UNE SAISIE MASSIVE QUI EN DIT LONG SUR LA SITUATION EXPLOSIVE DE NOS DÉTENTIONS !
Ce matin, le 30 avril 2026, au bâtiment D1, nos collègues ont une nouvelle fois démontré leur engagement sans faille. Il est environ 8h30, lors de la fouille programmée. Lors de la fouille intégrale d’une personne détenue 1 téléphone DUOS noir et vert découvert.
Mais le plus édifiant reste la fouille de cellule ou de nombreux téléphones et accessoires ont été trouvés dans divers endroit, dont :
➢ 10 câbles iPhone dissimulés dans une paire de chaussettes,
➢ 6 blocs chargeurs USB cachés dans une seconde,
➢ Et 9 téléphones de type iPhone.
Et ce n’est pas fini !
Dans une troisième paire de chaussettes :
➢ 1 câble USB noir
➢ 124 grammes de substance brunâtre (suspectée stupéfiant)
➢ 15 grammes de cannabis
➢ 1 câble IPTV
➢ 1 téléphone L8STAR
➢1 câble d’environ 10 mètresVOILÀ LA RÉALITÉ DE NOS DÉTENTIONS AUJOURD’HUI !
Téléphones, câbles, stupéfiants, drones… tout circule !
VOILÀ CE QUE SUBISSENT NOS COLLÈGUES TOUS LES JOURS!
Des fouilles toujours plus complexes, toujours plus risquées, dans un contexte de SURPOPULATION CARCÉRALE INTENABLE !
Force Ouvrière justice félicite et soutient tous nos collègues !
Professionnalisme, courage, rigueur : sans eux, la sécurité s’effondre !
MAIS JUSQU’À QUAND ?
Combien de saisies faudra-t-il encore pour que l’administration ouvre les yeux ?
IL EST TEMPS D’AGIR !
Force Ouvrière justiceexige :
➢ Des moyens à la hauteur
➢ Des effectifs renforcés
➢ Une véritable reconnaissance du terrain
Nous continuerons à nous battre avec la plus grande fermeté pour faire entendre votre voix !
Aujourd’hui, lors du départ promenade au deuxième étage de la MA 2, le détenu M fraichement sorti du QD suite à une sanction de 29 jours décide de manifester son mécontentement.
En effet, estimant être à l’hôtel ce dernier exige d’être seul en cellule et sort de la cellule avec toutes ses affaires.
Immédiatement, le mouvement promenade est bloqué et le détenu est amené dans la salle de fouille du rez-de-chaussée afin de poursuivre le mouvement promenade.
A l’issue, le responsable de secteur et son adjointe prennent le détenu M en audience. Mais il ne veut rien savoir malgré les multiples explications qui lui sont apportées concernant la surpopulation carcérale et exige à nouveau d’être seul.
Quand le détenu comprend qu’il ne peut vraiment pas être seul en cellule, il sort un pic artisanal réalisé avec une brosse à dent, se lève subitement puis casse l’écran d’ordinateur de l’adjointe du bâtiment et brandit son pic sans dire un mot.
Le responsable du bâtiment va le saisir par le bras et le repousser à l’extérieur du bureau. L’alarme est déclenchée, les renforts arrivent et cet énergumène est maîtrisé.
Il sera placé en prévention au quartier disciplinaire.
Le syndicat local Force Ouvrière Justicecondamne avec fermeté cette lâche tentative d’agression à l’encontre de l’adjointe du bâtiment.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice tient à féliciter l’ensemble du personnel qui a su intervenir rapidement et maîtriser cet individu afin d’éviter un drame.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice accompagnera si elle le souhaite, l’adjointe du bâtiment dans toutes les démarches administratives et judiciaires
Le syndicat local Force Ouvrière Justice exige une sanction disciplinaire et judiciaire exemplaire.
FO Justicedénonce avec la plus grande fermeté les attaques mensongères et les manipulations grossières de l’UFAP Unsa Justice et de la CGT Pénitentiaire, qui tentent une nouvelle fois de tromper les personnels à travers des communications aussi caricaturales qu’indécentes.
Au sujet de leur agitation stérile sur le paiement des stocks d’heures supplémentaires, la réalité est simple et factuelle : cette demande, portée par FO Justice,est issue d’un travail sérieux et constant.
➢Nous avons réinterrogé directement le ministre de la Justice lors d’une rencontre le matin même. Il faut savoir que cette revendication ne peut aboutir qu’avec un arbitrage favorable du Premier ministre, voire du Président de la République. Le ministre nous a confirmé les avoir saisis, d’où notre lettre ouverte.
Il a, par la suite, repris cette proposition à l’Assemblée nationale dans l’après-midi.
Quant à leur pseudo-mouvement de contestation, monté de toutes pièces, il n’aura été qu’un flop retentissant. Il aura fallu à peine une journée pour en révéler la véritable nature : une opération de communication électoraliste menée sur le dos des personnels.
➡️ Pendant que ces 2 pseudos syndicats tentaient d’occuper le terrain médiatique, sans aucun résultat, FO Justicecontinuait de travailler concrètement. Nous étions reçus dès le 28 avril par le Garde des Sceaux… alors que l’UFAP UNSA Justice et la CGT Pénitentiaire n’étaient reçues que le lendemain par le directeur de cabinet adjoint.
Cela démontre clairement qui agit au bon niveau et qui se contente de suivre… qui est écouté et qui reste dans le rôle du figurant… qui obtient des avancées concrètes, et qui brasse de l’air.
La lecture de leur communiqué commun de ce jour permet de constater, sans surprise, qu’ils n’ont effectivement strictement rien obtenu, rien à annoncer, rien qui puisse être mis au crédit de leur pseudo-mouvement. Il ne suffit pas d’enchaîner 3 pages de belles phrases et de longs discours pour donner de la consistance à leur insignifiance et à leur échec.
➡️ Pour ce qui concerne la surpopulation carcérale, nous rappelons que nous avions appelé à une intersyndicale sur ce sujet il y a plusieurs mois. Cet appel est resté lettre morte de la part de ces organisations. Ceci ne nous a pas empêchés de travailler et d’avancer sur ce sujet.
Et voilà qu’aujourd’hui, après avoir joué les contestataires de circonstance, nous constatons avec surprise qu’ils ne semblent plus totalement hermétiques aux mécanismes de régulations carcérales sur lesquels travaille FO Justice depuis des mois. Il y a encore peu, ils s’y opposaient par principe, allant même jusqu’à refuser de voter les textes en CSA Ministériel, uniquement parce que ces propositions émanent de Notre Organisation.
Serait-ce un soudain retour à la raison ? Une prise de conscience tardive ? Ou une manipulation de plus pour se raccrocher aux branches et tenter de s’attribuer le travail des autres ?
Quoi qu’il en soit, ils font mentir l’adage selon lequel il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
➡️ FO Justicedéplore, une fois de plus, la posture récurrente de ces organisations, qui passent leur temps à combattre toutes les mesures que nous portons, comme ils l’ont fait pendant des mois, tentant d’entraver la mise en place de la réforme historique qui, aujourd’hui, se traduit par des milliers de promotions et, un regain d’attractivité permettant de recruter et d’atteindre, enfin, nos schémas d’emploi.
Dès lors, une question légitime se pose : l’UFAP UNSA Justice et la CGT Pénitentiaire défendent-elles réellement les intérêts des personnels ou servent- elles avant tout leurs propres intérêts politiques ?
➡️ FO Justicerappelle enfin que ces organisations sont affiliées à des syndicats de magistrats qui ont combattu des dispositifs essentiels, comme le protocole d’Incarville et notamment la généralisation de l’utilisation de la visioconférence. Là encore, chacun pourra juger de leurs priorités réelles. La sécurité des personnels et l’amélioration de leurs conditions de travail ne peuvent pas être des variables d’ajustement au service d’ambitions politiques.
Qu’ils continuent donc à gesticuler, à faire du bruit pour masquer leur absence de résultats, à mentir, à organiser des campagnes d’intox coordonnées, et à tenter de réécrire la réalité…
Pendant ce temps, FO Justice avance, sans détour et sans compromis, obtient des résultats concrets pour les personnels, et continuera de porter des revendications ambitieuses, mais réalistes pour améliorer les conditions de travail et la sécurité de tous.
La gestion d’une fouille sectorielle avec la présence des ERIS, EROS, dans la nuit de mardi à mercredi, a mis en lumière un dysfonctionnement grave au sein de notre établissement.
À Bois d’Arcy, la sécurité des agents pèse bien peu face aux décisions aux doigts mouillés.
UN CHEF, DEUX CASQUETTES, ZÉRO RESPONSABILITÉ ?
C’est le point le plus sombre de cette affaire : le chef qui a réquisitionné les ELSP est le même qui gère leur planning. Il ne peut pas invoquer l’ignorance. Il savait parfaitement que :
Les missions ELSP étaient planifiées depuis vendredi.
Tous convoqués dès 6h45 le lendemain pour des extractions, désencombrements et transferts.
En les faisant finir après minuit, il brisait sciemment la règle des 11h de repos.
Cet officier aux multiples casquettes avait le pouvoir de dire “STOP” Il a choisi de sacrifier le potentiel opérationnel de ses équipes plutôt que de mobiliser d’autres ressources.
Résultat : nos collègues se sont retrouvés sur la route et en mission avec à peine 6 heures de coupure. Avec un total mépris du repos physiologique !
Est-ce cela, la gestion des risques à Bois d’Arcy ?
Doit-on attendre un accident de la route ou un incident grave en mission pour que la fatigue soit enfin prise au sérieux ?
Quand une seule personne concentre tous les leviers de commande (opérationnel et planning), la séparation des pouvoirs disparaît au profit d’une vision comptable au détriment du discernement. Cette concentration de pouvoir peut être toxique !
On “triche” avec les règlements, on réquisitionne les ELSP à l’intérieur pour une fouille sectorielle de niveau 2, les agents des équipes auraient suffi mais on sacrifie la sécurité de ceux qui doivent assurer les missions extérieures au petit matin.
Nous demandons Le respect absolu des 11h de repos réglementaire
Voilà le résultat sur la non séparation des pouvoirs on finit par mettre la sécurité des collègues surtout quand il y’a pas de situation de crise : ce n’est pas une suggestion, c’est une obligation légale et de sécurité.
Merci aux ELSP pour leurs professionnalismes exemplaires malgré ce management chaotique des conditions de travail dégradées par une gestion irresponsable.
Les beaux jours et des températures de plus en plus clémentes commencent à arriver un peu partout, mais c’est pourtant un climat glacial qui s’est installé durablement au tribunal judiciaire de Troyes depuis le 1er mars 2025, date de l’arrivée de l’actuelle directrice de greffe.
Non Mme la directrice de greffe, quoi que vous en pensiez, et en dépit de votre ancienne qualité de cadre de santé dans la fonction publique hospitalière et de votre précédent poste en EHPAD, un tribunal ne se gère pas comme un hôpital, même si à la longue, les congés maladie des collègues en souffrance s’accumulant, cela pourrait finir par y ressembler …
➡️ Entre management dictatorial, mesures s’apparentant à des formes de harcèlement, menaces d’être « viré(e ) » de son service si on atteint pas certains objectifs, avis systématiquement défavorables dès qu’il s’agit de bénéficier d’une promotion, déplacements d’office sans concertation préalable des agents et sans tenir compte de leurs desideratas, évaluations professionnelles en très forte baisse pour les agents qui ne se montreraient pas assez révérencieux, lettres d’avertissement et commentaires négatifs glissés dans les dossiers administratifs des agents sans aucun caractère contradictoire, voire propos contraires aux règles déontologiques … le personnel du greffe est clairement en souffrance.
➡️ Faut-il le rappeler, Mme la directrice de greffe, la direction d’un greffe se construit sur d’autres modèles que celui que vous tentez d’imposer à Troyes sous votre férule.
La gestion du greffe repose d’abord sur l’indispensable nécessité d’établir un dialogue et d’adopter une communication bienveillante.
La commission restreinte n’est pas votre politburo. Les membres de la commission restreinte sont libres (ou devraient l’être) de diffuser à leurs collègues les informations qui leur sont communiquées.
➡️ C’est ainsi que doit se concevoir le DIALOGUE SOCIAL, et ça n’est qu’ainsi que vous pourrez instaurer un climat sein et apaisé propice au travail de l’équipe du greffe dans de bonnes conditions.
Les fonctionnaires doivent cesser de souffrir en silence par crainte de représailles.Il est temps qu’un vent de glasnost vienne souffler pour qu’un climat de sérénité et de bienveillance s’installe enfin au sein de cette juridiction.
Nous tenons à assurer nos collègues du greffe de notre plein et entier soutien.
Si rien ne change au niveau de la direction de greffe, d’autres actions seront envisagées.
Le bureau local Force Ouvrière Justice souhaite, en ouverture de cette séance, revenir sur un événement récent d’une gravité particulière survenu au tribunal judiciaire d’Alençon.
Dans la nuit du 28 au 29 avril, plusieurs véhicules ont été incendiés et des dégradations et inscriptions haineuses ont été commises sur ce site symbolique de l’institution judiciaire. Ces faits ne sont pas anodins. Ils traduisent un climat de tension grandissant et une banalisation inquiétante des atteintes envers les institutions et, par extension, envers les personnels qui les font vivre au quotidien.
Pour FO Justice, il ne s’agit pas simplement de condamner ces actes. Il s’agit surtout d’en tirer les conséquences. Car derrière ces faits, une réalité s’impose : les agents sont de plus en plus exposés.
Mais au-delà de cet événement, nous souhaitons également ramener ce débat- à des problématiques locales, concrètes, et malheureusement bien connues de l’administration… puisqu’elle ont été signalées à plusieurs reprises.
Concernant l’accès au site, le bureau local FO dénonce ENCORE une situation devenue inacceptable. L’installation de l’interphone du portail, positionné au milieu de blocs de béton, crée des difficultés quotidiennes pour les agents, impossibilité pour certains d’atteindre le dispositif sans sortir du véhicule, frottement et dégradations des voitures personnelles, et pire encore, un accident ayant déjà entrainé la blessure d’un agent, malgré les alertes préalables.
Nous avions prévenu, rien n’a été fait.
Le bureau local Force Ouvrière demande donc la mise en place immédiate de bips d’ouverture du portail pour les personnels.
Et nous le disons clairement : nous souhaitons la mise en place du même dispositif que celui existant à Vendin-le-Vieil, établissement que vous connaissez bien, et ou ces équipements ont été financés par la société Sodexo.
Quand des solutions existent ailleurs, efficaces et financées, il n’y a aucune raison qu’elles ne soient pas mises en œuvre ici.
Par ailleurs, nous souhaitons revenir sur la gestion du parking visiteurs, autre sujet sur lequel nos alertes étaient restées sans réponse.
Aujourd’hui, le constat est sans appel, des familles qui stagnent devant l’APV, une organisation générant incompréhension et tensions et surtout une situation où les visiteurs observent directement les agents prendre leur service ou se rendre en pause au MESS le midi.
Cette exposition est problématique, elle porte atteinte à l’anonymisation nécessaire à nos missions, elle fragilise la sécurité des personnels et elle alimente un climat délétère que nous dénonçons depuis le départ.
Là ENCORE, le bureau local Force Ouvrière Justicel’avait annoncé.
Et là ENCORE, les faits nous donnent raison.
Monsieur le Président,
A force d’alertes non considérées, de demandes validées qui restent sans consigne et d’engagements non respectés, le dialogue social perd tout son sens !
Nous restons, bien entendu, à l’écoute de toute proposition constructive visant à résoudre ces difficultés, dans l’intérêt commun de la justice et de la sécurité de tous.
Ce jour, FO Justice a quitté la réunion de présentation du projet de note relatif au quartier disciplinaire. Un départ assumé, face à un texte totalement inacceptable !
Avant même d’aborder le fond, FO Justicea dû subir une intervention de l’Ufap, enfermée dans une prose lunaire, exclusivement centrée sur la prévention du suicide des détenus, ignorant totalement la réalité des détentions et la SÉCURITÉ des Personnels.
MAIS LE PIRE RESTAIT A VENIR…
Dès l’introduction du projet, tout est dit :“Au vu de ces éléments, le placement et le maintien au quartier disciplinaire apparaissent difficilement compatibles avec un risque suicidaire identifié chez la personne détenue concernée.”
► Pour FO Justice, cette phrase est une provocation.
Ça n’est ni plus ni moins que laremise en cause du quartier disciplinaire. Demain, il suffira à n’importe quel détenu de se déclarer suicidaire pour éviter toute sanction.
C’EST LA FIN DE TOUTE AUTORITÉ !
► FO Justice dénonce avec force :
Une capitulation de l’administration face aux détenus,
Une destruction programmée de l’outil disciplinaire,
Une mise en danger directe des Personnels,
Une porte grande ouverte à l’anarchie dans les établissements, ce qui, visiblement, n’est pas pour déplaire à certaines organisations syndicales.
► Dans des détentions déjà à bout de souffle, marquées par :
une surpopulation explosive,
une hausse continue des agressions,
CE PROJET EST IRRESPONSABLE !
►FO Justice refuse catégoriquement que la prévention du suicide soit utilisée comme un prétexte pour désarmer les personnels.
Nous ne laisserons pas sacrifier la sécurité des agents sur l’autel de décisions technocratiques hors-sol.
►FO Justicea exigé le retrait immédiat de ce projet auprès de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire.
►FO Justice appelle à une prise de conscience urgente : la sécurité des Personnels n’est pas une variable d’ajustement.
FO JUSTICE ne cédera pas et ne reculera pas !
Nous défendons l’autorité, la sécurité et la dignité des Personnels.
Ces derniers temps, une nouvelle façon de communiquer semble apparaître sur l’établissement.
Une méthode simple, mais originale : parler… sans vraiment affirmer.
On évoque, on suggère, on partage… mais toujours avec prudence :
“si les faits étaient confirmés…”,
“si les propos étaient avérés…”.
Alors forcément, une question vient naturellement : si rien n’est certain… pourquoi le diffuser ?
Le principe est assez habile.
On ne dit pas que c’est vrai.
On ne dit pas que c’est faux.
Mais on en parle quand même.
Résultat : chacun s’interroge, chacun imagine… sans qu’aucune réponse claire ne soit réellement apportée.
Pendant ce temps, sur le terrain, la réalité est bien différente.
À Épinal, les agents ne travaillent pas au conditionnel.
Le sous-effectif est réel.
La fatigue est bien là.
Le mode dégradé aussi.
Ici, pas de “si”. Juste du concret. Tous les jours.
Autre élément qui ne passe pas inaperçu : certaines prises de parole deviennent soudainement beaucoup plus présentes. Comme quoi, il y a des périodes où l’expression se libère plus facilement.
Suite à l’agression inacceptable subie par une de nos collègues lundi, les personnels se sont massivement mobilisés hier devant le CP Rennes-Vezin.
Vers 9h00, ce sont près de 60 agents qui étaient présents (surveillants, SPIP, personnels médicaux, administratifs) pour marquer leur soutien et rappeler une évidence : on ne touche pas à un agent sans réaction collective.
Une telle mobilisation n’avait pas été observée depuis longtemps au CP Rennes-Vezin. Elle témoigne d’un esprit de solidarité fort entre les personnels, et il est important de souligner qu’il est toujours encourageant de voir les collègues se soutenir et répondre présents dans des moments aussi graves.
Nous tenons à remercier l’ensemble des personnels mobilisés. Leur présence, leur engagement et leur unité envoient un message clair : face à la violence, nous sommes unis et nous faisons bloc.
Soutenir nos collègues, c’est refuser la banalisation des agressions et exiger le respect de celles et ceux qui assurent, au quotidien, des missions difficiles au service de tous.
Nous réaffirmons tout notre soutien à notre collègue et lui souhaitons un prompt rétablissement, avec l’espoir de la revoir rapidement parmi nous
La Direction de la PJJ a présenté son projet de refonte de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) pour 2026.
L’administration ne propose pas d’étendre la NBI à tous les agents de la PJJ et d’appliquer le droit conformément au décret en vigueur. L’objectif est sans équivoque. Il s’agit en l’espèce de mettre fin aux contentieux en modifiant le décret et en attribuant la NBI uniquement aux agents relevant de la NBI Justice ou Ville (QPV, CLS) en excluant certains services et de facto de nombreux agents.
► ÉTAT ACTUEL DE LA SITUATION
L’administration est en train d’évaluer avec les services déconcentrés les structures qui relèvent de la NBI ville. A ce stade, la liste des services éligibles n’est pas encore actualisée. Il n’existe pas d’outil national pour identifier de manière fiable les services concernés. L’administration doit se positionner sur le critère retenu pour accorder la NBI Ville. En outre, soit ils se basent uniquement sur l’adresse de la structure soit ils acceptent de prendre en compte le ressort territorial.
► CONSÉQUENCE DE CETTE RÉFORME
Doublement des bénéficiaires de la NBI
1524 contre 3330 agents après la réforme selon les estimations
Extension à toutes les fonctions des catégories A, B et C (Psychologues, Infirmiers, PT, SA, AT, CADEC).
Rétroactivité à compter du 1 janvier 2026
Les UEAJ, les UHD, les EPM ET QM, les formateurs sont exclus de ce dispositif.$
Les contractuels ne peuvent statutairement pas bénéficier de la NBI,
FO Justice PJJ se satisfait de l’augmentation des bénéficiaires de la NBI, de l’ouverture à tous les corps de la PJJ, de la réflexion en cours sur la prise en compte du ressort territorial en lieu et place de l’adresse uniquement.
Pour autant, ce projet de réforme ne peut nous satisfaire en l’état. Il n’est pas audible pour notre organisation syndicale que de nombreux agents en soient encore exclus.
Nous demandons l’application du décret et l’élargissement de la NBI pour tous !