« Le surveillant pénitentiaire acteur dans une détention sécurisée » projet phare de notre administration serait vide de sens sans la prise en compte réelle des observations et des signalements pertinents émanant du terrain pour une lutte efficace contre les violences qui gangrènent nos détentions.
De même, le nombre de détenus atteints de trouble du comportement pose également un réel problème sécuritaire majeur à chaque ouverture de cellule et dans leur gestion au quotidien.
En effet, ce jour, les agents du bâtiment D4, ont fait face à un véritable combat de rue pour maitriser un détenu en proie à sa démence.
Depuis, son arrivée sur le bâtiment D4, il a acheté sa tranquillité en faisant le traducteur lors des audiences, feignant d’être calme et serviable. Aucun signalement est remonté auprès de la direction et des services médicaux pour son potentiel d’agressivité et/ou un passage à l’acte imminent.
Ainsi, vers 15h50 les agents se rendent à la cellule de ce « détraqué » pour un bon de changement de cellule.
A l’ouverture, le protagoniste fait un passage en force et s’en prend violement aux agents en leur assenant une pluie de coups de poings et repart de plus belle avec une excellente prise de judo mettant le collègue au sol.
La maitrise fut particulièrement difficile au regard de sa virulence et sa détermination à en découdre avec les personnels pénitentiaires.
La réactivité et le sang-froid des agents présents ont permis de maitriser ce forcené et d’éviter sans aucun doute le pire dans nos rangs.
Néanmoins, nous déplorons au moins 02 agents victimes de graves blessures qui ont nécessité un accompagnement aux urgences.
Les ELAC ont été dépêchés sur place pour son acheminement au quartier disciplinaire.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble des personnels pour la gestion délicate de cette agression sous « emprise démentielle ».
Le bureau local Force Ouvrière Justice interpelle la direction pour son placement dans une Unité Pour Détenus Violents (UDV) à l’issue de son séjour au quartier disciplinaire.
Le bureau local Force Ouvrière Justice dénonce l’escalade de ces violences démentielles et interpelle la direction sur le projet de l’extension d’un « quartier SMPR bis » pour une meilleure prise en charge de ses profils en détention ordinaire.
Le bureau local Force ouvrière Justice ne lâchera rien pour une meilleure reconnaissance de notre profession au regard notamment de la pénibilité et de la dangerosité de nos missions.