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Prison de Béziers : Des Rats au Centre Pénitentiaire – Des Conditions de Travail Inacceptables !

FO Justice tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.

Après les sous-effectifs, la surpopulation, les conditions de travail dégradées… voilà désormais les rats !

FO Justice CP Béziers a été alerté par les personnels concernant la présence importante de rats aux abords des bâtiments MA1 et MA2 du centre pénitentiaire de Béziers.

Le constat est particulièrement inquiétant : des rats circuleraient entre les plaques d’égout et les différents trous et galeries présents à proximité des bâtiments. La situation est suffisamment préoccupante pour que leur présence ait également été constatée dans le secteur du bureau du rez-de-chaussée de la MA1.

Ce n’est pas acceptable dans un établissement pénitentiaire.

Les personnels travaillent quotidiennement dans ces bâtiments et ne devraient pas avoir à composer avec une telle situation sanitaire.

FO Justice CP Béziers exige donc que la direction prenne immédiatement la mesure de la situation et fasse intervenir les services compétents afin de procéder à une évaluation complète de l’infestation, à une dératisation efficace et à un traitement des accès et galeries permettant la circulation de ces nuisibles.

Il ne suffira pas de déposer quelques pièges ou de traiter ponctuellement les abords. Si des galeries permettent aux rats de circuler autour des bâtiments, c’est bien l’origine du problème qu’il faut traiter.

FO Justice CP Béziers s’interroge également sur les conséquences que cette situation peut avoir sur les conditions d’hygiène des personnels. Alors que les agents sont déjà confrontés quotidiennement au manque de personnels, à la surpopulation carcérale, aux difficultés de fonctionnement et à la dégradation générale de leurs conditions de travail, doivent-ils maintenant accepter de travailler au milieu des rats ?

FO Justice refuse que cette situation soit banalisée.

Nous demandons à la direction du CP de Béziers de prendre ce signalement au sérieux et d’apporter rapidement des réponses concrètes aux personnels.

A nouveau, la sécurité et les conditions de travail des agents ne doivent pas être une variable d’ajustement.

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Prison de Grasse : Soutien aux Moniteurs de Sport

FO Justice tient à apporter son plein et entier soutien aux personnels Moniteurs de Sport (MDS) qui sont intervenus, ce lundi 5 octobre, pour mettre un terme à l’agression d’une personne détenue par plusieurs protagonistes.

Face à cette situation de violence, ces agents ont pris leurs responsabilités et se sont physiquement engagés pour faire cesser l’agression et rétablir la sécurité sur le terrain de sport.

Ils se sont exposés directement pour porter assistance à une personne détenue en difficulté.

Par leur intervention rapide et courageuse, ils ont très probablement permis d’éviter que cette agression ne dégénère en un drame aux conséquences potentiellement bien plus graves.

Ces agents n’ont pas hésité à s’engager là où la situation l’exigeait pour protéger une personne et rétablir l’ordre.

Cette intervention témoigne du professionnalisme, du courage et du sens des responsabilités dont ont fait preuve ces agents à l’image de leurs missions au quotidien.

POURTANT QUELLE RECONNAISSANCE LEUR EST ACCORDÉE ?

L’annonce, à l’initiative des MDS, consistant à réintégrer sur le terrain de sport les personnes présentes lors des faits, sans qu’un soutien affirmé ne leur soit apporté, interroge profondément.

Au-delà de la décision elle-même, c’est le message envoyé aux agents et à la population pénale qui est particulièrement préoccupant.

Comment demander aux personnels d’intervenir, de prendre des initiatives et de faire respecter les règles si, au moment où ils le font, ils ne se sentent pas soutenus par leur hiérarchie ?

CETTE SITUATION ENTRAINE DES CONSÉQUENCES CONCRÈTES :
▪ Discrédit des personnels auprès de la population pénale ;
▪ Sentiment d’abandon chez les agents qui se sont engagés physiquement pour mettre fin à l’agression ;
▪ Perte de confiance dans le soutien hiérarchique lorsqu’ils prennent leurs responsabilités ;
▪ Renforcement du sentiment d’impunité et d’intouchabilité chez certains détenus ;
▪ Risque, à terme, de décourager les personnels d’intervenir face à des situations de violence.

Pour FO Justice, un agent qui intervient pour faire cesser une agression pour protéger une personne détenue et qui contribue probablement à éviter un drame, ne doit pas avoir le sentiment qu’il sera ensuite désavoué.

Pour FO Justice quand un agent s’engage physiquement pour assurer la sécurité, la Direction doit être à ses côtés.

FO Justice attend de la Direction que les moniteurs de sport bénéficient d’un soutien clair et sans ambiguïté de leur hiérarchie et que les décisions prises à la suite de tels incidents prennent pleinement en compte la nécessité de préserver l’autorité et la crédibilité des agents sur le terrain.

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Prison d’Arras : Jamais 2 sans 3 – Les Agents Toujours en Première Ligne !

Vendredi dernier, le détenu G. a une nouvelle fois fait parler de lui.

Refusant de sortir du quartier disciplinaire, il a tenté de le bloquer avant de mettre le feu à sa cellule.

FO Justice Arras avait pourtant déjà alerté à deux reprises sur le comportement de cet individu :

En juillet dernier,
il était à l’origine de multiples dégradations dans les cours du quartier disciplinaire.

En septembre,
notre organisation dénonçait un comportement devenu particulièrement difficile à gérer au quotidien pour les personnels.

Aujourd’hui, les faits se répètent et les agents en subissent une nouvelle fois les conséquences !

Dégradations des cours du quartier disciplinaire, présence sur le toit d’une promenade et désormais incendie volontaire d’une cellule : les incidents s’accumulent.
Ils dégradent les conditions de travail, mettent nos collègues à rude épreuve et compromettent la sécurité de l’établissement.

À chaque incident, ce sont les personnels qui interviennent, s’exposent aux risques et doivent ensuite poursuivre leurs missions dans des conditions toujours plus difficiles.

FO Justice Arras exige une nouvelle fois le transfert de ce détenu.
Combien d’incidents faudra-t-il encore pour que nos alertes soient suivies d’actions concrètes ?
UNE FOIS DE TROP NE DOIT PAS DEVENIR UNE HABITUDE !

Notre organisation salue le professionnalisme et le sang-froid des personnels, dont l’intervention a permis de circonscrire l’incendie et d’éviter que la situation ne dégénère davantage.

Cette reconnaissance doit s’accompagner de mesures concrètes pour les protéger.
FO Justice Arras demande à la direction de prendre ses responsabilités et d’obtenir le transfert de cet individu.

Les agents ont suffisamment alerté.

IL EST TEMPS D’AGIR
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Prison de Douai : Travaux Bâtiment B – 60 à 70 Détenus devraient être transférés !

Ce jour, FO Justice a interrogé la Direction interrégionale sur l’organisation des travaux à venir au bâtiment B de la maison d’arrêt de Douai.

Près de 320 personnes détenues sont concernées par cette réorganisation. Une partie devrait pouvoir être redispatchée au sein même de l’établissement, notamment grâce à la réouverture du bâtiment C.

En parallèle, le Département Sécurité et Détention, en lien avec la DISP, travaille actuellement au transfert de 60 à 70 détenus vers d’autres établissements de la région.

La direction locale avait alerté la DISP il y a plus de trois semaines, permettant ainsi d’anticiper cette situation.

FO Justice s’interroge donc sur l’utilité d’un appel à la mobilisation le 16 octobre, alors même que des mesures concrètes sont déjà en préparation.

Certains de nos homologues auraient peut-être gagné à prendre attache avec la Direction interrégionale avant de dégainer un appel à la mobilisation.

Chez FO Justice, nous préférons nous renseigner, intervenir et obtenir des réponses avant d’exposer inutilement les personnels.

Les 60 à 70 transferts annoncés devront se concrétiser, la réouverture du bâtiment C devra être effective et la chronologie des travaux devra être clarifiée.

FO Justice jugera l’administration sur les actes.
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Prison de Val-de-Reuil : Compte-Rendu d’Audience avec la Direction

La semaine dernière, nos collègues ont été agressés dans l’exercice de leurs fonctions. FO Justice a refusé que ces agressions deviennent un fait divers de plus. Samedi et dimanche, l’ensemble des agents présents s’est mobilisé et a montré sa solidarité. Cette mobilisation a payé : ce matin à 10h, la direction nous a reçus.

Nous y avons présenté la plateforme revendicative construite tous ensemble, avec les remontées du terrain. Voici, point par point, ce que nous avons porté et ce que la direction nous a répondu.


I. EFFECTIFS ET RESSOURCES HUMAINES

1. Il manque 28 agents au CD de Val de Reuil

Notre établissement tourne aujourd’hui avec un taux de couverture de 86 %. Or c’est l’administration elle-même qui fixe à 90 % le seuil acceptable d’un établissement. FO Justice exige donc que la DISP et la DAP appliquent à Val de Reuil la règle qu’elles ont elles-mêmes fixée. Pour atteindre ce seuil, il manque 28 agents. Nous demandons les 28 postes.

2. Fin des sanctions liées aux rappels sur repos hebdomadaire

Nous avons demandé la suppression définitive des sanctions liées aux refus de rappel sur repos hebdomadaire, aux gardes d’enfants et à tout événement lié à la vie de famille. Au vu du sous-effectif et d’un taux de couverture non respecté, le directeur a accepté ce point, tout en estimant qu’un travail reste à mener sur les rappels sur repos hebdomadaire. Nous y serons attentifs.

3. Paiement du reliquat d’heures supplémentaires

FO Justice a demandé le paiement du reliquat des stocks d’heures supplémentaires en fin d’année. Cette revendication sera remontée à la direction interrégionale. Les heures effectuées sont dues, elles doivent être payées.


II. SÉCURITÉ EN DÉTENTION

1. Vidéosurveillance

Nous avons demandé l’installation d’un parc de caméras couvrant le quartier arrivant, le sport et les couloirs de détention. Nous avons été clairs : la caméra ne remplacera jamais un agent. La vidéo ne doit pas devenir un palliatif à la présence humaine dans nos coursives.

2. Distribution de Capstun à l’ensemble des personnels

Cet outil de défense est devenu indispensable à la sécurité de nos collègues. La direction confirme que le matériel est arrivé en direction interrégionale et qu’il sera en établissement, prêt à être distribué, très rapidement. Nous attendons une distribution effective, pas une annonce.

3. Blocs-portes et passe-menottes

Nous avons demandé la pose de blocs-portes sur l’ensemble des cellules du C1 et du F1, ainsi que l’installation de deux passe-menottes : une cellule au F1, une cellule au C1. Nous attendons un retour rapide sur cette revendication indispensable à la sécurité des agents !

4. Remise en état des CProU

FO Justice a insisté sur ce point. La direction s’engage à ce qu’une cellule soit opérationnelle avant la fin de l’année, la seconde devant suivre très vite. Nous prenons acte.


III. SÉCURITÉ EXTÉRIEURE

1. Glacis et parking des personnels

Cela fait bientôt cinq ans que l’on nous promène sur ce dossier. Nous avons de nouveau exigé la mise en place du glacis et la sécurisation du parking des personnels. Les promesses ne suffisent plus : nous demandons un calendrier clair indiquant quand commenceront les travaux.

2. Couverture des parkings et des abords

Nous demandons la couverture complète des parkings et des abords de l’établissement.

3. ELSP

Nous exigeons que l’ELSP ouvre dans de bonnes conditions : avec le matériel nécessaire, les effectifs nécessaires, des vestiaires et un bureau dédié. Même si cela doit prendre plus de temps, une ELSP sous-dotée serait une ELSP en danger.


IV. ORGANISATION DE LA DÉTENTION

1. Caches-œilletons en service de nuit

Nos collègues de nuit ne peuvent plus engager leur responsabilité sur des rondes rendues impossibles par les caches-œilletons. Nous avons exigé une procédure ferme et immédiate et un véritable plan de lutte, avec des sanctions disciplinaires ou infra-disciplinaires. L’objectif est simple : obliger la population pénale à respecter cette règle.

2. Blocage du régime probatoire par complaisance

Certains détenus restent volontairement au régime probatoire. Cette pratique embolise le régime fermé et empêche son bon fonctionnement. Nous avons demandé à la direction de trouver des leviers pour y mettre fin rapidement !

3. Surpopulation : la situation est devenue explosive

Aujourd’hui, 823 détenus sont incarcérés au CD de Val de Reuil pour une capacité théorique de 800 places. La gestion de la détention devient ingérable et les tensions montent : il y a toujours plus de détenus et toujours moins de personnels. Si l’administration ne peut pas créer des postes en claquant des doigts, elle peut arrêter de nous envoyer des détenus. FO Justice exige que la pression sur le taux d’occupation soit réduite et que ce chiffre redescende sous un seuil acceptable.

Nous exigeons l’arrêt des sessions arrivants jusqu’à la fin de l’année !

Nous exigeons également une remise en cadre de l’accueil des arrivants.
Aujourd’hui, des arrivants se présentent tous les jours, à n’importe quelle heure.
Nous demandons le retour à ce que nous avons connu il y a quelques années : un jour fixe, le mercredi, tous les 15 jours, à heure fixe.

4. Organisation avec les services médicaux

Nous demandons que la distribution des traitements se fasse sur les quartiers, afin de limiter les mouvements en détention et de désengorger l’unité sanitaire. Nous demandons aussi aux services médicaux de revoir l’organisation des rendez-vous : ils ne peuvent plus décider seuls, dans leur coin, des flux de détenus dans nos coursives. Chaque rendez-vous donné sans anticipation met du personnel en danger.

Stop à ces pratiques !

5. Pas d’extraction médicale programmée les jours de transfert

Les jours de transfert sont connus. Ces jours-là, l’équipe mobile n’est pas présente, et chaque extraction médicale programmée oblige à dégarnir la détention de ses surveillants. Nous exigeons que cette pratique cesse : les jours de transfert, seules les urgences doivent être assurées. Le directeur va prendre attache avec les responsables des unités sanitaires pour trouver des solutions rapides et efficaces.

6. Transferts

Nous avons évoqué avec la direction une liste de détenus à transférer dans les plus brefs délais qui ont été acceptés.


V. SERVICE DES AGENTS ET RAPPELS

De nombreux collègues nous font remonter leur ras-le-bol des rappels de dernière minute. Notre demande est claire : le service des agents doit identifier un mois à l’avance les postes non comblés et les diffuser immédiatement à l’ensemble des personnels. C’est par l’anticipation que l’on mettra fin aux rappels de dernière minute. Les agents ne subiront plus leur planning : ils en redeviendront acteurs.

NOUS RESTONS VIGILANTS

Des avancées ont été obtenues ce matin, et elles l’ont été grâce à la mobilisation de tous ce week-end. Mais beaucoup reste à faire, et les engagements oraux ne protègent personne en coursive !

FO Justice restera mobilisée tant que les réponses ne seront pas à la hauteur. Nous exigeons de la direction un point d’étape rapide sur l’ensemble de ces revendications. Ce qui relève de la DISP de Rennes et de la DAP doit être porté sans délai par la direction locale : la sécurité des agents ne peut plus attendre !

Et nous n’oublions pas, FO Justice Val de Reuil apporte son soutien indéfectible à l’ensemble des collègues qui ont subi des agressions que ce soit physique ou verbale.

Si la majorité ne sont pas entendu nous saurons maintenant nous faire entendre, ce qui a été un débrayage hier sera demain un mouvement d’ampleur ! Nous remercions tous les personnels qui se sont mobiliser ce weekend et nous ne manquerons pas de vous faire connaitre rapidement la position de l’administration quant à nos revendications !

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UISP Lyon : Gratuité des TCL – FO Entendu par le Directeur de Cabinet de la Métropole de Lyon !

Suite à notre lettre ouverte du 27 août à madame la présidente de la métropole de Lyon, nous avons été déçus de constater que seuls les policiers et les gendarmes bénéficieraient du dispositif de gratuité à compter du 1er janvier 2027, pour 12 mois.

Nous avons donc repris contact avec madame Sarselli et son bureau, afin de comprendre sa décision et défendre notre position.

Le vendredi 2 octobre 2026, le Directeur de cabinet de la métropole de Lyon nous a contacté pour un entretien téléphonique.

Ce dernier nous a expliqué une décision d’urgence de la part de madame la Présidente. Elle s’est appuyée sur les textes de sécurité intérieure propres aux forces de l’ordre pour l’instant. Une évaluation sera faite sur 2027 pour permettre de démontrer son utilité.

Le Directeur de cabinet nous a affirmé que la porte n’était pas fermée aux personnels pénitentiaires et a pris le temps de nous écouter.

Nous lui avons listé les structures pouvant être concernés par cette mesure, soit :

  • La MA Lyon Corbas
  • La cyno
  • Le CP Villefrnache Sur Saône
  • Le CSL
  • L’EPM
  • Le CIHFA
  • La DISP de Lyon
  • Le SPIP69 MO
  • Les ERIS

Et le nombre d’agents que cela représenté : 980


Car OUI, FO Justice demande cette mesure pour les personnels de tous corps et grades confondus.

Il était important de rappeler au-delà du fait que nous sommes la 3ème force de sécurité intérieure, les difficultés qu’ont nos collègues à se déplacer sur la métropole lyonnaise.

– Structures excentrées
– Manque de transports en communs
– De jeunes professionnels qui n’ont pas le permis
– Des professionnels qui arrivent pour la plupart des DROM.

La région n’attire pas et beaucoup de collègues qui ne restent pas à cause de ces contraintes.

Le Directeur de cabinet a été sensible à notre discours et en réfèrera à madame la présidente de la Métropole de Lyon.

FO Justice Lyon reste en contact avec le Directeur de cabinet er suivra l’avancée de ce dossier.
FO Justice Lyon continue à se battre pour le pouvoir d’achat de l’ensemble des personnels.

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Refonte de la chaîne hiérarchique : Objectif 2027

Plutôt qu’alimenter des polémiques stériles ou des querelles syndicales auxquelles plus personne n’a envie d’assister, FO Justice préfère rester constructif et factuel et laisser aux démagogues populistes leurs fake news.

► FO Justice a fait rétablir une vérité : l’article 10 ne sera pas généralisé à l’ensemble du corps de commandement au 1er janvier 2027.

Maintenant, il nous faut aller plus loin et redonner du sens à la chaîne hiérarchique mise à mal par le plan de requalification de la chaîne de commandement de l’Ufap-Unsa Justice.

La réforme historique des personnels de surveillance, portée et négociée par FO Justice, et combattue par l’ensemble des autres organisations syndicales, va profondément modifier la chaîne d’encadrement dans les prochaines années. Grâce à cette réforme, le nombre d’encadrants va doubler pour atteindre, en 2028, le nombre de 4 450 brigadiers-chefs et majors d’encadrement.

Cette évolution nécessite désormais une refonte complète de la cartographie des postes d’encadrement, de commandement et de DSP.

Cette refonte nous permettra d’offrir aux encadrants des perspectives enrichies, au-delà du travail posté, de renforcer l’encadrement des structures de petite taille et, plus largement, de faciliter l’accès à des fonctions managériales diversifiées et clairement identifiées au sein de l’ensemble des services de l’Administration Pénitentiaire.

La refonte de la cartographie des encadrants sera articulée avec celle des officiers et des DSP. À l’instar de notre réforme indemnitaire et statutaire de référence, l’optimisation de la chaîne hiérarchique doit intégrer l’ensemble de la pyramide pour garantir son efficience.

► FO Justice préconise une refonte structurelle de la cartographie des postes d’encadrement, de commandement et de direction. Il est impératif de simplifier une organisation devenue complexe afin de restaurer la cohérence entre le grade, la fonction, le poste et les responsabilités associées.

Cette restructuration de la ligne hiérarchique doit intégrer les évolutions opérationnelles, notamment le déploiement de la future Police pénitentiaire. Cette démarche est essentielle pour redynamiser les parcours professionnels, proposer des perspectives d’évolution concrètes et optimiser l’efficacité de l’organisation.

Ce projet ambitieux a pour vocation de pérenniser l’évolution des parcours, des responsabilités et des missions de l’ensemble du personnel de surveillance, nous permettant ainsi de valoriser notre profession tout en ouvrant la voie à de nouvelles concertations sur les volets indemnitaires et statutaires.

FO Justice continuera de porter une réforme ambitieuse, cohérente et qui tire toute la profession vers le haut !

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Prison d’Eysses : Climat délétère au Centre de Détention !

FO JUSTICE, organisation syndicale majoritaire au CD d’Eysses, entend se mobiliser pleinement pour soutenir et défendre l’ensemble des personnels.

En effet, après la condamnation justifiée d’un personnel pour des faits de corruption, le climat est devenu délétère à Eysses. C’est l’avocate du condamné qui a lancé la première pierre dans la mare en affirmant à la barre, sans aucun doute pour tenter de soulager la peine de son client, qu’il n’était pas le seul à « magouiller » avec les personnes détenues.

On peut évidemment comprendre et approuver la volonté de la Directrice, qui a écrit à l’ensemble des personnels pour rappeler que : « Le risque de corruption existe et la vigilance des personnels est essentielle pour le prévenir et le détecter… ».

Nous attendons maintenant avec impatience « la note de service rappelant les obligations en matière de déontologie et les règles d’accès à l’établissement pour tous les personnels et intervenants ».

Cependant, FO Justice CD d’Eysses reste mobilisé pour que les personnels ne soient pas stigmatisés et que la Direction locale et régionale n’oublie pas que ce sont bien les agents qui tiennent la taule à bout de bras, avec un manque d’effectifs récurrent depuis bien trop longtemps !

Certains signaux ne sont pas bons !!! Demander que l’on retire tous les papiers affichés dans les « bulles » sous couvert de sécurité, n’est certainement pas la réponse que nous attendons !

La réglementation est pourtant claire : « Les dispositifs de captation sont régis par le Code pénitentiaire et validés par la CNIL à des fins strictes de sécurité des biens et des personnes, et non pour le contrôle permanent de la productivité des agents ».

FO Justice CD d’Eysses réclame la pose de film occultant ou dépoli, solution idéale pour préserver l’anonymat du personnel et bloquer la vue sur les espaces de travail, sans pour autant bloquer la lumière.

Nous avons besoin, plus que jamais, de faire corps, plutôt que de donner aux personnels le sentiment d’être mis en accusation !!!

FO Justice CD d’Eysses reste mobilisé pour défendre les droits de tous les personnels et veillera à ce que chacun soit respecté !

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UISP Strasbourg : FO Justice Toujours au Combat pour les Collègues

En premier lieu, nous avons bataillé avec l’administration afin d’obtenir une augmentation du nombre de postes dévolus à notre région dans le cadre du CAP de mobilité des surveillants et brigadiers-chefs.

Notre mobilisation a porté ses fruits : nous avons obtenu 40 % de postes supplémentaires par rapport au chiffre initialement annoncé.

Bien évidemment, cela ne réglera pas à lui seul l’ensemble des vacances de postes. Mais avec les sorties des 225e et 226e promotions, nous commençons enfin à entrevoir une amélioration de la situation.

Nous le rappelons : ces avancées sont directement liées à la réforme engagée et portée par notre organisation syndicale, qui nous permet désormais de valider la totalité des schémas d’emplois.

VILLENAUXE : DES ANNONCES, MAIS QUELS MOYENS CONCRETS ?

Le mouvement de contestation qui s’est tenu mardi à Villenauxe a donné lieu à de nombreuses annonces : renforts en personnels, moyens techniques et transferts de personnes détenues.

Concernant les moyens humains, il convient de rappeler que Villenauxe est actuellement l’établissement présentant le taux de couverture le plus élevé de notre DISP.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il n’y a pas de difficultés sur le terrain, mais avant d’annoncer des renforts, encore faut-il regarder objectivement les effectifs et les besoins réels des établissements.

Concernant les transferts, Villenauxe bénéficiera de mouvements de personnes détenues, notamment dans le cadre de la règle du « un MOS pour un MOS ». Il convient donc de remettre les annonces dans leur contexte et de ne pas laisser penser que l’ensemble de ces mouvements serait directement la conséquence du mouvement de contestation.

Quant aux moyens matériels annoncés, nous attendons toujours de savoir lesquels, pour quels besoins et dans quels délais.

Car il y a tout de même une question que nous sommes en droit de poser.

Lorsque l’on bloque l’établissement en expliquant que la situation est devenue ingérable et que les moyens humains et matériels sont indispensables, il faut également être cohérent dans la gestion quotidienne de l’établissement.

Difficile de comprendre que, deux jours après un mouvement dénonçant un manque de moyens et une situation prétendument intenable, un tournoi de football entre personnes détenues puisse être organisé, avec en plus la venue de personnes détenues provenant d’autres établissements !!!!!!!!

LES 11 HEURES DE REPOS : NE PAS TROMPER LES COLLÈGUES

Nous avons également pris connaissance du pamphlet consacré à la nouvelle règle européenne concernant les 11 heures de repos entre deux missions.

Actuellement, lorsqu’un agent reprend après seulement 8 heures de repos il se met en danger lui et son équipage.

Avec cette nouvelle règle, l’administration aura l’obligation de redonner ces 3 heures de repos sous 14 jours.

Est-ce la panacée ? Évidemment non.

FO Justice Grand Est réclame depuis des mois l’application stricte des 11 heures de repos, et nous continuerons à nous battre pour qu’elles soient respectées.

Ce qui nous surprend davantage, ce sont ceux qui, hier encore, dénigraient nos interventions auprès de l’ARPEJ, allant jusqu’à les comparer à du harcèlement, et qui aujourd’hui semblent soudainement découvrir cette problématique.

Nous n’avons pas attendu qu’un texte européen fasse évoluer les règles pour défendre les conditions de travail des agents.

TOUJOURS SUR LE TERRAIN

Sur tous ces sujets, comme sur l’ensemble des dossiers concernant les personnels, nous continuerons à défendre les collègues et à rechercher les meilleures solutions.

Nous le faisons depuis des années, en tant qu’organisation majoritaire, aussi bien dans les urnes que par notre présence constante en réunion et surtout sur le terrain, au contact des agents.

Les élections professionnelles ne changent rien à notre engagement.

Tous les jours, nous sommes sur la route, dans les établissements, au contact de tous les corps et de tous les grades.

Notre ligne reste la même : être présents, défendre les collègues et obtenir des avancées concrètes.

Tout le monde ne peut pas en dire autant.

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DIR PJJ Grand-Centre : Déclaration Liminaire du CSA Territorial Franche-Comté du 5 Octobre 2026

Monsieur le Directeur Territorial,

Mesdames et Messieurs les membres du CSA,

Force Ouvrière souhaite ouvrir ce CSA en rappelant que la PJJ traverse une période particulièrement importante, marquée à la fois par de profondes transformations de notre institution et par des attentes toujours plus fortes à l’égard de la justice des mineurs.

Depuis le 1er septembre, la réforme du placement pénal avec la mise en place des Unités judiciaires à priorité éducative (UJPE) constitue un changement majeur pour nos services et pour les professionnels qui les font vivre.

Cette réforme ne pourra cependant atteindre ses objectifs que si elle s’accompagne des moyens humains, matériels et organisationnels nécessaires, ainsi que d’un véritable accompagnement des personnels.

En cette rentrée, notre organisation territoriale connaît plusieurs évolutions importantes : arrivée de nouveaux professionnels sur le territoire et transformation de l’UEHC en UJPE.

Ces changements constituent des enjeux importants pour les professionnels et pour le fonctionnement de nos structures.

Le projet de service et les PPU (Projet Pédagogique d’Unité) transmis dans le cadre de notre instance ne doivent en aucun être réduits à de simples formalités administratives.

Pour Force Ouvrière, le PPU vient traduire une réflexion collective sur le sens de nos missions et sa mise en pratique. Néanmoins, comme précisé en avant-propos, la création de l’UJPE et l’impact sur les différentes structures doivent être adaptés aux réalités de l’activité. Une théorie ne sert à rien si la pratique ne suit pas, la vigilance sera donc apportée à cette nécessité de donner les moyens humains et matériels aux équipes pour qu’elles puissent travailler dans des conditions sereines. C’est précisément en lien avec ces besoins que l’exemple de Besançon prend tout son sens.

► Concernant l’UJPE de Besançon, notre organisation syndicale a pris connaissance du PPU. Si ce document traduit en partie le travail exigeant engagé collectivement par les équipes, Force Ouvrière refuse catégoriquement la politique de l’affichage. Un projet institutionnel ne valide pas sa réussite par sa seule conformité administrative ou théorique. Il doit obligatoirement se traduire par des moyens réels alloués sur le terrain.

Nous concédons que les efforts faits actuellement doivent être soulignés : 1 ETP clairement repéré sur l’hébergement diversifié, une PT CSB, une Infirmière, une équipe éducative au complet… tout cela dans des espaces pensés et réfléchis. Cependant, nous appelons à une vigilance renforcée quant à la stabilité de l’équipe d’encadrement. Aucune réponse claire n’est apportée aux agents sur la suite. Ce manque de visibilité peut créer de l’insécurité au même titre que les contrats pour les agents contractuels.

Aussi, il est important de souligner le travail considérable fourni par les agents de l’UJPE lors des réunions de fonctionnement et des sollicitations pour la co-construction de ces projets. Les démarches prises par l’équipe encadrante dénotent d’une volonté clairement affichée de faire participer tous les agents du service.

Enfin, nous tenons à saluer la mise en place des séances d’APP qui sont largement investies par l’ensemble des agents. Ces séances doivent perdurer dans le temps car elles constituent un espace d’échange indispensable pour l’équipe éducative et doivent être considérées comme un véritable outil de soutien aux professionnels et de prévention des risques psychosociaux. La pérennité de cet espace est une condition nécessaire au bon fonctionnement de l’unité et à la cohésion de l’équipe.

► S’agissant de l’UJPE de Lure, Force Ouvrière vous demande des précisions et des éléments de réponse quant à l’évolution de la création de cette unité d’hébergement. Pouvez-vous nous apporter des précisions sur les échéances à venir ?

Notre Organisation Syndicale s’est pleinement engagée aux côtés des agents tout au long du processus de restructuration du territoire de Franche-Comté. Nous avons animé avec rigueur les réunions de concertation avec l’ensemble des personnels concernés par la restructuration du territoire Nord Franche-Comté en EPEMO. C’est fort de cet accompagnement de proximité que nous posons aujourd’hui la question centrale de l’articulation entre le futur UJPE de Lure et l’unité de milieu ouvert de Vesoul. Nous ferons preuve d’une vigilance absolue quant au fonctionnement quotidien de l’EPEMO. Il est hors de question que ces réorganisations institutionnelles masquent en réalité un glissement progressif des tâches ou une surcharge d’activité imposée au milieu ouvert.

À ce titre, Force Ouvrière exige des garanties claires et formelles :

Incompatibilité des fonctions et respect du cadre réglementaire : Le Responsable d’Unité Éducative (RUE) du milieu ouvert ne doit en aucun cas être amené à occuper des missions ou des fonctions dévolues à l’UJPE sauf accord de sa part, le respect de la fiche de poste constitue une ligne rouge à ne pas franchir.

► À propos du STEMO-SUD Franche-Comté, la situation au sein du Quartier Mineurs inquiètent fortement : suicide d’un collègue Professeur référent mineur en Juin, recrudescence de détention de mineurs venant du Sud de la France avec des problématiques lourdes, ainsi que la multiplication des arrêt maladies sont autant de signaux d’alerte qui ne peuvent plus être ignorés.

Ce contexte témoignent d’une dégradation continue des conditions de travail et d’un épuisement généralisé des personnels. Cette situation concentre aujourd’hui l’essentiel des inquiétudes au sein du service. Nos collègues subissent de plein fouet le manque de moyens et une sur-sollicitation professionnelle qui mettent à mal leur santé physique et mentale. A cette situation déjà préoccupante, s’ajoute une articulation particulièrement compliquée avec l’administration pénitentiaire.

Force Ouvrière vous avez déjà alerté à ce sujet par le biais d’une lettre ouverte, nous vous le disons avec la plus grande fermeté : la santé et les conditions de travail des agents ne sauraient constituer une variable d’ajustement de la gestion administrative !

Aussi, nous interrogeons ouvertement la gouvernance et les choix d’organisation interne du service : le missionnement d’un an sur le poste de RUE de l’UEMO de Besançon questionne. Un an ! Pourquoi un an ? Ce mode de gestion a un coût pour le service, ça fragilise les équipes et ça bloque parfois des agents qui souhaitent revenir sur leur territoire parce que des postes sont occupés. L’administration doit prendre ses responsabilités et cesser d’imposer des bricolages organisationnels qui ne traduisent pas la volonté des agents.

► l’UEMO Belfort : des réponses claires et des actes concrets doivent être apportés

À la suite de la réunion de fonctionnement du 24 septembre, il convient de poser clairement les sujets sur la table. Si nous prenons acte de l’effort de concertation pour harmoniser les pratiques et créer des temps de travail collectifs, le compte n’y est pas encore :

Absence de pluridisciplinarité : Il est anormal que l’UEMO de Belfort soit le seul service sans aucun professionnel de la pluridisciplinarité (ASS, Psychologue). Les cadres nous opposent l’absence de candidatures, mais cette carence doit être palliée par des solutions concrètes : organisation de temps de synthèse rémunérés en vacations ou sollicitation de partenaires extérieurs ;

Prise en charge PEAT : L’administration doit apporter des réponses claires et sans équivoque concernant l’organisation des week-ends pour éviter le doublement inutile des postes. Il est impératif de clarifier la possibilité de mobiliser des éducateurs d’astreinte d’autres départements pour venir en renfort ? Qu’en est-il de la position de la Direction Territoriale ?

Gestion du télétravail et épisode caniculaire : Les demandes de cadrage sur le télétravail restent sans réponse fluide. Durant l’été, alors que les températures atteignaient 36 à 37 °C dans certains bureaux non équipés, des demandes de télétravail ont été refusées au motif d’un manque de validation de la hiérarchie supérieure. Il est inacceptable d’imposer des conditions de travail dégradées aux agents sous des prétextes administratifs rigides.

Force Ouvrière souhaite donc que la Direction Territoriale nous indique quelles actions pourraient être mise en œuvre sur ces sujets ?

Enfin, nous souhaitions faire un point sur le dialogue social mis en place au sein de la DT Franche-Comté durant ces 4 années. En effet, malgré les divergences et les désaccords, Force Ouvrière tient à saluer la qualité du dialogue social maintenu par la Direction Territoriale Franche-Comté. Si les débats sont parfois durs, nous avons toujours trouvé un espace de concertation réel permettant d’échanger et d’accompagner efficacement les agents du territoire. Nous tenons à le souligner d’autant plus fermement que ce constat est loin d’être partagé sur d’autres Directions Territoriales de l’Inter-Région.

Pour conclure cette déclaration, Force Ouvrière tient à adresser un message tout particulier à notre collègue Annie ROBERT. Après toutes ces années au service des jeunes et des équipes, nous tenons à saluer son engagement, son investissement et l’énergie qu’elle a consacré au quotidien. Par sa présence, son écoute et son attention portée à chacun, elle a largement contribué à accompagner les jeunes et soutenir les professionnels dans leurs missions.

Son travail nous rappelle combien la question de la santé est centrale dans notre quotidien professionnel. Prendre soin des jeunes, mais aussi veiller à la santé et au bien-être des agents, constitue une dimension fondamentale de notre travail et doit rester une priorité.

Nous tenons donc à la remercier pour toutes ces années d’engagement.

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