on a découvert :
5 Téléphones portables
Des produits stupéfiants
Clés USB
Force Ouvrière Justice rappelle la dangerosité de notre profession et la nécessité d’être solidaire pour lutter efficacement contre ces dérives qui affaiblissent l’autorité régalienne qui est la nôtre depuis la mise en place de l’article 57 de la loi pénitentiaire.
Notre force passera par notre rigueur collective !
Force Ouvrière Justice appuiera toutes initiatives visant à restaurer l’autorité des pénitentiaires et à apporter de la sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur de nos murs.
« Le surveillant pénitentiaire acteur dans une détention sécurisée » projet phare de notre administration serait vide de sens sans la prise en compte réelle des observations et des signalements pertinents émanant du terrain pour une lutte efficace contre les violences qui gangrènent nos détentions.
De même, le nombre de détenus atteints de trouble du comportement pose également un réel problème sécuritaire majeur à chaque ouverture de cellule et dans leur gestion au quotidien.
En effet, ce jour, les agents du bâtiment D4, ont fait face à un véritable combat de rue pour maitriser un détenu en proie à sa démence.
Depuis, son arrivée sur le bâtiment D4, il a acheté sa tranquillité en faisant le traducteur lors des audiences, feignant d’être calme et serviable. Aucun signalement est remonté auprès de la direction et des services médicaux pour son potentiel d’agressivité et/ou un passage à l’acte imminent.
Ainsi, vers 15h50 les agents se rendent à la cellule de ce « détraqué » pour un bon de changement de cellule.
A l’ouverture, le protagoniste fait un passage en force et s’en prend violement aux agents en leur assenant une pluie de coups de poings et repart de plus belle avec une excellente prise de judo mettant le collègue au sol.
La maitrise fut particulièrement difficile au regard de sa virulence et sa détermination à en découdre avec les personnels pénitentiaires.
La réactivité et le sang-froid des agents présents ont permis de maitriser ce forcené et d’éviter sans aucun doute le pire dans nos rangs.
Néanmoins, nous déplorons au moins 02 agents victimes de graves blessures qui ont nécessité un accompagnement aux urgences.
Les ELAC ont été dépêchés sur place pour son acheminement au quartier disciplinaire.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble des personnels pour la gestion délicate de cette agression sous « emprise démentielle ».
Le bureau local Force Ouvrière Justice interpelle la direction pour son placement dans une Unité Pour Détenus Violents (UDV) à l’issue de son séjour au quartier disciplinaire.
Le bureau local Force Ouvrière Justice dénonce l’escalade de ces violences démentielles et interpelle la direction sur le projet de l’extension d’un « quartier SMPR bis » pour une meilleure prise en charge de ses profils en détention ordinaire.
Le bureau local Force ouvrière Justice ne lâchera rien pour une meilleure reconnaissance de notre profession au regard notamment de la pénibilité et de la dangerosité de nos missions.
Le 21 février 2023 à Agen, en présence du ministre de la Transformation et de la Fonction publique, le garde des Sceaux annonçait une réforme historique en faveur des Personnels de Surveillance.
Depuis, FO Justice a travaillé sans relâche afin de voir aboutir cette concrétisation de l’une de nos revendications majeures : le passage en catégorie B et A pour les Personnels de Surveillance.
Nous vous annonçons, non sans fierté, que le projet sera bien mis en œuvre au 1er janvier 2024 !!!
Aujourd’hui, nous sommes arrivés au bout des négociations pour le corps d’encadrement et d’application, avec le passage de la catégorie C en B.
Concernant le corps de commandement et son passage de B en A, les négociations se poursuivent et devraient aboutir fin août ou début septembre.
Comme nous l’avions indiqué en 2022, la fusion des grades de Surveillant et Brigadier n’était qu’une première étape vers la reconnaissance tant attendue par les Personnels.
FO Justice a donc continué son travail pour l’obtention des catégories B et A, pendant que certains criaient au scandale et vous expliquaient, durant la campagne des élections professionnelles, que nous ne l’obtiendrions jamais…
« Les chiens aboient et la caravane passe »
FO Justice était parvenu à débloquer un budget de 35 millions d’euros pour la fusion des grades, alors que le budget initialement prévu s’élevait à 2,4 millions d’euros.
Aujourd’hui c’est un projet de près de 100 millions d’euros qui vient s’y ajouter.
135 millions d’euros en 2 ans ! Voilà le travail de FO Justice !!!
C’est un budget auquel il va falloir ajouter, à compter de 2025, un coût annuel de 50 millions d’euros au titre de la masse salariale pour l’application de cette réforme.
Pour rappel, l’Ufap-UNSA Justice, qui était majoritaire pendant près de 30 ans n’a connu qu’une seule refonte statutaire pour les Surveillants. Elle remonte à 2006 et se chiffrait à 25 millions d’euros.
On peut donc affirmer que le travail de FO Justice est HISTORIQUE !!!
FO Justice a toujours revendiqué le passage en catégorie B pour le CEA et le passage en catégorie A pour le CDC, le tout accompagné d’augmentations indemnitaires et statutaires significatives.
Le plan de requalification du CDC de l’Ufap-UNSA Justice avait complètement mis à mal les perspectives de carrière de l’ensemble de la profession, créant une désorganisation hiérarchique de l’administration pénitentiaire. C’est dans cet esprit que nous avons proposé au gouvernement un projet de réforme statutaire pour le CEA. Le projet ci-dessous a été arbitré par le cabinet de la Première ministre, pour être désormais acté dans un « bleu », qui le rend définitif.
Pour le CDC, le projet de FO Justice est de fusionner ce corps avec celui des CSP, en 3 grades. Sur ce dernier point, le travail sera mené dans les prochaines semaines. Les derniers arbitrages seront rendus au mois d’août 2023 pour une application également au 1er janvier 2024.
Voici donc le projet validé pour le CEA :
➡️ VOLET INDEMNITAIRE : PARITÉ POLICE OBTENUE !
En 2018, FO Justice revendiquait une indemnité mensuelle à hauteur de celle de nos homologues du ministère de l’Intérieur. C’est dans cette optique que nous demandions une prime mensuelle de 300€. Alors que nos détracteurs nous taxaient de démagogues, FO Justice a finalement obtenu un doublement de l’Indemnité pour Charges Pénitentiaires (ICP). Cette dernière est actuellement versée en décembre en une seule fois. Elle sera désormais payable mensuellement, dès le 1er janvier 2024, avec une montée en charge sur 3 ans. Après avoir obtenu son passage de 1400€ à 1869€ en 2021, celle-ci sera portée pour l’ensemble de CEA à :
Paye de décembre 2023 : 1869€ (bruts)
1er janvier 2024 : 2524€ (bruts) par an soit 210.33€ par mois
1er janvier 2025 : 3179€ (bruts) par an soit 264.92€ par mois
1er janvier 2026 : 3835€ (bruts) par an soit 319.58€ par mois
Toutes les autres primes, comme le complément forfaitaire de 300€ payable en juin, la prime de surpopulation, la prime des formateurs et moniteurs de sport (etc.) sont maintenues.
Les personnels d’encadrement (1ers Surveillants), ainsi que tous ceux qui auraient une ICP supérieure au montant de référence de l’année gardent leur ICP jusqu’à la prochaine augmentation.
En plus de cette évolution majeure de l’ICP, FO Justice demande l’instauration d’une prime spécifique pour les Personnels exerçant des fonctions d’encadrement (Brigadier-Chef et Major) tout en continuant à revendiquer la revalorisation des indemnités de Nuits et de « Dimanche/Jours Fériés ». Car oui, malgré cette avancée majeure, les revendications indemnitaires de FO Justice ne s’arrêtent pas là.
➡️ VOLET STATUTAIRE : DES PERSPECTIVES NOUVELLES !
Aujourd’hui, la grille du CEA se décline en 3 grades :
Surveillant/Brigadier 26500 agents soit 92.5% du corps
1er Surveillant 2040 agents soit 7.1% du corps
Major Pénitentiaire 110 agents soit 0.4% du corps
Dans le cadre de la réforme statutaire, le corps sera également composé de 3 grades, avec des missions différentes :
Surveillant/Brigadier 18000 agents soit 60% du corps
Brigadier-Chef Pénitentiaire 7500 agents soit 25% du corps
Major Pénitentiaire 4500 agents soit 15% du corps
Les grades de Brigadier-Chef et Major seront composés de personnels exerçant pour certains des fonctions d’encadrement (filière dite encadrement) et pour d’autres des fonctions classiques d’application (filière dite professionnelle). Chaque agent aura ainsi la possibilité de choisir le parcours qu’il souhaite, tout en ayant le choix de pouvoir évoluer dans les grades et les responsabilités. C’est ainsi que FO Justice est parvenu à obtenir cette augmentation conséquente du nombre d’agents dans chacun des 2 grades supérieurs.
La réforme que nous avons travaillée avec la DAP, le ministère ainsi que Matignon, permettra à plus de la moitié des agents du CEA d’accéder au grade supérieur sur un plan de 5 ans.
Cette réforme permettra à près de 7500 agents d’atteindre le grade de Brigadier-Chef et 4500 agents le grade de Major. C’est ainsi la possibilité, pour plus de 12000 agents, d’avoir une promotion dans les 5 prochaines années.
CELA AUSSI, C’EST HISTORIQUE !
Actuellement, les grades de 1er Surveillant et Major représentent seulement 7,5% du CEA. Avec cette réforme, les Brigadiers Chefs et Majors représenteront 40% de ce même corps.
ENCORE UNE FOIS, C’EST HISTORIQUE !
Un plan de promotion est prévu, et d’importants volumes seront mis en œuvre et impliqueront des taux de promotion de l’ordre de 10% à 15%. En effet, la DAP envisage de prononcer 1500 promotions au grade de Brigadier-Chef en 2024, et 2100 promotions les années suivantes, jusqu’en 2028.
Nous avons également obtenu la mise en œuvre d’une promotion pour l’ensemble des 1ers Surveillants actuels dans un Tableau d’Avancement durant une période de trois ans (2024, 2025 et 2026). Ainsi une 1ère vague des 1ers Surveillants sera promue au grade de Major en 2024 puis deux autres au 1er janvier 2025 et au 1er janvier 2026. Le critère retenu pour départager cette liste serait l’ancienneté dans le grade de 1er Surveillant.
Les conditions d’avancement pérennes vers les grades de Brigadier-Chef et Major s’établiront ainsi après la période transitoire de 2024 à 2028 :
Une disposition transitoire sera introduite pour alimenter le grade de Major, avec des agents promus de manière pérenne du grade de Surveillant/Brigadier vers le grade de Brigadier-Chef dès 2025, afin de ne pas entrainer une rupture du vivier de promouvables. Seraient ainsi éligibles de manière transitoire :
• Les Brigadiers-Chefs « Filière encadrement » qui comptent 1 an dans le grade pourront se présenter au Grade de Major, et ce jusqu’au 31/12/2026
• Les Brigadiers-Chefs « Filière Professionnelle » qui comptent 2 ans dans le grade pourront se présenter au Grade de Major, et ce jusqu’au 31/12/2028
➡️ GRILLE INDICIAIRE DU CEA : DES AUGMENTATIONS SIGNIFICATIVES !
Ce projet permettra aux Surveillants et Brigadiers qui souhaitent faire carrière dans le Corps d’Encadrement et d’Application de terminer à l’indice sommital 595, là où il y a 3 ans ils plafonnaient à 473 en tant que Surveillant, et 483 en tant que Brigadier.
Il en est de même pour les 1ers Surveillants qui étaient bloqués à l’indice 517 sans perspective d’évolution, tant le nombre de promotions au grade de Major était ridicule. Ils pourront désormais atteindre l’indice sommital 595.
➡️ Grille des Surveillants et Brigadiers
Pour les surveillants et brigadiers, le reclassement se fera « à l’échelon ». Chacun conservera donc son échelon actuel.L’ancienneté acquise sera calculée en fonction de la durée du nouvel échelon.
Il n’y aura donc ni « perte d’échelon », ni perte d’ancienneté acquise dans ce même échelon. Ainsi, TOUS les Personnels du grade de Surveillant et Brigadier passeront à l’échelon supérieur à la date prévue actuellement !
Pour les surveillants au 10ème et 11ème échelon, une bonification de 6 mois d’ancienneté sera accordée. Pour les surveillants au 12ème échelon, une bonification d’un an d’ancienneté sera accordée.
Ceci permettra d’éviter toute inversion de carrière dans la nouvelle grille.
Les 1er Surveillants et Majors actuellement en poste et en formation à l’ENAP seront reclassés de la façon suivante :
• Les Majors actuels seront directement reclassés dans la nouvelle grille des Majors à l’échelon comportant un indice égal ou immédiatement supérieur
• Les 1ers Surveillants seront reclassés dans le grade de Brigadier-Chef, à l’échelon comportant un indice égal ou immédiatement supérieur avec le calcul de l’ancienneté conservée également, dans l’attente d’un passage au grade de Major en 2024 pour la 1ère vague, puis en 2025 et 2026 pour les deux dernières vagues.
Pour conclure, cette réforme historique vient mettre sur la table une réelle RECONNAISSANCE des PERSONNELS PENITENTIAIRES.
Là où le bloc syndical vend du rêve depuis des mois à coup de grilles lunaires et complètement démagogiques, FO Justice a travaillé sans relâche pour obtenir un projet viable, concret et qui donne de réelles perspectives de carrière.
Augmentation salariale mensuelle pour l’ensemble du CEA.
Le maintien de la réalisation et du paiement des heures supplémentaires avec des taux revalorisés grâce à l’augmentation indiciaire. Donc AUCUN changement sur le système actuel, si ce n’est que les heures supplémentaires seront mieux rémunérées.
Le doublement en 3 ans de l’ICP qui passera de 1869€ à 3835€ en 2026, payable mensuellement.
Une évolution de grade et d’indice pour les 1ers Surveillants actuels avec un gain de pouvoir d’achat.
La promotion de plus de la moitié du CEA sur 5 ans avec des augmentations indiciaires supplémentaires qui permettra aux Surveillants et aux 1ers Surveillants d’atteindre l’indice 595
Une dynamique de carrière retrouvée pour l’ensemble des Personnels Pénitentiaires.
QUAND IL EST QUESTION DE RÉFORME HISTORIQUE
CONTRAIREMENT À D’AUTRES, FO JUSTICE RÉPOND PRÉSENT !
Ce vendredi 21 juillet, nos ELSP ont été victimes d’une nouvelle attaque aux mortiers d’une violence extrême.
Aux alentours de 15H00, l’agent du mirador 3 alerte les ELSP en leur signalant que 4 individus tentent d’entrer dans le glacis avec un sac et des bâtons.
Agissant en professionnels, ils se rendent immédiatement sur les lieux avec leur véhicule en allumant le gyrophare 2 tons.
Les 4 individus ramassent rapidement leur sac, la pince coupante et les bâtons, puis tentent de prendre la fuite. Nos 2 collègues ELSP se déploient pour les empêcher de s’échapper tandis que le gradé reste dans le véhicule pour assurer la communication entre les 2 agents.
Les individus essaient d’abord de fuir en passant par le fossé, mais se heurtent à l’un des ELSP. L’un d’entre eux n’hésite pas à allumer l’un des bâtons qui s’avère être un mortier d’artifice. Il tire une première salve en direction d’un de nos collègues qui parvient à éviter les tirs de justesse. Ensuite, il s’en prend au deuxième agent, qui se protège avec le bouclier présent dans le véhicule pour ne pas être touché.
Les dernières fusées du mortier sont ensuite tirées vers le véhicule, provoquant l’embrasement de l’herbe sèche se trouvant à proximité.
Pendant cette attaque, les 3 premiers individus parviennent à s’échapper, mais l’auteur des tirs de mortiers est finalement interpellé par nos collègues, non sans difficultés, car il résiste lors de son interpellation.
Il est finalement menotté, emmené jusqu’au véhicule et remis à la police nationale avec le sac contenant 2 colis, les bâtons de mortiers et une catapulte sur perche.
Les pompiers sont ensuite appelés sur les lieux pour éteindre les 3 départs de feux provoqués par cette violente attaque.
Le bureau localFOJustice tient à féliciter les ELSP pour leur sang-froid impressionnant et leur grand professionnalisme.Nous demandons d’ailleurs à la direction de l’établissement de les féliciter officiellement pour la gestion parfaite de cet incident.
Le 3 juillet 2023, à l’assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 entérinait une augmentation sans précédent de ses crédits, et qui atteindront près de 11 milliards d’euros en 2027.
Par ailleurs, le ministre de la justice rendait hommage au personnel qui œuvre pour le bon fonctionnement de la justice, je cite:
“ Plus que jamais, notre justice, nos magistrats nos greffiers, nos agents pénitentiaires, nos conseillers d’insertion et de probation, enfin tous ceux qui servent la justice avec dévouement et qui sont mobilisés. La direction de la protection judiciaire et de la jeunesse. Ils sont la fierté de la justice, la fierté de la république. Et leur engagement nous oblige en un mot, merci ”
Pour l’opération oumbouchou en cours les magistrats, les greffiers enfin tout le personnel dépêché sur place bénéficie de l’indexation pour 6 mois de présence.
Pour rappel les contractuels de l’éducation national, au même titre que les contractuels de la DPJJ bénéficient d’un complément de rémunération à hauteur de 40 %.
Par conséquent, nous exigeons que cette sur rémunération soit appliquée aux contractuels de l’établissement (Personnel administratif et SPIP).
Déjà en 2017 lors du CSA-D, vous vous étiez engagée à nous apporter une réponse. Ce qui ne fut pas le cas. Et force et de constater que la situation des contractuels n’a pas évolué depuis.
La situation au centre pénitentiaire est au bord de l’asphyxie avec les chiffres que vous connaissez. Dans quel établissement de France les détenus sont logés par 5 voir 6 et dont la maison d’arrêt est occupée en permanence par 4 détenus. Nulle part ailleurs.
Nous attirons votre attention depuis tant d’années. Une plainte sera déposée pour mise en danger du personnel.
Dernier point et non pas des moindres, j’ai demandé au nom de FO justice la liste des agents bénéficiant de l’aide au logement, le directeur me rétorque que cette liste est confidentielle et que c’est pas lui qui a attribué l’aide au logement aux agents qui y figurent.
On a des éléments factuels qui montrent que des agents dont le CIMM se trouvent à Mayotte, bénéficient bien de l’aide au logement. Nous demandons donc que l’ensemble des agents qui sont en location, et dont le CIMM se situe à Mayotte puissent tous en bénéficier.
Au même titre que pour la mise en danger du personnel, une requête sera déposée au tribunal administratif pour l’attribution de l’aide au logement.
Ce samedi 22 juillet 2023, au moment du repas du soir un de nos pensionnaires qui se trouvait au QI a agressé un de nos collègues.
Les faits ont commencé en début d’après-midi, le charmant pensionnaire, a demandé du chocolat et du café, ce que le collègue lui a refusé, tout en lui précisant que cette distribution se fera au moment du repas du soir, et à ce moment-là le détenu a commencé à l’insulter en ces termes :
« Wallah je vais te faire exploser la tête un de ces quatre sale fils de pute » Ce détenu et coutumier des faits et des insultes dès qu’un collègue lui refuse quelque chose.
Vers 17h, au moment du repas le même détenu qui se trouve toujours mécontent du service public de la MA VILLEPINTE, continu à insulter le collègue même en la présence du gradé et avec la délicatesse que notre pensionnaire connait bien « tu vas voir je vais t’éclater, je vais niquer ta mère, la pute ta race »
Tout en continuant à insulter le collègue, il se rapproche de lui malgré les injonctions de l’agent qui lui demande de reculer et aussi malgré l’interposition du gradé. Le détenu n’a pas cessé de repousser le gradé, afin d’en découdre avec le collègue pour réussir à se rapprocher assez près pour l’attraper au niveau de l’épaule.
L’alarme a été déclenchée et l’agent ainsi que le gradé ont maitrisé le détenu et l’ont mis au sol dans la cellule. Pendant l’intervention, le détenu n’a pas arrêté de se débattre en donnant des coups de pieds au niveau des jambes et du ventre des collègues. A ce moment-là, le détenu a réussi à attraper l’agent au niveau du visage et lui a enfoncer le doigt dans l’œil.
Le bureau local Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé.
Le bureau local Force Ouvrière Justice attend une réponse ferme du tribunal de Bobigny et que le détenu soit puni avec la plus grande fermeté.
Le bureau local Force Ouvrière demande le transfert dès la fin des 30 jours du QD et que pendant cette période une gestion particulière soit apportée à ce détenu.
Le vendredi 21 Juillet 2023, vers 09h25, lors de la mise en place des promenades du bâtiment F2, les pensionnaires du F2 ont sauvagement agressé physiquement nos collègues en leur assénant des coups de poing au visage avec une extrême violence !!!
Nos collègues ont eu également droit à des crachats de la part ces détenus !!!
Les Agents ont juste voulu faire respecter le règlement Intérieur… Le prix pour faire appliquer un règlement coûte cher Au Centre Pénitentiaire d’Osny Pontoise !!!
Ce même jour du 21 juillet, vers 15h20, Au bâtiment B1, nos collègues sont à nouveau agressés par des crachats.
FO JUSTICE dénonce ces actes grave et déplore que ces détenus soient encore présents dans notre établissement.
FO JUSTICE apporte son soutien aux collègues blessés et sera présent pour toutes les démarches à venir.
FO JUSTICE exige de la direction des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre des personnes détenues et leur transfert immédiat à la suite de leur sanction.