Une nouvelle fois, les personnels du Centre de Détention de Muret ont été victimes d’une violence inacceptable. En l’espace de quelques minutes seulement, deux graves agressions sont venues rappeler la réalité quotidienne à laquelle sont confrontés les agents.
Lors d’une intervention en cellule, un collègue a été violemment pris à partie par un détenu particulièrement agressif, recevant un coup alors qu’il intervenait pour assurer la sécurité de tous.
Quelques instants plus tard, lors d’une autre intervention, un surveillant a été victime d’une tentative d’étranglement de la part d’un détenu, nécessitant une mise au sol immédiate afin de mettre un terme à cette agression.
Pour FO JUSTICE MURET, ces faits ne sont malheureusement plus des événements isolés. Ils traduisent une évolution inquiétante de notre établissement.
Le Centre de Détention de Muret accueille aujourd’hui des profils de détenus de plus en plus violents, instables et difficiles à gérer. Cette mutation de la population pénale expose quotidiennement les personnels à des risques croissants, dans des conditions de travail qui deviennent chaque jour plus éprouvantes.
Les agents ne doivent pas devenir les victimes collatérales d’une politique pénitentiaire qui ne tient plus compte de la réalité du terrain.
FO JUSTICE MURETdemande que des réponses fortes soient apportées face à cette montée de la violence :
• Une fermeté exemplaire à l’encontre des auteurs d’agressions sur personnels ;
• Une adaptation des moyens humains et matériels aux profils des personnes détenues désormais affectées à Muret ;
• Une véritable prise en compte de la sécurité des agents dans toutes les décisions de gestion de la détention.
FO JUSTICE MURET apporte tout son soutien à nos collègues meurtris dans leur chair et leur souhaite un prompt rétablissement.
FO JUSTICE MURETreste pleinement à leur disposition pour les accompagner dans toutes leurs démarches, notamment administratives (déclarations d’accident de service, constitution des dossiers, protection fonctionnelle, suivi des procédures…).
Les personnels peuvent compter sur FO JUSTICE MURETpour défendre leurs droits et continuer à dénoncer, sans relâche, une situation sécuritaire qui se dégrade de jour en jour.
La violence contre les personnels n’est pas une fatalité. Il est temps que l’Administration prenne enfin la mesure de la situation.
Face aux violents incendies qui frappent actuellement plusieurs territoires et à ceux qui ont récemment touché différentes régions de notre pays, une commission permanente exceptionnelle du Conseil National d’Action Sociale (CNAS) s’est réunie le 29 juillet 2026 afin de faire le point sur la situation des agents du ministère de la Justice concernés et sur les dispositifs d’accompagnement mobilisés.
► Une mobilisation immédiate
À ce jour, plus d’une centaine d’agents du ministère de la Justice ont été évacués de leur domicile Aucun agent blessé n’a été recensé et aucun site du ministère de la Justice n’a été évacué.
Dans une période où de nombreuses informations circulent, parfois avant même que l’ensemble des décisions administratives ne soit connu, FO Justice – Action Socialea fait le choix de la responsabilité. À la différence de l’UFAP UNSa Justice, nous avons attendu la tenue de cette commission permanente exceptionnelle afin de communiquer des informations fiables, vérifiées et réellement utiles aux agents. Notre responsabilité est d’informer avec précision afin que chacun puisse engager les bonnes démarches et bénéficier des dispositifs effectivement mobilisables.
► Une décision qui prive les sinistrés d’aides complémentaires
Au cours de cette commission permanente exceptionnelle, l’administration a indiqué que, dans la situation actuelle, le dispositif ministériel lié à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ne serait pas activé, les dommages causés par les incendies relevant, en principe, des garanties de l’assurance habitation.
► FO Justice – Action Sociale regrette cette position et considère qu’elle ne répond pas à l’ampleur des drames humains vécus par les sinistrés. Alors que des agents, des agents retraités et leurs familles ont dû quitter leur domicile dans l’urgence, ils se voient privés de dispositifs d’accompagnement complémentaires qui auraient pu être mobilisés dans un contexte aussi exceptionnel.
Pour FO Justice – Action Sociale, les conséquences humaines, matérielles et psychologiques de ces incendies justifient pleinement que le Gouvernement réexamine sa position afin que toutes les victimes puissent bénéficier de l’ensemble des dispositifs de solidarité prévus dans des circonstances aussi exceptionnelles.
► Quelles aides peuvent être mobilisées ?
Dans la situation actuelle, les agents concernés peuvent bénéficier :
– de l’aide « Sinistre » de la Fondation d’Aguesseau, dont le montant est exceptionnellement porté à 1 700 € dès à présent, au lieu du 1er septembre 2026 ;
– des aides sociales d’urgence pouvant atteindre 1 300 €, auxquelles peut s’ajouter, selon la situation de l’agent, une aide complémentaire pouvant aller jusqu’à 800 €.
Les agents sont invités à prendre contact sans délai avec leur Assistant(e) de Service Social (ASS).
Les situations d’urgence seront examinées avec la plus grande bienveillance par les membres de la Commission d’aide financière (CAFI).
► FO Justice – Action Sociale a insisté pour que l’absence temporaire de certains justificatifs, liée aux évacuations, ne retarde pas l’examen des dossiers.
Les retraités du ministère de la Justice touchés par ces incendies peuvent également bénéficier des dispositifs proposés par la Fondation d’Aguesseau. Ils sont invités à se rapprocher de l’ASS afin d’être accompagnés dans leurs démarches.
► Les demandes portées par FO Justice :
Lors de cette commission permanente exceptionnelle,
FO Justice – Action Sociale a notamment demandé :
– que les situations d’urgence soient traitées avec la plus grande bienveillance ;
– qu’au-delà des consignes données par la DGAFP relatives aux autorisations spéciales d’absence (ASA), les directions fassent preuve d’une attention particulière envers les agents évacués ou directement touchés par les incendies, afin que chaque situation soit examinée avec discernement ;
– que les dispositifs de l’action sociale ministérielle et de l’action sociale interministérielle soient pleinement mobilisés au bénéfice des agents sinistrés. La solidarité nationale et l’action sociale interministérielle ne peuvent pas devenir les variables d’ajustement des politiques d’économies budgétaires. Les agents et leurs familles doivent pouvoir compter sur un accompagnement à la hauteur des épreuves qu’ils traversent ;
– qu’un suivi individualisé soit assuré pour les agents confrontés à des difficultés de logement, qu’il s’agisse d’un hébergement d’urgence, d’un relogement temporaire ou d’un accompagnement jusqu’au retour à une situation stable ;
– que le Gouvernement réexamine les conditions permettant la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle dans les territoires sinistrés afin que les agents et les retraités du ministère de la Justice puissent accéder à l’ensemble des dispositifs exceptionnels de solidarité.
► FO Justice – Action Sociale poursuit ses interventions auprès de l’administration et des pouvoirs publics afin que cette situation évolue. Les agents et les retraités du ministère de la Justice ne doivent pas être les oubliés de cette catastrophe.
► FO Justice – Action Sociale reste mobilisé pour accompagner les agents et les retraités confrontés à ces événements. Nous veillerons à ce qu’un suivi particulier soit assuré pour les collègues et leurs familles confrontés à des difficultés de logement ou de relogement, et à ce que tous les dispositifs d’accompagnement social, ministériels comme interministériels, soient effectivement mobilisés.
► FO Justice – Action Sociale adresse tout son soutien aux agents, aux retraités du ministère de la Justice et à leurs familles touchées par ces incendies.
Nous exprimons également toute notre reconnaissance aux sapeurs-pompiers, professionnels comme volontaires, qui luttent sans relâche depuis plusieurs jours dans des conditions extrêmement difficiles pour protéger les populations, les habitations et notre patrimoine naturel. Nous avons une pensée toute particulière pour les nombreux agents du ministère de la Justice qui, au-delà de leur mission quotidienne au service de nos concitoyens, sont également engagés comme sapeurs-pompiers volontaires. Leur courage, leur disponibilité et leur sens de l’engagement méritent notre plus profond respect.
► FO Justice – Action Sociale salue également l’engagement des réservistes, des forces de sécurité, des personnels de secours, des collectivités territoriales, des associations et de l’ensemble des acteurs mobilisés qui, jour et nuit, participent à la protection des populations et à l’accompagnement des sinistrés.
À partir de septembre, le centre pénitentiaire du Havre verra son taux de personnel de surveillance chuter brutalement de 84 % à seulement 80 %. Cette baisse n’est pas un simple chiffre : elle représente une dégradation réelle de nos conditions de travail, de la sécurité et du service public de la Justice.
FO JUSTICE Le HavreALERTE CETTE SITUATION INACCEPTABLE
•Moins de surveillants = plus de risques pour les agents, les personnes détenues et l’ensemble de la structure.
•Charge de travail en hausse, tensions ENCORE PLUS accrues, fatigue généralisée.
•Sécurité fragilisée, alors que les missions ne cessent de se multiplier.
•Aucune anticipation réelle, aucune solution durable proposée par l’administration.
La santé physique et mentale sont essentielles au travail. Nous dénonçons :
– ces charges de travail et ces pressions morales auxquelles les agents doivent faire face au quotidien
– les missions que nous imposent l’administration et que la hiérarchie nous demande d’exécuter sans bouger.
Rappelons que les personnels se doivent mutuellement respect, aide et assistance, et non critiques, isolement et abandon.
DES EFFECTIFS QUI S’EFFONDRENT, DES MISSIONS QUI EXPLOSENT…
ET CERTAINS VEULENT NOUS EN RAJOUTER
En effet, le syndicat Ufap du CP LORIENT-PLOEMEUR souhaite nous faire cadeaux de certaines personnes détenues puisque notre taux de couverture est de 136%. Le syndicat FO justicetrouve inconcevable que des représentants de personnels puissent vouloir se décharger sans connaitre réellement nos conditions de travail.
Cette baisse d’effectif représente des postes non-couverts (promenades, activités…), de l’ilotage sur plusieurs étages, des surveillances en moins, mais des risques en plus. A croire qu’il faut qu’un drame touche à l’intégrité physique de ses usagers pour espérer voir son effectif de personnels augmenter.
FO JUSTICE EXIGE :
•Des recrutements à la hauteur des besoins réels du terrain
•Une reconnaissance des contraintes et de la pénibilité du travail par la hiérarchie
•Une priorisation des rendez-vous et des audiences
•Un soutien actif et une coopération de TOUS dans les bâtiments
FO JUSTICE NE LAISSERA PAS FAIRE !
Nous sommes déterminés, engagés, aux côtés des personnels tous les jours.
► Dès la promulgation de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026, FO Justice s’inquiétait des modalités de son article 102, lequel instaure, à compter du 1er janvier 2027, de nouvelles dispositions encadrent le cumul emploi/retraite avec pour conséquence un écrêtement de la pension de nos réservistes, à hauteur des sommes perçues au titre de leur activité dans la réserve.
►FO Justicealertait aussitôt la DGAP et le cabinet du GDS sur les conséquences catastrophiques qui en découleraient : ni plus ni moins que la fin de la réserve civile pénitentiaire, qui représente pourtant un besoin vital pour notre administration et apporte un complément de revenu à nos camarades retraités.
Nous avons été reçus à plusieurs reprises par la DGAP, le Secrétariat Général du Ministère de la Justice, le Cabinet du Garde des Sceaux, et même jusqu’au Cabinet du Ministre de l’Action et des Comptes Publics, en avril dernier aux côtés de nos camarades de FO Police.
Nos alertes n’ont pas été vaines !
Une issue favorable semble aujourd’hui possible !
Et ce n’est que grâce à l’insistance et la persévérance de FO Justice !
Aujourd’hui, la DGAP nous informe en effet qu’un projet de décret est en cours d’examen par le Conseil d’Etat, afin d’instaurer une dérogation aux dispositions induites par l’article 102, en faveur des réservistes de l’administration pénitentiaire.
Sous réserve de l’avis du Conseil d’Etat, les assurés concernés pourront cumuler les indemnités perçues à l’occasion de cette activité de réserve avec leur pension de retraite.
►FO Justice se félicite de cette annonce et reste dans l’attente de la décision du Conseil d’Etat.
Nous vous tiendrons informés des suites apportées à ce dossier.
À compter du 1er septembre, la Direction met en place un plan local de gestion des retards répétés. Derrière un discours d’équité se cache une réalité bien différente :
La répression remplace le dialogue !
PENDANT QUE L’ON MENACE LES PERSONNELS…
De retraits de trentième, de procédures disciplinaires et même d’exclusion de leur brigade, la Direction oublie volontairement les vraies causes des retards.
QUI EST RESPONSABLE ?
Des difficultés de stationnement autour de l’établissement ?
Des contraintes géographiques imposées aux personnels venant parfois de très loin ?
Des embouteillages quotidiens en région parisienne ?
Des transports en commun saturés, supprimés ou en retard ?
Des conditions de circulation totalement imprévisibles ?
Certainement pas les agents !
Pourtant, ce sont eux qui subiront les conséquences.
FO JUSTICE REFUSE QUE LES PERSONNELS SERVENT DE BOUCS ÉMISSAIRES !
AVANT DE SANCTIONNER, LA DIRECTION DEVRAIT :
Créer de véritables solutions de stationnement ;
Tenir compte des contraintes de transport et des temps de trajet ;
Améliorer les conditions d’accès à l’établissement ;
Privilégier le dialogue plutôt que la menace.
La ponctualité est une obligation professionnelle. Mais elle ne peut être appréciée sans prendre en compte la réalité du terrain.
Punir sans résoudre les causes n’améliorera ni l’organisation du service, ni les conditions de travail.
FO JUSTICE REVENDIQUE :
Une prise en compte systématique des difficultés de transport et de circulation ;
Une véritable politique de stationnement pour les personnels ;
Une application du dispositif avec discernement et humanité ;
Aucune sanction automatique sans examen individuel de chaque situation.
LES PERSONNELS MÉRITENT DES SOLUTIONS,
PAS DES SANCTIONS !
FO Justice continuera à défendre chaque agent face aux décisions injustes et à exiger des mesures concrètes plutôt qu’une politique de la peur.
Le mardi 28 juillet 2026 vers 11H30, deux détenus bénéficient de la “promenade des isolés” sur le secteur de la MAD du C.P de Toulon-la Farlède.
Mais apparemment, la promenade n’était pas assez grande pour l’un d’entre eux connu pour son comportement agressif, asocial et clairement paranoïaque envers les Personnels comme avec ses codétenus de détention.
Sitôt après la mise en place de la promenade, et sans raison apparente, le détenu en question s’est dirigé vers l’autre détenu qui s’était tranquillement accroupi dans un coin …
Sans prévenir, il lui mis alors subitement un coup de pied d’une violence inouïe en plein visage !|
Le détenu victime de l’agression est tombé inerte au sol … laissé pour mort !
Heureusement pour lui, l’Agent du PIC de la MAD a immédiatement réagi et alerté les Agents du bâtiment.
L’Officier du secteur et 2 agents présents sont rapidement intervenus alors que le forcené trainait déjà sa victime inanimée au milieu de la promenade tout en le déshabillant intégralement !!
Ce spectacle sordide faisait hurler tous les détenus massés aux fenêtres du bâtiment.
L’Officier du secteur et 2 Agents ont dû se relayer pour immédiatement pratiquer un massage cardiaque sur le détenu (qui n’avait plus de fonctions vitales apparentes) et ce, pendant près de 5 longues minutes !!
L’arrivée des U.S et des renforts d’agents (ELSP) sur zone permettra la prise en charge du détenu réanimé et la gestion du forcené sur lequel une arme artisanale dissimulée sera découverte.
Le détenu “survivant” sera rapidement évacué par le SAMU, pendant que l’autre finira illico au quartier disciplinaire … une fois de plus !! (Détenu connu pour de nombreuses menaces de mort sur les Personnels).
FO JUSTICE tient à féliciter la vigilance et la réaction immédiate de l’Agent du PIC MAD.
FO JUSTICE demande des TOS pour l’Officier et tous les Surveillants qui ont permis de sauver le détenu d’une mort certaine grâce à leurs “gestes de premiers secours” immédiatement prodigués !
Toutes et tous, méritez d’être salués pour votre professionnalisme et votre courage lors de cette intervention !
Le Bureau local FO JUSTICE, profite de cette énième occasion pour saluer la valeur de tous les Personnels à l’heure où certain(e)s préfèrent insulter les Personnels de Surveillance comme l’a fait dernièrement le C.G.L.P.L par la voix de Madame Simonnot !
Non, les Agents Pénitentiaire ne sont ni des ordures, ni des barbares !!
Mais pour cela, il aurait fallu que vous enquêtiez sur le nombre de détenus sauvés chaque année par les Surveillant(e)s !!? … Mais bien sür, aucune statistique ne sera jamais menée car elle irait contre “votre vision politique partisane”! La réalité de notre mérite en détention ne les intéresse pas !!
Si la mort d’un détenu est toujours de notre faute … lui sauver la vie, est sans grand intérêt pour eux !?
FO JUSTICE DU C.P TOULON tenait à le dire à l’O.I.P, au C.G.L.P.L et à quelques autres :
“Les Agents de l’A.P sont HEROÏQUES!”… EN VOICI UNE NOUVELLE PREUVE !!
Ne vous en déplaise, ENCORE UNE VIE DE SAUVEE PAR LES PERSONNELS DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE !!
Les officiers et encadrants du centre pénitentiaire de Saint Quentin Fallavier, qui ont jusqu’à présent fait preuve d’un engagement sans faille afin d’assurer la continuité du service public malgré des conditions d’exercice particulièrement dégradées, atteignent aujourd’hui les limites de leurs capacités.
La résilience dont ils ont fait preuve ne saurait durablement pallier les conséquences d’une surpopulation carcérale devenue structurelle.
Si tous les établissements de l’inter-région accusent un taux d’occupation bien supérieur à ce qui est entendable, la situation au CP de SQF, qui perdure depuis plus d’une année et ne cesse de s’aggraver, comptabilisant sur le seul quartier maison d’arrêt 434 personnes hébergées pour 188 places dont 108 matelas au sol au 27 juillet 2026, compromet désormais l’exercice serein et sécurisé de leurs missions.
Pour pouvoir assurer leurs missions, plusieurs demandes semble inévitables :
– Le STOP ECROU jusqu’à endiguer les matelas au sol,
– La révision urgente de l’organigramme de l’établissement pour le personnel car les missions ne cessent d’augmenter alors que notre effectif fond comme neige au soleil (MAD au stora/prej, postes non remplacés suite au CAP de mutation tout grade confondus),
– Un travail avec le service de l’aménagement de peine car nous avons un pourcentage bien inférieur dans ce domaine que le reste de la DISP,
– Un travail sur les condamnations de courtes de peine ou de mise à exécution de condamnation ancienne,
– Dépendre à nouveau des tribunaux de notre ressort (Bourgoin Jallieu / Vienne) et non de tous les tribunaux de la DISP voir de d’autre région (Epinal),
– L’arrêt d’envoi de personnes détenues par mesure d’ordre et de sécurité le temps de retrouver un effectif « gérable »,
– Une visibilité sur les travaux de la vidéo surveillance PROMISE par vous-même lors de votre dernière venue et qui semble avoir été oublié depuis.
– La mise en place de douche en cellule. Notre établissement est vieillissant et plus adapté à la réalité que nous impose la société.
Les officiers et l’encadrement du CP qui ont jusqu’à présent été en soutien sur les différents mouvements, se sont montrés résilients, mais l’état psychologique et physique laisse à craindre qu’ils ne tiennent plus très longtemps. La situation désespérée dans laquelle se trouve le CP aujourd’hui dure depuis plus d’un an avec une préoccupation majeure depuis 11 mois.
Nous ne souhaitons pas que notre établissement fasse l’objet d’une attention défavorable à l’occasion de la visite prochaine du DGAP à la Maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Toutefois, il convient de rappeler qu’aucun personnel n’a choisi d’exercer dans des conditions imposant l’hébergement « au chausse-pied » de trois, voire quatre personnes en cellule, ou encore sur des matelas au sol. Il n’est plus acceptable que les agents soient contraints de gérer quotidiennement les conséquences d’une surpopulation carcérale dont ils ne sont ni les décideurs, ni les responsables et qu’ils aillentau conflit plusieurs fois par jour pour des problématiques liées à ce contexte. Peu importe le salaire ou les prime versées, la sécurité des personnels pénitentiaires n’a pas de prix.
À ce titre, nous souhaiterions pouvoir profiter de la venue de Monsieur le Directeur de l’administration pénitentiaire à Corbas afin de solliciter un temps d’échange avec lui. Cette rencontre permettrait d’exposer directement la réalité de la situation que connaît le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, les difficultés opérationnelles auxquelles les personnels sont confrontés au quotidien ainsi que les mesures urgentes qui nous paraissent indispensables pour garantir la sécurité des agents, des personnes détenues et le bon fonctionnement de l’établissement.
Convaincus que seule une prise de conscience au plus haut niveau de l’administration permettra d’apporter des réponses adaptées à cette situation exceptionnelle, nous espérons que cette demande retiendra toute votre attention.
Le 25 juin 2026 au cours d’une réunion du CSA du DSJ en formation spécialisée, à la demande d’un syndicat présent, qui suite à un déplacement chez nos collègues ultramarins à découvert la triste réalité de leur quotidien (quotidien que FO Justicedénonce depuis des années), une demande de vote d’un avis a été proposé afin que l’ensemble des juridictions ultramarines et notamment la Martinique soient dotées de fontaines à eau reliées au réseau d’eau potable…
FO Justice s’est abstenu sur ce vote !
⇒ FO Justicea rappelé à l’administration que comme le prévoit l’article L .210-1 du code de l’environnement « L’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général… Dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis, l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique a le droit d’accéder à l’eau potable … ».
Fournir de l’eau potable à nos collègues ultramarins est donc un droit qui ne doit en aucun cas être mis au vote des syndicats lors d’une quelconque instance.Si nous suivons ce chemin au prochain CSA nous voterons un avis pour que nos collègues aient le droit de respirer.
⇒ FO Justicerappelle encore une fois que nos collègues ultramarins font partie de la nation française et que l’accès à l’eau potable est une obligation pour tous les citoyens de l’état français.
FO Justice sera toujours au côté de nos collègues ultramarins pour faire entendre leur voix malgré les milliers de kilomètres qui les séparent de la métropole.
Mesdames et Monsieur les Chefs d’établissement et de structures,
Mesdames et messieurs les membres du CSA-D,
Chers collègues,
Entre une surpopulation carcérale grandissante (la barre des 800 détenus hébergés pour 450 places théoriques a été dépassée au CP de Baie-Mahault, et sur la MA de Basse-Terre on compte désormais 266 personnes écrouées pour environ 140 places théoriques), une montée inouïe de la violence, une disparition des moyens RH et une ligne budgétaire quasi-absente, nous vivons actuellement en Guadeloupe une crise pénitentiaire sans précédent.
Avant tout, notre organisation syndicale tient à rapporter au CSA-D les propos des personnels de Guadeloupe, en particulier l’expression des collègues des deux établissements Pénitentiaires.
Nous, personnels de surveillance, sommes en colère contre notre administration, car la situation est devenue insupportable. Pour la simple continuité du service public pénitentiaire, notre quotidien est marqué par des heures de travail soutenues, des rappels systématiques et un épuisement au travail faute de moyens humains. Nous ne pouvons plus tenir, nous ne venons au boulot pour crever, nous voulons que cela cesse rapidement !
Monsieur le Président,FO Justice Guadeloupe ne peut se taire face à ce désarroi des personnels que l’administration et vous-même êtes censés protéger. Les établissements connaissent actuellement une situation particulièrement préoccupante et une réelle souffrance organisationnelle, notamment en raison de la crise RH. Nombre important d’agents absents pour raisons de santé, d’agents en reprise thérapeutique ainsi que d’agents affectés sur des postes aménagés. Cette situation entraîne une désorganisation des services et une surcharge de travail pour les personnels présents, qui doivent quotidiennement pallier le manque d’effectifs afin d’assurer la continuité et la sécurité du service public pénitentiaire.
A FO Justice Guadeloupe, nous refusons ce sacrifice imposé des personnels sur l’autel administratif.
Comme nous avons l’habitude de le dire «les personnels n’ont pas à subir le silence, l’inertie et ce mépris de l’administration », car effectivement, aucune réponse favorable ne leur a été apportée, ni aucun soutien de la part de ceux qui sont censés les protéger. Les personnels méritent mieux que cette souffrance imposée. Des questions sans réponses : à Baie-Mahault, les personnels réclament toujours la révision de l’OR qui ne reflète pas le terrain, la sécurisation du domaine pénitentiaire, le parking reste toujours dans un état pitoyable et le problème des places pour se garer persiste, le survol quotidien des drones reste toujours problématique, les remarques faites sur les fonctions supports (Cuisine, Buanderie, Magasin, Cantine, Vestiaire…) avant la fin du DAC et bien sûr la question des postes vacants… A Basse-Terre, aucune nouvelle du filet antiprojections ni du système anti-drone, idem pour le binômage aux étages pourtant validé avec l’ancienne direction, une meilleure gestion de l’équipe ELSP en termes de formation continue et des exercices opérationnels, etc…
FO Justice Guadeloupedemande donc à la direction, ainsi qu’à la DSPOM, de prendre des engagements clairs, précis et assortis d’un calendrier afin de répondre aux attentes des personnels.
Monsieur le Président, cette souffrance au travail ne s’arrête pas qu’aux personnels de surveillance, car pour faire fonctionner un établissement pénitentiaire, il faut compter sur les « personnels invisibles » à savoir les personnels administratifs, les Conseillers d’insertion et de probation, les techniques, etc…
Concernant le SPIP de Guadeloupe, la communication peine toujours à convaincre. Au-delà des problèmes matériels qui vous ont été rapportés ces derniers jours, beaucoup d’agents ressentent un manque de communication directe. Les informations circulent principalement par courriel, alors que certaines situations nécessiteraient des temps d’échange avec les équipes. Cette manière actuelle de fonctionner entretient parfois un sentiment d’éloignement entre les décisions prises et la réalité du terrain, ainsi qu’une perte progressive de confiance dans la capacité de l’institution à résoudre les difficultés du quotidien.
Les difficultés matérielles viennent s’ajouter à une charge de travail déjà conséquente. Les équipes doivent continuer à assurer le suivi des personnes placées sous-main de justice, les permanences, les urgences, les partenariats et assimiler rapidement les nombreuses évolutions institutionnelles.
Malgré ces difficultés, les équipes poursuivent leur investissement mais attendent :
– Des conditions matérielles compatibles avec l’exercice de leurs missions ;
– Une meilleure anticipation des difficultés ;
– Davantage de communications et d’échanges avec les équipes ;
– Un dialogue social permettant une véritable prise en compte des remontées du terrain ;
– Une politique de prévention des risques psychosociaux plus visible ;
– Des engagements suivis d’effets et évalués dans le temps.
Avec le dernier incident dramatique au SPIP de Fort-de-France, FO Justice Guadelouperéclame rapidement une sécurisation accrue des sites du SPIP Guadeloupe car nous ne sommes pas à l’abri de dérapages de la part de certains individus suivis.
Tout comme les agents du SPIP en milieu fermé, les personnels administratifs ne sont pas en reste. Les uns comme les autres subissent de plein fouet les mêmes charges de travail et d’inconfort dans leur quotidien, la même crise au niveau ressources humaines et attendent toujours des nouvelles concernant leur future base pour des conditions meilleures et une qualité de vie décentes au travail.
Monsieur le Président, ces éléments méritent une véritable évaluation au titre de la prévention des risques psychosociaux à ne pas sous-estimer sur notre territoire. Il s’agit de la qualité de vie au travail, de la santé des agents, du fonctionnement du service public et de la capacité de l’administration à répondre durablement aux difficultés signalées.